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TUYERE POUR FILATURE.
La présente invent ion est relative aux tuyères pour la filature faites en alliage or-platine, de grande dureté de. recuit et de haute résistance aux efforts mécaniques.
Les tuyères pour la filature suivant l'invention sont principalement caractériséeen ce que leur teneur en platine dépasse 32 % de la teneur totale de l'alliage, et comprend par exemple 35 - 60 % de platine. pour la fabrication de tuyères pour la filature dans l'industrie de la soie artificielle on a employé jusqu'à présent des alliages or-*platine à teneur en platine, allant jusque 30 %, et plus particulièrement des alliages à 30 %. Ces alliages ont une haute dureté de recuit et une longue capacité d'emploi, de même la tendanoe aux obstructions des trous pendant le fonctionnement est'relativement faible pour ces tuyères; malgré cela une augmentation de la teneur en platine est désirable, car on peut ainsi espérer une nouvelle augmentation de la dureté des alliages or-platine à l'état recuit.
On n'a cependant pas osé jusqu'à présent augmenter la teneur en platine de ces tuyères, car par un augmentation de la.
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teneur en platine il y avait Ù. craindre une augementation impor- tante des difficultés de travail des tuyères, plus particulière- ment l'obtention des trous de tuyère, car à peu près dans la même proportion que l'augmentation de la teneur. en platine, a lieu'une augmentation de la dureté de trempe et les tuyères ont été perforées jusqu'à présent à l'état trempé.
Il est connu qu'en vue d'une amélioration les alliages sont trempés à une haute température qui se trouve aussi près que possible de la température de la courbe inférieure de fusion, et qu'ils sont recuits à une température appréciablement -plus basse, Comme à cause de la forte dureté des alliages à l'état @ recuit la formation des trous fins n'est possible que très diffi- cilement et dans certains cas elle est même impossible, la for- mation des trous des tuyères est effectuée à l'état trempé et les tuyères sont ensuite durcies par le recuit.
pour cette rai- son on devait supposer que la dureté de trempe augmentant avec la teneur en platine ne permetLrait plus la perforation, car il a été trouvé par des essais comparatifs qu'un alliage contenant 405 de platine possède une dureté de recuit de 315 degrés Bri- nell et une dureté de trempe de 170 degrés Brinell, tandis que pour l'alliage or-platine employé jusqu'à présent contenant 30% de platine et 70% d'or, la dureté de recuit (ce recuit étant effectué à 3500 C) est au maximum de 200 degrés Brinell et la dureté de trempe de seulement 100 degrés Brinell environ.
Par une augmentation de la teneur en platine à 50% la dureté de recuit s'élève à 380 unités Brinell et la dureté de trempe à environ 260 unités Brinell.
Par une nouvelle augmentation de la teneur en platine à 60 %, la dureté de recuit est d'environ 420 unités Brinell et la dureté de trempe d'environ 330 unités Brinell.
Par une augmentation de la teneur en platine à 65 % l'alliage possède une dureté de recuit de 440 unités Brinell
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et une dureté de trempe d'environ 330 unités Brinell.
Il a été cependant trouvé que malgré cette augmentation importante de la dureté de trempe on peut employer des alliages or-platine même avec une teneur en platine plus élevée que 30 % et que les tuyères pour la filature fabriquées de cet alliage possèdent encore divers autres avantages ca il a été montré que pour une teneur en platine de plus de 32 % les alliages or-platine possèdent une finesse de grain tout-à-fait extraor- dinaire, qui permet malgré la plus forte dureté de former de manière irréprochable les fines perforations qui sont requises pour les tuyères pour la filature et même que ces perforations peuvent avoir les parois encore plus unies que ce qui était possible d'obtenir jusqu'à présent.
Des recherches ont montré que cette finesse de grain des alliages or-platine croit lorsque la teneur en platine augmente et qu'elle atteint son maximum pour une teneur en platine d'environ 55 %.
En se basant sur ce fait on emploie avec avantage des. alliages ayant des teneurs en platine de plus de 40 %, par exemple ceux. à 45 - 60 %. Les duretés de recuit de ces alliages . se trouvent entre environ 320 ou 350 et 42d unités Brinell.
