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LE MINISTRE DES AFFAIRES ECONOMIQUES ET DES CLASSES MOYENNES,
Vu l'arrêté-loi du 8 juillet 1946, prorogeant, en raison des événements de guerre les délais en matière de propriété industrielle et la durée des brevets d'invention ; Considérant qu'aucune réclamation n'a été introduite, dans le délai réglementaire, à la suite de cette publication , Considérant qu'il résulte des justifications fournies à l'appui de la requête que le brevet No 410.832 ' Perfectionnements aux véhicules à chenilles n'a a pu être exploité , par suite de l'état de guerre, pendant une période équivalent à cinq années d'exploi- tation normale ;
Considérant, d'autrepart, que le maximum de prolongation prévu par l'arrêté-loi du 8 juillet 1946 est fixé à cinq ans;
ARRETE:
ARTICLE PREMIER. - La duréedu brevet No 410.832 chenilles Perfectionnements aux véhicules à est prolongée de cinq années.
ART. 2. - La prolongation est accordée sous condition du paiement, dans le mois de son octroi, de la taxe spéciale prévue à l'art. 6 de l'arrêté-loi du 8 juillet 1946 précité.
ART. 3. - Le présent arrêté sera annexé au titre du brevet.
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MÉMOIRE DESCRIPTIF
DÉPOSÉ A L'APPUI D'UNE DEMANDE
DE BREVET D'INVENTION Perfectionnements aux véhicules à chenilles.
La présente invention se rapporte aux véhicules à chenilles, et plus particulièrement à ceux dont les roues ou galets portant la charge sont reliés entre eux de façon à porter chacun une part proportionnelle de la charge.
Dans les véhicules à chenilles de ce genre, de construction antérieure, il se produit une certaine perte de rendement dans la transmission de la puissance motrice. Une des raisons en est que les roues porteuses ne sont en contact qu'avec un seul brin de la chenille; en outre, le mouvement n'est pas transmis directement à l'une des roues portant la
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charge. D'autre part, la chenille peut cesser de fonctionner, au moment ou le véhicule doit franchir un fossé ou une dé- pression du terrain.
Le but principal de l'invention est de surmonter ces difficultés et d'améliorer le rendement du véhicule.
Suivant l'invention, un véhicule à chenilles est muni d'au moins deux chenilles, une de chaque côté, et la charge est transmise à chaque chenille par l'intermédiaire d'un certain nombre de roues ou de galets porteurs, par exemple quatre, qui servent tous à porter la charge et dont chacun est en prise avec les brins inférieur et supérieur de sa chenille,tous ces galets ou roues étant de même diamètre.
Le premier ou le dernier galet ou roue de chaque groupe peut être commandé par le moteur, directement ou par l'intermé- diaire d'engrenages droits ou d'autres moyens de transmission.
Cependant, il est préférable que les chenilles soient comman- dées par des engrenages ou organes analogues, faisant corps avec ou fixés à un des galets ou roues de chaque côté du véhicule, ces engrenages étant reliés, par des arbres conve- nablement articulés, à la transmission et au moteur montés sur le châssis du véhicule.
Les galets ou roues portant la charge, y compris ceux qui comportent des dispositifs pour entratner les che- nilles, sont reliés, de façon flexible, au châssis du véhi- cule,de manière que si une des roues est repoussée, comme cela arrive en franchissant un obstacle, le mouvement soit transmis proportionnellement aux autres roues, avec ce ré- sultat que le poids de la machine reste bien réparti, même sur un terrain accidenté.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, on prévoit des dispositifs permettant de limiter ou de suppri- @
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mer temporairement la mobilité de la suspension de toutes ou de certaines des roues porteuses. La raison en est que, dans les véhicules à chenilles, comportant des roues ou galets por- teurs à suspension articulée, mais ne présentant pas, à l'avant et à l'arrière, des roues à chaîne ou des roues folles non suspendues, la faculté du véhicule de franchir des fossés ou d'autres obstacles est diminuée par l'impossibilité,pour les roues avant ou arrière, de supporter seules, passagèrement, le poids du véhicule.
Afin de faciliter la compréhension et la réalisation pratique de l'invention, celle-ci sera décrite avec référence au dessin annexé sur lequel:
Fig. 1 est une élévation de côté d'un véhicule à chenilles construit conformément à l'invention, et
Fig. 2 est une vue en plan correspondante.
Dans l'exemple représenté, le véhicule comporte, de chaque côté, quatre roues ou galets porteurs 3, 4, 5 et 6 réunis par paires; le poids du véhicule est transmis à chaque paire de roues adjacentes par des balanciers compensateurs 7, 8, 9 et 10. Comme le montre le dessin, ces balanciers sont montés, de façon à pouvoir pivoter, à mi-distance,entre les paires de roues et sont reliés entre eux de manière à répar- tir la charge entre toutes les roues coopérant avec chacune des chenilles. Les balanciers compensateurs ou les jumelles de liaison peuvent comporter des amortisseurs de chocs appro- priés. Dans l'exemple représenté, les balanciers 7 et 8 sont articulés à l'une des extrémités d'un balancier compensateur longitudinal ou principal 11, tandis que les balanciers 9 et 10 sont articulés à l'extrémité opposée du balancier 11.
