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Enregistrement photographique ou cinématographique de grand angle sur surface sensible de forme concave.
La nouveauté de la présente invention réside dans le fait d'enregistrer les images photographiques ou cinéma- tographiques sur une surface sensible de forme concave dans le but d'accroitre le champ angulaire de ces prises de vues.
On sait que jusqu'à présent l'enregistrement des images photographiques et cinématographiques se fait sur des surfaces planes ayané comme support des plaques en verre ou des films en dérivés cellulosiques ou résineux. Or, quelles que soient les corrections apportées aux objectifs, l'obten- tion d'images exemptes de déformations marginales n'est possi- ble que dans des limites angulaires étroites, même pour les objectifs dits " grand angulaires " De plus les corrections apportées aux objectifs " grands angulaires " ne von pas sans diminuer la valeur des images en raison.de la complexité opti- que qu'elles entrainent.
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Le fait d'adopter pour la couche sensible une surface concave permet d'étendre dans une large mesure l'angle de prise de vues, tout en n'entraînant pas de compe xités optiques nouvelles au niveau des objectifs. Les objec- tifs photographiques les plus simples, dits de Petzval, fo- calisent en effet des images nettes non pas dans un plan, mais dans une surface de révolution concave vers l'avant.
Il résulte de ce fait que par l'adoption de surfaces sensi- bles co caves comme matériel enregistreur des images photo- graphiques et cinématographiques, on est conduit, en outre de l'avantage du grand angle de prise des vues, à employer des objectifs sensiblement plus simples que ceux destinés à des surfaces sensibles planes.
La technique décrite dans la présente invention se différentie des techniques dites " de photographie panorami- que par le fait que la surface sensible n'est pas, dans ces dernières, une surface de révolution par rapport à l'axe optique de l'objectif ; par le fait que l'enregistrement n'est panoramique que dans le sens horizontal, et non dans le sens vertical ; par le fait enfin que la totalité de 1. image n'est pas enregistrée au même moment par le même ob- jectif.
Par enregistrement des images, on entend tous les procédés de prise de vues, quels qu'en soient les tech- niques et le buts. Ce terme comprend en particulier la photographie en blanc et noir, la photographie en couleurs, la photographie en relief, la photographie stéréoscopique ; la cinématographie en blanc et noir, la cinématographie en couleurs, la cinématographie avec adjonction d'enregistre- ment du son, la cinématographie en relief.
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Par " suface sensible " on entend la ou les cou- ches de substances capables d'être impressionnées par la lumi- ère ou par les couleurs, et de les fixer après traitement, quels que soient la nature de ces substances et les traite- ments subis pour les révéler en images négatives ou positives sans ou avec couleurs.
Par " surface concave Il il faut entendre une sur- face de révolution par rapport à l'axe optique de l'objectif, et telle que celui-ci soit situé du côté de la concavité.
Ce terme comprend en particulier la surface sphérique ; plus particulièrement encore, la surface sphérique dont le centre coïncide avec le centre du diaphragme de l'objectif.
Mais il n'exclut nullement toute autre surface de révolution que la sphère. En particulier, sont comprises dans ce terme de surface concave les surfaces de révolution engendrées par des paraboles, des ellipses, ou toute autre courbe géométrique pour autant qu'elle soit en son centre tangente à la perpen- diculaire élevée sur l'axe optique. On spécifie que le but poursuivi dans la nouveauté décrite ici est d'étendre le pou voir d'enregistrement de l'objectif en le libérant de la contrainte dans laquelle il se trouve actuellement de foca- liser les images sur un plan : toute forme de surface concou- rant à ce but doit donc être englobée dass la présente re- vendication. La courbure de la surface destinée à recevoir l'image de l'objectif se trouve ici faire partie de la com- binaison optique de l'objectif.
On ne peut donc limiter la présente définition à certaines formes de surfaces. C'est seulement à titre d'exemple que l'on cite la courbure sphé- rique associée à un objectif de Petzval, occupant sensible- ment le centre de la sphère.
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Le support de la couche concave de matériel sen- sible telle qu'elle est définie ci-dessus peut être réalisé en tonte substance transparente, soit en verre inorganique, soit en verre organique, tels que des dérivés cellulosiques ou des résines naturelles ou synthétiques. Celle des faces venant en contact avec la couche sensible est de la forme que l'on désire donner à cette couche. L'autre face du sup- port ne doit pas nécessairement présenter une surface sembla ble. Normalement les surfaces antérieureset postérieure du. support sont parallèles, de telle sorte que lors de la pro- jection; les rayons lumineux focalisés vers l'objectif par le condensateur ne sout pas déviés par la traversée du support de l'image.