La haute dureté de trempe de cet alliage, mentionnée ci-dessus @ ne constitue (et cela est surprenant) aucun obstacle à la per- foration à l'état trempé des tuyères qui en sont fabriquées, car la propriété d'avoir un grain fin, permet comme il a été dit ci-dessus de réaliser un travail excellent. on peut cependant aussi perforer les tuyères après un chauffage spécial.
Il a été montré qu'on obtient de très bons résultats lorsqu'on perfore par exemple les tuyères après un chauffage à des températures moyennes, par;exemple d'environ 600 - 9000 C, et que l'on chauffe seulement d'une manière connue en soi les tuyères déjà perforées, à de hautes températures
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par exemple 1100 - 1240 C, que l'on trempe ensuite et qu'on recuit par un nouveau chauffage à des températures plus basses, par exemple par un recuit à des températures d'environ 550 C.
Par un tel traitement thermique à des températures moyennes la dureté de tels alliages augmente seulement faiblement avec une augmentation de la teneur en platine. Par un Traitement thermique, par exemple a environ 800 c, le degré de dureté d'alliage à teneur en platine d'environ 35 - environ 65 % se trouve seulement entre environ 100 et 120 unités Brinell.
Pour la réalisation pratique de ce procédé on peut procé- der de manière à chauffer d'abord les tuyères à des températures quelque peu élevées, par exemple 1000 C, pour éliminer les tensions mécaniques et ensuite les températures sont abaissées au degré qui convient pour la perf orat ion subséquente, par exemple 800 C, et les tuyères chauffées à, cette dernière température sont soumises à la perforation.
Il est surprenant qu'un tel traitement thermique avant la perforation donne de bons résultats, car d'après l'expérience qu'on a eue jusqu'à présent, les perforations deviennent
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uni t ilisables par boutilisation d'alliages connus pour tuyères de filature par le cnauffage à de hautes températures et dans le cas présent les tuyères préalablement chauffées. doivent être soumises après leur perforation en vue d'un recuit égales ment à de hautes températures d'environ 1150 - 12500 C.
Il a été montré lors de la mise en pratique du présent procédé, qu'à cause de la finesse extraordinaire de grain des alliages à haute teneur en platine, les perforations des tuyères ne sont pas modifiées ultérieurement par le traitement thermique. Il suffit après la trempe de polir les trous de la manière usuelle par traitement avec les aiguilles d'alésage connues.
La qualité des trous est encore meilleure avec les tuyères faites des alliages or-platine utilisés jusqu'à présent.
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Les tuyères de filature construites suivant la présente invention possèdent à cause de leur dureté de recuit plus grana de, une résistance considérablement plus grande aux efforts mécaniques.Les épaisseurs des parois des tuyères peuvent être rendues plus minces, ce qui économise du métal précieux. Les @
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tuyères ont une durée considérablement plus grande, ae qui ne ! IJ.A P1i o'ffre entr'autres l'avantage qu'on/doit tenlh en stock que des quantités plus faibles de tuyères en métal précieux.
A cause du poli plus grand des perforations et peut Être aussi à cause de la composition des alliagesles tuyères reven- diquées ont également une tendance plus faible aux obstructions des canaux de perforation lors du fonctionnement que celles
1 employées jusqu'à présent faites en alliageor-platine (70:30).
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pas Par conséquent ilrst/nécessaire de changer aussi souvent les / tuyères à cause de leur bouchage ou obstruction des canaux.
Par cela non seulement les interruptions de travail sont dimi- nuées., mais on obtient encore des produits de propriétés plus uniformes. ,
Les alliages or-platine suivant l'invention peuvent con- tenir à coté de l'or et du platine de petites quantités, par exemple 1 % et jusque environ 3 %.d'un autre métal du groupe du platine. Une teneur en rhodium s'est montrée particulière** ment avantageuse.
Par ces métaux d'addition on peut améliorer les proprié- tés des alliages de diverses manières, plus particulièrement il est possible de faciliter leur travail pendant certaines phases de la fabrication.