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"Matière pour le raidissage du bout et de la pièce de talon @@@@cade de chaussures, et/pour le traitement de semblables matières de raidissage".
Pour raidir les bouts deschaussures on a employé jusqu'à présent des matières de raidissage en feutre ou en tissu qui snt imprégnées de solution de nitrocellulose,de cellulolde ou de résines artificielles,comme les résines polyvinyliques ou leurs mélanges,éventuellement aussi avec addition d'agents de ramollissement comme le phosphate tricrésylique et des ma- tières de charge comme la collophane ou la craie,l'oxyde de zinc,etc..Le mode de travail avec/matières de raidissage se fait comme suit;on les plonge dans un dissolvant pour la ma- tière d'imprégnation mentionnée,comme l'acétoneou on les traite par les vapeurs de semblables dissolvants;les matières
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de raidissage ainsi ramollies sont alors insérées entre l'em- peigne et la doublure de la chaussure et reliées à celles-ci.
La suite du traitement de la tige ainsi raidie se fait sur la machine à pinces d'une manière connue telle que le bord de la tige faisant saillie par dessus la forme est rabattu(refoulé) par le poussoir de la machine à pinces sur la seconde semelle placée sur la forme et est fixé sur la seconde semelle au moyen de petits clous (semences) ou au moyen d'une matière collante.
Pour le raidissage de la pièce de talon (pièce postérieu- re) on emploie jusqu'à présent des matières de raidissage en carton ou en cuir qui sont façonnées par une opération de pres- sage partichlière en conformité avec le talon de la forme uti- lisée et sont collées entre l'empeigne et la doublure de la chaussure, moyennant l'emploi de colle de Vienne par exemple.
Suivant un autre procédé connu,les matières de raidissage imprégnées de résine artificielle polyptyque sont chauffées à sec à 60-80 et sont collées alors dans cet état à la tige et à la doublure moyennant un pressage.
Il a maintenant été découvert que lors du traitement de semblables matières de raidissage,l'emploi de dissolvants or- ganiques ou de matières collâtes,comme la colle de Vienne de- vient superflu lorsqu'on emploie des matières de raidissage qui ont été imprégnées d'une résine artificielle gonflant dans l'eau comme la résine d'acétate polyvinylique ou des résines déterminées d'acide acrylique ou avec des mélanges de sembla- bles résines artificielles,éventuellement avec adjonction de nitrocellulose et d'agents de ramol@issement et de matières de charge.On a observé en effet que de semblables matières de raidissage peuvent être réunies à la tige et à la doublure lorsqu'elles sont mouillées au moyen d'eau froide ou chaude ou de vapeur d'eau,
qu'elles sont introduites à l'état mouillé entre la tige et la doublure et sont reliées à ces pièces moyennant l'emploi de chaleur et de pression.
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L'effet d'un semblable traitement par l'eau semble être que les résines artificielles employées comme agents d'impré- gnation absorbent de petïtes quantités d'eau, de sorte que la matière d'imprégnation gonfle légèrement et qu'ainsi la matière de raidissage devient de nouveau molle et facilement déformable,et par l'emploi de la chaleur après l'introduction des matières de raidissage dans la tige,ces matières de raidis- sage deviennent de nouveau très collantes moyennant la vola- tilisation de l'humidité absorbée,de sorte que moyennant l'emploi d'une pression,
elles peuvent être facilement reliées de façon durable à l'empeigne et à la doublure de la tige.La tige ainsi renforcée est alors placée sur la forme et le bord de la tige faisant saillie au delà de la forme est refoulé au moyen du poussoir ou des pinces de la machine à pinces sur la,seconde semelle placée sur la forme et est relié à celle-ct, opération sur laquelle on reviendra encore dans la suite.
Il a en outre été découvert qu'on peut employer également pour le procédé de traitement qui précède,en particulier des matières de raidissage dans lesquelles on a utilisé comme ma- tière de base pour la matière d'imprégnation et de collage du carton ou du papier.De semblables matières de raidissage fabriquées moyennant l'emploi de carton ou de papier ont,en dehors de leur faible prix de revient,l'avantage qu'on peut les travailler facilement,qu'elles présentent une force ag- glutinante élevée et sont très stables dans la chaussure ter- minée.
