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LE MINISTRE DES AFFAIRES ECONOMIQUES ET 'DES CLASSES MOYENNES
Vu la loi du 24'mai 1854 sur les brevets d'invention, modifiée par les lois des 27 mars 1857, 5 juillet 1884, 11 oc-
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1:) .;' ....'' fLi. J J. J '" '/ J':,""..,l '1. v,::..va i oJ"'.r ""...::.:..:-:..:':- ,.:::... tobre 1919, 3 août 1934, 30 décembre.1925 et, 23 juillet 1932, ...)....-. .'i..'J:/..''J'. ,-I:.LS..'JL'. '.L :.-.'"--i" 'HfT;; ainsi que les arrêtés royaux ,du 30 juin 1933,etn 85, du 17 .l h'J... ,.. "'... \"",:'" ..J .....J..J,:.I .1..'.]... (('JI : '............ , - ...JJ........... t.... novembre 1939, et spécialement son article 22.
, ..., "'.C;J'.W, ..). HU1-"; "¯i .;..,'v','' < i.,. ¯ . 1 ; >¯;¯ ;,=; Vu l'arrêté-loi du 8 juillet 1946 .prorogeant, en raison .'¯1 , ..¯ ..:.y . ,v . ¯ ... , . L ,J .i i:' -0.' ' i r 1.. des événements de guerre, les délais en matière de propriété in- <II" 1 l ','" ; L {I [fol.': .. - '1......,JO.; J... :.IO '..J . .;.,. dustrielle et la durée des brevets d'invention.
Vu l'avis du Ministre des Finances,tendant à permettre la restauration des brevets dont les.annuités n'ont pas été payées
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dans les délais fixés par l'arrêté.ministériel du 24 novembre 1947 fixant la date ultime,de prorogation des délais en matière de pro- priété industrielle.
Vu la décision du Ministre des Finances fixant à un mois le délai pour le paiement de la taxe complémentaire,
Vu la requête introduite le 31 août 1948 par l'Office des Séquestres, agissant au nom de MM. C. FIEL et C. ADEY, titulaires du brevet d'invention n 426090 pour "Procédé de fabrication de
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pièces coulées en moules", délivré le 28 février 1938 pour prendre cours le 29 janvier 1938.
Considérant qu'il résulte de cette requête que MM.
.0. FIEZ et C. ADEY se trouvent dans les conditions exigées pour obtenir la restauration du brevet préoité dont les hui- tième, neuvième, dixième et onzième annuités auraient dû être payées au plus tard le 30 juin 1948, date ultime du moratoire en matière de propriété industrielle établi par l'arrêté-loi du 8 juillet 1946.
A R R E T .E
Articlel- Est restauré le brevet d'invention n 426090 pour "Procédé de fabrication de pièces'coulées en moules", dé- livré le 28 février 1938 pour prendre cours le 29 janvier 1938.
Article 2.- La restauration ne sortira ses effets qu'a- près le paiement des taxes restées en souffrance ainsi que d'une taxe complémentaire égale' au montant de celles-ci.
Ce paiement doit être effectué dans un délai d'un mois à compter de la date du présent arrêté.
Article 3.-'La restauration est accordée sous la réserve des droits 'éventuels de tiers.
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Procède de fabrication de pièces coulées en moules.
La présente invention a pour objet un procédé de fabrication de pièces coulées en moules, en particulier de pièces coulées formées d'alliages de cuivre, au moyen de moules en métal.
On sait que la fabrication de pièces coulées en moules, à partir' d'alliages de cuivre, au moyen de moules en métal, se heurte à des difficul- tés considérable. Le métal coulé a en particulier
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tendance à se lier mécaniquement à la matière constituti- ve du moule ;
en résulte que d'une part les pièces coulées ne peuvent prendre que des formes imprécises et reçoivent une surface défectueuse, d'autre part le moule se trouve fortement attaqué et sa durée d'utilisa- tion fortement réduite,
On a cherché à empêcher l'action du métal coulé sur le moule en munissant ce dernier, sur sa paroi intérieure, d'un revêtement isolant qui jusqi'ici était obtenu en projetant ou en passant sur ladite paroi une masse isolante plastique constituant une sorte de pare- ment de protection. Cependant la présence d'un revête- ment isolant de ce genre produit intérieurement sur le moule des inégalités de surface qui ont un effet préju- diciable sur l'aspect et sur la précision des formes de pièces coulées dans de tels moules.
