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MEMOIRE.DESCRIPTIF déposé à 1' appui d'une DEMANDE DE BREVET D'INVENTION Superstructure de voie ferrée à nervures creuses percées longitudinale.ment.
L'invention se rapporte à une superstructure de voie ferrée, à nervures creuses percées longitudinalement. Dans les réalisa- tions connues de traverses en fer percées, sans nervures, pour introduire le tire-fond par au-dessus, on doit passer la tête du tire-fond à travers le trou jusqu'au point où le carré dessus la tête du tire-fond soit en dessous de la table supérieure de la traverse et puisse virer de 90 ; celà n'est point possible sans soulever la traverse, si le ballast s'est fortement bourré au ballastage ou par le service. On a cherché à éviter de devoir soulever la traverse, en agengant une nervure creuse pour y loger la tête du tire-fond, la cavité de la nervure étant de dimension telle qu'en soi la tête du tire-fond puisse virer.
Il s'est mon- tré cependant qu'il n'est possible de la faire tourner que dans le cas de traverses nouvellement posées, parce que le ballast est poussé dans le creux des nervures, tant sous l'effet du trafic
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que par le rebourrage. Sans compter que le niveau de la voie se trouve ainsi faussé, il n'est donc pas possible d'arriver par cette réalisation connue au but cherché, qui est de permettre le remplacement des tire-fond sans devoir soulever la traverse.
Selon l'invention, on parvient à satisfaire à cette condition, à savoir d'introduire les tire-fond par au-dessus, sans soulever la traverse, en donnant aux nervures une forme telle que leur creux corresponde à la forme de la tête du crampon à vis, de façon que la tête du crampon comble à peu près cette cavité. Un trou longitudinal, qui sera utilement de forme ovale, est pratiqué dans le milieu de la nervure, perpendiculairement à celle-ci, et on y introduit le crampon sans le tourner, simplement de biais en le faisant glisser dans le sens de la voie.
Cette façon d'introduire le crampon ne nécessite qu'un creux haut de quelques millimètres seulement sous le crampon. Le creux de la nervure sera au plus utilement de forme semi-cylindrique, de sorte que les crampons puissent bien s'adapter à l'inclinaison variable de la surface de la plaque de serrage. En serrant l'écrou, le centrage du crampon s'opère par la conformation du plafond intérieur des nervures, ou par des embases latérales à la tête du crampon.
Un exemple de réalisation de l'idée de l'invention est montré par les figures 1-6 pour la superstructure à traverses en bois, et par les figures 9-11 pour la superstructure à traverses en acier. La plaque d'assise du rail pour superstructure à traverses en bois est représentée en section transversale par les fig.l et 2, et en plan par la fig. 4. On peut réaliser le profil de laminage de la plaque d'assise, en lui donnant par exemple la forme montrée par la fig.3 ; ce cas, les nervu- res 1 et 2 sont laminées à chaud et on procède en même temps au perçage des trous. Les fig.5 et 6 laissent reconnaître la manière d'introduire le crampon 3 dans le trou ovale 4 de la nervure.
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cet effet, il ne faut au crampon, en hatJ:&t:.f1re.: rqJlun espace de quelques millimètres seulement, de sorte que la hauteur des nervures peut être très faible et que, par conséquent, la quantité de matériau requise pour la fabrication de la plaque d'assise reste petite. Le profil intérieur des plafonds latéraux 5 et 6 des nervures oblige le crampon, quand on serre l'écrou, à prendre position à peu près au centre (fig. 6). Avec une nervure présentant pareille forme, 'la perte en surface portante est des plus minime. Comme le trou est surélevé et qu'en outre la plaque de serrage le recouvre, il est presque impossible que l'eau de pluie puisse pénétrer.
Dans le cas de traverses en acier (fig.9-11), l'introduction ou l'enlèvement des crampons se fait, de biais, de la même manière que pour la superstructure à traverses en bois. Si la traverse est déjà bourrée de ballast, on obtient facilement le faible espace nécessaire en appliquant un léger coup sur le crampon. Ce coup déplace suffisamment le ballast fortement bourré que pour pouvoir procéder aisément à la pose et à l'enlèvement, et ce sans déranger le ballast. Il n'en est point ainsi par exemple pour certains genres de superstructure, où il est fait usage de tirefond à tête carrée. Ceux-ci doivent être passés par les trous dans toute la hauteur du carré, pour être virés ensuite. En général, cela ne peut se faire qu'après avoir soulevé la traverse, ce qui peut facilement occasionner la destruction du coffre à b allast.
Selon l'invention, la partie du creux de nervure non occupée par le crampon est si petite, que la bonne position constante de la traverse n'est pas compromise.
Au. lieu que ce soit par des plafonds latéraux 5 et 6 prévus à la fig.6, la position centrale du crampon peut être amenée aussi par des embases de la tête de crampon (fig.7) attenantes au corps du crampon. Il est possible en outre de disposer le trou à cram-
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pon excentriquement et de former la tête de crampon avec des branches inégales (fig.8).
Pour éviter que la plaque de serrage ne glisse du patin du rail, on peut par exemple, sous utilisation du matériel percé et tel que le montrent les fig.l et 9, former la paroi antérieure 7 avec une hauteur telle que le nez 8 de la plaque de serrage vienne s'appuyer contre elle. On peut toutefois étayer par exemple la branche-arrière de la plaque de serrage contre une petite nervure supplémentaire du dessus de la traverse ou de la selle de rail (ex. fig.12), ou bien engager dans une ouverture pratiquée dans la table de traverse un tenon apporté à la branche postérieure de la plaque de serrage (ex. fig.13) ou empêcher de toute autre manière le glissement de la plaque de serrage.
REVENDICATIONS.
1. Superstructure de voie ferrée, à nervures creuses percées longitudinalement, caractérisée par ce que le creux de nervure répond à la forme de la tête du crampon à vis et qu'en vue de l'introduction du crampon à vis, le plafond de nervure est percé de trous longitudinaux à peu près parallèlement au patin de rail, le centrage du crampon de l'étrier de serrage se faisant, lorsqu'on serre l'écrou, par les plafonds de nervure latéraux de l'assise en fer ou par des embases de la tête de crampon.