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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de BREVET D'INVENTION "Installation de séchage".
La présente invention a trait à une installation de séchage électrique convenant plus particulièrement pour le bois et également utilisable pour sécher des fruits, des pâtes alimentaires, etc.
Conformément à l'invention, une chambre de séchage est disposée dans un circuit d'air de séchage entretenu par un ventilateur, des moyens étant prévus pour permettre l'admission d'air en cas de besoin.
Les dessins annexés représentent, schématiquement et à titre d'exemple nullement limitatif, une forme d'exécu- tion du disposif objet de l'invention:
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la fige 1 est une vue en plan et en coupe partielle de l'installation; la fig. 2 est une coupe verticale, la porte étant supposée enlevée; la fig. 3 est une vue de profil; la fig. 4 est une coupe verticale de la chambre de chauffe et la fig. 5 montre le schéma des connexions électriques de l'installation.
L'installation de séchage représentée dans les dessins comporte un caisson 1 dont la base est de forme rectangulaire et qui est fermée sur sa face antérieure par une porte 2, facilement amovible. La paroi postérieure, les parois latérales et le plafond du caissonl, de même que la porte 2, sont réalisés en planches constituées par plusieurs couches, par exemple au moyen d'une première couche en "Eternit" de 6 mm., la deuxième couche étant en amiante de 3 mm., la troisième par une plaque de fibres de bois de 25 mm. et la quatri- ème à nouveau par une plaque d'"Eternit" de 6 mm., les différentes plaques étant énumérées en allant de l'intérieur vers l'extérieur.
En enlevant la porte 2 qui comporte une fermeture à barres non figurée, la totalité de l'espace intérieur du caisson devient accessible, étant donné que la porte occupe toute la façade. Le caisson est fermé à sa partie inférieure par un fond 3. Dans le sens longitudinal, le caisson est subdivisé, au moyen de deux cloisons 4 et 5 en forte toile métallique à mailles fines, en une chambre de chauffe 6, une chambre de séchage 7 et une chambre d'aspiration d'air 8. Dans la chambre de chauffe 6 est monté un fourneau électrique 9 comportant trois éléments de chauffage de dimensions différentes 9', de manière à permettre le réglage à volonté de ce fourneau à des allures de chauffe différentes.
Si par exemple les trois éléments sont d'une puissante de 4, 5 et 6 KW, le four-
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5 KW (élément 2), 6 KW (élément 3), 9 KW (élément 1 et 2), 10 KW (élément 1 et 3), 11 KW (élément 2 et 3), et 15 KW (élément 1, 2 et 3). L'air sec quittant le fourneau 9, traverse la chambre de chauffe 6, la chambre de séchage 7 et la chambre d'aspiration d'air 8. Afin d'obtenir un circuit fermé pour l'air sec, l'air est ramené directement depuis la chambre 8 dans la chambre contenant le four 9, à travers une conduite en tube de cuivre 10, disposée dans le bas de l'appareil, sous le fond 3, et au moyen d'une deuxième conduite 11, également en tube de cuivre, disposée dans la chambre de chauffe 6.
Entre la conduite 10 et la conduite 11 est disposé un ventilateur ou un exhausteur 12, susceptible de produire une circulation d'air énergique. Cet exhausteur 12 est entrainé par un moteur électrique 13 monté à l'extérieur du caisson. Afin de permettre l'introduction d'air frais dans le circuit fermé, et l'échappement à l'air libre de l'air saturé d'humidité, la conduite 10 comporte une dérivation 10' débouchant à l'air libre et possédant à son extrémité un organe d'obturation ou une vanne de réglage d'air frais 14. La chambre d'aspiration 8 communique avec l'air libre, par l'intermédiaire d'une tubulure d'échappement 15 disposée dans le plafond du caisson, cette tubulure étant également munie d'une vanne régulatrice 16.
Dans la chambre de chauffe et en dessous du fourneau 9 se trouve un bassin à eau 17 qui est rempli d'eau lorsque l'installation est destinée à être utilisée pour le traitement des bois par la vapeur d'eau.
