<Desc/Clms Page number 1>
" Procédé et appareil pour la distillation de charbon et d'autres matières carbonées ".
Cette invention ooncerne la distillation de charbon ét d'autres matières carbonées solides.
Selon l'invention, la matière carbonée est chargée dans des récipients qui passent à travers une cornue verti- cale sous Inaction de la pesanteur et sous le contrôle d'un dispositif d'abaissement destiné à supporter le poids de la colonne de récipients.chargés se trouvant dans la cornue,
<Desc/Clms Page number 2>
puis à libérer les récipients un à un, ou en petits nombres, pour le déchargement du résidu cokéfié.
Le dispositif d'abaissement peut être constitué par une série de supports venant prendre et quitter tour à tour la po- sition dans laquelle ils supportent les récipients se trouvant dans la cornue et qui libèrent ces récipients à raison d'un ou plusieurs à la fois. Ces supports peuvent être portés par des chaînes sans fin passant sur des roues à chaînes convena- bles, Par une disposition appropriée du trajet des chaînes, il est possible d'assurer que la colonne de récipients soit supportée par les supports et qu'au cours du passage des chai- nes autour des roues à chaînes inférieures, le récipient in- férieur soit soulagé du poids de la colonne de récipients et soit alors libre pour permettre son dégagement aisé des sup- ports correspondants.
A titre de variante, les supports peuvent être portés par une roue de grandes dimensions placée de telle manière par rapport à la cornue que les supports puissent, quand ils sont amenés à la partie inférieure de la roue, tout d'abord suppor- ter le poids de la colonne de récipients et ensuite décharger le récipient inférieur du poids de la colonne de récipients placée au-dessus de lui. D'autres moyens peuvent être utilisés pour le mène but .
Les récipients chargés, libérés par le dispositif d'a- baissement, peuvent être retournés pour le déchargement du ré-, sidu cokéfié et être alors saisis par un mécanisme élévateur qui les transporte à l'extrémité supérieure de la cornue en leur faisant suivre un trajet extérieur à la cornue, et à un mécanisme de chargement, par lequel les récipients sont rechar@ gés de matière carbonée.
Le mécanisme élévateur peut avoir une vitesse de déplace- ment supérieure à celle du dispositif d'abaissement.
<Desc/Clms Page number 3>
De plus, selon l'invention, les récipients peuvent être Introduits dans la cornue et peuvent en être retirés à l'aide d'obturateurs ou dispositifs d'éclusage établis sous la forme de tambours renfermés dans des oarters ou enveloppes et com- portant chacun un ou plusieurs espaces transversaux de forme appropriée à reovoir un ou plusieurs récipients. Cet espace ou ces-espaces peuvent être convenablement placés selon les positions des ouvertures ménagées dans le carter.
Les récipients peuvent être ohargés à partir d'une tré- mie d'alimentation, par l'intermédiaire d'un calibreur, puis les mouvements des obturateurs de la oornue et des obturateurs de la trémie d'alimentation et du oalibreur péuvent être com- mandés par un méoanisme assurant la coopération nécessaire de ces éléments.
C'est ainsi que ce mécanisme peut être constitué par un'ou plusieurs cliquets ou bras montés' fixement sur un arbre pouvant tourner et actionnés pour imprimer un mouvement oscillant à l'arbre au moyen de deux cames qui sont mises en rotation continue ou intermittente en sens contraires et qui sont disposées par rapport au ou aux cliquets, de manière à imprimer le mouvement à l'arbre alternativement en sens oon- traires, cet arbre servant, soit directement, soit par l'in- termédiaire d'un mécanisme, à commander l'obturateur corres- pondant.
Un mécanisme d'entraînement de ce genre peut être prévu pour chacun des obturateurs ou éléments analogues. Suivant une variante, un mécanisme à cames et cliquets unique peut comman- der tous-ces éléments, les arbres de commande de certains des éléments étant reliés au premier arbre par un engrenage ou un embiellage.
Des éléments ralentisseurs peuvent retarder les récipients lorsqu'ils arrivent au poste de chargement de manière à éviter tout choc.
