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BREVET D'INTENTION au nom de: Paul P I E P E R " Attacher pour réunir les papiers ou feuillets ".
On connaît des attaches pour réunir les papiers faites en fil métallique. La minime action élastique repose sur l'enroulement du fil en spirale. Ces attaches se déforment facilement à l'usage, ont les extrémités plus ou moins pointues, se rouillent et détériorent facilement les feuillets.
La présente invention a pour objet des attaches ou pinces pour papiers, feuillets, etc. faites en des matières artificielles thermoplastiques de nature telle qu'à l'état durci elles ont des propriétés élastiques. L'action élastique est utilisée-par un façonnage approprié pour la production d'attaches pour feuillets. La matière a tendance à conserver après durcissement la forme donnée par pressage ou injection.
Lors du façonnage des attaches en matière artificielle du genre mentionné, il faut tenir compte de la solidité relativement minime de la matière de telle façon qu'on produit seulement un mouvement de flexion et non pas de torsion et que la flexion se fait suivant une courbe d'allure progressive tandis que l'attaque pour la flexion se fait loin de l'endroit où les
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étriers, les dents ou les moitiés de l'attache se rencontrent.
Pour la même raison l'épaisseur de paroi doit être maintenue petite et ne pas dépasser par exemple 1 mm. La section transversale doit avoir la forme d'un rectangle allongé et la sollicitation à la flexion doit se produire dans le sens du petit côté de la section transversale. Les côtés tournés l'un vers l'autre des étriers, des dents ou des moitiés des attaches sont toujours disposés ou conformés de telle façon qu'ils se rejoignent totalement ou partiellement à peu près au milieu ou s'engagent l'un dans l'autre au milieu,tandis qu'aux deux extrémités on laisse un petit intervalle. E'intervalle situé près de la barre de dos commune empêche qu'il se produise une flexion brusque à la racine et le petit intervalle à l'autre extrémité facilite l'introduction des papiers à assembler.
Le dessin annexé représente l'objet de l'invention en quelques exemples de réalisation. A la fig. 1 on a représenté en a l'une des moitiés de l'attache, qui a reçu dans ce cas la forme d'un étrier, et par b l'autre moitié sous la forme d'une petite tige plate; ces deux moitiés se rencontrent en c, c'est-à-dire que ± est la barre de dos continue jusqu'à laquelle les feuillets à assembler sont glissés dans l'attache. Comme cela résulte de la vue de côté de la fig. 2, les côtés internes des deux moitiés de l'attache se rejoignent à peu près au milieu tandis que vers le haut contre la barre de dos, en d, et vers le bas, où se fait l'introduction des feuillets, on a laissé un petit intervalle .
On voit donc bien d'après cet exemple de réalisation qu'il ne se produit que de pures sollicitations par flexion dans l'attache et que la flexion des deux moitiés se fait à une distance de la barre de dos commune, distance qui vaut plusieurs fois la section transversale. Il est naturellement indifférent que la rencontre des deux moitiés de l'étrier soit produite par le fait que les moitiés de l'attache sont plus épaisses au milieu qu'aux ex-
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trémités ou que les deux moitiés sont bombées l'une vers l'autre pour une épaisseur constante de la paroi.
De même la quantité dont les moitiés se rejoignent dépend du but poursuivi ou de la grandeur désirée de l'effet de serrage ; suffit naturellement déjà que les arêtes internes des deux moitiés soient dans le même plan et qu'il se produise donc une flexion par l'introduction des feuillets à assembler et de ce fait une action élastique. Il est naturellement possible également de munir les cotés internes de l'étrier d'une surface rugueuse ou cannelée pour offrir une meilleure prise au papier.
Ce qui est essentiel pour la soliditié des attaches, o'est en tout cas que la flexion ait une allure progressive.
On a représenté à la fig. 3 en vue de face, et aux fig.
4 et 5, en vue de côté une autre forme de réalisation des attaches dans laquelle deux étriers a et b sont montés sur la barre de dos commune c. Dans ce cas la rencontre des deux étriers est reportée vers le milieu de la partie la plus longue des étriers. Il s'agit donc d'attaches longues qui s'avanoent peu profondément dans les feuilles à assembler.
L'introduction se fait ici le long de la barre de dos commune et en conséquence on a laissé à droite et à gauche de minimes intervalles entre les deux étriers pour faciliter l'introduction.
Comme troisième exemple de réalisation on a représenté à la fig. 6 en vue de face et à la f ig. 7 en vue de côté une attache dans laquelle les deux moitiés n'ont pas la forme d'étriers mais la forme de dents. Pour le reste cette forme de réalisation a les caractéristiques décritesplus haut.
Ces trois formes de réalisation ont ceci de commun que le façonnage se fait de telle manière que la fabrication peut être effectuée dans des moules simples en deux parties,sans mécanismes mobiles ni pièces intérieures,c'est-à-dire à peu de frais et simplement,suivant le procédé par injection ou pressage.
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Au contraire on a représenté à la fig. 8 en vue de face et à la fig. 9 en coupe à plus grande échelle une attache dans laquelle les deux moitiés en forme de lames de l'attache présentent des rainures faites à la presse, qui sont disposées de telle façon que les rainures d'une des moitiés s'engagent dans des renfoncements correspondants de l'autre moitié. Pour la fabrication de semblables attaches au moyen d'une matière en feuilles très minces il faut choisir naturellement un autre procédé de fabrication . On peut par exemple fabriquer séparément les deux moitiés et ensuite les souder; on peut fabriquer les rainures par le placement d'un noyau de forme appropriée entre les deux moitiés du moule ou par repliement ultérieur des deux moitiés l'une vers l'autre.
Cela est indifférent en soi, pourvu qu'on conserve l'effet décrit plusieurs fois de la présente invention, savoir l'action élastique des deux moitiés, la rencontre partielle de ces dernières et la pure sollicitation à la flexion,avec une forme d'allure progressive.
La fig. 10 montre en vue de face et la fig. 11 en coupe une autrf orme de réalisation de l'attache décrite en dernier lieu, qui est munie de rainures transversales et qui est plus simple de fabrication.
Si on voulait façonner les attaches à la manière, des attaches en spirale en fil métallique, il se produirait à côté de la @ flexion également une sollicitation à la torsion de la section transversale. Comme on le sait, c'est précisément cette sollicitation par torsion de la section du fil métallique qui est la cause que ce genre d'attaches en fil métallique se déforme si facilement et n'exerce plus alors aucune action élastique et ne répond par conséquent plus à sa fonction. Les matières artificielles ne supportent en général pas mieux une semblable sollicitation par torsion. Elles ne perdent pas, il est vrai, aussi facilement leur action élastique mais par contre elles se brisent plus facilement lorsqu'elles sont sollicitées de cette manière.