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M E M O I R E D E S C R I P T I F déposé à l'appui d'une demande de BREVET D ' I N V E N T I 0 N PARIS CHASSIS DE BOGIE AVECFAUX CHASSIS TRANSVERSAL
On sait que, pour assurer l'égalisation des charges sur les fusées d'essieux des bogies dans la construction desquels il -l'est pas fait usae de ressorts d'égalisation portant le châssis du bogie sur des balanciers d'égalisation, qui reposent eux-mêmes sur les boî- tes d'essieux de ces bogies, mais dont le châssis est porté sur les boîtes d'essieux par l'intermédiaire de ressorts hélicoïdaux qui re- posent sur ces boîtes,
il est nécessaire que le châssis du bogie ait une certaine flexibilité propre et la possibilité de se gauchir ins- tantanément sans que ces gauchissements puissent provoquer hi la dislocation, ni des déformations permanentes du châssis.
Pour que des gauchissements puissent se produire, dans ces
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conditions, il faut non seulement que les éléments constitutifs du châssis possèdent une certaine flexibilité, mais qu'ils soient assemblés entre eux au moyen d'assemblages pouvant se prêter à des déformations instantanées de l'ensemble, sans dislocations possities.
Cela implique pour leur réalisation des conditions spéciales et notamment que les éléments à assembler - et de préférence par des boulons tournés - aient une certaine épaisseur. Cela est vrai ae l'as- semblage des traverses médianes avec les longerons du châssis et aussi de l'assemblage des traverses de tête avec les longerons.
Cependant, il n'est pas nécessaire que les traverse, média- nes soient reliées en quelque sorte individuellement aux longerons; on conçoit très bien que ces traverses médianes puissent être, con- formément à la présente invention, assemblées entre elles de manière former un tout sur lequel viendraient s' assembler les longerons du châssis*
Les traverses médianes.sont d'habitude constituées par des profilés. Elles sont généralement réunies entre elles par un système de pièces assemblées par boulons ou rivets, équerres doubles et sim- ples, et de goussets qui servent à les relier entre elles et aux longerons.
Cet ensemble pourrait être remplacé par une pièce unique convenablement étudiée Obtenue de fonderie ou par soudure d'éléments entre eux et dont les faces extérieures seraient dégauchies avec soin, cette pièce unique qui forme un faux châssis transversal pou- vant comporter, en outre, les supports des organes de la timonerie de frein et, éventuellement, de la suspension des moteurs.
Cette solution, qui fait l'objet de l'invention, peut princh- ter un intérêt tout particulier dans les bogies où la charge portee sur le pivot du bogie est reportée aux longerons au voisinage imméniat et le plus près possible des boites d'essieu, soit par l'intermédiai- re de ressorts semi-elliptiques, disposés parallèlement aux loge- rons, qui portent la traverse de pivot et qui sont suspendus eux- memes aux longerons à leurs extrémités au voisinage immédiat des boî-
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tes d'essieux comme il vient d'être dit, soit par l'intermédiaire de traverses de charge qui portent la traverse de pivot par l'inter- xédiaire des ressorts de la suspension, les extrémités de ces tra- voises de charge étant, à leur tour,
accrochées aux longerons au voi@inage immediat les boîtes d'ennieux par l'intermédiaire de tout dispositifapproprié. tout
Dans les bogies dont il vient d'être question, en effet, les traverses médianes se servent en rien comme organes de suspen- si or. de la charge portée par le bogie. Elles servent, uniquement, avec leurs éléments d'assemblage, à entretoiser les longerons entre eux. Elles ne portent que certains organes de la timonerie de frein ou éventuellement aussi une partie du poids des moteurs dont les bogies peuvent être équipés.
Il est donc loisible, dans ces bogies, de chercher à alléger au maximum l'ensemble formé par les traverses médianes et leurs pièces d'assemblage et, alors que, dans des bogies du type envisagé, l'emploi d'un châssis général du type moncoloc n'est pas recommandable parce qu'un tel châssis se prête- rait mal, faute d'assemblages, aux gauchissements indispensables, l'emploi d'un. faux châssis médian monobloc s'y justifie parfaitement au contraire, puisque, grâce à une distribution convenable de la ma- tière, on peut plus aisément alléger un châssis de ce genre qu'on he peut alléger un châssis constitué au moyen d'éléments assemblés.
L'tant donné, d'autre part, que, pour permettre aux assembla- ges de ce faux châssis avec les longerons dont le corps est un plat forgé ou laminé, de se déformer instantanément sans avoir à oraindre de les voir se disloquer, il est nécessaire de donner aux pièces à serrer une certaine épaisseur, on s'arrangera, lorsqu'il en sera @esoin, de manière à ménager sur le faux châssis médian monobloc les bossages ou renforcements nécessaires. Enfin, l'emploi d'un faux chassis médian monobloc soigneusement dégauchi simplifiera, dans une mesure appréciable, le montage du châssis de ces bogies.