<Desc/Clms Page number 4>
Au poste de chargement, le récipient peut être déplacé de manière que son embouchure soit amenée en coïncidence avec l'ouverture de sortie d'un couloir distributeur fixe par un organe de guidage pivotant auquel est imprimé un mouvement alternatif intermittent.
La matière carbonée se trouvant dans la trémie dtalimen- tation peut être réchauffée en faisant passer à travers cette trémie des gaz perdus ou de l'air chaud.
On peut prévoir une garniture ou une maçonnerie de oor- nue formant massif qui s'étende dans le sens de la longueur de la cornue et qui comporte plusieurs espaces de combustion écartés et disposés dans le sens de la longueur de la oornue pour servir à l'admission ou à la production de gaz de chauf- fage, qui traversent la cornue dans un sens le long de la gar- niture mentionnée, puis qui sont amenés à proximité étroite de la cornue pour s'écouler dans un sens différent jusqu'à une sortie.
L'air nécessaire à la combustion peut être introduit dans l'ouvrage maçonné par la voie de carneaux s'étendant pa- rallèlement aux canaux ou oonduits dans lesquels sont ménagés les espaces de combustion à proximité étroite de oes oanaux ou conduits. Aux endroits où doit avoir lieu la combustion sont prévus des carneaux à air pour admettre de l'air dans ces es- paces de combustion.
L'invention est illustrée, à titre d'exemple, par les dessins schématiques annexés.
La figure 1 est une élévation latérale d'une installa- tion complète.
La figure 2 est une coupe-élévation du mécanisme placé sous la cornue, à plus grande échelle.
La figure 3 est un plan-coupe du carter du dispositif d'abaissement.
<Desc/Clms Page number 5>
. Les figures 4 et 5 sont respectivement une coupe-éléva- et d'un obturateur tion et une coupe transversale d'un carter d'obturateur avec un récipient placé dans cet obturateur.
La figure 6 est une élévation du mécanisme placé à l'ex- trémité supérieure de la cornue.
La figure 7 est une élévation des pièces représentées dans la figure 6, prise perpendiculairement.
Les figures 8 et 9 sont des coupes-élévations de la gar- niture ou maçonnerie formant le massif de la cornue, prise à angle droit.
La figure 10 est un plan suivant la ligne 10 - 10 de la figure 8.
La figure 11 est un plan pris suivant la ligne 11 - 11 de la figure 9.
Sur une armature ou charpente en poutrelles 1 est mon- tée la garniture maçonnée 2 de la cornue verticale 3. Cette cornue 3 est constituée par une série de sections métalliques creuses à extrémités ouvertes présentant une section oblongue aveo des extrémités de courbure circulaire ou analogue. Les sections sont reliées par des brides à chaque extrémité. La section inférieure de la cornue oomporte un socle 4.par lequel l'ensemble de la cornue est supporté à l'extrémité inférieure seulement sur l'armature métallique 1, pour permettre ainsi sa libre dilatation.de bas en haut sous l'action de la chaleur.
Les parois latérales de la cornue sont avantageusement munies de,bandes de friction 5 ( figure 2) par lesquelles les récipients peuvent être guidés à travers la cornue. 6 est un dispositif d'admission, qui est établi pour porter le carter de l'obturateur d'admission de la cornue et qui comporte un échappement 7 pour les gaz et vapeurs de distillation.
La garniture maçonnée 8 est avantageusement destinée à établir une température maximum de 650 C, par exemple, qui
<Desc/Clms Page number 6>
peut être uniforme du sommet au bas de la cornue 3, ou qui peut varier suivant le réglage des registres montés dans les carneaux aux différentes hauteurs le long de la cornue.
Les récipients 8 ( Figures 4 et 5 ) peuvent présenter une grandeur ou section voulue pour ménager un jeu convenable dans la cornue et une forme qui aille légèrement en diminuant de section dans les deux sens vers le fond du récipient, qui est avantageusement pourvu d'une ouverture longitudinale fer- mée par un faux fond 9, muni de goujons saillants 10 par les- quels il peut être manipulé. Chaque extrémité du récipient est munie dtune garniture métallique 11 comportant une nervure 12, puis à l'extrémité inférieure un patin 13. Des bandes de frot- tement 14 s'étendent le long des bords supérieurs du récipient et, en un point intermédiaire, chaque garniture 11 comporte un tourillon en saillie 15. Des entretoises de raidissement diagonales 16 sont soudées ou autrement fixées aux garnitures 11, qui sont elles-mêmes, de préférence, soudées au récipient.
