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" ESSUIE-GLACE DE PARE-BRISE "
La présente invention consiste en des perfectionne- ments aux essuilaces actionnés par force motrice, du type convenant particulièrement pour être employé sur des autobus, voitures de tramways et véhicules du même genre.
Elle concerne particulièrement une disposition perfectionnée de moteur, actionné par fluide sous pression , à renversement de marche automatique, pour faire osciller le balai-frotteur de l'essuie-glace .
Elle a pour objet important d'offrir, pour effec- tuer le va-et-vient du piston et de la tige de piston y re- liée, une soupape de renversement de marche logée complète- ment à l'intérieur du moteur et montée directement sur le piston.
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Les nombreux autres objets de l'invention ressor- tiront de la description détaillée, qui va suivre, du méca- nisme en réalisant les principes.
L'invention réside essentiellement en la combi- naison, la construction, la disposition et l'emplacement re- latif des parties, le tout comme ce sera exposé en détail en connexité avec les dessins ci-joints.
Sur ces dessins
Figure 1 est une coupe longitudinale, par l'axe, du mécanisme de l'invention ;
Figure 2 est une élévation de face du siège de la soupape de renversement de marche, représentant en pointil- lé la relation de la soupape par rapport au siège ;
Figure 3 est une coupe transversale suivant 3-3, figure 1, certaines parties étant enlevées ;
Figure 4 est une vue en bout du moteur ;
Figure 5 est une coupe verticale transversale prise par le moteur et une fenêtre et son châssis pour re- présenter la relation existant entre eux et
Figure 6 est une coupe transversale représentant un détail de l'ensemble piston et soupape .
Le moteur à fluide sous pression représenté est du type différentiel. Le moteur lui-même comprend un grand cylindre 7 fermé à un bout au moyen d'un chapeau à vis et à l'autre au moyen d'une plaque de fermeture qui peut être soudée dans l'extrémité du cylindre ou y être assujettie autrement. Dans le grand cylindre se trouve un piston compre- nant le disque 10 et les rondelles embouties 11, habituelle- ment en cuir. En 12, se trouve un disque de cuir qui forme siège de soupape et qui, avec les parties 10 et 11, est serré
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sur la tige de piston tubulaire 13 au moyen d'un écrou 14. Le creux 13a de la tige de piston s'étend d'un bout à l'autre de celle-ci.
Le piston, comme on le voit clairement sur la figu- re 2, présente quatre trous 12' qui le traversent de part en part et dans lesquels quatre tiges 15 sont montées à coulisse.
Ces tiges sont disposées pour s'engager avec une paire de disques 16 qui sont assujettis face à face sur une tige can- nelée 17 au moyen de l'extrémité de diamètre réduit 18 qui passe à travers les disques et y est rivée, comme on le voit clairement sur les fig. 1 et 6. Le disque 16 interne est de préférence en quelque matière élastique convenable, comme le cuir, de manière à former un bon joint étanche entre lui et l'extrémité y associée de la tige de piston 13. Les dis- ques 16 sont assujettis au disque 10 par des vis 12a (fig.
2 et 6) sur lesquelles ils sont libres de glisser. La soupape qui coopère avec le disque formant siège 12 comprend un man- chon tubulaire 19 dont fait partie intégrante un disque annu- laire 20 sur la face adjacente au disque 12 duquel se trou- vent une paire de couronnes radialement espacées 20a . Les trous 12' sont plus gros que les tiges 15 pour constituer des passages s'étendant complètement à travers le piston.
Ces passages sont disposés de manière à tomber entre les couronnes 20a du disque-soupape 20. Un disque 21, monté sur la tige de piston, est empêché de se déplacer longitu- dinalement sur celle-ci, en s'éloignant du piston, au moyen d'une bague à ressort 22. Entre le disque 21 et la soupape 20 se trouve un ressort gz qui agit pour tenir celle-ci contre le disque 12.
Sur le chapeau à vis 8 est montée une vis d'ajus-
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tement 25 pourvue d'un bouton moletté 26. Cette vis est pourvue d'un épaulement, comme représenté, de façon à ne pou- voir être ajustée de dehors en dedans que sur une distance fixe. Entre le chapeau à vis et les disques 16 se trouve un ressort 24 qui est supporté sur ce chapeau, de toute ma- nière convenable, de façon à rester en place lorsque les dis- ques 16 s'en éloignent. Ce ressort a une longueur telle qu'il s'étend au-delà de l'extrémité de la vis 25, de façon que les 'disques 16 viennent en prise avec lui à mesure qu'ils appro- chent de l'extrémité de la vis .
