<Desc/Clms Page number 1>
Procédé de fabrication d'électrodes condensatrices.
L'invention se rapporte à un procédé de fabrication d'électrodes condensatrices composées de plusieurs anneaux concentriques de hauteur et d'épaisseur sensiblement égales disposés, à équidistance les uns des autres, sur une base commune. On connaît déjà des électrodes condensatrices de ce genre, obtenues en fixant plusieurs anneaux, par exemple par soudure, de façon concentrique à une base commune. En outre, on a déjà proposé de produire ces électrodes en dispo- sant plusieurs pièces en forme de gobelet concentriquement l'une par rapport à l'autre et en fixant leurs bases l'une à l'autre. Le condensateur est constitué par deux électrodes de @
<Desc/Clms Page number 2>
ce genre dont l'une peut être glissée dans l'autre.
La présente invention consiste à produire l'électro- de entière à partir d'un seul morceau de matière et en une seule opération à l'aide du procédé dit "procédé de filage à froid (Kaltspritzverfahren)", c'est-à-dire un procédé dans lequel la matière est forcée par pression, à froid, à travers une fente étroite. On-utilise ce procédé, par exemple, pour la fabrication de pièces en forme de gobelet à partir d'un seul morceau de matière, par exemple, d'aluminium, cette ma- tière étant forcée par pression à travers une seule fente (filière).
Toutefois, la fabrication de pièces de forme plus compliquée dans laquelle la matière est pressée à travers plu- sieurs fentes à la fois, entraîne, comme on le sait, des in- convénients qui résident 'dans le fait que la déformation voulue est limitée à des régions déterminées et qu'en d'autres points, cette déformation ne se produit qu'imparfaitement ou pas du tout. Ce phénomène est probablement dû au fait que la matière s'écoule, de préférence, vers les régions dans lesquelles la résistance à la déformation et la résistance de frottement sont minimum. Pour cette raison, le procédé de filage à froid était limité à la fabrication de pièces de forme simple. Conformément à l'invention des mesures particulières permettent de produire par ce procédé également des pièces de forme très compliquée.
On part alors des considérations suivantes: lorsqu'on examine la pièce avant et après la déformation, on s'attendrait à ce que la matière de chaque anneau provint d'une région de matière non encore amenée à sa forme finale, qui se trouve au voisinage immédiat de l'anneau envisagé. Si, comme le montre la Fig. 3, les écartements des anneaux sont divisés en deux, il serait logique de présumer que, si l'on
<Desc/Clms Page number 3>
considère les régions comprises entre ces lignes de séparation comme des "régions de provenance" des anneaux, on obtiendrait avec ces régions de provenance apparentes des anneaux de hauteur égale si la largeur b de ces régions était égale pour tous les anneaux.
En procédant suivant cette idée logique, on trouve, toutefois, que les anneaux intérieurs ne se forment que très imparfaitement et que le produit obtenu est inutilisable en pratique. Il en résulte que la résistance à la déformation s'accroît fortement vers le centre. La demanderesse a trouvé que: les régions de provenance réelles diffèrent des régions de provenance apparentes. Par l'expression "région de provenance réelle d'un anneau" on doit entendre ci-après la région d'où provient la matière qui constitue l'anneau en question.
Se basant sur ces considérations, la demanderesse a trouvé qu'en donnant à l'outil à utiliser une forme exactement déterminée, on peut agir sur la forme des régions de provenance réelles de telle façon que la forme finale de la pièce à produire puisse être déterminée au préalable.
Conformément à l'invention on réduit la région de provenance apparente de l'anneau extérieur. On a trouvé que, du centre vers l'extérieur, les régions de provenance réelles des anneaux se trouvent ainsi réduites de plus en plus.
Comme il a été dit, la résistance à la déformation s'accoit de l'extérieur vers le centre et plus les anneaux sont rapprochés du centre, plus leur hauteur diminue.
Conformément à l'invention, les régions de provenance réelles des divers anneaux sont influencées de telle façon que l'augmentation de la résistance à la déformation vers le centre, augmentation que provoque la différence en hauteur des divers anneaux, soit neutralisée et qu'il soit possible d produire des pièces du genre précité à partir d'un seul
<Desc/Clms Page number 4>
morceau-de matière par le procédé de filage à froid.
On comprendra mieux l'invention en se référant au dessin annexé qui ne montre, pour plus de clarté, qu'un petit nombre d'anneaux. Il est évident, toutefois, que le procédé objet de l'invention, permet aussi de produire des électrodes qui comportent un nombre quelconque d'anneaux.
La figure 1 représente une électrode condensatrice composée d'une base 1 et d'anneaux 2, 3 et 4, la base étant munie d'une bride 5. Il serait possible d'établir cette pièce au tour. Conformément à l'invention, on la produit par le procédé de filage à froid. On utilise ce procédé comme il a été dit, pour la fabrication de pièces de forme simple, par exemple en forme de gobelet, un dispositif composé de deux parties étant employé dans ce cas. Se basant sur ce qui est connu, on arrive au dispositif représenté sur la Fig. 2. Ce dispositif comporte un poinçon mobile et une table fixe 6 sur laquelle est placé un flan P. Le poinçon comporte un corps 7 à ouverture cylindrique et plusieurs pièces annulaire: 9 et 10.