Le dispositif d'abaissement est logé dans un carter 17 ( Figures 2 et 3 ) formant deux compartiments latéraux 18,' qui sont mis en communication par des manchons creux transversaux 19 et qui sont ouverts sur leurs côtés 20. Le carter 17 est relié par des brides prévues autour des ouvertures 20 à une bride 22 solidaire dtun prolongement inférieur 21 de la oornue.
Cette bride 22 ménage des ouvertures longitudinales 23 qui viennent en coïncidence avec les ouvertures prévues sur les c8tés 20 du carter 17. Le prolongement 21 comporte une chemise de refroidissement ou de chauffage sur les c8tés restants.
Les parois latérales comportent des guides 24 pour les touril- lons 15 des récipients 8.
Les compartiments 18 reçoivent deux paires de roues à chaîne 25 servant au guidage de chaînes sans fin 26 comportant une série de bras espacés 27 destinés à venir en prise avec
<Desc/Clms Page number 7>
les tourillons 15 des récipients 8. Les roues à chaîne 25 sont disposées de façon que les bras 27 des chaînes respectives soient amenées à suivre un trajet qui fasse un angle aigu avec le plan des guides 24, de telle sorte que les bras 27, en des- cendant, passent dans le trajet des récipients se trouvant dans le prolongement de la cornue.
Les paliers 28 des axes 29 des roues à chaînes 25 sont supportés par des potences 30, établies de façon qu'on puisse faire varier l'inclinaison du trajet des chaînes sans fin 26 par rapport aux guides 24, tandis qu'à l'endroit où les bras
27 des chaines sans fin 26 sont amenés à supporter le poids de la colonne des récipients 8 contenus dans la oornue, les chaînes 26 sont supportées contre la pression de ces bras par des barres 31 formant patins, dont la position peut aussi être réglée.
Les bras 27 sont destinés à passer sous les tourillons
15 des récipients 8 se trouvant dans le prolongement inféri- eur de la cornue et à supporter le poids de la colonne. Au cours de la continuation du mouvement des chaînes autour des roues à chaînes inférieures 25, en raison de l'augmentation de la d'istanoe entre les bras qui résulte de la courbure des chaînes, le récipient inférieur 8 est soulagé du poids de la colonne'de récipients et est en morne temps dégagé des bras 27 pour tomber sous l'action de la pesanteur dans l'obturateur de sortie.
Les obturateurs d'admission et de sortie ( Figures 2, 4 et,5 ) sont'sensiblement analogues. Le carter cylindrique 32 comporte des flasques d'extrémités 33, 34 ; le flasque 33 com- porte un avidement cylindrique central 35 pour recevoir une ' tige 36 solidaire d'un des cotés de l'obturateur 37, tandis que'l'autre fiasque 34 comporte un presse-étoupe 38 pour le passage de la tige 39 de l'obturateur'50, auquel est imprimé
<Desc/Clms Page number 8>
le mouvement. Le carter 32 de l'obturateur comporte deux ou- vertures 40, 41 avantageusement décalées par rapport à un di- amètre. Le tambour ou tiroir rotatif 37 est coupé de,part en part d'un espace longitudinal 42 pour la réception dtun réci- pient unique 8.
Au cours de l'oscillation du tambour 37, cet espace 42 est amené alternativement dans l'alignement de 1' ouverture d'admission 40 et de l'ouverture de sortie 41 du , carter. Ainsi, lorsque l'espace 42 se trouve dans l'alignement de l'ouverture d'admission 40, le récipient 8 peut passer par gravité dans l'obturateur 37, le carter étant fermé à la sor- tie 41, tandis que lorsque l'obturateur a oscillé, l'ouverture d'entrée 40 du carter est fermée et l'espace 42 ménagé dans l'obturateur est amené dans l'alignement de l'ouverture de sortie 41 du carter de l'obturateur, l'ouverture d'entrée 40 étant fermée. Le récipient 8 contenu dans l'obturateur peut alors sortir de ce dernier.
