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Frigorigène desservi par un compresseur rotatif.
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La présente invention a pour objet un générateur de froid qui est desservi par un compresseur rotatif et qui ne comporte ni tuyauterie, ni presse étoupe, ni res- sorts, soupapes et a.utres organes sujets à se bloquer.
D'autres avantages seront cités plus loin à l'actif de ce frigorigène, dont le dessin annexé donne schématique- ment une vue d'ensemble ennélévation, à titre d'exemple non limitatif.
L'installation comporte un cylindre A, faisant fonction de condenseur. Dans ce cylindre qui est herméti- quement clos, est monté sur l'arbre B, prolongé par un arbre creux, un compresseur rotatif à palettes C. Un con- trepoids D, adjoint à ce compresseur, a pour fonction de stabiliser son stator E. Quand l'arbre B, sur lequel est claveté le rotor F du compresseur, prend un mouvement de rotation, le dit stator E reste donc fixe grâce au contre- poids D.
Le compresseur qui a ses appuis, à frottement doux, sur des coussinets en bronze H, est limité par deux flasques I et I', dont l'un, I, est évidé afin de consti- tuer la chambre d'aspiration rotatoire J'. Cette dernière communique, d'une part, grâce à des trous percés dans le prolongement creux de l'arbre, avec le milieu de ce der-
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nier, et d'autre part, avec les lumières d'aspiration o o o.
Sur le bout d'arbre creux est calé un second cylindre K, hermétiquement clos lui aussi, et dans lequel s'accomplit la détente de l'anhydride sulfureux. Entre les cylindres A et K, on a prévu un roulement à billes L, un second roule- ment à billes L étant adapté devant le cylindre A. Le cylin- dre K pourra être équipé d'ailettes en vue de la fonction qui sera mentionnée plus loin. Il est également fixé sur l'arbre, et en prend donc le mouvement rotatoire comme le cylindre A. Un petit tuyau M de dimension appropriée, qui met le cylindre A en communication avec le cylindre K, forme conduit d'écoulement pour permettre le retour du produit li- quéfié par la compression dans le cylindre A, au cylindre K.
L' S02 liquide emprunte ce conduit M sous l'effet de la pression régnant dans le cylindre A et en arrivant au cylindre K se détend en provoquant un froid intense. Etant de nouveau donc à l'état gazeux, il est (302) immédiatement aspiré par le compresseur pour aller se reliquéfier dans le cylindre A formant ainsi un cycle fermé et rapide.
Ayant d'abord fait le vide dans ces deux cylindres, on les remplit d'anhydride sulfureux S02; dans le cylindre A, l'on ajoute au fond h de l'huile chimiquement pure et neu- tralisée, qui doit assurer la lubrification du compresseur.
Comme la densité de l'huile est inférieure à celle de l'an- hydride sulfureux à l'état liquide, quand le compresseur tourne à grande vitesse, ces deux produits sont maintenus, superposés l'un à l'autre, contre les parois dy cylindre A.
Un capteur d'huile N est fixé sur le haut du compresseur, afin que l'huile soit dirigée vers les deux paliers L et puisse descendre, par un très petit orifice, en un petit jet continu, dans la chambre d'aspiration J, où cette huile,obéis- sant à l'action aspiratrice, va lubrifier entièrement les pa- rois ainsi que tous les organes du compresseur, et remplit l'office de joint en cas d'usure.
Dès la mise en marche, le compresseur aspire, par le creux de l'arbre B, l'anhydride sulfureux contenu dans le @
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cylindre K à l'état gazeux; ce gaz est ainsi comprime dans le cylindre A; la compression en augnente dans celui-ci jus- qu'à ce que l'anhydride sulfureux se liquéfie et se dépose sur la paroi du cylindre, dont le refroidissement est assuré par la grande vitesse du mouvement rotatoire. Or, on a prévu un petit tuyau M de dimension appropriée qui, partant de cette paroi, remonte vers l'arbre B, et par le creux de ce- lui-ci, prend fin dans le cylindre K, où il est muni d'un pe- tit robinet spécial et réglable r permettant de régler la détenie.
Par suite de la pression régnant dans le cylindre A, l'anhydride sulfureux à l'état liquide retourne au cylindre
K; là,, en raison de la différence de milieu créée par l'aspi- ration du compresseur, il se détend brusquement, ce qui donne lieu au refroidissement intense des locaux en question (ou armoires frigorifiques), etc. Ce froid peut être transmis di- rectement par le mouvement d'air du cylindre ou bien être transmis par l'intervention d'un agent transporteur.
Quant au robinet de réglage du débit d'anhydride sulfu- reux dans le cylindre K, on le met au point en vue d'assurer constamment un débit proportionnel à la pression qui doit règ- ner dans le cylindre A pour assurer la liquéfaction du gaz.
En fait d'avantages à l'actif de ce frigorigène, on peut citer, en addition à la suppression des tuyauteries et des presse-étoupes, l'impossibilité de déperditions et fuites du gaz), une absorption de force motrice diminuée grâce à l'em ploi du compresseur rotatif à grande vitesse et au fait qu'il n'y a plus de point de compression, si difficile à vaincre lorsqu'on fait usage d'un compresseur à piston. La compres- sion est régulière et rapide, sans à-coups; pour une même quantité d'anhydride sulfureux, sa conversion d'un état à l'au tre est plus prompte, d'où s'ensuit une augmentation du ren- dement ainsi qu'une diminution de l'encombrement pour une mê- me puissance de réfrigération.
La marche est silencieuse ; l'usure est presque nulle, en raison de la lubrification très poussée et de l'emploi des roulements à billes. Si l'on veut @
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refroidir plus rapidement une cave, par exemple, on peut adap- ter des ailettes au cylindre-détendeur; en faisant tourner l'ap- pareil dans l'ambiance même, on donne lieu à un brassage de l'air. Il s'ensuit plus d'uniformité du refroidissement; il convient d'aménager alors un faux plafond.
La construction de l'appareil, praticable en n'importe quelles matière et dimensions, d'après le cubage à refroidir, est simple et peu coûteuse. Outre l'avantage de supprimer tous ressorts, soupapes, etc., on réalise ici un auto-régulateur pour l'éventualité d'une sur-compression, car en pareil cas le stator se met à tourner avec le rotor, ce qui constitue entrave à la compression, bien que l'appareil ne cesse pas de tourner.
Il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée aux fonnes de réalisation représentées aux dessins annexés et dé- crites dans le présent mémoire et il va de soi que l'on pour- rait imaginer bien d'autres dispositifs qui rempliraient le mê- me rôle, sans pour cela sortir du cadre de l'invention ni se départir du principe qui est à la base de celle-ci.
REVENDICATIONS.