<Desc/Clms Page number 1>
" PROCEDE DE COLLAGE "
Pour-coller des couches de matières poreuses ou cellulosiques à l'aide de colles fortes ou de colles alcalines contenant des protéines, jusqu'à ce jour, on utilisait habituellement la colle à l'état fluide, de façon qu'elle soit facile à appliquer et à étaler sur les surfaces à coller. Ceci entraîne nécessairement l'utilisation d'une quantité d'eau considérable, qui pénètre dans les couches poreuses à coller, la quantité d'eau ainsi assimilée étant de beaucoup supérieure à celle qui est admissible dans le produit final. C'est pourquoi, lorsqu'on adoptait le mode opératoire habituel du pressage à froid, il était nécessaire
<Desc/Clms Page number 2>
d'effectuer une opération de séchage supplémentaire ou final dans une étuve.
L'introduction de grandes quantités d'eau dans les couches cellulosiques présente l'inconvénient de dilater et gonfler la cellulose avant que le joint collé soit constitué et celui de provoquer la contraction et le séchage de cette cellulose après que le joint collé a été constitué.
Comme ces dilatations et contractions successives s'effectuent bien entendu d'une manière plus ou moins irrégulière, il en est résulté la tendance à la déformation de la matière et à la formation de fissures, ce qui peut être très nuisible dans le cas de nombreuses matières. En outre, dans le cas d'une colle aqueuse riche en alcali, l'alcali déplacé par l'eau -tend à créer des taches foncées sur des parties telles que les faces extérieures autres que celles sur lesquelles la colle a directement été appliquée et, dans le cas de fissures, ces taches déparent considérablement l'aspect du produit.
Pour remédier aux inconvénients résultant de l'introduction des grandes quantités d'eau, de la pratique courante, on a cherché à appliquer la colle en étalant des pâtes plastiques très fermes par une action de laminage à l'aide de rouleaux appropriés. Cette façon d'opérer n'est applicable qu'à l'aide de rouleaux lisses, et il est impossible d'assurer un étalement régulier et constant ; en outre, la quantité de colle utilisée est excessive, car il est impossible de l'étaler sous forme d'une coucne mince. De plus, la colle est si dense et ferme que, même si l'on soumet un assemblage collé à l'action d'une presse chaude, la pénétration est insuffisante et l'on n'obtient pas des joints collés uniformément satisfaisants.
En général, dans toutes les opérations de pressage
<Desc/Clms Page number 3>
à froid effectuées jusqu'à ce jour beaucoup de temps a été perdu avant que le produit ait été complètement terminé.
Par la présente invention, il devient possible d'effectuer une opération de collage par l'étalement de couches de colle extrêmement minces, tout en obtenant des résultats plus uniformes et plus exacts que. jusqu'à ce jour, sans introduire un excès d'eau nuisible dans la structure collée ou sans produire des taches par l'alcali; et le présent procédé permet d'obtenir une production particulièrement avantageuse et un produit dont la teneur en humidité est remarquablement faible. De plus, il devient possible de coller des matières cellulosiques délicates, y compris des placages de fantaisie et coûteux, sans endommager la matière et sans risque de pertes excessives sous forme de pièces rebutées etc..,.
Une indication numérique de la consistance d'une colle est habituellement obtenue à l'aide du viscois ètre MacMichael qui exprime en. unités arbitraires la force de torsion exercée sur un fil métallique étalon suspendu à un plongeur étalon disposé dans un Godet de colle qui est animé d'un mouvement de rotation à une vitesse déterminée pendant que l'extrémité supérieure du fil métallique est maintenue fixe.
Les mesures de viscosité dont il sera question pluloir ont été obtenues avec un plongeur en laiton d'un centimèter, immergé de trqiscentimètres dans un godet cylindrique de 6 cm de diamètre tournant à raison de 20 tours par minute. Il n'est pas possible de mesurer une très grande gamme de viscosité à l'aide d'un seul fil métallique, et l'on utilise des fils métalliques de différents diamètres, tels que les fils de 0,405 mm, de 0,642 mm et de 1,08 mm de diamètre, pour couvrir une gamme de viscosités suffisamment étendue,les
<Desc/Clms Page number 4>
indications données par ces différents fils étant toutefois susceptibles d'être converties en un équivalent hypotnétique afférent à un fil métallique léger, tel que le fil de 0,405mm, en multipliant ces indications par un facteur de conversion.
