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Procédé de développement de matière sensible à la. lumière et dispositif pour son exécution.
La présente invention est relative au développement, sous l'action de vapeur, de matière photosensible et plus particulièrement de papiers héliographiques.
A cet effet conviennent des procédés de production d'images, suivant lesquels une couche sensible comportant un composé diazoïque, dont le produit de décomposition par la lumière est oxydé par le composé diazoïque avec production d'un colorant (brevet belge N 388.671) ou suivant lesquels on utilise une couche sensible comportant un composé diazoïque et sur laquelle on applique, en outre, un composant d'un colo-
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rant azoïque et une substance pulvérulente produisant une réaction alcaline (brevet belge N 407.019). On peut aussi développer à la vapeur une couche sensible comportant un composé diazoique, la production de l'image résultant alors d'une réaction du produit de décomposition par la lumière de ce composé diazoïque et d'un sel mercureux (brevet belge N 407.605).
Conformément à la présente invention on traite la couche sensible, qu'on désire développer au moyen de vapeur, directement avec de la vapeur sur une face, de préférence d'abord sur la face exposée, dans un dispositif ouvert qui fonctionne de façon continue au moyen de cylindres transpor- teurs, puis on la refroidit à l'air et on la traite à nouveau directement avec de la vapeur sur l'autre face. On assure de la sorte qu'il existe toujours une différence suffisante entre la température de la couche sensible, et la température de la vapeur révélatrice, ce qui est désirable pour obtenir de bons résultats.
L'invention permet de transporter la matière d'une manière simple sans qu'il soit nécessaire d'utiliser des bandes ou cordes circulantes.
On comprendra mieux l'invention en se référant au dessin annexé, donné à titre d'exemple.
La Fig. 1 montre en coupe un mode de réalisation de la machine conforme à l'invention, tandis que la Fig. 2 en est une vue en plan.
Sur le fond 1 sont montés, dans des paliers 2 et 3, les cylindres ou rouleaux 4, 5, 6 et 7. A ce fond sont fixés, en outre, les réservoirs d'eau 8 et 9 qui communiquent l'un avec l'autre et avec le réservoir cylindrique 11 par l'inter- médiaire du tube 10. Dans les récipients 8, 9 et 11 le niveau
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de l'eau 12 est maintenu automatiquement à une hauteur déterminée ce qui s'effectue au moyen d'un dispositif cons- titué par un réservoir 13, qui est fermé hermétiquement par. le couvercle 14, et un tube 15 qui présente une ouverture 16 permettant de réglerà volonté le niveau de l'eau. Le tube 15 contient un robinet 17 qui doit être fermé lorsqu'on rem- plit le réservoir 13 et aussi quand la machine n'est pas en service.
Les réservoirs 8 et 9 présentent une section rectan- gulaire et s'étendent sur toute la longueur de la machine parallèlement aux rouleaux transporteurs 4, 5, 6 et 7. Dans le réservoir 8 l'eau est chauffée au moyen d'un élément de chauffage électrique 18. Au-dessus de l'eau est disposé un élément de chauffage électrique 19 muni d'une plaque 20 qui favorise la transmission de chaleur à la vapeur dévelop- pée. De cette manière la vapeur est portée à une température de 105 à 110 C, ce qui est désirable pour l'opération de développement, parce que l'utilisation de cette vapeur sèche évite que la matière à développer soit trop mouillée.
De plus, le surchauffage au moyen de l'élément 19 a pour résul- tat que la plaque 21 qui est montée sur le réservoir 8 et percée de petits trous 22 pour le passage de la vapeur, acquiert une température telle que la condensation de la va- peur d'eau sur la face supérieure de la plaque 21 soit évitée et que l'échappement de la vapeur sous pression par les fines perforations 22 soit favorisé. Entre le liquide et la plaque 20 est disposée une plaque perforée 23 destinée à éviter le jaillissement de l'eau contre la plaque 20, ce qui pourrait provoquer un refroidissement indésirable de cette dernière.
L'eau à l'intérieur du réservoir 9 est chauffée au moyen d'un élément de chauffage électrique 24. Par l'intermédiaire de tubes de raccordement, non représentés, la vapeur produite de cette manière peut atteindre le récipient 25 dont le fond
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perforé 26 laisse passer la vapeur produite. A l'intérieur du récipient 25 est disposé l'élément de chauffage électrique 27 qui,de même que celui situé à l'intérieur du réservoir 8, est destiné à chauffer suffisamment la vapeur et, partant, la plaque 26, afin d'éviter la condensation de vapeur d'eau sur cette plaque aussi et de favoriser l'échappement de la vapeur sous pression par les perforations de la plaque 26.
