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pour perfectionnement aux machines à attendrir les viandes par Monsieur BARTIER Joseph, rue Hamoir I94.à La Louvière La présente invention a pour objet une nouvelle machine à attendrir les viandes d'une conception telle que le déplace- -ment vertical des pièces mobiles entraînées s'effectue télescopiquement suivant des axes qui coupent un axe horizontal de la pièce entraînante sur laquelle repose et que le dégagement des couteaux tors de la viande à la course ascendante soit assuré automatiquement au moyen d'un dispositif libre prenant simplement appui sur les pièces entrainées et agissant par gravité.
La description de ces dispositifs est donnée ci-après.
Les fig. I et 2 représentent respectivement une vue de face et une vue de profil de la machine.
Les fig. 3 et 4 représentent une première solution du disposi- -tif de dégagement des couteaux.
Les figures 5 et 6 représentent une variante de ce dispositif.
Un bâti A (fig.I et 2) supporte l'ensemble du mécanisme; un levier à main D commande un secteur denté C qui engrène avec une crémaillère faisant corps avec l'arbre vertical B qui peut coulisser dans le bati et au repos, est maintenu dans sa posi- -tion la plus élevée par un ressort de rappel,non représenté sur les dessins.
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A l'arbre B est fixé un mandrin E supportant les couteaux multiples F.
D'autre part, un plateau H à travers lequel peuvent passer les couteaux F repose par son simple poids sur le mandrin E. par ex. par l'intermédiaire des saillies X solidaires du plateau H et est guidé par deux tubes verticaux qui font corps avec lui et enveloppent des guides L fixés au bati A. Ces tubes K sont placés de telle sorte que leurs axes coupent un axe horizontal du mandrin E. Sous l'action de la pesanteur, l'ensemble, plateau H et tubes K. suivra dans sa course descendante le mandrin E tant qu'il ne sera pas retenu par un obstacle placé entre le dit plateau H et la base M du bâti. Cet obstacle est normale- -ment la pièce de viande à attendrir. La disposition des tubes K concentriquement aux guides L et coupant un axe horizontal du mandrin E (pièce)entrainante) a pour effet d'assurer la répartition égale de la pression du plateau H sur la viande.
A la course ascendante le plateau H et les tubes K seront entraînés par le mandrin E aussitôt que celui-ci reviendra en contact avec le'plateau H. Afin d'éviter que ce plateau H ne remonte auparavant et pour assurer par conséquent le dégagement des couteaux,chacun des tubes télescopiques K est pourvu d'un dispositif de calage N qui constitue une caractéris- -tique de l'appareil et est décrit ci-après (fig.3 à 6 ) Une masse pesante I repose partiellement ou totalement sur une pièce 2 solidaire du mandrin E lorsque celui-ci est en haut de sa course (fig. 3 et 5) Elle prend appui d'autre part,direc- -tement (fig. 3 et 4) ou par l'intermédiaire d'une pièce arti- -culée (fig. 5 et 6) sur une pièce 3 solidaire du tube K et par conséquent du plateau H.
Cette masse pesante I sous l'action de la pesanteur suit le mandrin E dans sa course descendante.
Dans une première solution,représentée aux fig. 3 et 4, la masse pesante I est constituée par un rectangle,disque ou solide d'autre forme, percé d'un trou dont le diamètre est légèrement supérieur à celui du guide sur lequel il coulisse comme le tube K lui-même; cette masse pesante I repose par une de ses extrémité sur la butée 2 solidaire du mandrin E (fig.3) et prend appui par l'autre extrémité sur la pièce 3 solidaire du
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plateau H.
Dans la solution représentée aux fig. 5 et 6, la masse pesante est constituée par un disque ou rectangle percé comme précédemment, elle repose sur la fourche 2 solidaire du mandrin E (fig.5) (fourche qui peut être remplacée par tout autre moyen de support) et, par l'intermédiaire des deux leviers articulés 4 et des deux demi-bagues 5, prend appui dans une cuvette ou sur un plateau à rebords 3, ceux-ci ayant pour but de limiter la course latérale des demi-bagues 5; ce plateau est fixé à la partie supérieure du tube K et afin d'empêcher la retation des demi-bagues 5 celles-ci sont prolongées par des tiges 6 qui coulissent à travers une fente ménagée dans les rebords du plateau 3. La fourche 2 présente une ouverture suffisante pour éviter tout contact avec le plateau
3 dans la course descendante.
Cela étant, le fonctionnement de la machine est le suivant:
Une pièce de viande à traiter étant placée sur la base M, on abaisse le levier à main D, ce qui a pour résultat de faire des- -cendre le mandrin E qui entraine dans sa descente le plateau H . et les masses pesantes I jusqu'au moment où le dit plateau H entre en contact avec la pièce de viande. A ce moment, cette dernière retenant le plateau H, le mandrin E seul continue à descendre et ses couteaux pénètrent dans la viande.
Quant aux masses pesantes I, elles perdent également contact avec les pièces 2 et subissent donc librement l'effet de la pesanteur.
Dans la première solution (fig. 4) chacune des masses I oscille autour de la pièce 3, l'appui pouvant être réalisé de plusieurs façons, par ex. en forme de couteau comme représenté ; lapièce
I se placera obliquement et de ce fait coincera le guide sur lequel elle coulisse.
Dans le cas de la deuxième solution (fig.6) la pièce I continuera à descendre verticalement et par l'intermédiaire des leviers arti- -culés 4 fera déplacer latéralement vers le guide L les deux demi- bagues 5 qui, elles aussi coinceront ce guide.
Les couteaux ayant percé la viande, on remonte le levier D et par- suite le mandrin E. Le dégagement des couteaux hors de la viande est alors assuré du fait que le plateau H appuyant sur cette viande ne peut remonter en même temps. En effet, la pesenteur
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continuant à agir sur les masses I, tout effort de remontée du plateau H exercera une pression sur les points d'appui des pièces 3 et par suite augmentera le coinçage sur les guides L. D'autre part, au moment où le mandrin E viendra reprendre le contact avec le plateau H, les pièces 2,remontées simultanément, soulèveront les masses pesantes I, décoinçant les guides L par le fait même, et permettant la course ascendante de tout système.
Il est évident que les guides L peuvent avoir des sections de forme quelconque, pleine ou creuse, et qu'il suffit que les pièces destinées à les coincer épousent la forme du guide, soit à l'exté- -rieur, soit à l'intérieur.