Par exemple, si l'on multiplie lesindications obtenues avec le fil de 1,08 mm par 27 ou celles obtenues avec le fil de 0,26 mm par 6,5 , on convertit ces indications en une série de valeurs qui constituent un prolongement hypothétique de l'é- cnelle afférente au fil de 0,405mm. C'est cette base qui a été adoptée dans la présente description pour la mesure et la comparaison des viscosités.
Parmi les colles fluides contenant des protéines et qui ont été utilisées jusqu'à ce jour dans le procédé de collage à froid, on mentionnera comme typiques les colles de farine de graine de soja, qu'on utilise couramment dans la fabrication des contreplaqués en sapin. Ces colles ont habituellement une viscosité de 40 environ avec le fil métal- lique de 0,405 Clin, l'échelle des viscosités étant comprise entre 25 et 150. La présente invention s'écarte nettement des procédés antérieurs utilisant ces colles fluides et utilise des colles semi- fluides et en tous cas beaucoup trop épaisses pour pouvoir être mesurées à l'aide du fil 0,405 mm.
On est obligé de les mesurer à l'aide du fil fort de 1,03 mm avec lequel elles donnent habituellement des indications voisines de 25 ou comprises approximativement entre 10 et 90.
Une colle qui est assez ferme pour pouvoir être converti par laminage à l'état plastique, à l'aide de rouleaux:lisses, en une feuille appliquée sur la surface à coller représente , d'autre part, une viscosité MacMichael de 180 environ avec le fil de 1,08 mm;
Par conséquent, une comparaison de la consis-
<Desc/Clms Page number 5>
tance des colles fluides habituelles, des colles semi-fluides utilisées suivant l'invention et des colles de pâte plastiques qui ont été proposées pour l'application dans le procédé de laminage devient possible en prenant les indications obtenues pour les coll.es fluides avec le fil de 0,405 mm et en comparant avec elles, après les avoir multipliées par 37, les indications obtenues pour les colles semi- fluides et les colles du procédé de laminage avec le fil de 1,08 mm.
Les résultats obtenus par cette conversion des indications du fil de 0,405 mm sont les @uivantes: colles fluides 25- 150; colles semi-fluides 370-3330; colles du procédé de laminage 6600 et au-dessus. Etant donné que la chaleur diminue la viscosité des colles, on peut rendre les colles semi-flui- des qui,à la température ambiante, excèdent la limite supérieure pratique temporairement propres à être étalées en les chauffant.
On voit ainsi que les colles semi-fluides qui font l'objet de cette invention constituent une bande de consistance intermédiaire qui est séparée des colles fluides par un très grand intervalle et qui est également séparée de la matière proposée pour le procédé de laminage par un tr s grand intervalle. Conformément au présent procédé, on effectue un étalement exactement réglé de la colle à. l'aide de rouleaux rainurés qui impriment un dessin de colle sur la surface à coller, de telle sorte qu'on obtient des zones de dépôt de colle petites ou étroites séparées par des espaces vides intermédiaires.
Si l'on appliquait les colles ordinaires de faible viscosité à l'aide de rouleaux de ce genre, ces colles s'étaleraient d'elles-mêmes aussitêt en raison de leur fluidité et barbouilleraient le dessin des rouleaux.
<Desc/Clms Page number 6>
Au contraire, comme les colles semi-fluides utilisées suivait l'invention ne s'étalent pas d'elles-mêmes, les rouleaux appliquent cette colle sur la surface cellulosique sous forme d'un dessin imprimé distinct composé de petites zones de colle séparées par des espaces vides. Il en résulte que lorsqu'on applique une autre surface cellulosique sur la surface ainsi garnie d'un dessin de colle et soumet l'ensemble à une compres- sion dons la presse, la colle des petites zones se trouve refoulée latéralement et distribuée dans les zones intermédiaires non garnies de colle , de telle sorte qu'on obtient une couche de colle beaucoup plus mince que celle qui aurait pu être appliquée dans le premier cas.
Si l'on essayait d'adopter ce système d'encollage avec les colles de pâte plastique dont il a été question plus haut et qui sont ordinairement appliquées par le procédé d'étalement à froid à l'aide de rouleaux, il le serait pas possible d'obtenir un dessin jmprimé; la pâte est trop ferme pour pouvoir être fournie et déposée de cette manière @@nsi, entre les colles fluides utilisées jusqu'à ce jour, et les colles semi-fluides de la présente invention, il existe un intervalle très distinct et large, et un intervalle très distinct et large existe également entre les colles semi-fluide de cetteinvention et la pâte utilisée par l'ancien procédé d'étalement à l'aide de rouleaux. Ces différences déterminent la présence ou l'absence de certaines fonctions dans le comportement de la colle.
