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Appareil horaire synchrone.
La présente invention a pour but des perfectionne- ments apportés aux appareils horaires synchrones à organe mo- teur oscillant, de la catégorie par exemple de celui décrit dans le brevet français n .767.359 déposé le 17 Avril 1933.
Le dispositif électro-moteur se compose d'un électro- aimant spécial dont l'armature est constituée par une masse pe- sante montée à l'extrémité libre d'une lame flexible, cet or- gane oscillant étant susceptible d'être synchronisé avec les périodes d'un courant alternatif excitant la bobine de l'élec- tro-aimant.
Un dispositif conforme à l'invention est représenté à titre d'exemple aux dessins annexés, dans lesquels:
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La fige 1: est une vue en plan de l'ensemble du dis- positif électro-moteur synchrone, avec la roue à rochet ac- tionnée par l'organe oscillant.
La fig. 2 représente partiellement le même disposi- tif vu par-dessus.
Aux dessins annexés à titre dexemple:
1 est la lame flexible de l'organe oscillant, 2 est la masse magnétique ou aimant fixé sur l'extrémité de la lame 1, 3 sont les organes de fixation sur le bâti, de la lame 1, 4 est le cliquet qui transmet le mouvement de l'organe oscillant au rochet 5 qui est le premier mobile du rouage, 6 est la bobine de l'électro-aimant, et 6' son noyau, 7 et 8 sont des fers solidaires du noyau de la bobine.
Le noyau de la bobine 6 (fig.l) est prolongé de cha- que côté par les fers 7 et 8 incurvés de telle sorte que leurs pôles 9 et 10 sont placés à une faible distance et vis à vis l'un de l'autre. De plus ces pôles sont en quelque sorte entre- toisés'au point de vue magnétique par le parallélipède 2 en acier à aimant qui constitue la masse pesante fixée à l'extrémité libre de la lame 1.
Le dispositif est nettement caractérisé par les avantages suivants:
1 L'organe oscillant subit simultanément l'attrac- tion d'un des pales et la répulsion de l'autre.
2 Le champ magnétique est presque complètement fer- mé en raison même du voisinage des pôles 9 et 10 et de la pré- sence entre eux de la masse magnétique 2. Cette disposition particulièrement rationnelle offre le maximum d'avantages au point de vue du rendement et de la sûreté de fonctionnement, cela en évitant à l'appareil, de la façon la plus simple qui soit, l'échauffement même lorsqu'on utilise un courant à ten- - sion élevée.
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Mais un autre avantage d'une importance capitale résulte d'une action auto-régulatrice des amplitudes de l'or- gane oscillante grâce à la structure particulière des pâles
9 et 10 tels qu'ils sont représentés dans là fig. 2. On re- , .marque que ces pôles comportent chacun une échancrure 12 et l3 assez large pour permettre à la masse 2 d'y pénétrer sans toucher les'parois. Or avec une telle disposition une action de freinage autorégulatrice des amplitudes de l'armature, est produite en raison même de la'présence.de ces encoches.
Ce phénomène.auto-régulateur trouve son explication dans le fait que la presque totalité des lignes de force jaillissent en .faisceaux des parties pleines 14, 15, 14' et 15' des pâles, tandis qu'aucune ligne de force n'existe dans les parties creuses 12 et 13. Dans ces conditions dès que la masse 2 at- teint l'extrémité d'un pôle, elle se trouve freinée par ces faisceaux de lignes de force qui viennent de l'attirer jusqu'à fleur de l'extrémité des pôles et qui, à partir de ce moment là, freinent,très énergiquement la masse 2 puisqu'elles sont obligées de s'allonger dès que cette masse 2 pénètre dans les encoches 12 et l3, d'où le freinage en question qui est bien autorégulateur puisque sa puissance croît avec celle du champ magnétique.
Il en résulte par conséquent que la valeur des amplitudes de l'organe oscillant reste constante malgré les variations de tension qui, ainsi qu'on le sait, sont assez importantes quand on utilise le courant d'un secteur.
On conçoit toute l'importance au point de vue de la régularité et de la menée dent par dent du rochet 5 (fig.l) dont la denture doit être très fine afin d'assurer à l'encli- quetage un fonctionnement sans bruit appréciable.
Il est à souligner que cette régularité est obtenue en toute simplicité sans opposer à l'organe oscillant aucune
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butée matérielle. Il est clair que si l'on voulait égaliser. ces amplitudes avec des butées matérielles, on se trouverait en présence d'un dilemme sans issue pratique. En effet des butées en métal doivent être proscrites à cause du bruit. Par contre si on avait recours au caoutchouc ou à toute autre ma- tière élastique pour constituer ces butées, le bruit serait évidemment évité,mais on se trouverait en présence d'une ma- tière nullement immuable à l'usage et qui, par conséquent, doit à son tour être proscrite comme inacceptable dans un ap- pareil sérieux.
En outre on doit considérer aussi qu'on ne peut opposer à un organe oscillant quelconque une butée ma- térielle sans compromettre son isochronisme.
Un autre perfectionnement se rapporte à la dispo- sition du ressort cliquet 4 monté en 16 sur la lame flexible de l'armature. On remarque en effet (fig. 1) que si le rochet 5 était enlevé, la trajectoire du bec 4' du cliquet 4, décri- rait approximativement un arc de cercle concentrique à l'arc a b dont.le centre serait situé vers le point de fixation de la lame flexible. Dans ces conditions on se rend compte que lorsque l'organe oscillant se déplace de droite à gauche le bec 4' du cliquet 4 appuie progressivement et d'une façon assez énergique sur la denture du rochet 5, tandis que quand l'oscillation se produit dans le sens inverse, cette pression décroît progressivement et arrive même à s'annuler en grande partie.
Dans ces conditions la pression du bec 4' du cliquet 4 au cours de la menée, a pour résultat de lier intimement ce dernier à la denture du rochet 5 empêchant ainsi une accéléra- tion qui pourrait se produire en raison même de l'inertie de la roue 5. Par contre lorsque l'oscillation se produit de gau- cheà droite,étant donné que la pression dont il s'agit s'éli- mine progressivement, le bec du cliquet glisse sur le dos de la dent assez légèrement pour que cette action ne tende pas à
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faire reculer le rochet 5 lequel dans ces conditions peut être maintenu par un frein d'usage courant ou préférablement du genre de celui décrit au brevet français 767.559 mentionné plus haut. On évite ainsi l'emploi d'un cliquet de retenue qui doit évidemment être rejeté à cause de sa fonction bruyante.