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On emploie souvent dans l'industrie pour êlever les liquides, des appareils à fonctionnement intermittent dits "monte-jus", utilisant un ga comprime, ou une vapeur comme fluide moteur. Ces appareils très simples ont été perfectionnés en vue de rendre leur fonctionnement entièrement automatique, grâce à l'intervention. d'organes mécanises mus par un flotteur et commandant un jeu de clapets,
La présente invention, due à Mr.
COUTCR, a pour objet, un dispositif extrmement simple, sans "Monte-jus automatique fonctionnant par chauffage."
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organe mécanique délicat, et permettant d'élever auto- matiquement tout liquide qu'on peut échauffer en en va- porisant une petite quantité ou en lui adjoignant un peu de la vapeur d'un autre liquide. Les liquides à élever peuvent sans inconvénient être bouillants.
Le dessin ci-annexé titre d'exemple montre schématiquement trois formes d'exécution de l'objet de l'invention.
Un petit réservoir 1, appelé "monte-jus", situé au-dessous du bac 2 de liquide à élever est relié à ce dernier par un tuyau 3 avec clapet de retenue classique
4, permettant au liquide du bac 2, d'aller de ce bac au monte-jus 1 sans qu'il puisse aller en sens inverse.Le réservoir 1 comporte d'autre part à sa partie inférieure, une tubulure 5 prolongée par le tuyau 6 qui débouche à la partie supérieure du bac 7 recevant le liquide à élever.
Le monte-jus 1 peut être chauffé d'une- façon quelconclue: par un serpentin 8 parcouru par de la vapeur (figure 1), par une injection directe d'une vapeur en 9 (figure 2),ou par un foyer 10 (figure 3) etc..
Le fonctionnement est le suivant :
Avant tout chauffage, le liquide du bac 2 rempile monte-jus 1 et son niveau s'établit dans le tuyau 6 à la hauteur du liquide dans 2. Lorsqu'on chauffe 1, le liquide contenu dans cet appareil sous la pression h s'échauffe progressivement, puis il émet des vapeurs qui se rassemblent à la partie supérieure de 1 en chassant un peu de liquide dès que leur pression tend à dé-
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passer ladite valeur h. C.e liquide ne pouvant revenir au bac 2 à cause du clapet 4 s'élève dans le tuyau 6, la pression dans 1 augmentant ainsi juqu'à être égale à H.
Tendant ce temps le liquide s'échauffe encore jusqu'à de- venir bouillant sous cette dernière pression. A ce moment, le liquide commence à couler dans le bac 7,, et le chauf- fage produit. dans 1 un volume de vapeur qui chasse un vo- lume égal de liquide; le monte-jus 1 se vide ainsi que. le tuyau 6. La pression tombe alors dans 1 au-dessous.de h, ce qui permet au liquide d.e 2 de soulever le clapet 4 et de remplir à nouveau le monte-jus 1 en condensant la va- peur restés dans cet appareil. Lorsque le monte-jus 1 est plein, le. cycle recommence.
La cadence de fonctionnement et par conséquent
Le débit du dispositif sont déterminés par le chauffage et par le débit des tuyaux 3 et 6.
Il y a lieu de remarquer que le dispositif fonctionne parfaitement lorsque le liquide à. élever est bouillant dans le bac 2. Le liquide doit en effet être réchauffé d'une quantité appréciable pour atteindre l'- ébullition dans le monte-jus 1, du fait qua la pression dans cet appareil est plus élevée que dans le bac 2 (au. moins de la hauteur de liquide h). Il suffit donc que le chauffage et le débit du tuyau I soient réglés, dans un. rapport, tel que le. liquide du bac' 2 remplisse le montejus avant d'être porté à sa température d'ébullition sous la pression du bac 2 augmentée de la hauteur h.
Il y a lieu toutefois de considérer que si le chauffage est plus important, l'appareil fonctionne encore, mais le monte-jus 1
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ne s'emplit pas complètement et le rendement du disposi- tif est seulement diminué.
Lorsque le liquide à élever est à une tempéra- ture très inférieure à son point d'ébullition, on peut être amené pour des raisons d'économie, à éviter de le réchauffer jusqu'à l'ébullition et dans ce cas, on a in- térêt à chauffer uniquement la partie supérieure du monte- jus 1 et à faire déboucher le tuyau 3 à la partie infé- rieure de celui-ci (figure 4 & 5).
Enfin, dans le cas du chauffage par admission d'une vapeur, on peut obtenir un chauffage très faible du liquide à élever en logeant à l'intérieur de 1 un flot- teur libre 11 formant écran entre la vapeur et le liquide (figure 6). Dans ce cas, un petit tuyau 12 est nécessaire pour admettre assez de liquide froid au-dessus du flotteur pour condenser la vapeur restant au-dessus du flotteur après la vidange.
Le dispositif ainsi décrit présente de multiples avantages, du fait de sa grande simplicité de construc- tion et de la sécurité de son fonctionnement, le seul organe mécanique est constitué par le clapet de retenue 4 qui n'a rien de spécial et dont l'usure est réduite au minimum du fait qu'il se ferme doucement sous l'action de son poids propre, lorsque le remplissage de 1 est terminé, la pression étant égale de chaque coté.
Les applications possibles et avantageuses de ce dispositif sont nombreuses, et on peut citer sans due cette énumération limite l'objet de l'invention :
En distillation, le passage du liquide d'une co- lonne ou d'un condenseur à une colonne plus .levée, la
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circulation des solutions dans les machines frigorifi- ques à absoption, la circulation des liquides absorbants. dans les colonnes de lavage, la manutention des liquides corrosifs et an général toutes les manutentions de liqui- des qu'on peut réchauffer sans inconvénient.
REVENDICATIONS
1.- Un dispositif pour élever des liquides, caractérisé par un récipient dit monte-jus, pouvant être chauffa situé plus bas que le bac de liquide à élever et relié à celui-c.i par un tuyau avec clapet de retenue
Permettant seulement le passage du lipide du bac au monte-jus, et un tuyau de refoulement partant de la par- tie inférieure du monte-jus et reliant ce dernier à la partie supérieure du bac de recette.