<Desc/Clms Page number 1>
Procédé de revêtement et de protection des oorps poreux, tels que : béton, mortiers, pierres, briques, papiers, cartons.* ouirs, etc...
Cette invention se rapporte à un procédé de revêtement et de protection des corps poreux permettant l'emploi de résines naturelles ou synthétiques, de aellu- lose, de leurs dérivés ou de tout autre corps protecteur susceptible d'être dissous dans un solvant volatil et assurant au revêtement protecteur une adhérence de rami- fioation considérable sur le support, en même temps qu'une élasticité permettant d'amortir les mouvements relatifs du support et de la couche protectrice,
<Desc/Clms Page number 2>
Ce procédé permet l'emploi de solutions dans des solvants appropriés,
de résines naturelles ou synthétiques de cellulose ou de leurs dérivés ou de tout autre corps protecteur similaire auxquels les procédés de revêtement usuels ne confèrent qu'une adhérence imparfaite et qui ont l'inconvénient de se décoller par plaques de leur support.
Le procédé de revêtement qui va être décrit et qui fait l'objet de la présente invention, peut être appliqué au pistolet, au pinceau ou à la truelle. Il peut utiliser tous les corps protecteurs capables d'être mis en solution dans des solvants volatils appropriés, sous la condition que ces solutions puissent être émulsionnées avec de l'eau ou un autre liquide à évaporation lente,par rapport aux solvants volatils mentionnés plus haut, et oapables de pénétrer par capillarité dans les pores du support à protéger,
La protection recherchée peut jouer vis-à-vis des liquides ou vapeurs acides ou alcalins, vis-à-vis de l'eau, des alcools, des essences ou des phénols et, en général, de tous les hydrocarbures. Il suffit de choisir le corps protecteur pour répondre à chaque cas particulier posé.
L'exemple qui va suivre et sur lequel les caractéristiques du procédé vont être décrites, n'est pas limitatif : soit à revêtir d'une couche protectrice la surface d'un réservoir en béton armé ou non devant contenir, par exemple, un liquide acide; la protection consistant à empêcher que le liquide acide vienne en contact avec le béton ; soit également une résine synthétique ou un mélan- ge de résines inattaquable à l'acide devant être en contact avec le béton, ces résines étant solubles dans un solvant volatil particulier, et la solution de ces résines dans ce solvant étant également susceptible d'être émul- sionnée, par exemple, avec de l'eau, l'émulsion étant rendue stable par l'emploi d'un stabilisateur d'émulsion
<Desc/Clms Page number 3>
. convenable.
On constitue d'abord une solution A formée par la dissolution de résines synthétiques ou naturelles choisies, dans le solvant volatil approprié; la proportion de cette solution pouvant varier selon l'épaisseur de la couche protectrice finale. A cette solution, on adjoindra, s'il est nécessaire, des corps étrangers destinés à confé- rer à la pellicule sèche certaines qualités telles que sou- plesse, résistance aux intempéries, à la lumière ou aux ra- yons ultra-violets.
On constituera ensuite une émulsion B compor- tant :
1 - Une proportion de la solution A préalablement fabriquée, proportion variable avec la nature des résines utilisées et de leur facilité d'émulsion et qui peut, dans la plupart des cas, se rapprocher de 40%;
2 - la proportion complémentaire d'eau ou d'un autre .liquide capable de pénétrer les pores du béton et s'évapo- rant lentement, par rapport au solvant volatil employé dans la solution A ;
3 - d'un ou de plusieurs corps étrangers destinés à rendre l'émulsion stable et à lui conférer certaines qua- lités de souplesse et d'élasticité.
L'émulsion ainsi composée sera constituée par les méthodes habituelles de la pratique, au moyen de techniques qui varient avec la nature des corps à émulsionner.
Après avoir nettoyé convenablement le béton support, on passera au pinceau ou au pistolet une couche de l'émulsion B ainsi formée et on laissera cette couche sécher, Par suite de l'évaporation rapide du solvant volatil contenu dans l'émulsion B, la surface du béton à protéger se recouvrira d'une pellicule formée par les résines contenues dans la solution A. Cette pellicule durcissant rapidement, comprimera la couche de l'émulsion qui est sous elle et qui contient de l'eau ou un autre liquide à évaporation
<Desc/Clms Page number 4>
lente. De ce fait, la couche d'émulsion aqueuse pénétrera dans les pores du béton support, par capillarité, entraînant ainsi les résines émulsionnées avec elle et destinées ainsi à assurer à cette couche une adhérence de ramification profonde.
Cette pénétration s'effectuant normalement lentement, sera accélérée par la pression exercée par la pellicule extérieure durcissant progressivem ent.
A un certain moment, l'eau ou le liquide à évaporation lente contenu dans l'émulsion et n'ayant pas encore pénétré dans le support, sera comprimé et viendra crever la pellicule extérieure non encore durcie complètement, pour se rassembler en gouttelettes à la surface de.celle-ci.
La courbe sèche ainsi posée sur le béton support ne sera pas continue, elle sera constituée par un réseau en forme de mailles dont les pleins seront formés par les résines et les corps étrangers solides en suspension dans l'émulsion, adhérant indissolublement sur le béton support par les ramifications capillaires qui y ont pénétré et dont les vides seront formés par les trous créés dans la pellicule sèche par l'eau comprimée venue se rassembler à sa surface ainsi qu'il a été dit plus haut,,
On comprend ainsi que si l'émulsion B comporte suffisamment de corps plastifiants,
le mode d'adhérence au béton support par ramification capillaire de la couche sèche et sa forme discontinue en réseau maillé en fassent une couche d'adhérence idéale permettant l'amortissement entre le béton support et la couche protectrice définitive qui sera posée par-dessus, des dilatations ou contractions possibles. '
Par dessus le résidu sec discontinu en forme de réseau maillé ainsi placé sur le béton support, comme il vient d'être dit, une ou plusieurs couches de la solution A seront posées au pinceau ou au pistolet.
Etant donné que le résidu sec de la solution A et celui de l'émulsion B sont de même nature, on comprend. que l'adhérence entre
<Desc/Clms Page number 5>
les couches sèches déposées par A et B sera parfaite, l'adhérence entre la couche déposée par B sur le support étant très grande, comme il a été dit plus haut; l'ensemble ne pourra plus se détacher de son support.
- : REVENDICATIONS : -
Procédé de revêtement ou de protection des corps poreux, tels que béton armé ou non, mortiers, pierres, briques, papiers, cartons, cuirs, etc... vis-à-vis de tous liquides, et en particulier de tous liquides acides, neutres ou alcalins, de toutes essences, alcools$ phénols ou hydrocarbures, etc... permettant l'emploi de résines naturelles ou synthétiques, de celluloses ou de leurs dérivés, de leurs mélanges en toutes proportions ou de tous autres corps protecteurs susceptibles d'être dissous dans un solvant volatil approprié, sous la condition que cette dissolution soit elle-même susceptible d'être émulsionnée avec de l'eau ou un liquide à évaporation lente par rapport au solvant volatil employé;
ce procédé de revêtement étant caractérisé par :
1 / l'apposition au pinceau ou au pistolet, sur le support à protéger, d'une couche de l'émulsion préalablement préparée, comportant un corps protecteur, son solvant volatil, de l'eau ou un liquide moins volatil que le solvant, avec ou sans corps étrangers destinés à servir de stabilisateur d'émulsion et de plastifiant; ladite couche étant destinée, après séchage, à former une couche d'adhérence discontinue pénétrant dans le support, par ramification capillaire.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.