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" Procédé et Installation de soudure à l'arc ".
La présente invention à pour objet un procédé de soudure à l'arc ayant pour but de supprimer le cratère qui, avec les procèdes con- nus, se produit dans le oordon de soudure chaque fois qu'on in- terrompt la soudure.
Dans le procédé suivant l'invention, avant de couper le courant de soudure, on réduit celui-ci d'environ 30 à 35% pendant quel- ques secondes.
Grâce à la diminution de l'intensité du courant de soudure qui est réalisée dans le prooédé suivant l'invention,le soufflage du mé- tal déposé au moyen de l'arc est considérablement réduit. Il en ré- sulte que le métal qui vient d'être déposé avant la diminution du courant et qui est maintenu liquide grâce à la chaleur développée par l'arc qui subsiste,peut coupler des bords vers le milieu du cra- tère qui avait été formé par le soufflage intense de l'arc avant la diminution du courant. De ce fait, le cratère devient donc moins pro- fond. De plus, à cause de la valeur choisie pour la réduction du cou- ,rant,il se dépose encore quelques gouttes de métal de l'éleotrode sur le
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cordon de soudure. Ces quelques gouttes de soudure achèvent de compléter le remplissage du cratère.
L'invention a également pour objet une installation permettant de réaliser le procédé suivant l'invention d'une manière particulièrement simple, dans le cas où on soude en courant alternatif par l'intermédiaire d'un transformateur de soudure dont le circuit primaire comporte un interrupteur monté en série avec l'enroulement primaire.
Dans une installation suivant l'invention, une impédance normalement: mise en court-circuit par la fermeture d'un deuxième interrupteur suceptible d'être ouvert pendant quelques secondes avant la coupure du courant est également montée en série avec l'enroulement primaire et avec le premier interrupteur susdit.
Grâce à cette installation, on peut réaliser automatiquement la réduction du courant dans une proportion constante d'environ 30 à 35%, indépendamment du diamètre et de la nature de l'électrode employée.
En effet, avec une telle installation, pour régler le courant de régime dans le circuit secondaire à la valeur requise par l'électrode employée, on choisit, comme d'habitude, Or)lui des plots de l'enroulement secondaire qui convient à cette électrode. Des lors, en régime, le courant dans le circuit primaire s'établit à une certaine valeur et la mise en circuit de la self inductance a comme effet de faire tomber le courant dans les circuits primaire et secondaire dans la proportion désirée.
Si l'impédance destinée à faire diminuer le courant par sa mise en circuit était montée dans le circuit secondaire en série avec l'arc et avec l'enroulement secondaire, le rapport de sa valeur à celle de l'enroulement seëondaire varierait chaque fois qu'on changerait de plot à l'enroulement secondaire, c'est-à-dire chaque fois qu'on changerait de
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type d'électrode. Le courant ne serait donc pas diminué suivant une proportion constante 'd'environ 1/3.
Si l'impédance en question était montée en série avec un interrupteur aux bornes d'une résistance dans le circuit secondaire, la proportion dans laquelle le courant serait réduit varierait en fonction de l'intensité du courant de régime imposé par la nature et le diamètre de l'électrode utilisée. De plus, le passage du courant dans la résistance en question donnerait lieu en permanence à une perte d'énergie.
Le dessin annexé au présent mémoire représente sohématiquement une installation suivant l'invention,
1 et 2 représentent les bornes de connexion à une source de courant alternatif alimentant l'enroulement primaire 3a d'un transformateur de soudure 3. L'enroulement secondaire 3b de ce transformateur est connecté, en permanence , d'une part, à une pièce à souder 4 et, d'autre part, à une électrode 5.
En série avec le primaire 3a, se trouvent des contacteurs 6 et 7 pourvus d'un dispositif extincteur de l'arc.
Ces contacteurs sont, par exemple, des contacteurs à soufflage magnétique. En dérivation sur l'organe de contact 7a du contaoteur 7 est montée une self 8 destinée à réduire le courant dans le circuit de soudure lorsque le contacteur 7 est ouvert. L'organe de contact 6a du contacteur 6 sert à ouvrir ou à fermer le circuit primaire du transformateur 3.
