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" Compteur pour billard "
Dans les établissements où on loue des billards les billes sont généralement placées dans une boîte, et, lorsque celle-ci est fermée, les billes sont serrées entre le couvercle et un fond élastique, de façon que lorsqu'on ouvre la boîte les billes sont poussées par le fond élastique vers l'extérieur et sont reçues par la personne qui a ouvert le couvercle. D'autre part, le fond élastique est
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réglé pour des billes de dimension déterminée, et lorsqu' on met dans la boite des billes de dimension différente, il faut procéder à un réglage du fond élastique.
De plus, il y a deux marqueurs de points, placés soit sur le billard, soit dans un appareil isolé de grandes dimensions. Enfin le temps pendant lequel a lieu la location du billard n'est généralement pas enregistré mécani- ,uement et ne l'est, en tout cas, qu'au moyen d'appareils compliqués et coûteux. En outre, les appareils de ce genre existant comprennent un mouvement d'horlogerie qu'il est nécessaire de changer pour obtenir des tarifs différents.
Les principaux désavantages que présente@ ces dispositions sont les suivants :
En ce qui concerne les billes : a) Elles peuvent facilement tomber par terre lorsqu' on les retire de la boite; b) Elles se détériorent à cause de leur appui sur le couvercle et sur le fond élastique; c) Une boite donnée ne peut contenir des billes de dimension différente qu'en opérant un réglage spécial du fond élastique, chaque fois que l'on change de billes; d) Il est très aisé de substituer frauduleu- se::lent une bille , une autre, car il suffit qu'une bille mise à la place d'une autre ait le même aspect extérieur oue celle qu'elle remplace.
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En ce qui concerne les marqueurs de points, s'ils sont sur un plateau isolé, celui-ci est de grandes dimensions, et s'ils sont placés sur le billard, ils sont rapidement détériorés par la poussière qui sort du tapis lorsqu'on le brosse. Dans ce dernier cas, également, le dessus de la boiserie doit être creusée pour les recevoir, ce qui détériore l'aspect artistique du billard.
D'autre part, quand on change de tarif, il faut envoyer le compteur à l'atelier et changer le mouve- ment d'horlogerie.
Enfin la liquidation des sommes à payer pour la location du billard donne lieu souvent à des discussions, puisqu'on ne dispose pas d'éléments présentant toute cer- titude pour départager les dissidents.
L'invention a pour objet d'éviter ces divers inconvénients, et elle se rapporte à un appareil constitué par une boîte renfermant un tiroir à billes spécial, un compteur horaire et des marqueurs de points.
Le tiroir à billes ne peut se fermer qu'une fois que les trois billes y sont placées, le poids de chacune d'elles dégageant un organe empêchant d'effectuer la fermeture. Dans ce tiroir, les billes reposent sur des appuis caoutchoutés, que le tiroir soit ouvert ou fermé, ce qui empêche leur usure et permet de les mettre en place @ et de les retirer facilement sans risquer de les laisser tomber à terre.
On peut placer dans ce tiroir des billes de dia- mètre habituel, quel que soit ce diamètre.
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Enfin, en fermant le tiroir, on arrête automa- tiquement le mouvement du compteur horaire. D'autre part, ce tiroir ne peut s'ouvrir qu'au moyen d'une clé spéciale et on ne peut pas en retirer les billes même en brisant le mica dont est munie la fenêtre du tiroir, étant donné les dimensions de cette fenêtre.
Le compteur horaire comporte un mouvement d'hor- logerie à vitesse variable, qui se met automatiquement en marche dès qu'on ouvre le tiroir à billes et qui s'arrête automatiquement dès qu'on le ferme. Il est muni de cadrans amovibles permettant de changer, à volonté, le tarif horaire. Le mouvement d'horlogerie reste donc le même, ce uui permet d'avoir une seule sorte de compteur pouvant servir à tous les tarifs, au lieu d'avoir plusieurs mouvements d'horlogerie correspondant chacun à un tarif différent. De plus, pour la commodité des lectures, il est muni d'un mé- canisme spécial permettant d'avoir des chiffres sauteurs, c'est-à-dire ne se déplaçant pas d'une manière continue, mais par saccades, et s'arrêtant pendant un certain temps dans une position bien déterminée.
Enfin les chiffres sont lus au moyen de loupes, ce qui permet une lecture facile tout en ayant des cadrans de dimensions réduites.
Chaque marquer de points est constitué par trois tambours de grand diamètre, portant des chiffrés de grandes dimensions, et leur foule est telle qu'ils peuvent être ac- tionnés directement et facilement avec le doigt. Un système de leviers, de galets combinés avec une denture intérieure d'un type courant permet d'assurer l'arrêt du marqueur dans une position donnée et le report d'un tambour qur celui qui enregistre les unités d'ordre immédiatement supérieur.
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Grâce à ces dispositifs, l'appareil conforme à l'invention permet de grouper, dans une même boîte, c'est- à-dire sous un volume extrêmement réduit, un tiroir à billes, un compteur horaire et trois marqueurs de points.