Par l'intermédiaire d'une tige 29, un rouleau en caoutchouc 28 coopère avec le ressort en hélice 30 pour faire sortir le papier héliographique. Les rouleaux 4,6 et 28 sont en- traînés par le moteur électrique 36 à l'aide de la chaîne 31, des roues dentées 32, 33 et 34 et par l'intermédiaire de l'engrenage réducteur de vitesse 35, tandis que les rouleaux 5 et 7 sont entraînés par l'intermédiaire d'une commande par roues dentées ou par les cylindres 4 et 6. Ces rouleaux sont munis de gorges parallèles 38, 39 disposées alternativement.
Dans ces gorges aboutissent les guides courbes 40 et 41 soudés aux bandes de guidage perforées 42 et 43. La bande 42 et la plaque 44 constituent avec la paroi latérale du réci- pient 8 une enceinte dans laquelle la chaleur émise par la- dite paroi latérale du récipient 8 produit un courant d'air chaud qui monte à travers les perforations 45 de la bande 42 et aussi les perforations 46 de la bande 43 à droite de la plaque protectrice 47. Ce courant d'air empêche que les rouleaux 4 et 5 soient mouillés par la vapeur s'échappant du réservoir 8. De plus, on a prévu des guides 48 soudés à la bande 43 et à l'élément de chauffage 49.
Ces guides sont disposés librement dans les gorges ménagées dans le rouleau 7 et afin d'éviter des efforts éventuels par suite de dilata- tion de la matière, leurs extrémités passent librement par les
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trous'50 de la plaque protectrice 56. Les guides 51 sont soudés à la plaque courbe 52 et se logent librement dans les gorges du rouleau 6. Les extrémités de ces guides s'en- gagent dans les ouvertures 53 ménagées dans la partie courbe de la plaque 21. Au-dessous de la plaque courbe 52 est disposé un élément de chauffage 54, qui lui est relié. Les éléments 49 et 54 chauffent les guides 48 et 51, ainsi que la plaque 52, ce qui évite la condensation de vapeur d'eau sur ces parties.
De la manière décrite plus haut pour le réservoir 8 la chaleur émise par le réservoir 9 produit un courant d'air chaud qui monte par les perforations 55 et de plus par les perforations 57 ménagées dans le rebord du côté droit de la plaque protec- triée 56, ce qui évite la condensation de vapeur d'eau sur les rouleaux 6 et 7. Ce courant d'air est amplifié encore par la chaleur émise par le récipient 25. Grâce aux éléments de chauffage 19, 27, 49 et 54 toutes les parties de la machine qui servent au guidage du papier à développer demeurent par- faitement sèches et des taches, qui pourraient éventuellement être produites sur le papier par condensation de vapeur d'eau, sont évitées.
Lorsqu'on met le dispositif hors service pour une faible durée, l'eau peut être maintenue d'une manière simple et sans bouillir, à une température suffisante pour que sa remise en fonctionnement soit rapide, en connectant en série, pendant ces intervalles, les éléments de chauffage qui sont connectés en parallèle pour le fonctionnement normal.
Le dispositif fonctionne comme suit:
On fait passer une héliographie tirée sur du papier photosensible qu'on désire développer, avec la face exposée en bas, entre les rouleaux 4 et 5 sur les guides 40 et/1, au- dessus du réservoir 8. La vapeur s'échappant de celui-ci dé- veloppe l'héliographie et fait en même temps se cintrer le
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papier vers le haut, de sorte que le contact indésirable du papier avec la plaque chaude 21 est évité sans intervention d'autres moyens et le guidage dans cette zone de développement ne doit être assuré que sur le côté supérieur par les bandes 48. En effet, le contact avec la plaque très chaude 21 pour- rait réduire sensiblement la capacité d'absorption de vapeur du papier.
Puis le papier est guidé entre les bandes 48 et 51 vers les rouleaux de transport 6 et 7 et sur ce trajet l'hé- liographie peut se refroidir à l'air.
Une héliographie ayant subi ce traitement est for- tement cintrée par suite du traitement à la vapeur sur l'une de ses faces et du refroidissement subséquent. C'est pourquoi on traite le papier, après son déplacement entre les rouleaux 6 et 7, encore une fois, mais alors sur la face non-exposée, au moyen de la vapeur s'échappant par les perforations de la plaque 26, afin de le rendre à nouveau parfaitement plat.
Puis le papier quitte la machine en passant sur le plateau de guidage 52 et entre le cylindre 28 et le ressort en hélice 30 portant sur ce dernier.
Il est encore à remarquer que le traitement de l'hé- liographie qu'on désire développer peut s'effectuer aussi en sens et ordre inverses, la face non-exposée à la lumière étant alors exposée la première à l'action de la vapeur, après quoi on expose l'autre face à l'action de vapeur.