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Il MODE D'ASSEMBLAGE DE TUYAUX.
Les conditions générales auxquelles doivent satisfaire les assemblages de tuyaux sont la solidité, l'étanchéité aux pressions du fluide évoluant, une certaine mobilité entre les éléments de tuyaux assemblés, le montage facile et rapide par des ouvriers non spécialisés, ainsi que l'élimination de toutes matières pouvant se corroder rapidement. Dans les conduites en aluminium, en cuivre ou en acier inoxydable, il faut éviter tout assemblage qui exige une opération de chauffage préalable parce que celle-ci dénature le métal et favorise la corrosion.
Il existe des systèmes d'assemblage par taraudage ou par raccords combinés qui satisfont à la plupart de ces désiderata.
Les uns ont l'inconvénient d'exiger une main-d'oeuvre experte, les autres coûtent cher.
L'objet de la présente invention est un mode d'assemblage de tuyaux de section quelconqme qui évite ces écueils.
Il consiste à employer une garniture en matière plastique ou élastique, armée ou non, recouvrant les deux bouts de tuyaux à assembler et enfermée sous une forte compression dans un manchon
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approprié. La mise en place se fait au moyen d'outils de serrage de manière que la matière plastique ou élastique, formant joint, subisse la déformation nécessaire à assurer l'étanchéité et la so- lidité de l'assemblage et de telle sorte qu'après enlèvement des outils la tension exercée par ceux-ci se trouve conservée dans le manchon. A cette fin celui-ci se compose d'une part d'une bande à enrouler autour du joint et se terminant à chacune de ses deux ex- trémités par un rebord, d'autre part d'une pièce en forme de griffe qui s'emmanche sur les dits rebords et assure leur fixation réci- proque.
En nous reportant au' dessin ci-annexé nous allons décrire un exemple de réalisation de l'assemblage suivant la présente inven- tion.
La figure 1 représente une coupe longitudinale de l'assem- blage de deux tuyaux cylindriques et la figure 2 une coupe verticale au travers du même assemblage perpendiculairement à l'axe des tuyaux. e "a " et "b " sont les tiyaux à assembler ; "@" est une bague de distance d'emploi facultatif, 'd désigne la garniture de joint, étant la matière plastique ou élastique; "e Il est la bande circu- laire enveloppant le joint et portant à ses deux extrémités les rebords "f Il et "g "; Il ¯4 Il désigne la griffe qui vient s'emboîter sur ces rebords et assure leur fixité.
On remarquera que ces rebords présentent pour leur assemblage avec la griffe des arêtes en queue d'aronde Il .1 "; quant à leur face apposée elle est taillée en biseau :k Il et Il l ", de manière à assurer une continuité complète du manchon sur tout le pourtour du joint "d " et à réaliser en même temps un calage solide des dits rebords entre eux.
Le montage pourra se faire de la façon suivante: Avant mise en place du second tuyau on glissera sur celui-ci ou sur l'autre le joint "d Il et le manchon Il e " puis on placera l'éventuelle bague
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de distance 'c ". Le second tuyau sera mis en place et l'on déplace+ ra le joint 'd " et le manchon jusqu'à l'endroit qu'il doivent occuper. L'outil représenté dans la figure 3 est une pince servant à la tension de la bande " e "; elle comporte de longs bras permettant un très grand effort et des machoires à rotule épousant au mieux la forme extérieure du manchon.
Elle agit soit sur le pourtour de la bande, soit sur la face extérieure "i " des rebords et rapproche ceux-ci de manière énergique en assurant l'adaptation exacte des faces internes "k " et Il L Il. La bande " e " doit évidemment avoir une longueur bien déterminée pour que sous l'action de serrage les deux faces "i" des rebords se placent à une distance déterminée, qui est celle de l'ouverture de la griffe "h ". Celle-ci est emmanchée sur les deux rebords de manière à les coiffer entièrement. Dès lors l'outil de serrage peut être enlevé et l'assemblage est terminé.
Il se conçoit qu'il est des plus simples, peu encombrant, très bon marché, facile à monter convenablement, même par des ouvriers inexpérimentés. Il n'exige aucine préparation des tuyaux et est d'une solidité et d'une étanchéité parfaites. La bande de serrage peut être sollicitée à son maximum admissible permettant ainsi un serrage des plus énergiques du joint.
Enfin on se rend compte que l'assemblage décrit permettra en tous temps une démontabilité facile et rapide, en procédant en sens inverse.
L'assemblage suivant l'invention convient pour toutes espèces de tuyaux quelle qu'en soit la matière constitutive.
Pour former le joint "d " on emploiera suivant le fluide contenu dans les tuyaux, suivant les pressions à vaincre, suivant la matière des tuyaux ou toutes autres sujétions quelconques une matière plastique ou élastique, armée ou non, par exemple le caoutchouc mou ou durci, l'amiante, la bakélite et tous composés similaires ou encore des métaux, tels que le plomb, le cuivre, l'aluminium, l'acier inoxydable, etc.
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Au surplus il est bien entendu que l'invention ne se limite pas aux détails de réalisation tels que décrits--dans l'exemple ci-dessus.
Ainsi sans sortir du cadre de l'invention les rebords "f " et Il il " pourront avoir d'autres contours que ceux de la figure 2 ; de même dans certains cas on pourra se dispenser de les tailler suivant des biseaux "k et Il Il. Il est aussi possible dans certaines formes de réalisation de conformer l'une des extrémités de la bande en forme de griffe pouvant s'emboîter sur le rebord de l'autre extrémité et de supprimer ainsi la griffe séparée. Bien entendu pour le serrage on pourra également utiliser tous autres outils adéquats.
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E T : r I C r'1 i I I: S . 1 " Mode d'assemblage de tuyaux, caractérisé par l'emploi d'un joint
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plastique ou élastique Il d " couvrant aimulairement la paroi périphé- rique des deux bouts de tuyaux " a " et " b " à réunir et comprimé sur tout son pourtour par une bande Il e ", pouvant éventuellement être tendue à son maximum admissible en vue du serrage énergique du joint "d " et coiffée d'une griffe de fixation "b ".