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" Machine agricole pour l'arrachage des bette- raves Il.
La présente invention concerne une machine complexe, susceptible de réaliser automatiquement et rapidement le décolletage de betteraves et l'arrachage de celles-ci, les feuilles et les racines étant déposées automatiquement dans des récipients adéquats, par exemple chariot dont la caisse est divisée en deux parties basculantes et indépen- dantes l'une de l'autre.
Il est connu que l'arrachage automatique des betteraves
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présente certaines difficultés provenant notamment du fait que les plantes sont disposées plus ou moins irrégulière- rient dans la même ligne et qu'elles dépassent du sol d'une quantité également variable.
De plus, il importe avant l'arrachage, de débarrasser la racine âes feuilles et d'amener celles-ci dans un récep- tacle déterminé pour réduire la main-d'oeuvre nécessaire au rassemblement et à l'évacuation de ces feuilles. L'arrachage proprement dit constitue également une opération difficile, du faitde la résistance relativement grande, opposée par la racine des betteraves à l'arrachement. Cette résistance pro- vient surtout de la pénétration profonde dans le sol de la racine principale. Ces différentes difficultés sont aisément surmontées moyennant l'application des prescriptions simples conformes à l'invention et détaillées ci-après.
En ordre principal, il convenait d'assurer un guidage parfait du couteau ou de l'outil approprié, pour le coupage des feuilles à leur naissance, c'est-à-dire à l'endroit de leur jonction avec la racine appelé " Collet ". Ce guidage est d'autant plus difficile que les betteraves sont placées en alignement plus ou moins imparfait. Dans ce but, le gui- dage de toute la machine s'effectue sur les betteraves elles- mêmes, par la disposition de deux patins, montés élastique- ment sur le bâti de la machine et agencés de manière à suivre exactement et successivement toutes les betteraves d'un même alignement. Entre ces patins est disposée une plaque substan- tiellement verticale, montée sur un axe horizontal et pouvant librement osciller suivant la position des betteraves, avec lesquelles elle entre en contact.
Le bord inférieur de cette plaoue est taillé en biseau, de manière à pouvoir ainsi divi- ser les feuilles en deux gerbes se plaçant automatiquement de part et d'autre de cette plaque. Celle-ci forme le support
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d'un couteau, disposé horizontalement et obliquement à l'ar- rière des patins, juste à hauteur de la tête des betteraves.
Ce couteau est destiné à sectionner les betteraves au collet afin de les séparer des feuilles qui se trouvent, par ce fait, tenues attaohées' l'une à l'autre comme en un bouquet.(La ré- colte des feuilles entières a, en Belgique, une valeur dont il faut tenir compte. La récolte d'un hectare se paie, prise sur place, de 600 à 800 francs).
Un dispositif transporteur approprié est placé juste derrière ce couteau pour évacuer les feuilles sectionnées.
Il convient alors d'arracher les betteraves ainsi sépa- rées de leurs feuilles.
L'inventeur a estimé tout d'abord qu'il fallait réduire au minimum la résistance à l'arrachement présentée par les betteraves.
Les grands disques n'ont d'autre raison que celle de couper la terre avec grande aisance pour faire un passage libre aux deux pièces qui supportent le couteau horizontal du fond et à couper, en plus, les racines latérales s'il s' en trouve. C'est, en somme, le couteau du fond qui est le principal organe dans l'arrachage des betteraves sucrières, car c'est dans la grosse racine pivotante que réside toute la résistance. La preuve est que les arracheurs, même profes- sionnels, ne peuvent, avec leur outil, arracher une betterave sucrière sans casser, par le choc, cette racine plus ou moins profondément.
C'est dans ce but qu'il préconise de couper la terre de part et d'autre et sous la betterave, de manière à comprendre celle-ci dans une bande de terre la séparant ain- si, en coupant les racines, de ses points d'attache qui forme toute la résistance. De cette façon elle ne présente,donc plus qu'un simple cône régulier dont l'extraction ne présen-. te aucune difficulté sérieuse.
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Dans ce but, la machine comporte, derrière le moyen transporteur des feuilles détachées, deux couteaux circulai- res, formés, par exemple, par deux grands disques inclinés convergeant vers le bas.
Ces couteaux circulaires pénètrent dans le sol à une profondeur approximativement égale à celle atteinte par les betteraves à arracher. De plus, à l'arrière de ces disques et à leur niveau inférieur est disposé un couteau horizontal, fixé à deux pièces dont l'inclinaison et l'épaisseur leur permettent de suivre le sillon tracé par les disques afin de n'offrir aucune résistance. Ce couteau a pour effet de cou- per la racine principale qui forme le centre de la résistance.