Un évidement 43 de faible profondeur est prévu dans la paroi du carter 32 de l'obturateur pour former le sommier de frappe du récipient qui entre. Etant donné que sa surface est évidée à partir de la paroi de l'obturateur, tout dommage pro- duit sur la surface par suite de l'impact des récipients n'af- fecte pas l'étanchéité de l'obturateur aux gaz. L'évidement peut être revêtu d'un métal doux convenable pour amortir le choc des récipients.
L'obturateur de sortie prévu à l'extrémité inférieure du prolongement 21 de la cornue est établi pour faire sortir les récipients 8 dans un carter 44 ( Figures 1 et 2 ) sur les pa- rois latérales de guides 45 pour les tourillons 15 grâce aux- quels les récipients 8 sont amenés à une position située au- dessous des roues à chaîne inférieures 46 des chaines sans fin 47 du transporteur à chaine par lequel les récipients déchar- gés 8 sont transportés à l'extrémité supérieure de la cornue.
<Desc/Clms Page number 9>
'Ce transporteur à chaînes est muni de bras 48, qui sont espa- cés par de plus grands intervalles que les bras ou taquets 27 en raison du fait que les chaînes 47 sont entraînées à plus grande vitesse que les chaînes 26. Lorsque les-récipients 8 passent sous les roues à chaînes 46, ils sont attaqués par les bras 48 et entraînés autour des roues à chaînes, tandis que leurs tourillons 15 sont encore en prise avec les guides 45. Ils sont ainsi retournés sur une ouverture de sortie 49 à travers laquelle les récipients peuvent se vider dans un ré- servoir convenable. Les guides peuvent être établis de façon qu'une partie puisse être retirée ou puisse être montée arti- culée, de manière qu'on puisse dégager ou introduire à volonté un ou plusieurs réoipients.
Les récipients vides 8 sont élevés par le transporteur pour passer autour des roues à chaînes 50 et pour arriver fi- nalement sous un couloir de sortie 51. Après avoir passé au- tour des roues à chaînes supérieures 50, les chaînes 47 sont entraînées de haut en bas en passant sur des roues à chaînes folles jusqu'aux roues à chaînes inférieures 46.
' Le couloir de sortie fixe 51 est écarté du carter de l' obturateur d'admission conformément à la profondeur d'un ré- cipient. Un calibreur 55 de grandeur déterminée est disposé sous une trémie d'alimentation 54. Afin que la matière carbo- née qui se trouve dans la trémie d'alimentation puisse être réchauffée, les.parois de la trémie sont pourvues de chemises, et un conduit 56 mène du carneau à gaz perdus de la garniture 2 à la partie-supérieure de la chemise de la trémie, qui peut contenir des chicanes imposant un trajet tortueux aux gaz.
Près de la sortie de la trémie et sur le côté opposé est bran- ché un conduit 57 qui mène à l'ouïe d'aspiration de l'aspira- teur centrifuge 58. L'ouïe de refoulement de cet aspirateur est reliée à un conduit 59 qui s'élève pour évacuer les gaz
<Desc/Clms Page number 10>
dans l'atmosphère et qui s'étend aussi avantageusement vers le bas dans la garniture maçonnée du fourneau, de sorte que, grâ- ce à l'actionnement convenable d'un obturateur, les gaz aspirés à travers la chemise de la trémie peuvent être à volonté soit évacués dans l'atmosphère, soit ramenés au four.
De façon ana- logue, le conduit 56 peut être muni d'un conduit de dérivation 60 menant directement à l'ouïe d'aspiration de Inspirateur, de façon que la transmission de gaz à travers la chemise de la trémie puisse être interrompue à volonté par l'actionnement d' obturateurs convenables.
La trémie 54 et le calibreur 55 sont munis d'obturateurs 61, 62 qu'on peut faire osciller et qui sont commandés conve- nablement par rapport à l'obturateur d'admission 37 de la cor- nue.