On remarquera, en particulier, que les marqueurs de points actuellement employés, qui constituent un appareil isolé, tiennent trois fois plus de place pour une série de deux chiffres que le marqueur de points conforme à l'invention n'en occupe pour une série de trois chiffres qui sont deux fois plus gros.
Afin de mieux faire comprendre l'invention on a représenté, à titre d'exemple, un appareil conforme à l'invention sur le dessin joint dans lequel :
La figure 1 est une vue de face de l'appareil, le tiroir contenant les trois billes étant fermé.
La figure 2 est une coupe schématique, prise suivant la ligne-AB de la figure 1.
La figure 3 est une vue schématique du dispositif spécial permettant aux cadrans portant les indications de prix à payer d'avancer par saccades.
La figure 4 est une vue du disque de tarif horaire.
La figure5 est une vue du disque des prix à payer.
Sur la figure 1, on voit en 1 le tiroir à billes, en 2 la plaque qui masque le mouvement d'horlogerie H, dont il sera question ci-après, en 3a, 3b, 3c trois marqueurs de points, et en 4 la boîte contenant tous ces organes.
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Le tiroir 1 comporte (voir figure 2) trois tringles transversales 5, 6, 7 recouvertes chacune d'un tube en caoutchouc. Les billes reposent sur les tringles 5 et 7 quand le tiroir est fermé et sur les tringles 5 et 6 lorsqu'il est ouvert. Le tiroir pivote autour de la tringle 5. La tringle 7 est munie de bagues 8 permettant de limiter le déplacement latéral des billes.
Dans l'axe de chaque bille est placé un levier 9, qui pivote autour de l'axe 10 et qui comporte un galet 11, un bec 12 et un bec 13. Il est constamment ramené dans le
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sens indiqué par la flèche F, au moyen d'un ressort de raplimite pel (non représenté), Une butée 14 le mouvement de remontée du bec 12, en sens inverse de la flèche F. La force du ressort de rappel a une valeur telle qu'il faut au moins le poids d'une des plus petites billes de modèle courant pour abaisser le levier 9 en agissant sur le galet 11.
Lorsque les trois billes sont dans le tiroir, chacune d'elles agit par son poids sur le galet 11 et le levier 9 s'abaisse en entraînant son bec 13. On peut alors fermer le tiroir.
Si, au contraire, il manque même une seule bille, la partie 30 du tiroir vient buter sur le bec 13 correspondant à la bille manquante, puisque le levier 9 (et par suite le bec 13), correspondant à cette bille n'est pas abaissé, On ne peut donc pas le fermer.
Lorsque le tiroir est complètement fermé, un crochet (non représenté) maintient le tiroir fermé et ce crochet est dégagé quand on ramène à zéro le mouvement dont il sera parlé ci-après.
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De plus, quand on ferme le tiroir, une bande fixée au tiroir arrête, suivant un dispositif très connu, le balancier du mouvement d'horlogerie.
Enfin ce tiroir porte une fenêtre qui permet d'apercevoir les billes, mais qui a des dimensions telles qu'on ne peut pas y faire passer les billes.
Le mouvement d'horlogerie H est d'un type courant; il comporte toutefois un dispositif permettant de le faire tourner à différentes vitesses correspondant à différents tarifs. De plus, il comporte un ou plusieurs disques (deux au moins), chacun d'eux étant affecté à un tarif (voir figure 4) et un disque portant les indications des prix à payer (voir figure 5), ce disque avançant par saccades au moyen du dispositif représenté schématiquement sur la figure 3.
Comme on le voit sur cette figure, ce dispositif comprend deux disques superposés 15 et 16. Le disque 15 est calé sur l'axe 17 du mouvement d'horlogerie et est muni d'une cheville 18. Quant au disque 16, qui porte les indications des prix à payer, il est denté sur son pourtour, est monté fou sur l'axe 17 et comporte une rainure 19 ainsi qu'une cheville 20. Les chevilles 18 e 20 sont reliées ensemble par un ressort 21. Quant aux dents de ce disque, elles peuvent venir en prise avec un cliquet 22 tournant autour de l'axe 23 et commandé par un ressort 24 attaché au point fixe 25. Le fonctionnement de ce dispositif est alors le suivant :
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Le disque 15 tourne d'une façon continue dans le sens de la flèche F1.
Quand il est dans la position indiquée sur la figure 3, la cheville 18 peut parcourir la rainure 19 du disque 16, qui est maintenu immobile par le cliquet 22. Pendant qu'elle effectue ce parcours elle tend le ressort 21, mais lorsqu'elle est arrivée à fin de course dans la rainure 19 elle tend à entraîner le disque 16. Il arrive alors un moment où l'effort qu' elle exerce est suffisant pour dégager le cliquet 22 de la denture du disque 16. Celui-ci se déplace alors subi- tement d'une dent dans le sens de la flèche F1, ce dépla- cement étant aussitôt arrêté par le cliquet 22 qui se remet en prise, et le ressort 21 ramène la cheville 18 dans la position au'elle occupe sur la figure 3. Il en résulte qu' un nouveau chiffre apparaît derrière la loupe 26b, dont il sera parlé ci-après, et y demeure un certain temps.
