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" Procédé pour la réduction du grain et sa conversion subséquente en pain et produits analogues". l'invention concerne la réduction du grain entier ou son par un procédé qui supprime la transformation habituelle en farine et qui provoque l'éclatement ou la rupture de l'aleurone et des cell-ules du germe et assure leur maintien dans le produit.
Dans les procédés de mouture habituels, on soumet le grain à une série de ruptures au cours desquelles le son ou pellicule ex- térieure (péricarpe) et le germe sont séparés et rejetés pour ne laisser que l'endosperme que l'on convertit en farine blanche .
Dans le procédé conforme à la présente invention, on prépare, à partir du grain, une pâte à farine entière ou complète qui renferme la totalité du grain,de telle manière que l'aleurone et les cellules du germe sont désintégrées, ce qui rend digestif ce qui antérieurement était indigeste . Cette désintégration des cellules s'est faite jusqu'à présent par deux méthodes dont l'une
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peut être appelée la méthode mécanique et l'autre la méthode automatique .
Dans la méthode automatique , le grain, après avoir été trem- pé et imbibé d'eau est envoyé dans un dispositif à pression tel qu'un autoclave dans lequel l'imbibition se poursuit sous pression en vue de provoquer le gonflement. Le grain gonflé ou le son est alors soumis à la mouture pour briser les cellules.
Dans le procédé automatique , le grain est tout d'abord moulu à l'état de farine , puis plongé dans l'eau ou imbibé d'eau ; ensuite il est soumis à une pression continuellement croissante pour provoquer la pénétration de l'eau à travers les parois des cellules. Dans ce procédé automatique , on réalise l'éclatement en diminuant.brusquement la pression, par exemple en soumettant la masse traitée au vide en vue d'ouvrir les cellules en vertu par une aotion d'explosion.
Dans les deux procédés dont il vient d'être question, il y a un élément d'incertitude . C'est ainsi , par exemple , que dans le procédé méoanique , on table sur un traitement dans une machine à moudre ordinaire à rouleaux pour faire éclater les cellules gonflées.
Dans le procédé automatique , on doit compter sur la pénétra le.s parois des du liquide dans -tion efficace dans @ cellules, @ lequel elles trempent, Boue Ilvation clliine
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nAxoeoe1k%m%OEKxàxkoEoemAKmm xpoefioEiZxgex>xôsjgof ao ua l'action d'une pression extérieure,et l'utilisation de la pression intérieure ainsi produite pour provoquer l'éclatement quand la pression ex- térieure cesse d'agir. son
Dans un procédé de mouture du @ analogue , on l'introduit avec un excès d'eau dans un réservoir,tel qu'un autoclave, où il est soumis à des pressions continuellement croissantes, allant jusqu'à 50 atmosphères environ, en vue de provoquer le gon- flement de l'albumen.
Après ce traitement, on broie le son méca- niquement en vue de provoquer l'éclatement des cellules.
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L'inventeur a constaté', à la suite d'expériences faites avec les procédés ci-dessus, que le gonflement ou la désintégration des oellules ne se produit que dans de très faibles proportions seulement.
L'objet principal de la présente invention est un procédé de traitement du grain entier ou du son industriellement réalisable et qui assure la rupture ou l'éclatement dans des proportions plus fortes, de l'aleurone et des cellules du germe .
Un autre objet de l'invention est un procédé susoeptible de marcher en oontinu et où l'on peut se passer, si on le désire, de l'emploi de dispositifs à pression,tels qu'autoolaves par exemple .
Les expériences de l'inventeur one montré qu'il n'est pas né "oessaire de faire gonfler les cellules d'aleurone avant de pouvoir les faire éclater ou désintégrer. En soumettant le grain ou le son à un procédé de broyage pour le mettre à même d'absorber suffisamment le liquide , l'inventeur a constaté que le simple trempage dans l'eau ramollit suffisamment les cellules pour leur permettre d'éclater sous l'effet de la compression. La simple compression, pratiquée par exemple en faisant passer une matière imbibée mais non gonflée entre des rouleaux de pression , n'agit pas avec l'efficacité et la rapidité requises pour un procédé industriel.
Mais,l'inventeur a constaté que,si la matière broyée 3t imbibée est soumise à un processus combine de compression et e le frottement alors qu'el le se trouve dans un état suffisamment fin, 90% et plus des cellules sont brisées et que le processus peut s'accomplir en continu et rapidement. l'our effectuer l'éclatement par la compression seule , il convient de faire tout d'abord gonfler le produit broyé.
