<Desc/Clms Page number 1>
"PERFECTIONNEMENTS APPORTES AUX MACHINES POUR PRODUIRE DU FIL ISOLE,, ET ANALOGUES"
La présente invention est relative à une machine destinée au traitement de torons et/ou de bandes, et plus spécialement à une machine destinée à traiter plusieurs fils mobiles, ceci au cours d'une opération consistant à appliquer d'une manière continue de l'isolant autour des fils et vulcaniser simulta- nément les revêtements isolants sur les fils.
Un objet de l'invention consiste à produire un grand nombre de fils isolés et vulcanisés individuellement, d'une manière simple, rapide et économique.
Jusqu'à présent, il était d'usage de partir d'un fil unique, d'étendre sur ce fil une couche de matière vulcanisable, de faire passer le fil ainsi enduit, directement à travers
<Desc/Clms Page number 2>
un vulcanisateur, sans contact avec l'air, dans le but de durcir l'isolant. Bien que cette méthode donne des résultats très satisfaisants lorsqu'il s'agit de munir un fil d'un isolement de caoutchouc, elle donne lieu à de nombreuses difficultés dès qu'on essaie de traiter de la même façon un grand nombre de fils en une seule opération, notamment lorsqu' on désire munir chaque fil d'une gaine ou revêtement indépendant en caoutchouc.
Par conséquente l'objet de la présente invention consiste à aplanir les dites difficultés; à établir une machine capable de traiter quarante à cent brins ou fils d'une manière aussisimple que celle dont un fil unique était traité jusqu'à présent par l'ancienne méthode ; à réaliser un vulcanisateur susceptible de retenir l'agent vulcanisateur sans donner lieu à des pertes, ainsi qu'à isoler un grand nombre de fils d'une manière rapide et pratique.
Dans les dessins annexés :
Fig. 1 est une vue schématique en élévation latérale de l'ensemble de l'appareil, depuis les tambours d'alimentation 11 fournissant le fil nu, qui se trouvent à la droite), jusqu' auxtambours destinés à recevoir le fil isolé fini 42, disposés du côté gauche. Pour la facilité de la représentation, ce schéma a été divisé au milieu et montré sur deux feuilles.
Fig. 2 est une vue de détail à plus grande échelle du "cabestan" destiné à exercer une tension uniforme sur les fils devant être isolés.
Fig. 3 est une vue à plus grande échelle des "cylindres enrobeurs" montrés dans une position décalée à 90 par rapport à celle qu'ils occupent dans la Fig. 1.
Fig. 4 est une vue de détail dubourragehydraulique prévu à l'extrémité d'entrée du vulcanisateur.
Fig. 5 est une vue en coupe suivant la ligne 5-5 de la
<Desc/Clms Page number 3>
Fig. 4.
Fig. 6 est une vue d'extrémité du vulcanisateur.
Fig. 7 est une vue à plus grande échelle, montrant le "décaleur de coutures".
Fig. 8 et 9 montrent une méthode pour décaler le fil angulairement entre deux étages d'enrobage.
Fig. 10 est une variante du "décaleur de coutures ou joints" suivant l'invention.
Les dessins annexés représentent un support 10 établi en vue de recevoir dix tambours d'alimentation 11, toutefois, dans le mode de réalisation pratique préféré, on prévoit quarante tambours. Toutefois, il va de soi que l'objet de la présente invention n'est pas limité à ce nombre de tambours ou dévidoirs, et on peut trouver avantageux dans la pratique de traiter plus de cent tambours de fil individuels en une seule opération. Venant de ces tambours, les fils traversent un dispositif de friction 13 pouvant consister en n'importe quel dispositif capable d'exercer un effort de traction par résistance sur chaque fil. Dans le dispositif de friction représenté au dessin, le fil passe entre deux blocs 17 et 18 garnis de caoutchouc et qui sont serrés l'un contre l'autre en vue de produire la résistance voulue.