En comparaison du procédé connu mentionné en premier lieu,le présent procédé possède l'avantage très essentiel que pour le ramolfissement des matières de raidissage les dissol- vants organiques nuisibles à la santé et inflammables em-. ployés jusqu'à présent comme l'acétone,l'alcool,l'ester buty- lique ou amylique.disparaissent de même que les encrassements nuisibles sur l'empeigne ou sur la doublure ne se présentent plus et qu'en outre le procédé est moins coûteux.De nouveau
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procédé a en outre l'avantage que par suite de leur minime gonflement sous l'effet de l'absorption de l'eau,les matières de raidissage restent plus longtemps plastiques et façonnables comme c'est fréquemment nécessaire pour la suite du traite- ment des tiges raidies par les matières de raidissage.
Egalement en comparaison du second procédé suivant le- quel les matières de raidissage imprégnées de résines polyvi- nyliques sont rendues plastiques par échauffement à sec et @@ sont collées dans cet état entre la tige et la doub lure, le présent procédé a l'avantage que les matières de raidissage restent plus longtemps souples et façonnables.Cet avantage est important spécialement lors du refoulement mentionné du bord de la tige sur la seconde semelle.Il est évident que les matières de raidissage rendues collantes et plastiques suivant le nouveau procédé par chauffage à 60-80 C se re- froidissent de nouveau rapidement et perdent de nouveau leur plasticité peu de temps après l'insertion dans la tige et deviennent ainsi de nouveau dures et rigides.Si alors le bord de la tige ainsi renforcé est refoulé,après placement sur la forme,
sur la seconde semelle placée sur la forme,il oppose à cette opération une résistance considérable avec ce résul- tat que le bord de la tige pe peut pas être refoulé sans plis sur la.seconde semelle.Contrairement à ceci,suivant le nou- veau procédé,la matière de raidissage reste suffisamment sou- ple et façonnable par suite de la minime absorption d'eau, même après le placement de la tige sur la forme,de sorte que le bord de la tige peut être glissé sur la seconde semelle sans plis ,dans la machine à p inc es. det avantage est particulièrement important lors du re- foulement du bord de la tige à la pièce de talon.
comme on l'a déjà mentionné,on emploie jusqu'à présent pour le ren- forcement de la pièce de talon de la chaussure des matières de raidissage en cuir ou en carton qui sont façonnées en
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concordance avec la pièce de talon de la chaussure à fabri- quer et sont collées ensuite entre la tige et la doublure avec de la colle de Vienne.ou une autre colle analogue.Avec ces pièces de raidissage,le bord inférieur,c'est-à-dire la partie qui est refoulée sur la seconde semelle avec le bord de tige faisant saillie sur la forme,
est repliépresque à angle droit vers l'intérieur.Ce façonnage des pièces de raidissage a toutefois l'inconvénient que l'introduction de la pièce de raidissage dans la tige est rendue difficile et qu'également le refoulement de la pièce de talon ainsi ren- forcée sur la.seconde semelle offre des difficultés.Il est connu qu'on ne peut pas disposer pour chaque forme des pièces de m-idissage exactement façonnées.Si alors la pièce de talon de la chaussure est refoulée sur lseconde semelle au moyen de la machine à pinces,
elle ne s'applique pas du tout ou seu- lement difficilementpar suite du raidissage par les pièces dures'contre la forme utilisée de sorte qu'on n'obtient pas une chaussure correspondant à la forme surtout que les piè- ces de raidissage de talon.rigides et façonnées d'avance,en carton ou en cuir .tendent toujours à revenir dans leur posi- tion de départ après l'ouverture des pinces de refoulement.
Si l'on utilise au contraire une pièce de raidissage de ta- lon en cuir ou en carton imprégné suivant la présente inven- tion,la pièce de raidissage ne doit pas être façonnée d'avance car par le traitement à l'eau mentionné, elle devient telle- ment molle et façonnable qu'elle peut être introduite à l'é- tat parfaitement plat entre la tige et la doublure,être re- liée sous pression et chaleur à la tige et à la doublure et le bord de tige faisant saillie sur la forme peut être refou- lé ensuite sans pli par dessus la seconde semelle,ce qui se fait avantageusement moyennant l'emploi de pinces de refoule- ment chauffées.Si au contraire on introduisait à plat et sans façonnage entre l'empeigne et la doublure,les pièces de
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raidissage de talon en carton à traiter moyennant l'emploi de colle de Vienne,
ces pièces oppeseraient lors du refoulement du bord de la tige une très grande résistance à cette opéra- tion et le bord de tige refoulé serait très plissé,car le carton rigide ne peut pas céder à la pression de fermeture des pinces de refoulement.