Dans la distribution de matière carbonée dans le cali- breur 55, l'obturateur 61 de la trémie de distribution est re- tardé dans la position d'ouverture jusqu'à ce que la matière distribuée dans le calibreur soit arrêtée par la formation d' une masse en forme de coin à l'embouchure de la trémie. L'ob- turateur de la trémie est alors amené à tailler à travers la masse. Pour que la quantité reçue dans le calibreur puisse être réglée, le calibreur est avantageusement supporté par la trémie au moyen de boulons réglables 63.
Pour la commande de l'obturateur 37 d'admission dans la cornue, il est prévu deux roues dentées 64, 65 portant sur leurs faces latérales dans l'un des cas un piton 66 et dans l'autre cas une surface de came interrompue 67 pour produire l'oscillation en sens contraire de la tige 39 de l'obturateur à carter 32 au moyen des deux cliquets fixes respectifs 68, 69. La commande des roues dentées 64,65 est effectuée par un arbre d'entraînement 70 portant deux pignons d'entraînement 71, 72 de même diamètre, dont l'un est directement en prise
<Desc/Clms Page number 11>
aveo le pignon 65 et dont l'autre est disposé latéralement au pignon 64'et attaque un pignon fou 73 monté sur un arbre de renvoi 74.
Ce pignon fou est de largeur voulue pour venir en prise à la fois aveo le pignon d'entraînement décalé 72 et avec lepignon 64 portant le pignon 66: Un galet 74' est dis- posé à la naissance de la surface 67 formant came pour permet- tre au cliquet 69 de s'élever facilement sur cette surface.
Des cliquets analogues et des pignons tournant en sens con- traires sont prévus pour les obturateurs de la trémie et du calibreur, de même que pour l'obturateur de sortie de la cor- nue.
Un moteur électrique actionne, par un mécanisme réduc- teur à vis sans fin 75, un arbre de renvoi 76 qui entraîne, par l'intermédiaire d'un pignon conique 77, un,pignon droit 78 servant à faire tourner un autre pignon droit 79 monté sur l'arbre des roues à chaînes 50. L'arbre de renvoi 76 sert aus- si à entraîner, par le pignon droit 80, un arbre 81 servant à la transmission de la commande aux roues 25 du dispositif d'abaissement et au méoanisme d'entraînement de l'obturateur de sortie. A titre de variante, une commande par moteur sépa- ré peut être prévue à l'extrémité inférieure de la cornue, et l'arbre vertical peut être supprimé.
L'arbre de renvoi 76 sert à entraîner, par le pignon conique 82, un arbre 83 destiné à porter une roue à chaîne 84, reliée par une chaîne sans fin 85 à une rou à chaîne correspondante 86 montée sur l'arbre.70 d'entraînement du mécanisme par lequel l'obturateur d'admis- sion de la cornue reçoit un mouvement oscillant. Pour compen- ser la dilatation se produisant de.bas en haut de la cornue, une roue à chaîne folle 87 est suspendue à des bielles 88 ar- ticulées au bâti 1 et soumises à l'aotion d'un contrepoids 89 tendant à pousser la roue à chaîne suspendue 87 en l'écartant des roues à chaînes 84, 86 et à absorber ainsi le mou de la
<Desc/Clms Page number 12>
ohaine 85.
L'arbre 83 porte aussi les pignons d'entraînement du mécanisme à came de l'obturateur 62 du calibreur. L'arbre 90,sur lequel sont montés lesdits pignons et cames, est relié, par'le pignon droit 91, à un arbre de renvoi 92, qui est relié, par un autre pignon droit 93,à l'arbre 94 commandant le méca- nisme'à came agissant sur les cliquets de l'obturateur 61 de la trémie de distribution.
Des butées sont prévues pour limiter le mouvement des cliquets dans la direction dans laquelle ils sont projetés par les cames respectives.