Par ailleurs dans le cas de la coulée en moules d'alliages de cuivre compor- tant une certaine proportion de zinc, d'étain, de plomb ou d'autres métaux facilement oxydables, il se produit une difficulté supplémentaire, o'est que sur la paroi intérieu- re du moule se forme un dépôt d'oxyde qui, lors de l'opé- ration de coulée suivante, se trouve amené en combustion lente par le métal coulé et produit alors sur la surface de la pièce formée dans le moule des trous de brûlures ou autres inégalités de surface de même origine. C'est ainsi que l'on n'a pu réaliser jusqu'ici la fabrication dans des moules en métal de pièces coulées qui soient utilisables sans autre traitement supplémentaire tel que par exemple un traitement dahs un bain de décapage.
La présente invention permet de résoudre ce problème par le moyen consistant à plonger le moule ahauf- fé, avant chaque opération de ooulée,dans un bain d'eau
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contenant des matières isolantes à l'état de fine division uniforme. En opérant conformément à l'inven- tion l'on obtient d'abord l'effet suivant : le moule est qui/chauffé, par l'opération de coulée précédente, à une température d'environ 4000 ou même au-dessus, pro- duit l'ébullition dudit bain tout autour de lui; il en résulte que la couche isolante qui est restée de l'opé- ration de coulée précédente, de même que tous dépôts d'oxydes qui peuvent s'y trouver, se trouve enlevée par lavage.
On laisse le moule immergé dans le bain d'eau pendant un temps assezlong pour qu'il se refroidisse à environ 1000. Lorsqu'ensuite on sort ce moule du bain il se forme sur sa paroi intérieure, par vaporisation de l'eau, un revêtement isolant très mince et uniforme.
Il n'est donc plus nécessaire, avec ce procédé, d'effectuer spécialement l'enlèvement, par exemple par brossage, des oxydes qui se déposent, par exemple dans le cas de la coulée d'alliages de ouivre contenant du plomb, du zino paroi intérieure du moule. La ou de l'étain p, sur la/couche isolante se trouve renouve- lée chaque fois, avant le début d'une nouvelle opération de coulée, aveo une épaisseur très régulière.
Comme matières isolantes à introduire dans le bain d'eau, l'on peut utiliser du graphite, de la craie, l'oxyde de de l'argile, de l'alumine, de loxyde de zinc, de/plomb, du talc, du sable ou d'autres terres, ne donnant pas lieu à la formation de gaz. On introduit dans le bain oez matières isolantes à l'état de poudre aussi finement divisée que possible. On maintient le bain d'eau à une température comprise entre 20 et 90 .
On peut améliorer encore,oonformément à l'inven- tion, la qualité des pièces coulées en moules en ajoutant
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aux matières c'est-à-dire aux métaux dont on opère la coulée, de faibles proportions , pouvant aller jusqu'à environ 3 %, de silicium, de manganèse, dtalu- (béryllium) minium, de glucinium,/de thorium, de magnésium et de calcium, soit à l'état isolé ,soit à l'état de tous mélanges convenables.Lors de la coulée du métal dans le moule refroidi par l'immersion dans le bain d'eau, ces additions produisent, en raison du refroidissement brutal du métal ainsi versé, une couche de protection transparente, mince et continue sur la surface de la pièce coulée.
Cette couche de protection se trouve liée de façon inséparable à la pièce coulée et l'enveloppe de toutes parts. La dite couche deprotection, de même que la couche isolante formée par les matières isolantes du bain sur la surface intérieure du moule, couche iso- lante qui est amorphe et contient de toutes petites quantités d'air, présente par suite une haute capacité d'isolation calorifique;aussi arrête-t-elle au bout de très peu de temps les pertes de chaleur lors du verse- la dit métal ment du métal que l'on coule dans le moule et par suite/ remplit le moule de façon totale, dans tous les coins et dans tous les angles, et donne une pièce coulée à angles nets et de contours très précis.
Il y a intérêt à couler le métal dans le moule à une température située au-dessous de la tempéra- ture de coulée usuelle pour des moules en sable. La tem- pérature de coulée dépend de la composition que présen- te dans chaque cas l'alliage que l'on coule et est dans le procédé conforme à l'invention d'environ 100 à
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à 200 inférieure à la température de coulée que l'on utilise pour la coulée dans des moules en sable,, La faible valeur de la température du métal coulé ac- tive encore la eondensation des éléments d'allia- ge ajoutés audit métal de coulée, ainsi que la forma- tion de la couche de protection sur la surface de la pièce coulée.