La face externe de l'une des parois latérales du caisson 1 reçoit un tableau de commande 18 constitué par exemple par une plaque en "Eternit" polie, fixée à une certaine distance de cette paroi; ae tableau porte côte à côte trois communicateurs à degrés 19; au dessous de ceux-ci un communicateur rotatif bi-polaire 20 en matière moulée, ainsi qu'un interrupteur à huile 21 pour le chauffage, et un autre interrupteur à huile 22 pour le moteur 13 et l'exhausteur. Le
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tableau porte une boite de 'connexion 23 pour les commutateurs 19, un thermostat 24 pour le chauffage et un autre thermostat 25 pour le moteur et le chauffage.
Comme le montre la fig. 5, le schéma est agencé de telle sorte que le commutateur rotatif 20 commande d'une part l'interrupteur à huile 21 de l'appareil de chauffage 9, et d'autre part l'interrupteur à huile 22 du moteur 13. Etant donné la disposition adoptée, la mise en circuit du chauffage ne peut s'effectuer qu'avec la mise en circuit du moteur 13 de l'exhausteur 12. Les éléments chauffants ne risquent donc pas de brûler par suite d'un oubli de mise en circuit de l'exhausteur 12. Les sorties des commutateurs à degrés 19, schématiquement indiquées par des flèches, sont reliées aux éléments chauffants correspondants de l'appareil 9, le point de raccordement sur l'appareil même étant désigné par 26. Les sorties de l'interrupteur à huile 22, désignées par des flèches sont reliées au moteur 13.
Le thermostat bi-polaire 24 commande le chauffage et peut être réglé à une température déterminée, soit par exemple 140 oC.. Dès que pendant une opération de séchage la température à l'intérieur du caisson 1 atteint 140 C, le thermostat 24 coupe le chauffage. Si la température tombe à une valeur inférieure, à 130 oC par exemple, le thermostat 24 assure automatiquement la remise en circuit du chauffage. Le thermostat 25 de son côté assure la protection combinée du moteur et du chauffage. Ce thermostat est par exemple réglé à 150 oC et coupe le circuit du moteur et du chauffage si le thermostat 24 ne fonctionne pas ou si le moteur s'échauffe.
Les commutateurs 19 correspondant aux éléments chauffants comportent chacun quatre fusibles qui correspondent eux-mêmes à l'allure de chauffe momentanée. L'appareil de chauffage est muni, à sa partie inférieure, d'une sortie pour l'air sec, et recouverte d'une toile métallique protectrice à mailles fines.
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non figuré, réglable de l'extérieur. Les cloisons 4 et 5 en toile métallique assurent une répartition uniforme de l'air sec sur toute la section de passage de la chambre de séchage 7. La porte présente, au voisinage de la chambre de chauffe 6, une fenêtre vitrée non figurée, derrière laquelle se trouve un psychromètre permettant la détermination de la température et de l'humidité relatives de l'air.
Le fonctionnement et la manoeuvre de l'installation de séchage électrique ci-dessus décrite sont alors les suivants: La chambre de séchage 7 est remplie du bois à sécher ou de toute autre matière à sécher, puis la porte du caisson 1 est fermée. On manoeuvre ensuite le commutateur rotatif 20 qui provoque la mise en circuit simultanée du chauffage et du moteur. On vérifie ensuite sur les commutateurs 19 s'ils sont réglés à l'allure de chauffe voulue, et l'on procède au réglage éventuellement à l'aide des autre commutateurs 19. Dès que la température à atteint 60 à 80 oC, et si l'appareil est utilisé pour le séchage des bois, le pulvérisateur d'eau est mis en service.
Avec du bois de sapin d'une épaisseur ne dépassant pas 30 mm. et d'une teneur en eau de 23 à 27%, il suffit de pulvériser de l'eau pendant la première heure de l'opération de séchage. Le bois de sapin de même caractéristique, mais d'une épaisseur allant jusqu'à 60 mm. exige une pulvérisation pendant trois heures au début de l'opération.