Les fils arrivent ensuite au "cabestan" 14 qui passe sur les poulies 15 et 16'et dont la fonction consiste non seulement à débiter les fils avec une tension uniforme, mais également à les redresser. De là, les fils redressés sont amenés à l'"enrobeur" 20, pouvant être un dispositif d'enrobage d'un type connu quelconque.
Comme montré au dessin, le dispositif d'enrobage 20 comporte deux étages 21 et 22, fonctionnant tous les deux d'une manière identique et destinés à déposer deux couches isolantes indépendantes constituées par des bandes de caoutchouc.
<Desc/Clms Page number 4>
Chacun de ces étages comporte deux cylindres 23, 24, dont chacun présente à sa périphérie une série de rainures séparées entre elles par des bords très tranchants.Deux tambours 25 et 26 portant des bandes de caoutchouc sont montés d'une manière appropriée quelconque, de façon que la bande de caoutchouc venant du tambour 25 soit introduite entre les cylindres 23, 24, de manière à s'appliquer en-dessus de chacun des fils 12 de la série, tandis que la bande de caoutchouc venant du tambour 26 sera introduite entre les cylindres 23, 24, de manière s'appliquer en-dessous de chacun des dits fils 12.
De cette manière, les bandes de caoutchouc sont amenées au premier étage de l'enrobeur, où le caoutchouc est fortement serré autour de chaque fil individuel, tandis que les bords tranchants des rainures coupent l'excédent de caoutchouc, de sorte que chaque fil est débité par cet étage de l'enrcbeur avec un revêtement complet d'isolant en caoutchouc. Entre le premier et le second étage de l'enrobeur, on peut prévoir un dispositif qui est désigné ici par le terme de "décaleur de coutures" 30.
Un mode de réalisation de ce dispositif, et qui peut être utilisé dans le mode d'exécution suivant l'invention, consiste en un cylindre pourvu d'une série de rainures 31 pourvues de plans inclinés et montées de façon à tourner de telle manière que la périphérie horizontale supérieure du cylindre est située légèrement au-dessus du niveau de la ligne de trajectoire directe des fils 12. Au moment où chacun des fils, après avoir reçu la première couche d'isolant en caoutchouc, s'approche d'une rainure, les coutures ou joints de l'enrobage occupent, par rapport à cette rainure, la position représentée dans la Fig. 8. Les joints 32 se trouvent alors dans un plan horizontal.
Après le passage du fil sur le cylindre, la position des joints par rapport à ce
<Desc/Clms Page number 5>
dernier se présente comme montré dans la Fig. 9, vu que le fil 12, lorsqu'il est raide ou tendu, a tendance à glisser vers le bas le long de la pente 31, et à provoquer ainsiun déplacement angulaire du revêtement en caoutchouc, par rapport à son axe longitudinal.
A ce moment, les joints 32 sont situés dans un plan vertical ou dans une puuition décalée approximativement de 90 degrés par rapport à celle occupée par ces joints à la sortie du premier étage d'enrobage. C'est dans une position ainsi décalée que le fil s'engage dans le second étage de l'enrobeur, dans lequel ce fil reçoit un autre revêtement constitué par une bande de caoutchouc, de la même manière que celle décrite à propos du premier étage d'enrobage.
Afin d'assurer le déplacement angulaire des noyaux entre les deux étages d'enrobage, de façon que la deuxième couche de revêtement en caoutchouc recouvre les joints longitudinaux du fil, on peut utiliser un cylindre gaufré 90 monté à rotation dans des paliers 91, l'axe de ce cylindre étant orienté de manière que le cylindre, en tournant, fasse angle avec l'axe longitudinal des fils 12. Ce cylindre peut être utilisé au lieu du cylindre 30 rainuré,"en dents de scie", et vient se situer entre les deux étages d'enrobage, pour occuper la position qui, dans la Figure, est occupée par le cylindre 30.