Cette disposition est de nature à présenter le minimun d'échauffement à la projection.' Mais une absence de pa- rallélisme entre les deux surfaces du support transparent peut très bien être compatible avec une bonne projection, le support jouant dès lors le rôle de lentille entre le conden- sateur et l'image, et entrainant simplement une ouverture utile plus ou moins grande du faisceau lumineux sortant du condensateur.
Une surface postérieure à rayon de courbure moindre que celui de la surface antérieure du support serait de nature à diminuer l'ouverture du faisceau lumineux conver- gent émanant du condensateur, le support jouant le rôle de lentille convergentes Au contraire, une surface posté- rieure de rayon de courbure plus grand que celui de la sur- face antérieure augmenterait l'ouverture du faisceau lumineux émanant du condensateur, mais aurait par contre l'avantage de réaliser un support particulièrement rigide du fait que les bords de la coque ainsi formée seraient plus épais que le centre. Comme limite de ce dispositif, on peut envisager
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un support dont la face antérieure soit concave et la face' postérieure plane.
Suivant la destination envisagée, les coques que forment les supports de la couche sensible concave peuvent être pourvus de dispositifs spéciaux destinés soit à les maintenir en place devant l'objectif des cameras ou des pro- jecteurs, soit à les réunir entre elles pour former un film susceptible d'être déplacé devant 7'objectif, successivement dans le cas de la photographie, ou rythmiquement dans le cas de la cinématographie.
La présente invention ayant trait à l'emploi d'une couche sensible concave pour l'impression et la reproduction des images photographiques et cinématographi- ques, les dispositifs de fixation des supports de telles sur- faces ne sont donnés évidemment qu'à titre d'exemples, et le fait d'introduire tout dispositif autre que ceux cités ci- dessous ne pourrait en aucun cas correspondre à une nouveauté en ce qui concerne le principe de l'invention.
Les coques peuvent être maintenues en place dans des chassis étanches à la lumière, et ajustables sur la ca- méra, l'ouverture d'un volet démasquant de la façon usuelle la surface sensible. La mise en place et le maintient en chas- sis peut être facilitée par ume forme de coque telle que les bords soient prolongés par un cadre plat de formcarrée ou rectangulaire. Les coques, et en particulier dans le cas où elles présentent des Bords prolongés en forme de plaque comme décrit ci-dessus, peuvent être calées par l'un de leurs ctés à des bandes de papier ou autre matériel souple, dans le but de pouvoir être sorties d'un magasin étanche à la lu- mière où eles sont empilées, et d' être amenées une à une dans le champ de l'objectif,
suivant le procédé utilisé
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couramment sous le nom de Il filmpacks ". De même les coques empilées dans un chassis à magasin peuvent être amenées une à une dans le champ de l'objectif par le jeu d'un tiroir.
Si elles sont constituées par un matériel soupire tel que des dérivés cellulosiques ou des substances résineuses naturelles ou synthétiques, les'coques réunies entre elles par l'intermédiaire d'une surface plane.prolongeant leurs bords et constituée par la même matière, peuvent entrer ainsi dans la composition d'un film : de par leur forme, les coques elles- mêmes sont évidemment indéformables, et il en va de même de la partie de support plan s'étendant latéralement de chaque coté des coques ; mais entre elles, le support plan peut à'incur- ver à la manière des films ordinaires de photographie et de cinématographie ;
ces portions de film entre les coques jouent donc le rûle de charnières, et l'ensemble peut s'en- rouler sur bobine, avec, à la vérité, un encombrement supéri- eur à celui des films plats, et d'autant plus marqué que les coaues sont plus profondes. La bande plane de film peut étre perforée, et aussi utilisée, comme couramment, pour l'inscription du son.
Cette forme de film perforé ou non peut être appli- quée à la prise des vues photographiques. Dans le but de ré- duire l'empattement du à l'enroulement du film, on peut, en raison du fait que le nombre de vues est limité dans ce cas, s'arranger à ce que les coaues s'empilent lors de l'enroulement Un procédé applicable consiste à ménager dans l'axe des bo- bines des logements où puissent se glisser les boucles de film plat non tendues dans les parties centrales de l'en- roulement, et de plus en plus tendues à mesure que l'enrou- lement se poursuit ; il peut'être'nécessaire d'embrocher les
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coques dans des dents pour assurer leur superposition.
Un 'autre.procède consiste à plier le film.en zig-zag, les par- ties interposées entre les coques étant, au moins aussi lon- gués que les coques elles mêmes, et perforées pour permettre le-logement de ces dernières lors de l'empilement,.Enfin on peut concevoir l'enroulement d'un film du type ci-dessus, avec parties de film perforées pour permettre l'empilement des coques en une seule pile.