Dans une installation telle que décrite, du bois de sapin d'une épaisseur inférieure à 30 mm. passe une teneur en humidité de 23 à 27% jusqu'à 5 à 6% en une seule nuit. La pulvérisation d'eau dès le début de l'opération de séchage évite la formation d'une croûte superficielle sur les substances à sécher qui se produit assez souvent si l'on ne prend pas ces précautions; cet avantage est du à la vaporisation préliminaire des bois. Après arrêt du pulvérisateur d'eau, l'air saturé d'humidité est expulsé et de l'air frais est introduit dans l'appareil. Le séchage se produit, dans le cas de substances préalablement vaporisées, d'une manière beaucoup plus
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uniforme, et sans aucune formation de croûte superficielle.
Si le séchage s'effectue à température élevée, comme dans le cas décrit, le bois n'absorbe plus l'humidité comme dans le cas du bois séché à 80 oC seulement. Dans les dessins, les sens de circulation de l'air de séchage sont indiqués par des flèches. L'air sec est aspiré par l'exhausteur 12 dans la chambre 8 par la conduite 10, et refoulé sous une certaine pression à travers la conduite 11 dans la chambre 6 vers l'appareil de chauffage 9. L'air sec traverse les différents éléments chauffants du haut vers le bas, et se répartit, une fois chauffé, dans la chambre 6 dans laquelle il se sature le cas échéant d'humidité, soit alors du fonctionnement du pulvérisateur d'eau, soit grâce au bassin 17 préalablement rempli.
L'air chaud quitte la chambre 6 à travers le grillage 4 qui en assure la répartition uniforme, et passe ensuite sur les substances à sécher en traversant la chambre de séchage 7 à une vitesse relativement élevée. Après avoir traversé le grillage 5, l'air sec retourne dans la chambre d'aspiration 8 si les tubulures d'évacuation 15 sont fermées. Si ces tubulures, ainsi que la dérivation 10' sont ouvertes, l'exhausteur par cette dérivation, tandis que l'air chaud saturé d'humidité qui se trouve dans le caisson est refoulé à travers la tubulure d'évacuation.
Si le fonctionnement se poursuit pendant un temps assez long, l'air s'échaufferait jusqu'à une température d'environ 360 oC si le thermostat bi-polaire 24 n'assurait le réglage automatique de la température à une valeur prédéterminée en interrompant le chauffage.
Une installation telle que décrite convient également pour le séchage complémentaire d'éléments de meubles, enduits ou polis, et présente dans le cas l'avantage d'éviter l'enfoncement désagréable du poli.
Les installations de séchage de faible encombrement telles que décrites et figurées conviennent plus parti-
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vent, le cas échéant, être remplacées par des séchoirs en maçonnerie de toutes dimensions voulues, les appareils étant dans le cas de type et de dimensions proportionnellement plus importantes ou existant en plus grand nombre.
REVENDICATIONS
1.- Installation de séchage, caractérisée par le fait qu'une chambre de séchage est disposée dans un circuit d'air sec produit par un ventilateur, des moyens étant prévus pour permettre l'admission à volonté d'air frais.
2. - Installation de séchage, conforme à la revendication 1, caractérisée par le fait qu'un caisson à parois caloriguges est subdivisé au moyen de deux cloisons perméables en une chambre de chauffe destinée à recevoir un fourneau électrique, une chambre de séchage destinée à recevoir les substances à sécher et en une chambre d'aspiration d'air, cette dernière étant reliée par une conduite d'aspiration à un ventilateur qui communique lui-même par une conduite de refoulement avec la chambre de chauffage.
3.- Installation de séchage, conforme aux revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que le caisson comporte au voisinage de la chambre d'aspiration d'air, une tubulure d'évacuation pour l'air, tandis que la tubulure d'aspiration d'air est munie d'une dérivation débouchant à l'air libre et servant à l'admission d'air frais.
4.- Installation de séchage, conforme aux revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que le ventilateur est entrainé par un moteur électrique et le disposif chauffant est constitué par un fourneau électrique, le moteur.ainsi que les éléments chauffants étant alimentés par l'intermédiaire d'un commutateur commun, leur mise en circuit et hors circuit simultanée étant commandé par ce même commutateur.
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