Ceci est par exemple mis en évidence par les résultats obtenus avec des colles à la graine de soja préparées sous forme d'une série ayant un rapport décroissant entre l'eau et la colle. En commençant avec la colle fluide habituelle, dont le rapport entre l'eau et la colle est compris entre 3,7 et 1, et diminuant ce rapport,on constate, si l'on éprouve
<Desc/Clms Page number 7>
les caractéristiques de l'étalement, que, alors que, avec un rapport élevé entre l'eau et la colle, celle-ci ne permet par d'obtenir un dessin imprimé lorsqu'on cherche à appliquer cette colle à l'aide d'un rouleau imprimeur à dessin et, au contraire, coule de tous côtés et recouvre la surface cellulosique sur laquelle elle est appliquée,
le caractère de l'étalement change brusquement lorsqu'on réduit le rapport à une valeur comprise entre 3 et 2,8 et, à l'aide de colles possèdant un tel rapport entre l'eau et la colle, on obtient des dessins imprimés nets, la colle ne s'étalant pas dans les zones intermédiaires. Il est probable que ce changement relativement brusque qui se produit dans les propriétés d'étalement est dû à des relations obscures qui interviennent entre des facteurs tels que le frottement intérieur, la tension superficielle et l'adhérence spécifique des surfaces de contact, car ce changement serait graduel et non brusque, s'il ne dépendait que du degré de viscosité.
La présente invention comprend l'application de la colle par des surfaces d'étalement à dessin ou des rouleaux à dessin. L'organe appliquant la colle est établi sous forme de rouleaux qui sont actionnés sous une pression suffisante pour entrer en contact avec les plis de bois ou autres surfaces à coller et qui comportent un contour réticulé ou une série de petites cavités ou rainures qui peuvent s'étendre dansla direction du parcours de la surface, par exemple les rainures de 0,8 à 1,6 mm et, qui sont placés très près les unes des autres et parallèlement , ces rainures etc.. pouvant être intersectées à des intervalles de 10 à 6 mm, par exemple, par des rainures transversales.
Une surface de rouleau ainsi établie peut être revêtue de colle et transférer celle-ci, par
<Desc/Clms Page number 8>
impresssion à la surface cellulosique pour donner un dessin correspondant. De plus, on remarquera que, en raison de la présence des rainures et parties en relief alternantes du contour des rouleaux, le dessin de colle @ :
¯ rimé sur la surface à coller est composé d'une série correspondante de zones adhésives en relief, ou nervures de colle et d'espaces vides intermédiaires et que, si les zones adhésives et espaces inter@édisres sont convenablement proportionnés, on obtiendra sur la surface cellulosique le dépôt d'une quantité réglée de colle distribuée de tells sorte que la pression qui sera exercée ultérieurement sur l'assemblage collé refoulera uniformément cette colle latéralement à l'écart des zones de dépot et vers les surfaces intermédiaires, de telle sorte qu'on obtiendra finalement une couche particulièrement mince et continue de colle distribuée entre les surfaces adhérentes.
On peut ainsi obtenir grâce à un faible taux d'étale- ment une couche extrêmement mince qu'il n'est pas possible d'obtenir lorsqu'on appliqua directement la colle de façon à recouvrir la surface entière. Dans certains cas, comme par exemple le collage du papier ou des matières analogues, on peut augmenter l'espace qui sépare les nervures de façon qu'il devienne plus grand que la surface sur laquelle les nervures de colle peuvent être refoulées, ce qui procure une économie supplémentaire et donne une union suffisante lorsqu'il s'agit de doubler des matières peu solides ou qu'un joint faible suffit pour l'application envisagée comme par exemple dans le cas du papier,
de minces contreplaqués ou d'éléments d'empaquetage.