Dans ses grandes lignes, le procédé de réduotion du grain entier ou blé consiste à brosser le grain ou blé pour le rendre suffisamment apte à absorber le liquide , à imbiber le produit broyé , de préférenoe à la pression atmosphérique, en vue de ra-
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mollir les Cellules et ensuite'.à. briser celles-ci en soumettant le produit imbibé à la compression, de préférence en oombinaison avec le frottement,alors qu'il se trouve dans un état suffisamment fin, de préférence sous forme de ruban ou film mince -
On a constaté que l'imbibition du grain broyé ou du son peut se faire de façon tout-à-fait satisfaisante dans un bac ouvert ; opportun ornent,dans la cuve d'un mélangeur de pâte ordinaire;
la durée de l'imbibition est de deux à trois heures,suivant la nature du grain ou du son. On a constaté également que la compression et le frottement combinés peuvent être appliqués à la pâte de façon très expéditive et très satisfaisante à l'aide d'une machine com- portant plusieurs rouleaux en métal de diamètre relativement grand et à périphérie très polie ; ces rouleaux tournent à des vi- tesses différentes et des organes donneurs de pression peuvent les pousser l'un vers l'autre .
Dans le présent procédé , les périphéries des rouleaux sont écartées l'une de l'autre de 0,0020" environ pour permettre l'en- traînement d'un ruban de pâte . On fait alors agir la pression sur les rouleaux rotatifs jusqu'à ce que la .pâte qui sort ait la forme d'un ruban qu film très mince et continu . La pression né- cessaire à cette fin est considérable et la compression de la pâte qui en résulte , en combinaison avec le frottement produit par la différence de vitesse des rouleaux,est suffisante pour bri -ser effectivement à la fois l'aleurone et les cellules du germe du grain.
Le produit obtenu dans le cas de grain entier, après avoir été complété par l'addition de levure , sel, etc., dans un mélan- geur de pâte est transformé en pain de farine entière en produit analogue par les procédés de cuisson habituels,..
Quand le son seulement a été traité par ce procédé , on peut le transformer en pain par l'addition d'un pourcentage Convenable de farine ordinaire ; on mélange le tout dans un mélangeur de pâte
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avec de la levure , du sel, etc. après quoi on en fait du pain par les procédés de cuisson ordinaires.
Le terme imbibition employé dans son sens général est considé- ré comme couvrant à la fois la simple imbibition à la pression atmosphérique et l'imbibition sous pression, dans un autoclave par exemple , pour réaliser le gonflement des produits broyés. Le gon -flement ne se produit naturellement que dans certaines limites par pénétration osmotique par la méthode sans pression ; est fonction évidemment de la durée de l'imbibition.
Pour faire comprendre clairement l'invention et sa réalisa- tion,ôn va à présent décrire une installation de traitement de la farine entière,telle que le froment, et une installation pour le traitement du son seul, avec le secours des dessins c i-joints.
La figure 1 est une feuille de dessin montrant l'installation pour le traitement du froment entier et la figure 2 une feuille montrant une installation pour le traitement du son seul.
Dans l'installation représentée par la figure 1, le froment à l'état de grain entier, après avoir été nettoyé préalablement par les procédés usuels, est envoyé dans un séparateur d'entrepôt A, où un nettoyage supplémentaire est effectué. Les grains passent alors successivement par un nettoyeur de froment B et une brosse à froment 0 respectivement. Les grains ainsi nettoyés et portant toujours leur péricarpe ou son passent alors dans un moulin bro- yeur à froment D à trois étages qui réduit le grain à l'état granuleux suffisamment fin pour le faire passer à un état où il est à même d'absorber facilement le liquide.
Le produit broyé du moulin est alors déposé dans un bao d'imbibition E contenant de l'eau,où. il séjourne pendant deux à trois heures,suivant la nature du grain. Après cette imbibition, les parois des cellules sent suffisamment ramollies pour que l'on procède à l'opération de la désintégration . La masse imbibée est alors envoyée au briseur de cellules F où elle est soumise à l'opération combinée de la
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compression et du frottement/ alors qu'elle se trouve à l'état de film mince .
Le briseur de cellules conforme à l'installation représentée est une machine comportant essentiellement plusieurs rouleaux de contact à surfaces unies tournant à des vitessesdifférentes, dont les périphéries sont en contact dur l'une avec l' autre .
Ainsi qu'on l'a expliqué précédemment, les surfaces périphériques des rouleaux sont écartées l'une de l'autre d'environ deux milli -èmes de pouce pour permettre l'entrainement d'un ruban ou film de pâte . Les rouleaux sont poussés fortement l'un vers l'autre pendant leur rotation ; en résulte que la pâte est soumise à une compression et à un frottement très énergiques et qu'elle sort à l'extrémité d'évacuation sous forme de film très mince et continu, d'où la plus grande partie de l'eau a été expulsée autres et dont presque tout le son et/1 cellules ainsi que le germe sont brisés. Ce fait a été prouvé clairement par l'examen mi- croscopique du produit obtenu .
