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MEMOIRE DESCRIPTIF dépose à l'appui d'une demande de BREVET D'INVENTION " Procédé pour la reproduction d'enregistrements sonores, en particulier d'enregistrements photographiques du son ".
On a déjà essayé divers moyens pour reproduire les enregistrements sonores par un prooédé d'impression typographique, beaucoup moins coûteux et beaucoup plus rapide que le procédé de reproduction photographique. La reproduction des enregistrements sonores par impression typographique impose cependant des oonditions beaucoup plus sévères que celles posées par l'impression typographique ordinaire .
La première difficulté à résoudre consiste dans le fait que l'impression doit reproduire les détails les plus fins de l'enregistrement sonore, avec une fidélité et une netteté parfaites. Les procédés de typographie.--.., en relief ou en creux ne peuvent donc absolument pas être envisagés, ces procédés n'étant pas capables de reproduire les détails les plus fins. On s'est
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donc adressé dès le début à l'impression à plat .
La seconde difficulté est due à la forme de l'enregistrement sonore, qui se présente comme uh ruban long et mince, nécessitant des formes d'impression différentes des formes usuelles, de sorte que la lithographie est à proscrire dès le début
Dans ces conditions, il était naturel d'utiliser l'héliogravure pour la reproduction des enregistrements sonores, la gélatine chromatée se laissant appliquer assez facilement sur des rubans métalliques, des rubans en celluloïd ou analogues.
Il s'est cependant avéré que, d'une part, le creux de référence de la couche de gélatine chromatée, sur lequel repose, comme on le sait, dans l'héliogravure, l'absorption plus ou moins forte d'encre, et, d'autre part, le grain inévitable, étaient nuisibles à la reproduction fidèle des détails fins. De plus, l'obtention d'une gravure de référence absolument uniforme dépend d'un si grand nombre ne circonstances extérieures, qu'il n'est pas possible d'obtenir la régularité de toutes les reproductions. Les mêmes inconvénients sont également présentés par le creux de référence, ce dernier étant obtenu sur une image d'argent servant de base, noyée dans la gélatine, au moyen des blanchisseurs au bromure oonnus .
De meilleurs espoirs pour ce qui concerne la qualité des reproductions sont fournis par l'impression offset, mais ce genre d'impression entraîne de grosses difficultés techniques pour les formes d'impression à utiliser (par exemple pour l'applioation du ruban porte-image en spires hélicoïdales sur un cylindre ).
La présente invention se différencie des procédés connus par l'utilisation d'une forme d'impression flexible, sur laquelle la prise variable de l'encre d'impression ne repose pas sur le degré variable de la gravure de référence, mais sur l'affinité variable du support pour ladite encre
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Si l'on copie par exemple l'enregistrement sonore sur un fil recouvert d'une émulsion d'un sel halogéné d'argent, et si l'on blanchit ensuite la copie développée, au moyen d'un blanchisseur auquel on a ajouté un alcali (ammoniaque, borax, etc.,) il se forme une image blanchie présentant un caractère basique @ très prononce et ayant une affinité très forte pour une encre, grasse additionnée d'un vernis aoide.
La gravure de référence de la couche d'impressionne présente plus alors qu'une importance secondaire, et la prise de l'encre grasse n'est plus conditionnée, exclusivement ou presqu 'exclusivement, que par l'image blanchie noyée dans la couche de gélatine et chimiquement active.
Un autre moyen pour arriver à une image chimiquement active consiste, par exemple, à faire imbiber dans la couche durcie suivant l'image à reproduire, une solution de tanin, la répartition dudit tanin se faisant suivant les divers degrés de dureté de ladite oouohe, et de former, au moyen d'un mélange aqueux alun-glycérine, du tannate d'aluminium basique insoluble, aux endroits imbibés de tanin, ledit tannate d'aluminium absorbant avec avidité l'enore grasse.
Les creux de référence en gélatine ne sont cependant pas les seuls à pouvoir être préparés de la sorte, on peut également préparer des reliefs de garde comme des formes d'impression, lesquels absorbent l'encre grasse dans une mesure correspondant à l'épaisseur du relief, de sorte que l'on peut obtenir des impressions avec toutes les finesses et tous les dégradés de l'image d'argent originale ayant servi à établir le relief de garde .
L'invention comprend également l'application des formes d'impression qui, après avoir été recouvertes d'une couche d'impression colloïdale, portent celle-ci sur un ruban en zinc, en aluminium ou en un alliage de ces métaux, ladite couche étant formée, avant l'application de l'image, comme une couche lithographique, par une formation anodique connue en soi, à partir de
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oombinaisons du métal lui-même.
La souche d'impression obtenue par formation anodique possède, de par elle-même, une grande puissance d'absorption pour l'encre grasse, tandis que la couche libre, correspondant aux endroits ne portant pas d'impression, perd, par absorption d'eau, son affinité pour l'encre. Par suite delà néoessité, pour les rubans, d'être flexibles et, aussi, économiques,ils doivent être constitués par des feuilles très minces en aluminium, en zinc ou en un autre métal, ces feuilles ne présentant souvent pas la solidité désirable à la traction, et se froissant, en parti- culier, aisément, donnant ainsi lieu à de mauvaises impressions. les endroits froissés ne pouvant plus être rendus lisses. Ces rubans métalliques sont, d'autre part, relativement coûteux.
L'invention prévoit donc, en outre, l'utilisation, comme forme d'impression, d'un film en celluloïd ou en une autre matière analogue, résistante à la traction, pliable et non froissable, ce film étant pourvu d'une couche mince en alumi- nium, en zinc ou en un métal analogue ( ou en un alliage ), le- quel est recouvert, par formation anodique, d'une couche analo- @ gue à une couche lithoghique, formée à partir du métal lui- même, ou transformé en une telle couche .
La technique d'aujourd'hui n'éprouve aucune difficulté pour recouvrir un film de celluloïd ou analogues, d'une couche d'aluminium, de zinc ou analogues, cette couche collant parfai- tenent sur le film et étant tellement mince qu'elle n'exerce aucune action sur les propriétés mécaniques du film. Si l'on soumet cette couche métallique, d'une manière connue en soi, à une formation anodique, on la transforme en partie, ou même entièrement, en une couche genre lithographique, collant forte- ment sur le film, autant que le métal lui-même, et constituant une forme d'impression parfaite pour la reproduction des enre- gistrements sonores et des inscriptions photographiques du son.
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L'impression elle-*même peut être obtenue, à partir de la forme d'impression en forme de ruban, au moyen des systèmes d'impression" connus en eux-mêmes, et en tout cas au moyen de l'impression offset. Comme support destiné à recevoir l'impres- sion, on peut utiliser du papier ou encore une matière transparente comme le celluloïd ou analogues. Comme l'enregistrement sonore, on peut, bien entendu,reproduire encore par impression typographique suivant le procédé de l'invention, également la partie images d'un film sonore à côté de la piste sonore, ou bien encore indépendamment de celle-ci sur une bande à part, cette impression étant faite éventuellement par un procédé d'impression polychrome .
Résumé.
1 Procède pour la reproduction d'enregistrements sonores, en partioulier d'enregistrements photographiques du son, par impression typographique, caractérisé par l'utilisation d'une forme flexible d'impression à plat, dans laquelle les parties correspondant à l'image présentent une affinité différente pour l'encre d'impression, ladite affinité étant indépendante de la gravure de référence.
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