Comme indiqué, la quantité d'eau que contient la présente colle est particulièrement faible, par exemple, infé-
<Desc/Clms Page number 9>
rieure à 3 parties ( et habituellement comprise entre 2,75 et 1 partie ) de base de colle sèche. Dans ce qui suit, le terme " base de colle " sera utilisé pour désigner la teneur en base de colle sèche, non compris les réactifs. De préférence, la base de protéine contient au moins 50% de farine de résidu de graines oléagineuses, telle que la farine de graine de soja, la farine d'arachide, etc., qui tous contiennent une proportion importante de matières qu'il est partiellement ou complètement impossible de disperser dans l'alcali sous la concentration utilisée dans les colles de ce genre .
On peut utiliser une farine de semence directe ou , en vue d'obtenir des propriétés modifiées incorporer une partie d'une autre protéine, des protéines supplémentaires telles que l'albumine du sang, la caséine, la colle animale les protéines végétales extraites, etc.., étant applicables à cet effet. Avec les limites indiquées de la teneur en eau, la quantité précise à appliquer dans' un cas quelconque variera dans une certaine mesure selon la composition particulière de la colle.
En effet,
EMI9.1
/la colle l'albumine du sang, la caséine.,/animale et les protéines extraiL tes, par exemple, exigenttoutes des quantités d'eau différentes ainsi qu'il est bien connu de l'homme du métier.Ainsi , avec une farine de graine de soja directe ou une farine de résidu de graine oléagineuse analogue, la teneur en eau peut être comprise entre 2 et 3 parties pour une partie de farine, selon la consistance désirée et la quantité d'eau qu'exige naturel- lement la base de colle individuelle utilisée.
Dans une mesure qui dépend quelque peu de la surface particulière à coller ( bois dur, bois mou, cellulose plus absorbante sous forme de carton, papier, ou matière poreuse non cellulosique moins absor- bante telle que le papier d'amiante, etc., ) la teneur en eau
<Desc/Clms Page number 10>
peut être modifiée convenablement, cette teneur étant plus particulièrement limitée pour les matières en feuilles de cellulose artificielle très absorbantes, telles que le papier.
La colle semi-fluide de faible teneur en eau présente aussi l'avantage d'un très faible degré d'étalement.
Ordinairement, jusqu'à ce jour, dans la fabrication des bois contreplaqués, le-degré d'étalement, dans le cas d'un produit à trois plis, était supérieur à 0,12 kg de base de colle sèche ou à 0,44 kg à 0,73 kg de colle liquide par mètre carré. Suivent l'invention, par contre, un degré d'étalement de
EMI10.1
/à 0,12kg 0,034 kg/de base de colle sèche ou de 0,147 à 0,44 kg de col- le mouillée par m2 de produit à trois plis devient réalisable.
Dans le cas d'une surface cellulosique plus mince et moins solide ( contreplaqué très mince, papier, etc.) un degré d'é- talement diminué dans une mesure correspondante est réalisable ce degré pouvant être de 0,01 à 0,06 kg de base de colle sè- che, selon la texture et le caractère de la surface.
Alors que, comme il sera décrit plus loin, la pré- sente invention, comprenant la caractéristique d'un faible degré et'étalement de colles semi-fluides à l'aide de dessins, envisage le plus souvenu l'application d'un procédé de pres- sage à chaud pour constituer le joint final, le joint collé peut, sous certaines conditions, être constitué dans une pres- se à froid ou, par exemple dans le cas de certains produits en papier, à l'aide de rouleaux, qui peuvent être soit froids, soit chauffés. La grande uniformité d'étalement obtenue par l'application de la colle semi-fluide et la possibilité d'en étaler uniformément de très faibles quantités à l'aide de des- @ins ont comme résultat une faible dépense en colle.
En outre, le caractère lourd de la colle et la faible quantité d'eau
<Desc/Clms Page number 11>
présente facilitent la formation rapide du joint. En pareils cas, en particulier dans le cas du papier absorbant poreux, le joint collé est constitué rapidement en raison du fait que la colle s'épaissit par suite de l'expulsion brusque de l'eau qui pénètre dans les surfaces poreuses lorsqu'on exerc@ .:ne pression ,de sorte que la'chaleur n'est pas nécessaire pour accélérer le procédé.
Après avoir fait passer les couches à coller entre les rouleaux étaleurs qui fournissent la colle et avoir appliqué la colle de la façon indiquée, on superpose les couches sous forme d'un ensemble qu'on place dans une presse. Dans cette presse, il est possible et avantageux d'appliquer une pression exceptionnellement élevée. Etant donné que la quanti- té d'eau détériorante introduite dans la cellulose par la colle est très faible, la structure assemblée est capable de résister à des pressions qui étaient jusqu'ici inadmissibles .
