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BREVET D ' IlFE&3t I oN "ETABLISSEMENTS MOREL & Cie"
Société Anonyme
Machine automatique et continue pour l'humidification (---------------------------------------------------) des bouts et contreforts de chaussures, ou applications simi- ------------------------------------------------------------- laires.
Les bouts durs et contreforts destinés à rendre rigides et indéformables les extrémités des chaussures comprennent généralement des pièces de tissu, feutre, ou matière possédant des propriétés analogues, imprégnées d'éthers cellulosiques, de résines naturelles ou synthétiques, ou autres produits ou mélanges de produits convenables.
La confection de la chaussure comprend ordinairement l'assouplissement de ces pièces durcissantes des bouts et contreforts, qu'on réalise en les imbibant d'un solvant du produit d'imprégnation, pour mettre les dits éléments en place dans la chaussure, et leur donner une conformation appropriée, au moyen de la machine à mettre sur forme, ce solvant étant à évaporation plus ou moins rapide pour que le bout et le contrefort reprennent ensuite la dureté désirée.
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Jusqu'à présent, cette imbibition, ou "mise en humeur" s'effectuait par trempage à la main des pièces durcissantes dans le solvant, puis essorage, de façon que ces pièces "soient en humeur", c'est à dire aient atteint le degré de ramollissement voulu. Ce procédé est coûteux, n'a pas un rendement suffisant, entraîne des -certes impor- tantes de solvant par projection et évaporation, et ne permet pas une fabrication constante et régulière.
Cn connaît, pour effectuer mécaniquement cette opération, des machines qui font passer les pièces dans le solvant et les essorent, mais ces machines sont délicates et compliquées, et, de plus, elles ont l'inconvénient de détériorer les pièces traitées. Les moyens d'entraînement qu'elles comportent : cardes, rouleaux cannelés, etc., sont en effet rugueux, et griffent les pièces traitées. Cr, cet inconvénient est d'autant plus grave qu'on utilise actuel- lement des pièces durcissantes dont une des faces est recouverte d'une pellicule insoluble dans le solvant utilisé, de façon à éviter que ces pièces en humeur 'adhèrent à la doublure ou à la forme pendant le montage et le séchage.
La détérioration, même partielle, de cette pellicule, empêche évidemment de remplir convenablement cet office.
Enfin, si, accidentellement, on introduit plusieurs pièces à la fois dans la Sachine, celle-ci s'enraye, et sa renise en marche est relativement longue et compliquée.
La présente invention a pour objet une nachine per- fectionnée évitant tous les inconvénients ei-dessus.
Cette wachine comporte essentiellement deux bandes transporteuses superposées sur une partie de leur longueur.
Les pièces à traiter sont introduites entre ces parties superposées des deux bandes, entraînées par elles dans le bain de solvant, et recueillies hors de ce bain, u delà de l'endroit où les deux bandes s'écartent l'une de l'autre.
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Une au moins de ces bandes est faite d'une matière spongieuse, de telle sorte que, dans le bain, l'imbibition des pièces s'effectue convenablement, et, hors du bain, l'excès de solvant est absorbé par la matière spongieuse.
S'il s'agit de traiter des pièces dont une face, suivant une disposition rappelée ci-dessus, est recouverte d'une pellicule insoluble, une des deux bandes est lisse, et les pièces sont disposées de façon à être en contact avec cette bande lisse par leur face portant la pellicule insoluble.
Suivant une autre disposition particulière de l'invention, les bandes sont montées de.façon à enserrer les pièces traitées avec une pression réglable à volonté, ce qui permet de régler les conditions d'imbibition et d'essorage de ces pièces.
D'autre part, si plusieurs articles sont introduits à la fois entre les deux bandes transporteuses, ces deux bandes peuvent s'écarter momentanément l'une de l'autre, en bandant un dispositif de rappel élastique qui, par exemple, coopère avec un des rouleaux de renvoi, après quoi l'ensem- ble est ramené en position normale par ce dispositif de rappel élastique, et aucune perturbation n'est ainsi apportée dans le fonctionnement de la machine.
D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va être faite ci-après, en référence au dessin annexé qui représente, à titre d'exemple seulement, un mode de réalisation de l'objet de l'invention, et dans lequel :
La fig. 1 est une coupe verticale longitudinale d'ensemble.
La fig. 2 est une élévation latérale montrant la face extérieure d'un des flasques.
Cette machine comporte un bac 1 contenant le solvant
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S destiné au traitement des pièces. Ce solvant est par exemple introduit par une pipe 2, qui sert en même temps à déterminer son niveau dans le bac, et 3 désigne un robinet de vidange du bac.
En service, le bac 1 est recouvert par un couvercle 4 à charnière 4a, destiné à empêcher, ou, tout au moins, à limiter dans une très large mesure les pertes de solvant.
Les pièces à traiter sont introduites dans le bac par un orifice 4b du couvercle 4, et le traitement est assuré par un mécanisme agencé de la façon suivante :
Ce mécanisme est porté par deux flasques latéraux symétriques 5a, 5b solidarisés par des entretoises (non figurées), l'ensemble formant un cadre qui se place dans le bac 1. Le flasque 5a est seul visible sur la fig. 1 et la fig. 2 représente la face extérieure du flasque 5b.