Des éléments sont avantageusement prévus pour ralentir le mouvement des récipients et éviter le choc lors de leur arrivée sur la surface de support de l'obturateur 37 d'admis- sion à la cornue. Ainsi, un organe ralentisseur élastique en forme de plaque 95 est fixé ici dans la partie extérieure des guides, et un organe ralentisseur articulé 96 monté sur le dessus du guide principal s'étend vers le dessous du guide principal; il est relié par des bielles 97 à des bras fixés sur un arbre 98, qui porte aussi un ou plusieurs bras fixes reliés par des bielles 97' à des bras analogues montés sur un arbre 99.
Cet arbre comporte un ou plusieurs bras 100 faisant saillie dans le trajet des supports 48 des chaines principa- les ou de dents 100' portées par la ou les roues à chaînes principales 50, de sorte qu'en faisant tourner l'arbre 99, l'organe ralentisseur 96 est déplacé pour permettre au réci- pient 8 attaqué par cet organe de passer à la position de rem- plissage. Un ressort ou un contrepoids agit sur l'arbre 99 de telle manière que l'organe ralentisseur articulé tend à oon- server la position de travail.
Un organe 102 en forme de plaque, oontre lequel les ré- cipients prennent appui lorsqu'ils sont reçus sur l'obtura- teur d'admission, est monté sur des pivots transversalement
<Desc/Clms Page number 13>
au trajet des récipients et'est,en outre, articulé, par des bielles 103, à des bras de suspension 104 dont les pivots fixes se trouvent sur la bâti. Les bielles 103 servent à supporter des galets 105 portant sur des cames rotatives 106,qui impri- ment un mouvement alternatif intermittent à la plaque 102, ce mouvement étant synchronisé avec l'arrivée des récipients sur la surface de l'obturateur 37, afin de projeter les récipients pour assurer la-position nécessaire de leurs embouchures sous le. couloir de sortie 51.
On peut prévoir les cames 106 sur l' arbre de renvoi 92 et la plaque 102 est avantageusement étu- diée pour être appliquée contre le récipient avec un certain degré d'élasticité. Une liaison élastique est prévue pour cela.
Cette liaison peut être constituée par une botte à ressort té- lesoopique 107 montée sur la bielle 103 et qui est composée de-deux parties, le ressort servant de liaison entre ces deux parties. La plaque 102 peut aussi être soumise à l'action d'un contrepoids qui tend à l'amener dans la position normale.
On prévoit avantageusement dans la plaque, près de l'en- droit où vient s'appliquer l'embouchure du récipient,une ou . plusieurs fentes à travers lesquelles tout débordement ou ex- cès de la charge peut passer du récipient dans un couloir ou une glissière de sortie.
La position du récipient sous le couloir de sortie est avantageusement déterminée par des amortisseurs ou butées à position réglable. Il est préférable de disposer ces butées pour que le récipient soit placé de telle sorte que son embou- chure soit légèrement décalée par rapport à l'embouchure du couloir dans-la direction correspondant à la tendance à l'écou- lement de la matière carbonée à partir du couloir de distribu- tion.
La trémie 54 peut recevoir les matières qui lui sont des- tinées par une trémie en charge 52 alimentée par un dispositif
<Desc/Clms Page number 14>
convenable, tel qu'un élévateur à bennes 53.
Dans le fonctionnement de l'installation utilisée pour le traitement de charbon, on préfère charger les récipients 8 de charbon cokéfiant et placer sur la surface de la charge une couche de charbon non-cokéfiant. Ce mode de travail a pour effet d'empêcher le débordement de la charge par gonflement.
A cette fin, on peut prévoir une trémie de distribution sépa- rée qui peut être amenée à distribuer une charge convenable du charbon non-cokéfiant sur la surface du charbon cokéfiant avant ou après qu'il ne passe dans le récipient.
La garniture de briques ou maçonnerie 2 comporte une chambre de cornue verticale h, flanquée de conduits de combus- tion 1 s'étendant parallèlement à cette chambre de cornue et comportant, disposés de distance en distance sur toute leur longueur, des lits de briques transversaux j formant entretoi- ses placés en quinconce c'est-à-dire décalés les uns par rap- port aux autres, de manière à constituer un empilage de bri- , ques et également à relier ou entretoiser les parois desdits conduits. Les parois intérieures présentent une épaisseur re- lativement faible et sont construites avec des panneaux de briques i1 assemblés par tenons et fentes.