Les organes de contact 6a et 7a des contacteurs 6 et 7 sont constamment sollicités, à occuper une de leurs deux positions possibles. Ils tendent par exemple à occuper la position pour laquelle ils ouvrent le circuit primaire, sous l'action de la pesanteur. Ils peuvent être amenés dans la position de fermeture du circuit primaire quand du courant circule dans des électro-aimants 6b et 7b réalisés de façon à pouvoir être alimentés sous la même tension que le primaire
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3a du transformateur de soudure 3, Ces électro-aimants 6b et 7b sont reliés aux doigts de contact 9a et 9b d'un relais à temps 9 dont le circuit d'alimentation à basse tension comporte une bobine d'excitation 9d alimentée par un transformateur auxiliaire d'excitation 10,
quand un interrupteur 11 raccordé au secondaire de ce transformateur par des conducteurs 12 et 13 et placé à portée du soudeur, est fermé. Cet interrupteur 11 est, par exemple, réalisé de telle sorte que sous l'action d'un ressort 14, il tende toujours à se mettre dans la position d'ouverture du circuit d'excitation du relais à temps 9.
Examinons le processus de fonctionnement de l'installation.
Supposons les organes de contact 6a et 7a des contacteurs 6 et 7 ouverts. Pour amorcer l'arc, on place d'a.bord l'électrode sur la pièce souder à l'endroit exact où l'on désire commencer la soudure.
Le soudeur ferme alors l'interrupteur 11. Le courant à basse tension peut, dès lors, circuler dans la bobine d'excitation 9d du relais à temps 9, provoquant la fermeture des doigts de contact 9a et 9b correspondant aux contacteurs 6 et 7 qui ferment à leur tour le circuit primaire du transformateur 3.
Une tension apparaît, dès lors, entre l'électrode 5 et la pièce 4, et l'arc peut s'amorcer.
Avant de terminer le cordon de soudure, on lache l'interrupteur 11 qui s'ouvre sous l'action de son ressort 14.
Le relais à temps 9 se désexcite, provoquant l'ouverture immédiate du doigt de contact 9b correspondant à la bobine d'excitation du contacteur 7 qui s'ouvre à son tour en insérant ainsi automatiquement dans le circuit primaire du transformateur 3, la self 8 qui limite le courant de soudure.
Le relais à temps possède une minuterie réglable 9f qui n'ouvrira qu'après un temps déterminé le circuit de l'éleotro-
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aimant 6b du oontaoteur 6, qui, à son tour, ouvrira le circuit primaire du transformateur 3.
L'expérience a prouvé que pour obtenir le résultat désiré par une seule réduction de l'intensité du courant il était nécessaire de réduire de 30 à 35% l'intensité du courant en régime de soudure et cela quelle que soit l'intensité de ce courant, Avec l'installation représentée au dessin, la self 8 peut donc être constante.
Le temps pendant lequel le courant d'intensité réduite doit passer pour obtenir l'effet désiré est de quelques secondes, par exemple de 4 à 5 secondes.
Il est évident que l'invention n'est pas exclusivement limitée à la forme de réalisation représentée et que des modifications pourraient être apportées dans la forme, la disposition et la constitution de certains éléments intervenant dans sa réalisation sans sortir de la portée du présent brevet.
Il est à remarquer que l'installation décrite est également avantageuse au point de vue économique, puisqu'elle évite la connexion du transformateur à la source pendant lespériodes d'inactivité du soudeur, d'où économie, pendant ce temps, sur les pertes à vide du transformateur, qui ne sont jamais négligeables,
Le procédé' suivant l'invention peut évidemment être appliqué pour la commande de l'alimentation d'un circuit de soudure à courant continu. Dans ce cas, les contacteurs 6 et 7 sont insérés en série avec l'éleotrode et la pièce à souder et leur commande est assurée par une source auxiliaire de courant indépendante de celle qui fournit le courant de soudure.
L'installation suivant l'invention est d'un emploi avantageux pour la soudure automatique avec un appareil à avancement automatique de l'électrode. En effet, avec un appareil de ce genre, il n'est pas possible de réaliser des mouve-
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ments d'électrode semblables à ceux que des soudeurs habiles réalisent pour combler en partie le cratère qui se produit habituellement en fin de soudure. L'installation suivant l'invention permet de raccorder de façon parfaite le commenfement et la fin d'une soudure, dans le cas de pièces circulaires par exemple.
¯¯¯¯¯¯¯REVENDICATIONS¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ 1. Procédé de soudure à l'arc, caractérise é en ce qu'avant de couper le courant de soudure, on réduit celui-ci d'environ 30 à 35% pendant quelques secondes.