En 11, l'ouverture cylindrique du corps 7 est évasée pour permettre la production de la bride nécessaire pour permettre d'enlever aisément la pièce moulée du moule. La demanderesse à trouvé, toutefois, qu'un moule de ce genre serait complètement inutilisable parce qu'on obtiendrait des électrodes analogues à celle représentée sur la Fig. 3.
Il est impossible d'obtenir avec ce dispositif des électrodes dont les anneaux intérieurs aient tous une hauteur suffisante. La demanderesse a trouvé que ceci peut être expliqué comme suit:
La Fig. 3 montre schématiquement les régions de provenance apparentes. La région de provenance apparente 12 de l'anneau extérieur est sensiblement égale aux régions de
<Desc/Clms Page number 5>
provenance apparentes 13 et 14 des anneaux situés vers l'in- térieur. On a trouvé, toutefois, qu'avec l'emploi de ce moule les régions de provenance réelles des anneaux extérieurs sont beaucoup plus grandes que celles des anneaux intérieurs et que les régions de provenance réelles diminuent vers l'inté- rieur. Ce phénomène est dû à la plus grande résistance à la déformation rencontrée par la matière au voisinage des anneaux situés vers l'intérieur.
Conformément à l'invention, on peut remédier à cet inconvénient en réduisant la région de prove- nance apparente de-l'anneau extérieur. On a trouvé qu'on agit ainsi sur les régions de provenance réelles de tous les anneaux de telle façon que les quantités de matière disponi- bles pour la formation des divers anneaux diminuent vers l'extérieur, ce qui a pour résultat que tous les anneaux prennent sensiblement la même hauteur. On peut réaliser ceci, par exemple, en omettant l'évasement annulaire 11 (Fig. 2) qui, à première vue, paraissait nécessaire pour obtenir la forme voulue. On obtient alors une électrode à surface exté- rieure lisse comme représentée sur la Fig. 4 dont les anneaux ont sensiblement la même hauteur.
Comme on le voit, la région de provenance apparente 15 de l'anneau extérieur est plus petite que la région de provenance apparente 16 de l'anneau suivant, les régions de provenance apparentes des autres an- neaux étant égales. Il se produit ainsi une ouverture centra- le ayant une partie rétrécie qui peut être utilisée pour l'ex- pulsion de la pièce moulée.
Il ressort donc de ce qui précède, qu'un déplace- ment radial de la matière lors de la déformation est nécessai- re pour obtenir la déformation voulue. Il faut, à cette fin, que l'épaisseur de la base de l'électrode terminée soit grande par rapport à l'épaisseur des anneaux, par exemple quatre fois @
<Desc/Clms Page number 6>
plus grande. De faibles écarts de la hauteur des anneaux peuvent être corrigés de la manière connue dans la technique.
Une électrode conforme à l'invention, comportant la bride 5 montrée sur la Fig. 1, peut être établie à l'aide de la presse à mouler de la Fig. 5. Cette presse comporte une table 17 sur laquelle est disposé un corps 18 qui ne se déplace pas avec le poinçon et qui présente une rainure annulaire 19. P désigne le flan. Le poinçon comporte un mandrin central 20 et des pièces annulaires 21, 22 et 23. On a trouvé qu'avec ce mode de construction du moule la région de provenance apparente de l'anneau extérieur est également plus petite que celles des autres anneaux de sorte qu'on obtient l'effet voulu. La face inférieure de la base de l'électrode peut avoir tout profil voulu qui est produit en même temps.
La demanderesse a trouvé que l'agrandissement de la région de provenance pour l'anneau intérieur, agrandissement qui peut être obtenu, par exemple, par l'omission ou la réduction de l'ouverture prévue dans la base, agit presqu'exclusivement sur la déformation de l'anneau intérieur, mais ne s'étend pas aux anneaux situés plus vers l'extérieur, une ouverture centrale étant, par conséquent, toujours nécessaire. Ceci n'entraîne, toutefois, aucun inconvénient parce que cette ouverture peut servir très bien à la fixation de l'électrode au condensateur, ce qui est important, plus particulièrement, avec les condensateurs réglables. Dans ce-cas, l'ouverture peut être traversée, par exemple, par un axe sur lequel l'électrode peut être déplacée.
Outre le mode de fabrication peu coûteux, l'électrode conforme à l'invention procure l'avantage supplémentaire d'un écartement mutuel égal des divers anneaux. De (\ plus, toutes les électrodes établies avec le même dispositif,
<Desc/Clms Page number 7>
sont rigoureusement identiques, ce qui permet de maintenir très faibles les.écarts de capacité des divers condensateurs.
Comme matière constitutive il est à considérer, tout d'abord l'aluminium et,en outre, le laiton à teneur suffisante en cuivre, le plomb et le zinc. D'une façon générale, on peut utiliser toutes les matières employées dans le procédé de filage à froid. Il peut être avantageux de chauffer le flan au préalable. Si l'on utilise de l'aluminium, la tempéra- ture de chauffage doit être, de préférence, de 200 C environ.