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BREVET D'INVENTION.
" Perfectionnements apportés aux procédés et dispositifs pour décortiquer et pulvériser les céréales, notamment en vue de les transformer en farines ".
L'invention est relative aux procédés et dispositifs pour aécortiquer et pulvérLser les céréales ; et elle concerne plus spécialement (parce que c'est dans leur cas que son appli- cation parait devoir offrir le plus d'intérêt), mais non exclu- sivement, parmi ces procédés et dispositifs, ceux utilisés pour transformer ces céréales,et plus particulièrement du blé,en fa- rines.
Elle a pour but, surtout, de rendre ces procédés et dispositifs tels qu'on obtienne une pulvérisation régulière et homogène des diverses couches constituant les céréales traitées, les particules étant détachées de ces grains sous une forme pra- tiquement sphérique et sans que les propriétés physiques ou
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chimiques des matières soient modifiées, contrairement à ce qui se produit quand on procède à une décortication ou à une moutu- re par écrasement.
Elle consiste, principalement -- pour ce qui est des procédés du genre en question -- à introduireles matières à traiter dans une caisse avec garniture abrasive interne et à faire tourner ladite caisse autour de son axe de manière telle que lesdites'matières, sous l'action combinée de la force cen- trifuge et de la pesanteur, soient déplacées en contact avec la surface abrasive et à une vitesse telle que l'usure de tous les grains se fasse d'une manière homogène et par couches successi- ves ;
et -- pour ce qui est des dispositifs du genre en ques- tion@à leur faire comporter au moins une caisse cylindrique, par exemple à section transversale ovale, et portant sur sa face interne un revêtement abrasif et à munir ladite caisse de moyens propres à entraîner celle-ci à une vitesse déterminée pour laquelle on obtient l'usure progressive et sur toute la s,rface des matières introduites dans ladite caisse.
Elle consiste, mises à part ces dispositions priiici- pales, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de pré- férence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'ap- plication ainsi que certains moaes de réalisation desdites ais- positions ; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits indistriels nouveaux, les dispositifs compor- tant application desdites dispositions ou convenant à la mise en oeuvre cesdits procédés, les éléments et outils spéciaux pro- pres à leur établissement, les installations équipées avec de semblables dispositifs ainsi que les matières, plus spéciale- ment les farines, ootenues à l'aide de ces procédés et disposi- tifs.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à
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l'aide du complément de description qui suit ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication.
Les fig. 1 et 2 montrent, respectivement en éléva- tion et en coupe transversale selon II-II fig. l, un disposi- tif établi conformément à un., premier mode de réalisation de l'invention.
Les fig. 3 et 4 montrent, respectivement en coupe longitudinale et en coupe transversale selon IV-IV f ig. 3 un dispositif établi selon un deuxième mode de réalisation de l'invention.
Les fig. 5 et 6 montrent, respectivement en coupe longitudinale et en coupe transversale selon VI-VI fig. 5 un dispositif établi selon un troisième mode de réalisation de l'invention.
Selon l'invention et plus spécialement selon celui de ses modes d'application ainsi que ceux des modes de réali- sation de ses diverses parties auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence,' se proposant de traiter des ma- tières céréales et en particulier du blé pour les décortiquer et les pulvériser à sec en vue de les transfor-er en farine, on s'y prend comme suit ou de façon analogue.
On constitue une caisse, ayant une forme cylindrique et dont la section transversale est de préférence ovale (fig.
1-2 et 5-6) ou circulaire (figs. 3-4), en lui faisant comporter une enveloppe, extérieure 1 et une garniture abrasive 2 qu'on applique sur les faces internes de ladite enveloppe. On peut constituer ladite garniture par un enduit en matières abrasives @ (poudre de silex, de quartz ou autres) ou par des tôles striées ou cannelées.
On monte ladite caisse sur un arbre central 3 qu'on qupporte par des paliers 4 et on prévoit pour ledit arbre des moyens d'entraînement tels qu'une poulie ou un engrenage 5.
Quand on utilise une caisse de section autre que circulaire, par
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exemple ovale, il y a avantage à caler plusieurs caisses ana- logues sur un même arbre en les décalant les unes par rapport aux autres pour é quilibrer les couples rotatifs et pour facili- ter la mise en marche.
Pour l'exemple selon les fig. 1 et 2 on introduit les céréales et on enlève les matières traitées par au moins une ouverture 14 qu'on ménage dans la paroi latérale de chacune des caisses et qu'on peut fermer par des volets.
Pour l'exemple selon les fig. 3 et 4 on donne à la caisse 1 une forme cylindrique circulaire et on augmente la surface abrasive en logeant coaxialement dans ladite caisse un tambour cylindrique 6 portant extérieurement une garniture- abrasive 7, ledit tambour étant avantageusement entraîné en rotation et en sens inverse par rapport à la caisse 1. A cet efret on peut caler le tambour intérieur 6 sur l'arbre 3 en- traîné par une poulie ou un pignon 5 et monter la caisse 1 li- brement sur ledit arbre en l'entraînant en sens inverse par rapport au tambour par l'intermédiaire d'un engrenage 8. Comme l'ensemble de l'appareil est cylindrique, il suffit de monter une seule caisse sur l'arbre 3 et dans ce cas on peut utiliser l'arbre 3 pour l'introduction et/ou l'enlèvement continu des matières pendant la marche.