Si d'une façon générale la forme la plus complè- .. te de coque comporte une surface de révolution se racordant par un cercle au plan du dispositif de fixation, il n'est nullement exclu de réduire ce cadre à une forme quelconque, soit pour la commodité de l'établissement des plaques ou des films, soit en raison de l'inutilité de l'enregistrement d'un excès de champ angulaire vertical. C'est ainsi par exem- ple que la partie de coque seulement utilisée peut correspondre à un cadre carré ou rectangulaire, la surface de la coque se raccordant dans ce cas au plan du dispositif de fixation par quatre pans soit normaux, soit obliques pour permettre l'empilement.
. ' La reproduction des images en vue de l'obtention de copies pet se faire par tout procédé soit de contact di- rect, soit de projection. En particulierparmi les procédés de contact direct, il peut être utile détablir des négatifs sur.coques convexes correspondant exactement aux coques concaves sur lesquelles l'enregistrement a été recueilli et les épreuves à obtenir.
En particulier parmi les procédés par projection, il peut être fait usage, de façon analogue à ; ce qui sera décrit ci dessous pour la projection des images @ sur écran, soit à des surfaces concaves de matériel sensible, ;
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soit, clans une certaine mesure, de surfaces planes de ma- tériel sensible, avec projection dans ce dernier cas à l'aide d'objectifs anastigmates et aplanétiques de grande profondeur de champ. Plus particulièrement encore, en faisant usage, au on cours de la reproduction d'objectifs de très faible ouverture et de très grande profondeur de champ, employés concourramment avec une grande itensité lumineuse, on peut obtenir la transposition des images portées sur les coques concaves en des images portées sur surfaces de concavité moins accusée, ou même planes.
Les images enregistrées sur support concave peuvent être projetées sur un écran concave, ou de forme approchante, comme pax exemple une succession de plans disposés concentri- quement. Cette façon de faire permet l'emploi d'objectif simples. Elle correspond à la reproduction la plus parfaite de la réalité en ce qui concerne le grand angle du champ vi- su@l, Cette techniaue, mettant le spectateur en présence d'une projection sur une vaste calotte dont il occupe un point intérieur, est de nature à lui faire percevoir les choses avec une étendue de champ visuel analogue à celle au'il aurait éprouvée s'il avait été mis dans la situation de la camera au moment de la prise de vue.
En particuilier, appliquée au cinéma, cette techniqueest de nature à suppri- mer l'impression de projection en chambre noire, et à créer une athmosphère supérieure à la projection de petit angle.
Les images enregistrées sur support concave peuvent aussi, dans toute la mesure où la chose est possible par l'emploi d'objectifs aplanétiques anastigmates, être projetées sur écran plan. L'angle utilisable de la sorte ne peut évi- demment dépasser la capacité de l'objectif à corriger
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les aberrations résultant de ce procédé.
Enfin les images enregistrées sur support concave peuvent être projetées par secteurs de champ angulaire' restreint, l'image de surface concave étant déplaçable concentriquement par rapport à l'objectif pour présenter à volonté devant celui-ci les régions d'image plus particuliè- rement intéressantes par un mécanisme analogue à celui du déplacement du regard. Cette façon de faire peut convenir plus particilièrement, par exemple, à la projection de photo- graphies ou de cinématographies d'amateur.
L'invention décrite ci dessus entraine des parti- cularités dans la fabrication des plaques et films sensi- bles. Ces particularités ne se rapportent pas à l'établisse- ment du matériel sensible, mais à celui du support transpa- rent.
Les modes d'obtension de supports de formes voulues peuvent être quelconques. En particulier les supports en verre inorganique peuvent être obtenus par coulage, moulage, ou surfaçage. En particulier, les supports en verre organique par exemple en dérivés cellulosiques ou résineux, peuvent être obtenus par solidification de solutions dont on évacue le solvant avec ou sans chauffage, par mise à la forme de matériel plastique à chaud et se solidifiant à froid, ou par t tout autre procédé.
Le moulage peut être réalisé par la mise en contact du matériel soit avec une seule surface ser- vant de moule, pax exemple pour le matériel en solution dans un solvant évaporable, par exemple aussi pour le mété- riel moulable par procédé de soufflage, soit avec deux sur- faces servant de matrices et comprimant le matériel plasti- que, par exemple pour le matériel en solution ou le matériel
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thermoplastique, le moulage pouvant s'effectuer par exemple par compression ou injection entre les matrices, par exem- ple aussi par laminage entre des rouleaux de forme convena- ble ; le matériel pouvant être par exemple à l'état de pou- dre, de joncs, de films, de plaques, ou déjà préformé d'une façon quelconque.
Quel que soit le procédé, les matrices ou rouleaux doivent présenter des surfaces d'un bon poli, afin de donner naissance à des surfaces également polies. Elles peuvent être de substance quelconque. En particulier elles peuvent être métalliques, soit en acier ou en cuivre. En particulier aussi, elle peuvent être en verre, quartz ou cris- taux analogues.
Revendications : I.- Procédé de photographie et de cinématographie de grand angle sur matériel sensible de forme concave.