On conçoit, d'autre part, qu'on puisse de la même manière,
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dans ceux des bogies dont il est question ci-dessus où les ressarts que surmonte la traverse de pivot sont portés par 1'intermédiaire de sommiers sur des traverses de sommier disposées perpendiculaire- ment aux longerons, et où ces traverses de sommier viennent;
à leur tour, être portées par les. traverses de charge disposées pa- rallèlement aux longerons et suspendues aux longerons au voisinage immédiatdes boîtes d'essieux, remplacer, conformément à l'inven- tion, le berceau constitué par l'assemblage des sommiers t des tra- verses de sommier par un ensemble monobloc qui viendra se monter sur les traverses de charge de manière à respecter la condition na- cessaire pour l'égalisation des charges qui estque les organes qui transmettent aux longerons la charge portée sur le pivot du bogie puissent être, à toutes fins utiles, considérés comme des pièces portées sur des appuis simples.
Enfin, l'emploi d'organes monoblocs pour la constitution du châssis médian du bogie et du sommier 'des ressorts de la suspen- sion de .la traverse de pivot pourra être intéressant en ce qu'il pourra faciliter l'obtention dans ces pièces des décrocneents ou autres dispositions nécessaires pour permettre le montage dans les bogies d'installations mécaniques comportant des organes longitudi- naux qui doivent être indépendants des traverses médianes ou des traverses de sommier ou des deux, ce qui, avec les procedée habit@ de construction des bogies, implique la nécessité d'un travail de forge délicat ou des assemblages lourds.
L'invention peut encore être appliquée avec avantage aux châssis de bogies dans lesquels la charge des longerons est trans- mise aux boites d'essieux par l'intermédiaire de ressorts nélicoi- daux s'appuyant sur des balanciers d'égalisation dont les extrêmes reposent sur les boîtes d'essieux. Le faux châssis transversal compor- te alors les chapes des ressorts nélicoïdaux s'appuyant sur les ca- lanciers d'égalisation.
Les longerons du châssis, qui s'assemblent
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sur le faux cnâssis monobloc, ne servent plus qu'à l'entraînement du châssis du bogie par les trains de roues ou réciproquement, et éventuellement à porter les organes de timonerie de freins placés vers les extrémités du bogie, la suspension des organes de timone- rie de freins placés entre les roues, celle de la traverse de pivot et éventuellement celle des moteurs se faisant alors depuis le châssis médian. Pour éviter que les boulons d'assemblage ne travail- lent au cisaillement, on fera de préférence reposer les longerons soit sur une nervure horizontale prévue sur chacune des faces laté- rales du faux châssis monobloc, soit sur les chapes des ressorts de suspension, soit dans des portées d'encastrement convenablement disposées.
Le châssis monobloc peut être obtenu par coulée en une piè- ce ou par soudure de plusieurs éléments. Dans tous les cas, la fabri- cation de la partie médiane monobloc du bogie est beaucoup plus simple que celle de cnâssis de bogies complets monoblocs et elle per- met de réduire au minimum le nombre des assemblages nécessaires.
Les longerons peuvent être exécutés soit sous forme de piè- ces coulées, soit sous forme de pièces forgées, soudées ou assem- blées, ou encore ils peuvent être obtenus par découpage,,
On a représenté, , titre d'exemple, au dessin annexé, une farine de réalisation de l'invention, appliquée à un châssis de bogie, dans lequel la charge des louperons est transmise aux boîtes d'essieux par l'intermédiaire de ressorts hélicoïdaux s'appuyant sur des balanciers d'égalisation dont les extrémités reposent sur les boites d'essieux.
La figure 1 est une demi vue en élévation d'un châssis con- forme à la présente invention;
La figure 2 est une vue en plan correspondant à la figure 1; et la figure 3 est une coupe, faite suivant les lignes AA de la fi- gure 1 et BB de la figure 2.
Les longerons 1 du châssis so.nt assemblés par des boulons 2
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avec un faux cassis médian transversal 3 en une seule pièce. Ce faux châssis 3 porte les chapes 4 qui s'appuient sur les ressorts hélicoïdaux 5 reposant sur les balanciers d'égalisation 6 dont les extrémités s'appuient à leur tour sur les boites d'essieux 7.
REVENDICATIONS
1 ) Perfectionnements aux châssis de bogies conainstant à réunir deux côtés du châssis par un faux châssis transversal cons- ti. tué par une pièce unique obtenue de fonderie ou par soudure d'é- léments entre eux, ce faux châssis pouvant remplacer les traverses médianes habituelles assemblées aux longerons ou les traverses de sommier qui s'appuient sur des traverses de charge longitudinales accrochées aux longerons au voisinage immédiat des bottes d'essieux, deux faux châssis pouvant même remplacer à la fois ces deux groupes habituels d'organes.
2 ) Application d'un faux châssis selon 1 ) aux châssis de bogies qui sont portés sur -les boites d'essieux par l'intermédiai- re de ressorts hélicoïdaux qui reposent sur ces bottes et dans les- quels la charge est supportée par les longerons au voisinage immé- diat des bottes d'essieux.
3 ) Application d'un faux châssis selon 1 ) aux châssis de bogies, dans lesquels la charge des longerons est transmise aux boîtes d'essieux par l'intermédiaire de ressorts hélicoidaux d'ap- puyant sur des balanciers d'égalisation dont les extrémités recsent sur les boîtes d'essieux, ce faux châssis transversal comportant alors les chapes des ressorts hélicoïdaux qui s'appuient sur les salantière d'égalisation.