Les deux flasques 5a, 5b portent, en premier lieu, trois rouleaux cylindriques 6a, 6b, 6c sur lesquels passe une bande sans fin 6.
La bande 6 coopère avec une bande sans fin 7 qui passe sur deux rouleaux 7a, 7b et dont le brin supérieur est appliqué sous le brin inférieur de cette bande 6, sur une certaine longueur de part et d'autre du rouleau 6c, celui-ci donnant aux deux brins superposés des bandes 6 et 7 la forme d'un! dont la partie inférieure plonge dans le bain de solvant S.
Le brin inférieur de la bande 7 passe sous un autre rouleau de renvoi 7c.
Au-dessus du bain de solvant S, les deux flasques 5a, 5b portent une autre bande transporteuse sans fin 8, par l'intermédiaire de deux rouleaux 8a, 8b.
Les trois bandes transporteuses 6, 7, 8 sont entrainées simultanément par une transmission comprenant, dans l'exemple considéré, une chaîne 9 qui est disposée sur
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la face extérieure du flasque 5b, et qui passe sur deux roues dentées 9a, 9b, dont l'une est entraînée par un sys- tème moteur approprié quelconque (non figuré). Cette chaîne 9 engrène également avec des roues dentées 6d, 7d, 8c, calées respectivement sur les 'axes des rouleaux 6a, 7b, et 8a, de sorte que, la chaîne 9 se déplaçant dans le sens de la flèche F, les trois bandes transporteuses 6, 7, 8 sont entraînées respectivement dans le sens des flèches F1 F2, F3. Les vitesses linéaires des bandes 6 et 7 sont égales et de même sens dans les parties de ces bandes qui sont superposées.
La bande 6, ou, tout au moins, sa face extérieure est faite d'une matière spongieuse ; exemple, cette bande est faite d'un assemblage de toile et de feutre, de caoutchouc éponge, etc..
La bonde 7 est, dans l'exemple considéré, lisse ; elle est par exemple faite de tissu ou de caoutchouc.
La bande 8, qui sert simplement à entraîner les pièces traitées, peut être réalisée d'une infinité de façons ; tissu, cuir, caoutchouc, tapis métallique, carde, etc..
Cette bande 8 dessert une table de réception 10, dis- posée à la partie supérieure du bac 1.
D'autre part, l'axe du rouleau 7a est mobile trans- versalement, et sa position est réglable à volonté, grâce à la disposition suivante :
Chaque extrémité de cet axe est engagée dans un cou- lisseau 11, mobile, suivant la direction indiquée en trait mixte en XX, dans une rainure 12 du flasque-support corres- pondant. Dans un prolongement 12a de chaque rainure 12 est logé un ressort de compression 13 qui agit sur le cou- lisseau 11 correspondant dans le sens dans lequel la bande 7 est tendue. Sur chaque coulisseau 11 agit, à l'encontre du ressort 13, une vis-butée 14 qui permet de régler la
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position de ce coulisseau, c'est à dire la tension de la bande 7, et, par conséquent, la pression exercée par le brin supérieur de cette bande sur le brin inférieur de la bande 6.
De plus, une tension de la bande 7 supérieure à celle des ressorts 13 a pour effet de déplacer le rouleau 7a dans le sens correspondant à la compression des dits ressorts, ce qui évite tout risque d'avarie de la machine par suite de cette augmentation de tension.
Le fonctionnement est le suivant :
Les pièces à traiter sont introduites, par l'orifice 4b, entre les bandes 6, 7 qui les enserrent et les entraînent.
S'il sragit de pièces dont une face est recouverte d'une pellicule insoluble, elles sont introduites dans l'appareil de façon à porter sur la bande lisse 7 par cette face recou:- verte d'une pellicule insoluble.
Les pièces entraînées entre les deux bandes 6, 7 sont plongées dans le bain de solvant S, puis elle en sont ressorties, la bande spongieuse 6 absorbant alors l'excédent du solvant qui imbibe les pièces.
Les conditions dans lesquelles les pièces sont imbibées de solvant, puis essorées, au cours du passage entre les rouleaux 6, 7, sont réglables per modification de la position du rouleau 7a au moyen des vis 14, suivant la disposition décrite ci-dessus.
Si, d'autre part, plusieurs pièces sont introduites à la fois entre les deux bandes 6, 7, la seconde de ces bandes peut céder en comprimant ses ressorts de rappel 13, comme il a été dit, ce qui évite tout risque de détérioration de la machine.
A la sortie des bandes 6, 7, les pièces traitées tombent sur la bande transporteuse 8 qui les amène à la table de réception 10, d'où elles peuvent être reprises.
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Bien entendu, le mode de réalisation ci-dessus a été donné uniquement à titre d'exemple, et il sera aisé, sans s'écarter de l'invention, d'apporter à ce mode de réalisation toutes modifications appropriées aux cas particuliers envisagés, notamment en ce qui concerne la disposition des bandes transporteuses, les moyens pour régler la pression de ces bandes sur les objets qu'elles entraînent, les moyens de rappel élastiques évitant les détériorations de la machine lorsque la tension des bandes devient supérieure à celle prévue,.la disposition de la bande transporteuse, ou autre moyen pour reprendre les objets traités, etc. On pourra aussi, naturellement, utiliser une machine de ce genre pour toutes autres applications que pour l'humidification de bouts durs et contreforts pour chaussures.