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" Procède de fabrication de houes et outils similaires ".
La présente invention se rapporte à un procédé original pour la fabrication de houes et tous outils similaires, tels que sarcloirs, serfouettes, pioches, etc...
La caractéristique essentielle de ce procédé est que la douille, les nervures et,éventuellement,les rebords, sont obtenus par emboutissage en partant d'une plaque en tôle, découpée préalablement à la forme voulue.,
Ce procède exclut donc l'utilisation des moyens connus dans la fabrication de ce genre de douilles et notamment la soudure, la rivure, etc...
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Il est à remarquer que le procède permet de donner à l'oeil de ces outils une forme,en principe,quelconque, telle que ronde, ovale, polygonale. etc., la hauteur de la douille (étant également pratiquement quelconque, pouvant attendre une demi-à deux fois le diamètre moyen de l'oeil et même plus, si nécessaire.
Le but de ce procédé est de réaliser des :outils plus légers,à résistance égale et moins coûteux que les outils forgés.
En outre, ce procédé nouveau permet d'utiliser des aciers spéciaux, très résistants à l'usage, mais qui seraient fort difficiles à forger.
Enfin, le procédé conforme à l'invention, permet d'obtenir de longues douilles qui assurent uh meilleur assujettisement du manche.
Suivant l'invention, on réalise donc la douille de l'outil par emboutissage. Or, il est bien connu que la difficulté de l'application du procédé de l'emboutissage dans le cas de la houe ou des outils similaires, est d'obtenir un embouti relativement étroit par rapport à la profondeur d'emboutissage, à un endroit qui n'est pas le centre de gravité de la surface primitive du flanc et qui n'est pas entouré d'un bord uniforme de matière.
En effet, comme on peut aisément le constater aux figures 1 et 2 annexés, si l'on veut réduire le déchet de rognage au minimum, il faut , en partant d'un flanc (figures 3 et 4) dont la surface totale est égale ou légèrement supérieure à la surface totale de la houe finie; pratiquer l'emboutissage de la douille au point 1, intersection des deux axes 2 et 3, point autour duquel la surface du flanc est mal équilibrée.
Il est à remarquer que,dans cette exécution, l'emboutissage ordinaire cylindrique n'est pas applicable.
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En effet, si l'on voulait emboutir au centre 1, la pièce étant prise entre un serre-tôles ou non, une cuvette formant l'ébauche de la douille (figures 5 et 6), la matière se trou- vant au-dessus de la ligne 4, 1, 5, viendra facilement dans lez outils, mais la matière se trouvant en dessous de cette ligne ne pourra y venir du fait que le bord 6 est trop étendu.
La région 7 ne pourra donc s'alimenter du métal se trouvant en- dessous de la ligne 4, 1, 5. Elle ne pourra davantage s'alimen- ter du métal se trouvant au-dessus de cette ligne, en raison ' de la trop grande résistance présentée au passage sur les arêtes du poinçon.
Il en résulte donc qu'il se produira systématiquement en
7 un amincissement de la tôle suivi d'une rupture, avant même que la profondeur d'emboutissage n'atteigne deux à trois fois l'épaisseur de la tôle.
La présente invention concerne un procédé original, dont le but est d'écarter systématiquement ces inconvénients, tout en permettant de réaliser les outils envisagés moyennant le maximum de sécurité et de résistance,
La caractéristique essentielle du procédé utilisé pour l'ébauchage de la douille est que l'on utilise un poinçon de forme sphérique ou équivalente avec une matrice présentant une arête adoucie par un congé de ra@on suffisant..
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Les figures 7,8,9#lO,lltl2,13,14,15el6,17118;19 et 20 schématisent particulièrement bien les différentes phases du procédé.