La briéveté de la période de compression et la température peu élevée sont des caractéristiques qui contribuent aussi à ce résultat. Ainsi, alors que, pour fabriquer un contreplaqué en sapin Douglas, il fallait ordinairement éviter d'appliquer une pression supérieure à 10 kg environ par cm2, des pressions de l'ordre de 14 à 15,5 kg par cm2 sont avantageuses dans le présent mode opératoire. Dans ces conditions réglées, la structure n'est pas condensée d'une manière préjudiciable, et 'l'on obtient rapidement un joint collé résistant, l'accroissement de pression contribuant à assurer un collage plus efficace avec une faible quantité de colle.
Conjointement avec la pression, un apport de chaleur est utile, cet apport étant d'un ordre suffisant pour assurer un ahauffage rapide de la colle tout en évitant la
<Desc/Clms Page number 12>
production nuisible d'une pression de vapeur intérieure destructive. Des températures de 100 à 110 peuvent par exemple être appliquées pour les plateaux de la presse dans le cas de panneaux en contreplaqué de sapin de 7,5 mm d'épaisseur.
Les températures maxima réelles qui interviennent à l'endroit du joint sont alors comprises entre 61 environ et un maximum qui ne dépasse guère 100 , et ces températures conviennent pour les matières générales, la chaleur étant ainsi appliquée sans production sensible de pression de vapeur outre que la période sous pression peut être relativement courte puis- que l'application de la chaleur et de la pression peut être terminée avant que la ligne de colle ait été complètement séchée et, de préférence , aussitôt que le joint collé initial a acquis une résistance suffisante pour empêcher la séparation des plis lorsqu'on retire le produit de la presse.
Il est évident que, lorsqu'on retire les pann@@@@@ de la presse, la chaleur emmagasinée dans le bois contriu@@e à déshydrater et renforcer le joint collé pendant le temps considérable qui s'écoule avant que le bois ait pu se refroidir à la tem- pérature ambiante. Il est habituellement commode de stocker les panneaux en piles et les piles conservent une chaleur considérable pendant une période de temps pouvant s'élever jusqu'à douze heures. La durée correspondante du traitement sous pression, pour des panneaux muraux en sapin de 7,5mm d'épaisseur peut ainsi être inférieure à 2 minutes et peut s'élever jusqu'à 3 minutes environ selon la composition par- ticulière de la colle et les exigences du mode opératoire désirable.
Il est à noter particulièrement que la durée ou intervalle d'assemblage entre l'étalement et le pressage, dans le présent procédé peut être très court et, si on le désire, peut être sensiblement celui qu'implique l'amenage
<Desc/Clms Page number 13>
de l'assemblage à la presse, par exemple de l'ordre de 30 secondes;
cependant, la tolérance admissible peut être pro- longée à cinq ou dix minutes, ou même plus, La possibilité de presser les panneaux à la même vitesse que celle à laquelle ils sont collés et assemblés constituent un très grand avan- tage dans la fabrication sur une échelle industrielle, étant donné que ceci facilite le pressage continu par des appareils convenables et établis de façon qu'ils puissent recevoir et presser les panneaux à la même vitesse que celle à laquelle ils sont assemblés, par exemple sur un transporteur de faible longueur qui les amène à une presse continue. Comme la durée de l'assemblage est ainsi constant d'un panneau au suivant, on réalise de grands avantages en ce qui concerne l'uniformi- té du produit et l'économie de main- d'oeuvre résultant du pressage automatique continu.
On a vu que le joint collé se forme rapidement la durée de l'opération entière, depuis le moment où l'on commen- ce à appliquer la colle jusqu'au moment où on enlève-le pro- duit de la presse, pouvant ne pas excéder quatre minutes dans le cas de panneaux muraux et étant diminuée d'une façon cor- respondante dans le cas de structures cellulosiques plus minces .
Dans le cas des contreplaqués à trois plis, la durée du pres- sage peut, en général, être inférieure à une minute pour chaque pli de 2,5 mm d'épaisseur lorsqu'on utilise des colles de résidu de graines oléagineuses, cette durée. correspondant étroitement au taux de transfert de la chaleur à travers le beis.l Lorsqu'on utilise dec mélanges de colle comprenant des protéines particulièrement faciles à coaguler thermi- quement, telles que l'albumine du sang, la durée du pressage peut être beaucoup plus faible..