On conçoit aisément que la friction entre les fils et la surface gaufrée du cylindre aura pour effet de décaler le revêtement en caoutchouc disposé sur le fil, de la manière décrite ci-dessus, de sorte que la couche de revêtement en caoutchouc recouvrira le joint de la couche précédente.
Il va de soi que le caoutchouc peut être disposé sur le fil en un nombre quelconque de couches et qu'on n'est pas limité à la méthode à deux couches décrite ci-dessus.
<Desc/Clms Page number 6>
A la sortie de l'"enrobeur", les fils sont amenés à traverser un vulcanisateur. La chambre de vulcanisation 40 est supportée par une série de montants 41 qui servent également à supporter les tambours portant le fil isolé fini 42. La chambre de vulcanisation est pourvue d'un tuyau d'entrée 43 et d'un tuyau de sortie 44 munis d'accessoires appropriés 45,46 destinés à permettre l'admission, dans la dite chambre, et l'évacuation de colle-'ci.d'un fluide de vulcanisation chauffé, telle que de la vapeur ou de l'air chaud sous pression.
Les extrémités delà chambre de vulcanisation sont pourvues de bourrages hydrauliques 50 à réduction de pression en plusieurs étages, pourvus d'un tuyau d'admission d'eau 51 et d'un tuyau d'évacuation d'eau 52. Les chambres de bourrage sont alimentées en eau sous pression et comportent chacune des purgeurs 91, 92, 93, 94. Ces soupapes sont établies de telle manière que la différence de pression entre chaque paire de chambres adjacentes est inférieure à 40 livres anglaises par pouce carré.
Il va de soi que les chambres et les fentes peuvent être établies de manière que la chute de pression depuis la valeur de 100 livres anglaises par pouce carré dans la chambre 81 jusqu'à la pression atmosphérique dans 85, peut être rendue uniforme et graduelle sans faire usage de purgeurs.
On peut utiliser un bourrage hydraulique similaire à l'extrémité de sortie du vulcanisateur,mais il n'est pas nécessaire de prévoir à cet endroit un si grand nombre d'étages réducteurs do pression, vu qu'ici la couche d'isolant disposée sur le fil est déjà durcie et peut résister à une action plus brusque.
Il a été constaté qu'une pression d'eau d'approximativement 100 livres anglaises par pouce carré s'exerçant sur le
<Desc/Clms Page number 7>
bourrage est capable d'équilibrer parfaitement une pression de vapeur de 95 livres anglaises par pouce carré agissant dans le vulcanisateur, de manière à empêcher toute fuite de fluide de vulcanisation. La quantité minime d'eau qui pénètre dans le vulcanisateur le long des fils est évacuée à travers un dispositif d'évacuation prévu à cet effet et destiné également à évacuer l'eau de condensation.
Il a également été constaté qu'en faisant passer du fil pourvu d'un revêtement de caoutchouc destiné à être vulcanisé, dans une chambre dans laquelle il est soumis à une chute de pression supérieure à 40 livres anglaises par pouoe carré, le caoutchouc se détache du fil et que, plus la chute de prèssion entre les chambres à l'intérieur de la boîte de bourrage sera faible, meilleure sera la qualité de l'isolement.
Par conséquent, 1.'invention préconise l'emploi, tout au moins à l'extrémité d'entrée du vulcanisateur, d'une série de chambres 81, 82, 83, 84,85 que traverse le fil 12 recouvert de bandes de caoutchouc, au moment où il pénètre dans la chambre de vulcanisation 40.
A l'extrémité opposée du vulcanisateur, on prévoit un dispositif 60 destiné à diriger les fils vers un "cabestan" de traction 70; de là, les fils individuels 42 sont dirigés vers les tambours individuels 42 sur lesquels le fil est emmagasiné jusqu'à son utilisation..
REVENDICATIONS.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.