A des intervalles convenables, les conduits de combus- tion sont munis, le long d'un de leurs côtés, de brûleurs k, servant à l'admission de gaz de chauffage. Ces brûleurs k sont alimentés par un tuyau de distribution commun k1. Sur le côté opposé sont prévus un certain nombre de carneaux à air 1, qui s'étendent parallèlement aux canaux de combustion et reçoivent de l'air d'admission convenable 11 à l'extrémité inférieure.
Aux endroits où sont placés les brûleurs sont prévus des oar- neaux à air horizontaux l2 qui partent de carneaux de distri- bution verticaux 1 placés autour du côté extérieur des con- duits de combustion et servent à distribuer de l'air aux brû-
<Desc/Clms Page number 15>
leurs respeotifs k. A ces endroits, des ouvertures l3, fermées gar des bouchons amovibles, communiquent avec l'extérieur de l'ouvrage maçonné pour permettre l'allumage des gaz entrant .par les brûleurs.
Les gaz de chauffage perdus quittent la chambre m de la cornue à l'extrémité supérieure, en m1, par la voie d'un con- duit de sortie, tel que le conduit 56, ou bien ils peuvent être détournés dans un carneau, qui est placé parallèlement aux carneaux à air,et réchauffent l'air destiné à la combus- tion.
On peut prévoir des canaux m2 oommandés par des regis- tres,et servant à l'admission d'une certaine quantité de-gaz perdus pour les remettre en circulation dans les conduits de combustion. Ces conduits peuvent recevoir une certaine quanti- gaz perdus de l'extérieur de l'ouvrage maçonné, par ex- emple du conduit 59, ou'bien, à''titre de variante, des çar- neaux d'échappement de gaz,perdus au moyen de canaux de déri- 'vallon pouvant tre commandés par des registres pour la déter- mination de la proportion de gaz perdus qui doivent être remis directement en circulation dans les conduits de combustion.
La commande des registres est effectuée au moyen d'ouver- tures de commande m3 s'étendant à l'extérieur de l'ouvrage ma- çonné et fermés par des obturateurs amovibles.
. Les parties intérieures de l'ouvrage maçonné sont avan- tageusement construites en briques ou maçonnerie réfractaire n et sont encastrées dans une enveloppe en maçonnerie isolante n1 qui peut être renfermée, à son tour, dans une paroi exté- rieure n24en briques rouges.
Comme le montre la figure 1, le mouvement des récipients dans la position de chargement pour les faire coïncider avec un couloir de distribution fixe peut être évité en faisant en sorte que la matière soit distribuée du calibreur dans un cou-
<Desc/Clms Page number 16>
loir articulé, qui est amené à pivoter d'une position située au-dessous du calibreur.à une position pour laquelle les pro- duits contenus peuvent être déchargés dans le récipient vide 8 reposant alors sur le dessus de l'obturateur d'entrée 37.
Au lieu d'avoir un mécanisme de commande commun pour les pièces mobiles, les commandes peuvent être effectuées indépen- damment, des dispositifs convenables étant prévus pour assurer le synchronisme.
L'ouvrage maçonné 2 peut être établi pour servir pour plusieurs cornues et une cornue peut être établie pour fonc- tionner avec plusieurs lignes de récipients.
La cornue peut être inclinée ou disposée selon toute au- tre position pour permettre aux récipients de la traverser sous l'action de la pesanteur.
Une roue en étoile ou un autre dispositif.peut être pré- vu dans une position située immédiatement devant celle où l' ouverture de déchargement est prévue pour empêcher les réci- pients de passer par-dessus le transporteur à chaîne.
Dans certains cas, il peut être désirable de prévoir un échappement pour les gaz de distillation à l'extrémité inféri- eure de la cornue, comme indiqué en pointillé dans la figure 2 du dessin.
Les cames utilisées pour imprimer les mouvements aux di- verses pièces du mécanisme peuvent recevoir une forme appro- priée pour commander positivement l'intégralité des mouvements, ou bien uniforme qui leur fait imprimer les mouvements dans un seul sens contre l'action d'une force de rappel, par exem- ple de ressorts ou de contrepoids.