Malgré cela, le joint final
<Desc/Clms Page number 14>
EMI14.1
possède une r6siste11c8 -<;::'-.';:"- y^¯1 à 1 c. c 1 ) a'Ure de exiles qu'on POU77-,- r r:1- t-M''';:.' -lisent le double envi- ron de la quantité de base de colle sèche avec l'étalement tel qu'il était couramment réalisé jusqu'à ce jour, et ce joint est particulièrement caractérisé par le fait que la surface collée entière, est uniforme, alors que le collage était ir- réulier dans les procédés antérieurs.
On donnera ci-après un exemple pour faire comprendre la façon d'opérer dans le cas d'un panneau mural en sapin.
On mélange à sec 95 kg de farine de graine de soja finement broyée avec Li kg de carbonate de sodium finement broyé et 1 d'huile de pin. On mélange 100 parties en poids de cette poudre sèche avec 200 parties d'eau et on ajoute sucessivement 10 parties de chaux hydratée, ayant été mélangée séparément avec 50 parties d'eau, 4 parties de soude caustique, ayant Également été dissoute séparément dans 10 parties d'eau, 30 parties de silicate de sodium, de la sorte désignée par " K " dans le commerce et, finalement, un mélange de 1,8 partie de bisulfure de carbone et de 1,2 partie de tétrachlorure de carbone, la viscosité du produit obtenu, une demi-heure après sa fabrication, étant de 30 sur le viscosimètre Mac
EMI14.2
Llichael avec 1::
, "'1 métallique de 1,03 sini, et le rapport de l'esu à la base de colle étant de 2,6 à 1. Ce produit est une colle semi-fluide, ou consistante, de très bonnes propriétés
EMI14.3
d'étalement. Des plis inter.llé1-:".,"-1'es secs ( teneur en humidi- té 3% environ) de 2,5 mm d'épaisseur pour contreplaqués, sont gamic d'une couche de cette colle mouillée étalée à raison de 0,245 kg par m2 de panneaux à trois plis, en utilisant les rouleaux étaleurs réticulés ou à dessin précédemment indiqués et exerçant sur ces rouleaux une pression suffisante.
<Desc/Clms Page number 15>
pour contraindre la feuille à se mouvoir positivement et contraindre la colle semi-fluide à s'étaler à la même vi- tesse, le dessin de colle s'imprimant sur la surface du bois.
Les plis intermédiaires ainsi enduits sont posés sur des plis, inférieurs qui peuvent avoir été placés sur un transporteur convenable, si on désire, et on pose sur les plis intermé- diaires un pli supéri@ur qu de parenent, pour constituer l'assemblage complet qui est introduit dans une precse à chaud.
On ferme mmédiatement la presse et on exerce une pression de 14 kg environ par cm2 de surface de panneau, la durée de l'assemblage, c'est-à-dire le temps qui s'écoule entre l'é- talement des plis intermédiaires et le moment où on applique la pression, ayant été de 30 secondes environ. Les plateaux de la presse sont chauffés à une température constantede 105 Après 140 secondes, on ouvre la presse et on enlève le panneau.
Contrairement à ce procédé, dans le mode opératoire habituel basé sur l'application du procédé à froid antérieur, on aurait utilisé une colle ayant un rapport de 3,7 à 1 entre l'eau et la base de colle et étalé cette colle liquide à raison de 0,64 kg environ, étant donné que, si l'on avait cherché à diminuer ce taux d'étalement, les panneaux infé- rieurs auraient été sérieusement affaiblis dans l'empaqueta- ge du procédé à froid. L'économie de base de colle sèche réalisée par le présent procédé est de 50% ou davantage.
La quantité d'eau injectée dans la structure est en outre dimi- nuée de 64% au moins , et alors que, dans le procédé anté- rieur, la teneur en humidité des panneaux finis était voisi- ne de 14 à 15%, celle des présents panneaux n'est guère supé- rieure à 7%, de sorte que ces panneaux sont prêts pour l'ex- pédition sans avoir à. subir une nouvelle opération de séchage.
<Desc/Clms Page number 16>
On a, en outre, constate que cette mené colle peut être étalée sur un panneau mural en sapin au taux très faible de 0,17 kg, au lieu de 0,245 kg, et qu'on obtient cependant des panneaux solidement collés et propres à être vendus dans le commerce. On peut aussi obtenir d'excellents résultatsen supprimant entiérement la soude caustique dans cette formule et en augmentant proportionnellemtn le carbonate de sodium et la chaux.