Ce balancier longitudinal 11 est articulé, en son milieu ou au- trement, aux longerons du châssis 12 du véhicule. Comme le @
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montre la Fig. 2, les roues 3, 4, 5 et 6 de chaque côté du véhicule, sont montées de la même façon, comme déjà dé- crit. Chaque balancier 7, 8,9 et 10 coopère avec un ressort à lames 13, 14, 15 et 16, respectivement, dont chacun s'étend sensiblement parallèlement au balancier conjugué, au-dessus ou en-dessous de celui-ci, les balanciers et les ressorts étant assemblés, à leurs extrémités, par une jumelle verticale 17, 18, 19 ou 20. A l'extrémité opposée à celle reliée aux jumelles., les ressorts 13, 14, 15 et 16 sont rigidement fixés aux balanciers longitudinaux 11, comme c'est représenté.
Tou- tes les roues 3, 4, 5 et 6 de chaque côté du véhicule servent de roues porteuses et, conformément à la caractéristique prin- cipale de l'invention, elles sont toutes en prise tant avec le brin supérieur qu'avec le brin inférieur de la chenille correspondante 21. En vue d'assurer la stabilité longitudi- nale du véhicule,les extrémités des balanciers compensateurs longitudinaux ou principaux 11, situés des deux côtés du véhicule,sont reliées entre elles, par l'intermédiaire d'as- semblages flexibles, par des balanciers compensateurs trans- versaux 22 et 23, ou par d'autres organes placés transversa- lement par rapport au véhicule et assemblés au châssis du véhicule de façon à pouvoir pivoter autour de leur milieu (Fig. 2).
Les balanciers 22 et 23 peuvent être remplacés par des leviers coudés ou par des tiges ou tringles travaillant à la tension ou à la compression, qui serviraient, comme les balanciers qu'ils remplacent, à relier entre eux les balan- ciers longitudinaux.
Le moteur 24 peut transmettre le mouvement soit aux roues avant 3, soit aux roues arrière 6, et dans l'exemple représenté ce sont les roues arrière 6 qui sont actionnées par le moteur 24,par l'intermédiaire de mécanismes appropriés de 'ON
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changement de vitesse et d'entraînement, montés sur le châssis 12, ainsi que d'arbres 25 pourvus de joints universels. Les arbres 25 portent, aux extrémités, des pignons 26 en prise avec des roues dentées 27 faisant corps avec les roues ar- rière 6 ou fixées à celles-ci. On pourrait aussi actionner les roues 6 par l'intermédiaire d'engrenages réducteurs de vitesse logés dans un carter reliant les bras pivotants au balancier compensateur.
La disposition décrite des organes de jonction et des balanciers compensateurs assure l'équilibre des forces résultant de la transmission d'énergie aux roues motrices.
Comme il est d'usage dans les véhicules à chenilles, on peut munir les roues motrices d'ergots venant en prise avec des saillies des chenilles.
Suivant une variante, et dans le but de 'permettre l'emploi d'un nombre plus grand de roues porteuses sur une longueur donnée de contact avec le sol, sans réduire le dia- mètre des roues,on peut faire alterner des roues jumelées avec des roues simples, disposées entre les roues jumelées et situées à mi-distance entre deux paires de celles-ci.
Dans les véhicules à chenilles comportant des roues ou galets porteurs à suspension articulée, mais ne présentant pas, à l'avant et à l'arrière, des roues à chaîne ou des roues folles non suspendues, la faculté du véhicule de franchir des fossés ou d'autres obstacles est diminuée par l'impossibilité,' pour les roues avant ou arrière, de supporter seules, passa- gèrement, le poids du véhicule.
Afin d'obvier à cet inconvénient, on prévoit des dispositifs permettant de limiter ou de supprimer temporaire- ment la mobilité de la suspension de toutes ou de certaines des roues porteuses. De tels dispositifs sont commandés, de
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préférence, depuis le siège du conducteur et peuvent être composés de cames, butées ou autres organes susceptibles d'agir sur les roues ou les chenilles, ou de se placer dans leur trajectoire, de façon à empêcher toute flexion de leur suspension.
Dans l'exemple représenté, ces dispositifs compren- nent des bras 28 montés sur les balanciers longitudinaux ou principaux 11 et pouvant s'engager en-dessous des balanciers 8 et 9 de façon que leurs extrémités courbes viennent en pri- se avec des saillies 29, dans le but d'empêcher le mouvement des balanciers 8 et 9. Les bras 28 de chaque coté du véhicule peuvent être reliés entre eux par une tige 30 et peuvent re- cevoir leur mouvement par l'intermédiaire d'une tringle 31 pouvant être commandée depuis le siège du conducteur.
REVENDICATIONS ---------------------------
1) Véhicule à chenilles du genre décrit, comportant au moins deux chenilles, une de chaque c8té du véhicule, ca- ractérisé en ce que la charge est transmise à chaque chenille par l'intermédiaire de plusieurs roues ou galets porteurs ser- vant tous à supporter la charge et dont chacun est en prise tant avec le brin supérieur qu'avec le brin inférieur de la chenille correspondante, tous ces galets ou roues étant de même diamètre.