A cet effet on peut constituer l'ar- bre par deux tourillons creux. Les céréales à traiter sont in- troduites par le tourillon 3a qu'on fait communiquer avec l'in- térieur de la caisse par au moins une ouverture 9. Dans le tam- bour cylindrique 6 on ménage des trous 10 et lintérieur dudit tambour communique avec l'autre tourillon creux 3b dans lequel on fait agir une source de dépression qui aspire les matières au fur et à mesure qu'elles se détachent des grains.
Pour l'exemple selon les fig. 5 et 6 on a recours à plusieurs caisses ovales calées sur un arbre creux. Dans cha- que caisse on loge une caisse,cylindrique calée également sur l'arbre 3 de sorte que l'ensemble est entraîné en rotation dans
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le même sens par le poulie 5. Dans les extrémités on loge des pales 11, garnies d'abrasifs et ayant avantageusement une forme courbée pour favoriser le brassage des matières. On monte les- dites pales sur des axes 12 supportés par les parois latérales de la caisse 1 et entraînés en sens inverse par rapport à l'ar- bre 3, par exemple en ayant recours à un pignon fixe 13 engre- nant constamment avec des roues 15 calées respectivement sur les axes 12.
L'introduction des matières peut avoir lieu par des ouvertures 14 ménagées dans la paroi de la caisse 1, comme pour l'exemple selon les fig. 1 et 2,alors que l'enlèvement desdites matières a lieu pendant la marche de l'appareil par l'effet d'une dépression transmise par l'arbre creux 3 et par des trous 10 ménagés dans le tambour cylindrique 6 comme pour l'exemple selon les fig. 3 et 4.
Ayant introduit une certaine quantité de grains dans la ou les caisses, constituées comme indiqué plus haut, on fait tourner l'arbre 3 à une vitesse telle que par l'action combinée de la force centrifuge et de la pesanteur on obtienne la mise en contact avec mouvement relatif des matières avec les surfa- ces abrasives et qu'il se- produise une usure homogène des cou- ches de même nature, ces couches étant transformées en poudre pendant la même période pour tous les grains ou fragments de grains.
La vitesse dépend des,caractéristiques de l'appareil, notamment de ses dimensions et de da forme, de l'importance de la charge et de la nature des grains qui constituent cette charge. Cette vitesse ne peut être déterminée qu'expérimenta- lement et se tient entre des limites qui, en pratique, sont @ relativement étroites .
C'est ainsi que pour une caisse cylindrique et de section ovale ou elliptique, le grand diametre étant d'environ deux mètres, le petit diamètre d'environ un mètre et la lon- gueur d'environ 75 cm, la vitesse ae rotation optimum, pour des grains de blé normaux, est égale à 33 tours par minute pour une
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cnarge de crains d'environ 100 legs.
Dans les mêmes conditions on obtient pour une vitesse c.'au moins 35 tours par minute une projection ae la charge, sous l'effet de la force centrifuge, vers les extrémités du .,,rand axe de l'ellipse sans aucun effet d'usure ou ce pulvéri- sation.
A 29 tours par minute et au-dessous,- la force centri- fuge est insuffisante pour éviter une projection brutale des grains contre les parois abrasives d'où.pulvérisation irrégu- lière, écraser..ent des grains, etc.
En pratique les dimensions et la vitesse susindi- quées correspondent aux meilleures proportions mais, bien en- tendu, ces dimensions peuvent varies homothétiquement dans une très grande mesure .
En procédant comme indiqué plus haut on obtient, com- me déjà dit, une usure régulière et identique, par couches successives, de tous les grains de blé.
Par exemple après 18.000 tours environ tous les grains sont (à supposer qu'il s'agisse du blé) complètement débarrassés de leur couche superficielle (son). Si on évacue alors la farine formée, on ne recueille que de la farine de son.
Au bout de 12.000 tours supplémentaires, les grains sont débarrassés de leurs assises protéiques.
Enfin, au bout de 10.000 tours surpplémentaires, l'a- midon est transformé en farine et il ne reste plus dans l'appa- reil que les germes.
De multiples expériences, ont prouvé que l'usure des matières non-homogènes, constituées par tous les grains ou ana- logdes? suit une loi rigoureusement précise quelles que soient lears dimensions ou leur état.
En suite de quoi on obtient un procédé et un dispo- sitif qui répondent bien au but qu'on s'est proposé à'attein-
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dre et qui permettent, entre autres, d'obtenir par des moyens simples et économiques, la transformation, par couches succes- sives, des céréales ou matières analogues en farines ou autres produits pulvérisés, sans modifier leurs qualités physiques ou chimiques, les différentes sortes de farines pouvant être sépa- rées des matières, qui ne sont pas encore pulvérisées, au fur et à mesure de leur obtention.
Comme il va de soi, et comme il résulte déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d'application non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant plus spécialement été indiquées; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.
RÉSUMÉ.
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