Les betteraves se trouvent donc ainsi placées dans une bande de terre, ne présentant pratiquement aucune résistance pour la pénétration des outils arracheurs et aucune compres- - sion sur les betteraves elles-mêmes.
Il suffit donc de faire suivre le couteau horizontal susdit par les dits outils arracheurs, formés par exemple par un ou des pignons, dont la périphérie présente des crochets ou becs de corbeaux, judicieusement profilés et pénétrant dans le sol de manière à atteindre la partie la plus forte des betteraves. Ces pignons sont animés d'un mouvement de rotation et leurs proéminences crochues pénétrant légèrement dans la betterave, arrachent celle-ci et la déposent sur un dispositif transporteur approprié.
On remarquera donc que ces différentes opérations sont ici effectuées d'une manière systématique et moyennant l'in- tervention d'une force motrice extrêmement réduite.
Ces prescriptions particulièrement simples permettent donc de couper systématiquement les feuilles au collet et d' arracher les betteraves d'une manière continue et rapide au fur et à mesure du déplacement de la machine le long des
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alignements de betteraves.
Mais il est compréhensible que moyennant ces prescrip- tions simples, on peut réaliser des machines complexes de constructions diverses. Notamment de nombreuses variantes pourront être apportées dans le profil des différents éléments utilisés et dans l'adoption des accessoires nécessaires pour permettre aux différents organes de développer un rendement maximum.
Ces différentes exécutions ne pourront toutefois diffé- rencier que par des éléments accessoires, qui ressortent du domaine courant de la mécanique.
A l'effet de mieux faire ressortir encore les diffé- rentes caractéristiques essentielles de l'invention, un mode d'exécution est décrit en détails ci-après et schématisé aux dessins annexés, dans lesquels : la figure 1 est une vue latérale schématique des orga- nes essentiels de la machine conforme à l'invention ; la figure 2 est une vue en plan du dispositif de la fi- gure 1 ; la figure 3 est une coupe suivant la ligne III - III de la figure 2 ; la'figure 4 est une vue perspective du dispositif de ooupage des feuilles ; la figure 5 est une coupe suivant la ligne V - V de la figure 2 ; la figure 6 est une vue en plan schématique de la com- binaison de l'appareil conforme à l'invention et d'un chariot récepteur des feuilles coupées et des betteraves.
Suivant ces figures, on remarquera donc que les guides ou patins de la machine peuvent être aisément constitués par deux éléments 1 et 2 approximativement en forme de cornières,-.. légèrement redressées et évasées vers l'avant, de manière à
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pouvoir suivre aisément l'alignement des betteraves.
Ces deux patins sont écartés d'une distance approxima- tivement égale au diamètre de la plus petite betterave et ils sont montés élastiquement sur le châssis à l'interventi- on de un ou plusieurs cadres 3 et de ressorts 5 judicieuse- ment répartis.
Cette disposition a pour but de permettre à ces patins de s'écarter aisément de manière à pouvoir embrasser les bet- teraves, quel que soit leur diamètre et assurer ainsi un gui- dage parfait de la machine le long de l'alignement. Entre ces patins est disposée une plaque oscillante 6, montée à pivot autour d'un axe horizontal 7 et présentant un profil arrondi vers l'avant et un bord inférieur 8 en forme de couteau.
Cette plaque 6, particulièrement schématisée en vue perspec- tive à la figure 4,est exécutée en deux pièces réunies par un pivot 9. La pièce arrière porte un couteau 4, destiné à sectionner les feuilles, de manière à les séparer des racines.
Ce couteau sera formé d'une lame disposée obliquement par rapport à l'axe de la rangée de betteraves, afin de facili- ter le coupage. Cette réalisation particulière de la plaque 6 en deux pièces distinctes permet de maintenir le couteau 4 dans la position exacte, c'est-à-dire à l'origine des feuil- les indépendamment des betteraves rencontrées par la partie avant de la dite plaque 6. Les feuilles sectionnées sont happées par une courroie spéciale 10, placée derrière le cou- teau 4 et s'enroulant autour d'un tambour 11. Cette courroie exécutée en une matière convenable présenterait, par exemple, su@ sur se\face extérieure des pointes ou saillies quelconques pour accrocher et emporter les feuilles sectionnées.
Derrière cette courroie transportant des feuilles arrachées sont dis- posés deux grands disques minces 12, 13, légèrement inclinés, c'est-à-dire convergeant vers le bas. Ces disques pénètrent
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dans le sol d'une quantité approximativement égale à la pro- fondeur des betteraves. Ils forment deux couteaux latéraux, qui ont pour fonction de sectionner la terre de part et d' autre d'un. même alignement. Derrière ces disques et à leur niveau inférieur est disposée une lame transversale 14, qui a pour but de couper, à une distance déterminée, la princi- pale racine de la betterave.