Malgré sa température relative- ment basse,le métal versé dans le moule coule très bien, grâce notamment au fait qu'il se trou- ve isolé oalorifiquement du moule en métal par la couche isolante recouvrant la paroi intérieure de ce moule et par la couche de protection qui se forme sur la surface de la pièce coulée.
On peut ainsi fabriquer dans de très bonnes oondi- coulées tions aussi bien des éléments ou pièces/à parois très minces, avec une épaisseur de paroi d'environ 1 mm et au-dessous, comme pièces sortant des mou- les. pour des pièces coulées présentant de gran- des différences ou variations de section trans- versale on peut s'arranger, en enlevant par en- droits la couche isolante, sur diverses parties du moule, pour activer l'élimination de la cha- leur, afin d'éviter la production de tensions pré- ' judiciables dans la pièce coulée.
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plus des avantages mentionnés ci-dessus, l'invention en présente encore un autre, c'est que le moule possède une grande durée d'utilisation et ne se trouve exposé qu'à une très faible usure;
en effet, aus- si bien grâce à la présence de la couche isolante pro- duite par le bain que grâce à la présence du mince revê- tement de protection qui se forme sur la, surface de la pièce coudée, le moule se trouve très efficacement pro- tégé vis à vis des cctions du métal coulé; à cet égard le fait que le dit métal et le moule présentent des températures relativement basses exerce aussi une in- fluence très favorable. Les expériences pratiques qui ont été faites ont montré que l'usure ne commence à apparaître, au plus tôt, qu'après environ 20.000 opé- rations (Le coulée.
On choisit la température du moule suivant la composition de l'alliage, en particulier de l'alliage de cuivre, à couler. Pour du laiton ou/autre alliage de cuivre contenant de l'étain ou u zinc on choisit comme température du moule une température d'environ 100 ; pour des sillages de cuivre contenant du plomb l'on choisit une température du moule plus basse, n'atteignant que 50 à 80 environ.
En ce qui concerne la quantité des éléments d'alliage dont on additionne le métal ou alliage à couler, on ne dopasse pas une proportion de 3 Dans le cas où l'on utilise de l'aluminium, on en ajoute environ 1 % au bain métallique, tandis que dans le cas de l'utilisation d'autres corps tels que par exem- ple le glucinium, on en ajoute des proportions sensi- blement plus faibles, par exemple environ 0,01 %.
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La couléedans lemoule refroidi donne une structure très dense à la pièce coulée et en outre les éléments d'alliage du métal coulé exercent une action désoxydante, ce qui confère aux -pièces coulées une forte résistance à la corrosion.
L'invention permet de fabriquer des produits coulés de grande valeur en procédant à la coulée d'allia- ges de cuivre qui contiennent même de fortes proportions d'impuretés, par exemple du vieux laiton, des déchets de laiton, etc, ; on peut ainsi tirer profit dansdes condi- tions bien plus avantageuses que jusqu'ici de corps usa- gés ou souillés.
L'invention n'est pas seulement applicable dans de bonnes conditions à la coulée d'alliages de cui- vre, elle présente également de sérieux avantages pour la fabrication de pièces coulées en métaux différents, autres que le fer, qui possèdent un point de fusion éle- vé, par exemple en argent; ici aussi bien, en effet, le procédé objet de l'invention assure la production d'un revêtement qui protège la pièce coulée et qui permet d'utiliser lesdites pièces, sortant des moules, sans au- cun traitement supplémentaire.
L'avantageprincipal de l'invention réside pré- cisément dans ce fait qu'elle permet de fabriquer par coulée dans des moules en métal des pièces coulées,pré- sentant une surface si lisse et avec un tel éclat métal- lique qu'elles peuvent être utilisées, absolument sans la moindre opération de, traitement ou d'usinage complé- mentaire, tel que décapage ou autre traitement de surface; cette utilisation immédiate est possible même dans le cas où l'alliage métallique à couler comportedes éléments qui jusqu'ici, en raison de leur grande oxydabilité ou pas pour d'autres motifs, ne permettaient/ la coulée dans des,moules en métal.