Suivant l'exemple exposé, il s'agit de réaliser une houe de forme connue, Au lieu de produire une cuvette cylindrique, telle qu'illustrée auxfigures 5 et 6, suivant l'invention, on réalise tout d'abord un ébauohage en forme de oalotte sphérique 8 ou de forme approximativement telle. Dans ce but, on utilise- ra un poinçon et une matrice de forme appropriée, comme exposé précédemment, Il résulte de cette disposition que le métal se trouvant en dessous de la ligne 4,1,5, quoique ne venant guère
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dans de meilleures conditions que pour l'emboutissage aylindri- que, subit cependant avec facilité la déformation sphérique, dans la partie sollicitée par l'outtl.
Mais, ce qu'il convient de constater, c'est l'aisance avec laquelle le métal venant de la partie se trouvant au-dessus de la ligne 4,1,5, glissera dans les outils suivant une courte constante sans rencontrer l'arête. Cette aisance-sera telle que tout le métal nécessaire à la formation de la calotte, pourra venir de cette région sans que les efforts de traction dans la région 7, n'atteignent la limite élastique du métal. c'est-à-dire, donc sans y.provoquer ni amincissement, ni rupture.
Il est bien entendu, que cette forme préconisée sphérique /peut légèrement varier dans certaines cas, notamment suivant la forme finale de l'oeil de l'outil à obtenir ou pour toute autre raison. Par exemple, la forme sphérique allongée ou ovoïde présentée par les figures 9 et 10, est facile à réali- ser, sans déchirure et permettra lors de la passe suivants, de ménager une ébauche de nervure, comme schématisée à. titre d'exem- ple, aux figures 11 et 12.
D'autres variantes peuvent encore se présenter et notam- ment dans les cas difficiles pour permettre un certain passage de métal venant de la région se trouvant en dessous de la ligne
4,15, il peut être préconisé d'allonger et d'élargir la partie sphérique, vers cette région,notamment comme sohématisé aux des- sins 13 et 14, quitte à refouler le métal embouti, en cet en- droit, par une passe supplémentaire avec des outils ad hoc.
L'ébauche en forme de calotte sghérique étant obtenue à une profondeur suffisante, suivant le procédé conforme à l'in- vention, on poursuivra le travail par une ou plusieurs opérations d'emboutissage successives, afin d'atteindre la forme finale de la douille. Toutefois,pour éviter les amincissements dus aux pliages et dépliages successifs que provoqueraient les arêtes, 'le:
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poinçons à bouts plats, il est préconise d'utiliser des poinçons à bouts sphériques ou tout au moins arrondis.
Les figures 15,16,17 et 18 représentent,en coupe longitu- dinale,une pièce après des emboutissages cylindriques suc- cessifs.
Enfin. le procédé comporte une opération de finition, qui consiste, après avoir perce le.fond de la calotte 8 d'un orifice 9, à opérer un mandrinage, qui élargit le dit trou et donne la forme définitive de la douille. Ces deux opérations sont illus- trées aux figures 19 et 20 annexées.
A titre d'opération supplémentaire, on peut opérer le rognage, la formation des nervures et rebords, la courbure de lames, etc..lesquels peuvent être exécutés pendant l'une des dernières passes de l'emboutissage, ou bien encore par des opé- rations supplémentaires.
En outre, les chanfrein, meulage et parachèvement s'exécu- tent suivant les processus habituels.
, Il est entendu que le procédé conforme à l'invention s'ap- plique quelle que soit la forme de l'outil, pour autant qu'il comprend une douille.
Par exemple, les figures 21 à 25 illustrent deux autres formes d'exécution,et notamment les figures 23,24 et 25 montrent l'application du procédé à un outil dans lequel la douille est disposée centralement.
Il est bien compréhensible que les différentes phases du Procédé oonforme à l'invention peuvent être exécutées à l'inter- vention d'outils divers, lesquels peuvent être combinés entre eux et eventuellement même, être combinés en machines automati- ques, susceptibles de réaliser les différentes opérations suc- cessives.
REVENDICATIONS.
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