De nombreuses autres recettes peuvent aussi être utilisées, et le procédé n'est pas limité à des formules de colle particulières, dans le cas des colles alcalines contenant des protéines, sauf sur ce point que la viscosité doit être comprise entre certaines limites et que l'eau doit être maintenue à une faible waleur correspondante. On voit ainsi que du point ae vue de la diminution tant de la quantité de colle utilisée que de la.. quantité d'eau de colle injectée dans les panneaux, les avantages de ce procédé sont réellement remarquaoles.
Comme conséquence du fait qu'on évite l'utilisation de brandes quantités d'eau, les plis même les plus minces ne présentent pas de taches de colle d'origine alcaline sur d'autres surfaces, quelles qu'elles soient, que celles avec lesquelles la colle entre réellement en contact. Ceci explique aussi pourquoi des surfaces telles que celles des feuilles de carton ou de papier peuvent être enduites de ces colles sans être tachées et réparées de ce fait.
Comme il a été indiqué précédemment, les caracté- ristiqu@@@ de très faible étalement d'une colle concentrée semifluide, lorsqu'on efiectue un pressage à chaud d'une durée trés courte, en utilisant une chaleur modérée et en appliquant une pression relativement élevée, sont applicables aux colles
<Desc/Clms Page number 17>
alcalines aqueuses à base de protéines à l'état semi-fluide, que ces colles soient entièrement composées de graines oléagineuses ou qu'il s'agisse de colles mixtes.
En général, les colles oléagineuses, ce par quoi on entend des colles contenant de préférence au moins 50% de farine de graines oléagineuses, sont particulièrement avantageuses en raison de leur meilleur pouvoir d'étalement qui résulte du fait qu'elles contiennent des matières qui ne se dispersent pas complètement dans le milieu alcalin. Ce pouvoir d'étalement des colles de farine de graine oléagineuse est probablement une caractéristique purement physique dérivée de la réduction du caractère adhésif, tenace et collant dû à la présence de la proportion de cellulose et semi- cellulose non dispersée ( ou dispersée en partie seulement ) de cette farine. L'effet semble être de changer le caractère filant et collant d'une dispersion de protéine pure de faible teneur en eau.
Pour le but de la présente description; le terme " colles semi-fluides " désigne des colles susceptibles d'être étalées à l'aide de rouleaux à dessin, que ces colles contiennent ou non de la farine de résidu de graine oléagineuse, étant donné que toutes les colles qui possèdent la caractéristique de pouvoir être étalées à l'aide de rouleaux à dessin sont utilisables avec des résultats équivalents pour réaliser ce procédé.
Des mélanges peuvent contenir de la caséine,'de l'albumine du sang de la colle animale, de la protéine extraite, etc.., en quantités n'excédant de préférence pas la proportion de farine de graine oléagineuse par exemple à raison de 5 à 50%; par exemple la farine de graine de soja utilisée à titre d'ingrédient principal avec 20% d'albumine de sang soluble et 5% de colle
<Desc/Clms Page number 18>
animale donne un mélange utile possédant d'excellentes propriétés d'étalement et de résistance à l'eau conjointement avec une prise rapide due à la présence du sang thermiquement coagulable. L'addition de plus grandes quantités d'albumine de sang augmente encore plus la résistance à l'eau du produit collé.
La caséine, ainsi qu'il a été indiqué, peut aussi être utilisée comme élément de mélange, avec une augmentation du pouvoir de sécnage et de la résistance à l'eau. Des mélanges
EMI18.1
composés de sang, de colle animale ou de C"--,,,Ai Y1P 3.1":"[;::"'Client la tolérance d'un intervalle long ou variable du temps d'assemglage, ce qui est avantageux dans certains cas, et les
EMI18.2
protéines thermiqa.:nt coc.¯:zlâbles ajoutées aux produits assurent une prise plus rapide et permettent ainsi d'ouvrir la presse plus rapidement sans nuire au joint collé final.
En raison de la grande diminution des quantités de colle étalées, le procédé facilite particulièrement l'utilisation de colles plus coûteuses et, en raison de l'utilisation de la chaleur, il permet d'obtenir des joints collés possédant une plus grande résistance à l'eau, même avec des matières qui ne donneraient autrement qu'une résistance à l'eau modérée.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.