Dans ces conditions, on découpe donc une bande de ter- re complètement séparée de la masse voisine et dans laquelle sont plantées les betteraves d'une même rangée. On se rend compte que ces betteraves ne peuvent présenter dans ces con- ditions qu'une résistance extrêmement réduite à l'arrachement.
En effet, non seulement la terre ne sollicite plus les bette- raves que par un effort de poussée réduit, mais également les radicelles inférieures qui se prolongent généralement assez profondément dans le sol sont sectionnées par la lame 14. Il suffit donc alors de procéder à l'arrachage des betteraves.
Cette opération est réalisée d'une manière automatique et ra- pide par des outils arracheurs spéciaux, formés par une ou plusieurs roues 15, dont la périphérie porte un certain nombre de dents 16 en forme de crochets ou de becs de corbeaux.
Ces roues sont animées d'un mouvement de rotation et elles sont placées de telle sorte que les crochets pénètrent légè- rement dans la betterave pour la soulever, afin de l'arracher hors du sol. Dans l'exemple illustré, ces roues 15 sont au nombre de deux ou quatre, montées sur un même axe 17, sur le- quel sont fixés également des pignons dentés 18, 19, 20, au- tour desquels s'enroulent des chaînes transporteuses, respec- tivement 21 22 et 23. Les pignons 15 sont placés entre les chaînes, de façon que les betteraves soient automatiquement déposées par les dents 16 sur les dites chaînes et ainsi transportées vers un réceptacle approprié.
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Suivant la figure 6,on peut voir qu'une telle machine peut être aisément combinée avec un chariot latéral 24. En outre que ce chariot peut recevoir automatiquement les feuil- les d'une part et d'autre par les betteraves arrachées, il peut encore servir à équilibrer parfaitement la machine en exerçant la traction, par exemple, suivant la flèche F - F en dehors de l'alignement des betteraves, ce qui empêche donc la destruction de celles-ci par le moyen moteur.
Le chariot 24 peut être divisé en deux compartiments, respectivement pour les feuilles et les betteraves et il suf- fit de prévoir entre ces compartiments et les courroies trans- porteuses 10 et 21 - 22 - 23, des plans inclinés ou moyens transporteurs quelconques 25, 26, conduisant directement les feuilles et betteraves dans leur compartiment respectif.
L'ensemble peut être dépendant ou indépendant de la machine.
Le mouvement des différents organes mobiles pourra être trans- mis à partir d'une des roues porteuses de la machine, qui fe- ra donc office simultanément de roue motrice. Il suffira de prévoir une transmission appropriée entre l'axe de cette roue motrice et l'axe du tambour 11, l'axe des disques 12 - 13 et l'axe des outils arracheurs 15, et cette transmission pourra se faire très aisément, par exemple, par chaîne GALLE.
Les différents éléments constituantsprennent appui sur un bâti général, formé, par exemple, par un assemblage de profilés dont la position estdéterminée par celle des diffé- rentes pièces devant y prendre appui.
Il est bien entendu que les différents organes susdé- crits ne sont donnés qu'à titre d'exemple et qu'ils pourrai- ent être remplaces par tous organes équivalents ou de fonction équivalente. La position de ces différents organes peut éga- lement varicr suivant les applications etaussi suivant l'im- portance du travail à fournir par la machine.
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. On peut encore maginer différentes formes de combinai- sons de cette machine, avec des organes récepteurs des feuil- les et des betteraves arrachées.
La machine peut être à traction hypomobile ou automobile,
D'autre part, il est également envisagé de réaliser la machine complexe susdécrite en diverses machines distinctes, qui emploieraient les outils spéciaux compris dans le présent exposé. En effet, on peut imaginer une première machine com- portant les éléments susdécrits utilisés'pour le guidage de la machine et le sectionnement des feuilles. Une deuxième machine pourrait comprendre simplement les outils nécessaires pour découper la bande de terrain comprenant l'alignement des betteraves. Enfin, une troisième machine pourrait comprendre les outils arracheurs. Bien entendu, d'autres combinaisons sont encore possibles en groupant certains des organes sus- décrits.
REVENDICATIONS.
1.) Machine pour arracher les betteraves, caractérisée par le fait qu'elle comporte,en ordre principal,un disposi- tif de guidage prenant appui sur les betteraves elles-mêmes, un outil sectionneur de feuilles, un transporteur des feuil- les coupées vers un réceptacle approprié, des outils pour dé- tacher du sol une bande de terre aussi étroite que possible, comprenant la rangée de betteraves à arracher et, enfin, des outils arracheurs de betteraves et le transporteur de celles- ci vers un réceptacle approprié.
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