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Procédé d'obtention d'amidon à partir de pommes de terre ou de racines contenant de l'amidon.
Dans la fabrication de l'amidon à partir de pommes de terre, on procédait jusqu'ici de façon telle qu'après lavage à fond des pommes de terre et déchiquetage pour donner la pulpe, on séparait de celle-ci à l'aide de tamis à arrosage et d'appareils de séparation par lavage appropriés la plus grande partie de la fibre d'amidon débarrassée au point que l'on pouvait obtenir économiquement l'amidon se trouvant dans la pulpe. Cet entraînement par lavage s'exécutait en deux, trois et même quatre stades successifs, parfois en utilisant de l'eau franche à chacun des différents stades mais parfois aussi d'après le principe du contre courant.
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En général également, entre le premier et le deuxième, et le deuxième et le troisi.ème stade, on faisait un broyage complémentaire, avec différents broyeurs de la totalité de la masse de fibre sortant des stades. Le lait d'amidon brut provenant d'une station d'entraînement par lavage était concentré dans des bassins de séparation, des centrifugateurs ou autres dispositifs de dépôt, en premier lieu dans le but de séparer l'eau nécessaire pour l'arrosage ainsi que les parties d'eau végétale tendant à former de l'écume et à donner de la coloration. Le temps qui était nécessaire pour obtenir à partir de la pulpe un lait d'amidon brut sortant de la station de lavage s'élevait, en utilisant des centrifugateurs pour évacuer l'eau végétale, seulement à quelques minutes.
Malgré cela, on s'est efforcé de réduire encore ce temps relativement court en séparant de la pulpe de pomme de terre, immédiatement après le râpage et avant tous autres traitements mécaniques, l'eau végétale, en utilisant la force centrifuge . La mise en oeuvre de ce procédé entra!ne cependant les difficultés suivantes :
L'eau végétale de pommes de terre, non diluée, a un poids spécifique élevé ( 4 Bé) de sorte qu'une grande partie de la fibre contenant de l'amidon ne peut précipiter dans l'eau végétale mais au contraire est même portée par celle-ci.
Il est par suite, impossible, sans perte sensible en amidon et en fibre, de séparer de la pulpe de l'eau végétale non diluée dans un centrifugateur à carter plein.
Cette constatation a conduit à la conclusion qu'avec le rapport de concentration nécessaire, un centrifugateur à carter plein travaille avec un mauvais rendement lorsque la totalité de la fibre doit passer sous forme de matière inerte inutile.
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On a établi à l'aide d'essais poussés que pour une densité de jus de pommes de terre d'environ 1,3 Bé ( mesurée dans la matière en suspension), les particules de fibres précipitent sensiblement à raison de 100% et, en conséquence, que ce n'est que dans la pulpe diluée qu'il est absolument possible de séparer par centrifugation, sans pertes les matières en suspension.
En conséquence, le procédé suivant l'invention permet de remédier aux difficultés indiquées ci-dessus, grâce à ce que, pendant l'opération de lavage, aussi bien après le premier stade qu'après le deuxième stade lavage, on effectue un changement d'eau en utilisant des machines à enlever l'eau, la fibre étant séparée en trois sortes et chaque sorte de fibre étant encore broyée séparément dans des broyeurs appropriés, en renonçant à broyer la fibre fine provenant du tamisage.
On va expliquer ci-dessous en détail, le procédé selon l'invention en se référant au dessin annexé.
La pulpe, provenant de la râpe A, arrive dans l'appareil à laver B , dans lequel est tendue une tôle de cuivre perforée de façon telle que la plus grande partie de la fibre grossière tombe en C, en étant arrêtée par la tôle et est broyée dans un broyeur D convenant spécialement pour le broyage de la fibre grossière. Par une canalisation d'eau a munie de trous d'arrosage, on envoie dans l'appareil de lavage H de l'eau fraiche et/ou de l'eau végétale déjà utilisée dans l'opération, de façon à séparer autant que possible par lavage la fibre grossière de l'amidon mis en liberté dans la pulpe par le broyage et également de façon à augmenter l'effet de broyage dans le broyeur D, effet qui est d'autant plus grand qu'il y a moins d'amidon libre dans la pulpe.
Le lait d'amidon brut, qui se rassemble dans une auge se trouvant en-dessous de l'appareil de lavage B, passe dans une machine
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à retirer l'eau E fonctionnant d'après le principe de la force centrifuge, dans laquelle l'eau ajoutée dans l'appareil de lavage B est séparée et s'en va par la canalisation b.
Le lait d'amidon brut concentré provenant de la machine E à retirer l'eau, avec un peu d'addition d'eau fraiche arrivant par la canalisation g, lait qui renferme encore une partie -sensible de fibre moyenne et fine, est alors amené à un système de lavage normal à 3 stades et cela d'abord sur l'appareil à laver F qui comporte une tôle de cuivre perforée à trous de 1 m/m et qui, en coopération avec un tamis F1 sépare la fibre en fibre moyenne et en fibre fine. La fibre moyenne qui est arrêtée par l'appareil F est ensuite broyée au moyen d'un broyeur G qui convient spécialement pour cette sorte de fibre et arrive, avec la matière arrêtée par le tamis F , au point c.
De là, la pompe H envoie la matière, en commun, au stade suivant du système de lavage constitué par léappareil J où arrive également la fibre grossière qui a été broyée dans le broyeur D et cet appareil, en combinaison avec le tamis 1 1 sépare de nouveau la matière par lavage. La pompe K amène la matière arrêtée par le stade de lavage J, J1 dans le dernier stade de lavage L, L1 d'où la matière arrêtée quitte l'usine par la canalisation d sous l'action de la pompe M, sous forme de pulpe définitivement lavée. Par la canalisation m'eau fraiche e arrive au dernier stade de la station de lavage L, de l'eau. fraiche qui passe, en contre courant de la fibre pompée, dans les appareils L1, J, J1, F, F1 car les tamis sont disposés les uns au-dessus des autres.
Le lait d'amidon brut concentré au point N est de nouveau séparé de l'eau par une machine à enlever l'eau 0 fonctionnant d'après le principe de la force centrifuge, eau qui s'en va par un système de tuyau f à l'éte gout. Le lait d'amidon sortant de la machine à enlever l'eau 0, avec un peu d'eau fraiche ajoutée (canalisation h) présente un degré de pureté sensiblement plus grand que dans le cas des procédés usuels, car, conformément à l'invention, il y a déjà eu deux fois¯ changement d'eau ce qui permet, par
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raffinage ultérieur du lait d'amidon à partir du point P, d'éviter une opération de purification,,
Grâce à ce que dans l'appareil à laver B on augmente sensiblement le degré de pureté du lait d'amidon brut, en coopération avec la machine à retirer l'eau % ,
le procédé suivant l'invention permet d'augmenter le débit des appareils à laver F, J, L de 50 à 60%- tandis qu'en outre, comme on l'a déjà indiqué, au point P, l'amidon présente déjà un plus grand degré de pureté que cela n'est le cas pour le procédé normal. De ce fait, on a une économie sensible d'appareils par comparaison avec le meilleur système connu jusqu'ici,, aussi bien en ce qui concerne les frais d'installation qu'en ce qui concerne les frais de fonctionnement.