La plaque 2, qui recouvre le mouvement d'horlo- gerie H et qui est fixée à la boîte 4, au moyen de vis par exemple, comporte trois loupes 26a, 26b, 26c. La loupe 26a permet de voir, en le grossissant le chiffre corres- pondant au tarif en cours. La loupe 26b permet de voir, en le grossissant, le chiffre indiquant à chaque instant le prix à payer, ce prix apparaissant successivement par saccades, grâce au dispositif représenté sur la figure 3 et dont il a été question ci-dessus. Quant à la loupe 26c elle ne sert que d'ornement, car étant peinte en rouge, blanches elle figure avec les loupes/26a, 26b, les trois billes de billard.
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Enfin deux trous 27a, 27b, sont ménagés dans cette plaque, le trou 27a permettant d'introduire la clé qui, en remettant l'appareil au zéro, remonte le mouvement d'horlogerie et le trou 27b permettant d'introduire cette même clé pour changer la vitesse du mouvement d'horlogerie et faire apparaître en même temps derrière la loupe 26a le tarif correspondant à cette vitesse.
Quant aux marqueurs de points 33a, 33b, 33c, ils peuvent, chacun d'eux, marquer par exemple jusqu'à 999. Chacun d'eux se compose de trois tambours T, un pour les unités, un pour les dizaines et un pour les centaines, les reports des unités aux dizaines, et desdizaines aux centaines étant assurés par tout dispositif approprié de type connu.
Chaque tambour T a la forme indiquée en coupe sur la figure 1. Il comporte dix évidements sur chacun desquels est inscrit un chiffre de 0 à 9 et lorsqu'on le fait tourner, il est arrêté nettement sur chaque numéro au moyen d'un galet 28 commandé par un ressort (non représenté). Les trois marqueurs sont montés sur un même axe 29 et ils peuvent être remis simultanément à zéro en faisant tourner cet axe au moyen d'un dispositif connu.
Il est à remarquer que la forme des tambours permet de les faire tourner très facilement au moyen
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d'un doigt de la main, que l'on peut passer par l'ouverture 31
Enfin l'appareil comporte un totalisateur général (non représenté sur les figures) d'un type connu enregistrant la totalité des progressions effectuées par le disque portant l'indication des prix à payer, de sorte qu'il suffit de multiplier ce nombre de progressions par la valeur constante de chaque progression pour obtenir la totalité de la recette pendant une période de temps déterminée.
Si, par exemple, le compteur indique le nombre m à la fin d'une journée, et le nombre n à la fin de la journée suivante, il suffit de multiplier le nombre n - m par la valeur d'une progression (0 @ 20 par exemple) pour avoir le montant de la recette de la journée considérée.
Il est à remarquer toutefois que ce totalisateur présente la particularité suivante : comme les cadrans ne sont pas mis complètement à zéro, lors de l'ouverture du tiroir à billes et qu'ils indiquent déjà une somme correspondant à la première progression, correspondant à la prise en charge, cette progression n'est pas enregistrée au totalisateur général. Pour obvier à cet inconvénient, qui occasionnerait une différence, constituant une erreur, entre les sommes réellement encaissées et celles enregistrées au totalisateur, il a été prévu un levier qui assure l'enregistrement de cette unité oubliée, lorsque le couvercle, en se revermant, appuie sur ce levier.
On utilise l'appareil qui fait l'objet de l'invention de la façon suivante :
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On introduit la clé spéciale dans l'orifice 27b et on la tourne de façon à faire apparaître sous la loupe 26a le chiffre correspondant au tarif désiré.
On introduit ensuite cette même clé dans l'orifice 27a et on la tourne dans un sens déterminé (de gauche à droite, par exemple) de façon à dégager le tiroir du crochet qui le maintient fermé. Celui-ci bascule alors et prend une position sensiblement horizontale. Les billes qui reposaient sur les tringles 15 et 17, lorsque le tiroir était fermé, reposent maintenant sur les tringles 15 et 16 et on peut alors les prendre facilement et sans risquer de les laisser tomber à terre pour les donner aux joueurs.
De plus, dès que le tiroir est ouvert, le mouvement d'horlogerie se remet en marche, la prise en charge apparait immédiatement derrière la loupe 26b et les différents prix à payer défilent par saccades derrière cette loupe, pendant la partie de billard.
Une fois la partie terminée, on remet les billes dans le tiroir et on le referme. Le mouvement d'horlogerie s'arrête alors immédiatement et le prix à payer reste apparent sous la loupe 26b, en évitant ainsi toute discussion possible.
A la partie suivante,on introduit la clé dans l' orifice 27a, et en la faisant tourner on ramène l'appareil à zéro et on remonte ainsi également le mouvement d' horlogerie.
Il est bien entendu que le mode de réalisation cidessus décrit et représenté ne l'a été qu'à titre d'exemple et que l'on pourrait, sans s'écarter de l'esprit de l'invention y apporter des modifications. Par exemple, en particulier, l'ensemble des marqueurs de points pourrait constituer un appareil distinct du tiroir à billes et du compteur