Du briseur de cellules, le pro- duit ainsi réduit comprenant le grain entier de froment, son compris, passe dans un mélangeur de pâte, non représentée ou il est additionné de levure , de sel, etc. Il subit ensuite les opé- rations de cuisson habituelles,pour être converti en farine pain entier ou produit analogue .
Dans l'installation de traitement du son seul, la matière, après avoir subi les opérations de nettoyage habituelles, est envoyée par une paire de rouleaux dans un moulin à quatre rou- leaux G. Le produit partiellement réduit est alors envoyé sur un tamis Il,qui sépare les déchets qui sont repris par un él éva- teur qui les conduit à un moulin à quatre rouleaux G,en vue de passage entre une seconde paire de rouleaux de celui-ci et ren- trée dans le tamis. Du tamis, le son passe dans un moulin à simples rouleaux I et dans une pareuse centrifuge . Ce processus se répète dans un autre moulin- à rouleaux K et unepareuse cen-
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trifuge L. Dans chacun de ces appareils est prévu un retour chargé d'assurer la rentrée des grosses particules dans l'alimen- tation des moulins à rouleaux respectifs.
Par ce moyen, les partie cules de son sont réduites approximativement aux mêmes dimensions.
Le son broyé est alors envoyé dans un mélangeur de liquide M,afin que toutes les particules absorbent une certaine quantité d'eau , La masse bouillie est envoyée dans un bac d'imbibition N, où elle séjourne de deux à trois heures,en vue de ramollir les cellules. On fait ensuite passer le son ainsi imbibé dans le bri- seur de cellules ((1, qui est identique au dispositif à froment représenté par la figure 1. Le traitement auquel on soumet le son imbibédans le briseur de cellules est le même que celui em- ployé dans le cas de traitement du froment entier.
Le son traité de cette manière peut être oonverti en pain par addition d'un pourcentage convenable de farine ordinaire , mélange du tout avec de la levure , du sel, eto . dans un mélangeur de pâte et les pro- cessus de cuisson habituels .
Bien que l'on ait constaté que la simple imbibition dans un bac d'imbibition ouvert suffit pour provoquer le ramollissement requis des cellules et de l'embryon, on peut faire gonfler le grain broyé ou son en l'introduisant dans un autoclave contenant du liquide et en l'y soumettant à la pression nécessaire pour l'objectif visé . Toutefois, comme le traitement en autoclave augmente quelque peu les frais du procédé et que son emploi n'est pas indispens ab le , on préfère s'en passer.
De même , bien que l'on ait oonstaté que la compression seule est suffisante pour briser les cellules, son action est si incer- taine et si lente , si on la compare à la rupture obtenue par la combinaison de la compression et de l'usure par frottement, que l'on préfère cette dernière méthode . Il doit être entendu,toute- fois,qua l'utilisation de l'autoolave et/ou de la compression dans un procédé oonforme à l'invention ne sort pas du cadre de celle-ci ; elle rentre dans la gamme générale de cette dernière
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exposée dans le mémoire et dans certaines des revendications ci-jointes.
Il est entendu également que le bac d'imbibition employé dans les deux installations peut faire partie d'une machine mélan- geuse de pâte courante ; dans ce cas, on peut se passer du mélan -geur de liquide séparé M, le mélange et l'imbibition se faisant alors dans un seul appareil.
REVENDICATIONS. consiste
1. Procédé de réduction du grain entier ou son qui @ dans /les passes du broyage du grain ou du son pour le mettre à même d'absorber suffisamment le liquide , à imbiber le produit broyer de préférence à la pression atmosphérique , à ramollir les cel- lules et, ensuite, à les briser en soumettant le produit imbibé à la compression, avec ou sans usure par frottement combinée , alors qu'il se trouve dans un état suffisamment ténu , de préfé- rence à l'état de film.
2. Procédé de réduction du grain entier ou son qui comprend les passes du broyage du grain ou du son, de l'imbibition du produit broyé dans un réservoir à la pression atmosphérique pen- dant un temps convenable, par exemple deux à trois heures et,en- suite ,de la rupture des cellules en soumettant le produit imbibé à la compression et à l'usure par frottement combinées.
3. Dans un procédé conforme aux revendications 1 ou 2, le fait de soumettre le grain entier ou son à l'opération combinée de la compression et de l'usure par frottement en le faisant pas -ser sous forme de film mince entre plusieurs rouleaux de pression à surfaces périphériques très polies qui tournent à des vitesses différentes et qui sont poussés l'un vers l'autre sous une pres- sion considérable à l'intervention d'organes appliquant la pres- sion.
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