On voit que les disques 16 et le disque 20 consti- tuent une paire de soupapes coopérant avec l'extrémité de la tige de piston 13 et le disque 12 de façon à s'appliquer al- ternativement sur leurs sièges, comme cela ressortira mieux d'une description du fonctionnement du dispositif. Dans l'ex- trémité du cylindre qui est adjacente au chapeau à vis 8 est ajustée et assujettie une bague d'arrêt 27 disposée pour limiter le mouvement du piston vers la gauche, figure 1. Un orifice taraudé 28 communique avec un passage 29 débouchant dans le grand cylindre 7. A cet orifice sera relié un tuyau venant d'une source convenable, quelconque, de fluide sous pression telle qu'un réservoir d'air .
Dans une ouverture de la plaque de fermeture .2 est monté et assujetti le petit cylindre 33 dans lequel fonctionne un piston, comprenant le disque 30 et les cuirs emboutis 31. Le piston est serré sur l'extrémité de la tige de piston 13 au moyen de l'écrou 32.L'autre extrémité du cylindre 33 s'ajuste dans la partie tubulaire fendue 34 d'u- ne boite à engrenage 39. La partie tubulaire 34 est pourvue de rebords descendants 35 qu'on peut rapprocher au moyen des
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écrous et boulons 35' (voir figure 3) pour serrer la boîte à engrenage sur l'extrémité du petit cylindre.
Dans l'extrémité de la tige de piston 13 est adap- tée, au moyen de la partie de diamètre réduit filetée, 37, une crémaillère 36. La partie filetée 37 ferme l'extrémité du creux 13a de la tige de piston 13 qui est pourvue d'une série de trous 38 y adjacents. La crémaillère 36 engrène avec une roue dentée 42 montée sur une partie carrée de l'arbre 43 qui tourillonne dans la botte à engrenage 39 comme on le voit clairement sur les fig. 4 et 5. Cette roue est immobi- lisée sur la partie carrée de l'arbre par les vis 44 (fig.l et 5). Sur un arbre 40 monté dans la boîte à engrenage,est enfilé un galet à gorge 41 disposé pour s'engager sur le des- sus de la crémaillère 36 afin de la tenir en prise avec la roue dentée 42 .
Dans la boîte à engrenage est adapté, en aligne- ment avec le trajet parcouru dans sa course, par la crémail- lère 36, un prolongement tubulaire 46 fermé à son extrémité par un disque percé d'un trou 47.
Comme on le voit sur diverses figures, le moteur et la boîte à engrenage sont pourvus de pattes de support.
Ainsi, le manchon 34 est muni d'une patte de support 34a (figure 3) et la boîte à engrenage est munie de pattes de support 39a et 39b. Au moyen de ces pattes on peut monter le moteur et le mécanisme d'engrenage sur le bras V, au- dessus de l'ouverture de fenêtre. Le châssis de fenêtre est représenté en F et sa glace en G. Lorsque le dispositif est ainsi monté, l'arbre 43 passe à travers un trou du support V et porte, assujetti à son extrémité saillante, un bras d'essuie-glace 50 sur lequel une disposition quelconque
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convenable de balai essuie-glace 51 est montée de manière à se mouvoir sur la face externe de la glace.
Dans le fonctionnement de ce dispositif, on relie l'orifice 28, par un tuyau convenable, à la source d'air sous pression. De l'air est ainsi fourni entre les deux pis- tons. De l'air pénétrera par conséquent dans l'espace compris entre les deux pistons, ce qui les fera mouvoir vers la gau- che comme un tout , parce qu'ils sont reliés entre eux par la tige de piston. Ce mouvement vers la gauche, figure 1, se produira à cause de la différence existant dans les sur- faces des deux pistons exposées à la même pression. La face de droite du piston 30-31 est, naturellement, ouverte à l'atmosphère puisque la boîte à engrenage est en communica- tion avec celle-ci par le trou 47. Le mouvement de l'ensem- ble vers la gauche continuera jusqu'à ce que les disques 16 viennent en prise avec le ressort 24.
La pression exercée par ce ressort n'est, toutefois, pas suffisante pour faire que les soupapes se déplacent. Une continuation du mouvement de l'ensemble amène les disques 16 en prise avec la vis fixe 25. Lorsque cela se produit, le mouvement de ces disques cesse .