La fabrication des matières de raidissage à employer @ suivant la présente invention peut se faire d'une manière simple par le fait que la matière de base consistant en du feutre, du tissu, du cuir,du papier ou du carton mince,à la- quelle on peut mélanger également lors de sa fabrication des fibres de cuir, est imprégnée ou recouverte de la solution d'une résine artificielle ou d'un mélange de résines artifi- cielles capable de gonfler à l'eau et devenant de nouveau plastique, façconnable et collant lors du mouillage et du chauffage,et est ensuite séchée.
La matière de base mentionnée peut éventuellement aussi être imprégnée au préalable,d'une résine artificielle non gonflable à l'eau ou d'une solution de nitrocellulose avec addition de petites quantités de la résine artificielle gon- flable à l'eau,et être ensuite imprégnée d'une résine artifi- cielle ou d'un mélange de résines artificielles gonflables à l'eau,devenant de nouveau plastique,façonnable et collant lors du mouillage et du chauffage.On peut ajouter en outre aux solutions mentionnées des agents de ramollissement connus comme le phosphate tricésylique ou des matières d'addition comme la craie,le plâtre,des silicates,etc..
On peut employer éventuellement aussi pour l'enduisage et l'imprégnation préa- lable une solution de caoutchouc ou une dispersion aqueuse de caoutchouc,comme du latex de caoutchouc. comme résine artificielle pour l'imprégnation préalable, on peut employer par exemple le condensat de collophane, d'acide.maléique et d'alcools polyvalents (résine K-M de la
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firme I.G.Farbenindustrie) tandis que comme résine artificielle gonflabie à l'eau, devenant plastique, façonnable et collante lors du @@@@@ collante lors du mouillage et du chauffage,on Peut employer par polyvinylique (résine Mowilith de la firme I.G.Farbenindustrie).
Dans le cas où la matière de raidissage est faite en carton ou en papier ou en un feutre mince,elle peut éventuellement être recouverte, d'un côté, d'un tissu imprégné ou non imprégné de la manière indiquée,ou bien sur un tissu de ce genre on peut dàsposer des deux côtés des couches de papier, de carton ou de feutre imprégnées de la manière indiquée,de sorte qu'on obtient une matière de raidissage en plusieurs couches.La disposition de la couche de tissu a ici pour but d'augmenter la résistance à la traction et au déchirement des matières dé raidissage.
Les matières de raidissage sont avantageusement aussi, dans le cas où . elles ne p ont pas par elles-mêmes déjà perméables à l'air*pourvues de perforations.
EXEMPLE 1.
Une matière. de raidissage en papier,en carton mince,en cuir ou en feutre d'une épaisseur d'environ 1 1/2 mm, qui a été imprégnée ou enduite d'une solution à 50% d'acétate polyvinylique (résine Mowilith) dans l'acétone ou un dissolvant analogue et a été séchée,est,en vue de son traitement,plongée dans l'eau froide ou chaude ou traitée par de la vapeur d'eau.La matière de raidissage ainsi traitée au préalable est alors,,en vue du raidissage de la pointe d'une chaussure d'homme,insérée entre l'empeigne et la doublure,après quoi l'empeigne,le raidissage et la doublure sont pressés ensemble dans une presse ronde et avec emploi de chaleur.Par le traitement par l'eau la résine polyvihylique ayant une actionhygroscopique absorbe une certaine quantité d'humidité,de sorte que la matière de raidissage devient molle et se laisse facilement déformer,
et par le traitement à chaud mentionné
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la résine polyvinylique devient de nouveau très collante de sorte qu'on produit la liaison désirée intime entre la tige et la doublure.La tige ainsi renforcée est alors engagée de la manière connue sur la forme,après quoi le bord de la tige faisant saillie au delà de la forme est refoulée sur la se- conde semelle placée sur la forme dans la machine à pinces, avantageusement moyennant l'emploide pinces chauffées,et est ensuite fixé sur la seconde semelle,au moyen de semences par exemple.On observe alors toutefois un autre avantage du nou- veau procédé.