On peut noter que le ressort 24 aide quelque peu à amortir l'engagement des disques avec la vis et fait que la soupape 16 démarre brusquement dans son mouvement vers la droite. Au moment où les disques cessent de se mouvoir, le piston continue son mouvement vers la gauche, figure 1, avec ce résultat que les tiges 15 font que la soupape 20 s'écarte de son siège en antagonisme à la résistance du res- sort 23. Le piston continue à se mouvoir jusqu'à ce que l'ex- trémité de la tige de piston vienne en prise avec le disque
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16 interne. Le fait que la soupape 20 s'écarte de son siège permet à de l'air de passer par les passages 12', à travers le grand piston, à l'extrémité gauche du cylindre Z.
La pression dans l'extrémité gauche du cylindre 7 s'établit ra- pidement, de sorte que la pression sur les deux faces du grand piston se trouve balancée, avec ce résultat que l'en- semble commence à se mouvoir vers la droite à cause de la pression sur le petit piston. Les soupapes 16 et 20 restent déplacées, parce qu'une partie suffisante de la surface des disques 16 est annulée à l'extrémité de la tige de piston, de sorte que la pression tendant à tenir les disques appli- qués sur l'extrémité de la tige de piston est plus grande que la pression, y compris celle exercée par le ressort gz, tendant à les en écarter. Ainsi, le disque 16 interne reste appliqué contre l'extrémité de la tige de piston et la soupa- pe 20 reste écartée de son siège, de sorte que la communica- tion entre les deux extrémités du cylindre, par les passages 12' reste établie .
Le piston continue par conséquent à se mouvoir vers la droite, figure 1, jusqu'à ce que le disque 21 ren- contre la face de la plaque de fermeture 9. Une continuation du mouvement du piston fait que le ressort 23 se trouve com- primé à un point tel qu'il applique la soupape 20 sur son siège et écarte la soupape 16 de l'extrémité de la tige de piston. Il est à noter que le disque 21 peut glisser sur la tige de piston jusqu'à ce qu'il vienne en prise avec le man- chon 19 pour assurer la fermeture de la soupape 20. La fer- meture de cette soupape 20 intercepte la fourniture d'air à l'extrémité gauche du cylindre 2. et l'ouverture de la sou- pape 16 met cette extrémité en communication avec l'atmos-
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phère par le creux 13a et le ou les trous 38 débouchant dans la botte à engrenage ouverte à l'atmosphère en 47.
Ainsi, le piston renverse immédiatement le sens de son mouvement et repart vers la gauche. Ce va-et-vient du piston continue jusqu'à ce qu'on dévisse la vis 25 sur une distance suffi- sante pour que les disques 16 ne puissent plus venir en pri- se avec son extrémité. Lorsqu'il en est ainsi au mouvement suivant du piston vers la gauche le moteur s'arrête quand le grand piston vient en prise avec l'épaulement formé par la bague 27. La résistance offerte par le ressort 24 n'est pas suffisante pour surmonter la pression sur la soupape 20 et la résistance offerte par le ressort 23 au moment où le grand piston vient en prise avec la bague 27. Ainsi, le mo- teur s'arrête toujours dans cette position et il y reste avec la pleine provision d'air sur lui jusqu'à ce qu'on ra- mène la vis 25 à sa position d'activité.
Lorsqu'on le fait, cette vis repousse le disque-soupape 16 contre l'extrémité de la tige de piston ( ce qui la ferme) et écarte de son siège, par l'intermédiaire des tiges 15, la soupape 20.
Il est à noter que la vis est construite de manière à ne pouvoir être ramenée en dedans que sur la même distance à chaque fois, distance qui est déterminée par la butée de l'épaulement de la vis contre une rondelle prévue sur le chapeau à vis 8. Naturellement, le va-et-vient du piston fait aller et venir la crémaillère 36 et produit par cela même une oscillation de la roue dentée 42, de l'arbre 43 et du bras d'essuie-glace 45. Cela fait que l'essuie-glace passe en travers de la glace pour la maintenir propre.
Il ressort de la description ci-dessus que cette invention réside en certains principes de construction et
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de fonctionnement qui peuvent être réalisés sous d'autres formes ou dispositions physiques sans déroger à son vérita- ble esprit. L'invention n'est par conséquent point stricte- ment limitée à ce qui est décrit et représenté ici à titre d'exemple illustratif.