Si en effet on emploie comme seconde semelle des semelles qui ont été enduites au préalable,au bord,au @@@ moyen de la solution d'une résine artificielle et qui ont été séchées de nouveau;la résine devenant de nouveau plas- tique et collante lors du mouillage et du chauffage ou par simple chauffage,oomme par exemple une résine polyvinylique, l'enduit mentionné de la seconde semelle devient de nouveau plastique et collant par l'action de la chaleur des pinces de refoulement et en particulier par la vapeur d'eau dévelop- pée par cette chaleur hors des matières de raidissage encore humides utilisées,de sorte qu'en même temps que se fait le refoulement du bord de la tige sur la.seconde semelle,le collage désiré entre ces pièces est établi sans qu'on emploie des semences.
Au lieu d'employer des secondes semelles qui sont en- duites au préalable,au bord,d'une résine artificielle collan- te et sont ensuite séchées à nouveau,les secondes sanelles peuvent également,un peu avant le refoulement du bord de la tige,être enduites d'un/ agent de collage approprié quelcon- que sur le bord et cet enduit peut être séché après le re- foulement du bord de la tige par les pinces de refoulement chaudes de sorte qu'on prnduit le collage désiré entre le bord de la tige et la seconde semelle.
Au lieu d'employer des résines polyvinyliques,on peut
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utiliser pour l'imprégnation des matières de raidissage d'autres résines artificielles gonflant à l'eau,devenant de nouveau plastiques et collantes sous l'action de la chaleur et de l'humidité,comme par exemple des résines de phénol et de formaldéhyde condensées d'une manière spéciale (Albertmls) ou des résines déterminées d'acide phtalique.
On peut éventuellement opérer de telle manière que les matières de raidissage sont d'abord plongées pendant quelques temps dans l'eau froide et alors seulement dans l'eau chaude ou traitées par'de la vapeur d'eau,Ceci a l'avantage que les matières de raidissage absorbent par suite de leur hygroscopicité un peu plus d'humidité de sorte que lors de la liaison avec la tige et la doublure, elles restent plus longtemps molles Comme cela peut être nécessaire pour de nombreuses applications.
Suivant une autre forme de réalisation du procédé ci-des- sus indiqué;,on peut également opérer de telle manière que la matière de raidissage est plongée seulement dans l'eau froide et introduite alors dans cet état entre l'empeigne et la dou- blure.Si la matière de raidissage est alors façonnée à chaud comme on l'a décrit il se forme par suite de l'eau absorbée des vapeurs d'eau qui rendent molle@ et plastique la matière de raidissage de la manière désirée,
EXEMPLE 2.
@ Une matière de raidissage en cartori,en cuir ou en feutre d'une épaisseur d'environ 1 1/2 à 2 mm qui a été imprégnée au préalable au moyen d'une solution à 50% d'une résine de phé- nol et de formaldéhyde dans l'acétone ou de la solution du condensat de collophane,d'acide maléique et d'alcools polyva- lents (résine K-M de la firme I.G.Farbenindustrie) et a été pourvue'après le séchage d'un revêtement d'une solution à 30-50% d'acétate polyvinylique dans l'acétone,est d'abord
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Plongée pendant quelques temps dans l'eau froide,de telle sor- te que la résine polyvinylique gonflable à l'eau absorbe un peu d'eau.Ensuite,immédiatement avant le traitement'.la matiè- re de raidissage est plongée dans l'eau chaude,
insérée entre l'empeigne et la doublure et est @@@@@ reliée intimement à la tige et à la doublure moyennant l'emploi de pression et de chaleur dans une presse de façonnage @@ de pièce de raidis- sage de talon.La tige ainsi renforcée est alors placée sur la forme et rabattue, après quoi le bord de tige faisant saillie sur la forme est refoulé,dans la machine à pinces pour talon, sur la seconde semelle enduite d'une matière agglutinante moyennant l'emploi de pinces chauffées et est collé ou cloué au moyen de semmeces.
On peut traiter de la même manière des appuis d'articula- tion en cuir,en feutre,en carton ou en matières analogues qui ont été traités par des agents d'imprégnation mentionnés.
REVENDICATIONS ----------------
1. Matière de raidissage pour raidir le bout ou la'pièce de talon de chaussures,caractérisée par une couche de base en cuir,en feutre, en tissu,en papier ou en carton,éventuellement en mélange avec des fibres de cuir,qui est imprégnée ou re- couverte de la solution d'une résine artificielle ou d'un mélange de résines artificielles gonflable à l'eau,redevenant plastique,façonnable et collant lors du mouillage et du chauf- fage.