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BREVET D'INVENTION au nom de: .Richard HAUPT "Matière de raidissement pour les bouts durs des chaussures, et procède et dispositif de façonnage de cette matière".
La présente invention a pour objet une matière servant à raidir le bout dur des chaussures,ainsi qu'un procédé et un dispositif de façonnage de cette matière.
Il est déjà connu d'utiliser, pour raidir le bout dur ou la partie arrière d'une chaussure,des matières de raidissement constituées par des tissus ou des feutres imprégnés ou revêtus d'une solution de celluloïd ou de nitrocellulose.
Le traitement des pièces de raidissement des bouts durs exécutées en ces tissus ou étoffes s'effectue ordinairement de la manière suivante.Pour ramollir le produit de revêtement ou d'imprégnation, on plonge les pièces de raidissement pendant quelques minutes dans un solvant comme l'acétone ou l'acétate de méthyle et des produits analogues,ou on les expose à des vapeurs de ces solvants,et ensuite on les dispose entre la tige
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et la doublure, de telle sorte qu'en étant à l'état ramolli elles peuvent s'adapter à la forme utilisée lorsqu'on tire la tige par dessus la forme,et qu'on la ramène sous cette forme, dans une machine à piquer, en se liant avec le cuir et la doublure.
Ces pièces de raidissement présentent toutefois divers inconvénients considérables.Un premier inconvénient très grave consister en ce que ces pièces de raidissement exigent une très grande quantité de solvant,tant lorsqu'on les plonge dais le solvant que lorsqu'on les expose aux vapeurs de ce solvant pour ramollir le produit dont elles sont enduites ou imprégnées et par le fait qu'elles absorbent par conséquent une très grande quantité de ce solvant, de sorte qu'elles deviennent très humides et visqueuses.
Si alors on place une telle pièce de raidissement ramollie dans la tige entre le cuir et la doublure,le solvant absorbé par le tissu de raidissement passe facilement à travers le cuir, en particulier dans les chaussures de couleur et les chaussures vernies,de sorte qu'il se produit des taches sur le cuir.D'autre part,dans les chaussures vernies,il se produit facilement des bulles et des plis.Du fait de la grande viscosité du produit d'imprégnation,le tissu de raidissement n'adhère que difficilement sur le cuir,de sorte que,lorsqunon tire la tige par dessus la forme,il glisse et qu'il faut recommencer la mise en place de la pièce de raidissement, ou si on ne s'est pas aperçu du glissement, on obtient une chaussure qui n'est pas parfaite ou même une chaussure qui doit être rejetée.En outre,le séchage de la colle exige un temps relativement long.
Un autre inconvénient consiste d'autre part en ce que l'ouvrière qui colle les pièces de raidissement se salit constam- ment les mains du fait que la matière dont est enduite la pièce est très visqueuse et il est par conséquent impossible d'éviter que l'ouvrière salisse également les cuirs mêmes,ce qui constipe
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un inconvénient très sérieux, en particulier lorsque les cuirs sont de couleur claire,car il est difficile d'en enlever ces tâches.
Si,d'autre part, on ne plonge les pièces de raidissement que peu de temps dans le solvant ou si on les expose aux vapeurs peu de temps seulement, seule la couche extérieure de l'enduit ou du produit d'imprégnation de la pièce de raidissement se ramollit,tandis que les couches intérieures restent sans être influencées. Mais ceci présente de nouveau l'inconvénient qu'on ne peut en aucune façon obtenir un collage parfait étant donné que les pièces de raidissement n'adhèrent que difficilement au cuir quand les produits d'imprégnation à base de celluloïd ou de nitrocellulose n'ont pas été suffisamment humectés et ramollis.
Pour réaliser une économie sur le solvant nécessaire pour ramdllir l'enduit ou le produit d'imprégnation et pour obtenir en particulier que dans cette opération la pièce de raidissement n'absorbe pas de si grandes quantités de solvant,donnant lieu aux inconvénients précités,on a également déjà proposé de déposer le produit d'imprégnation sur ou dans le tissu ou le feutre non pas sous la forme d'une couche mais sous une forme poreuse, de telle sorte que,lorsqu'on plonge la pièce dans le sol vant ou lorsqu'on l'expose aux vapeurs de ce solvant ce dernier attaque et ramollisseplus facilement le produit d'imprégnation.
Mais il n'est pas possible de supprimer complètement les inconvénients précités,même avec ces pièces de raidissement.
Un autre inconvénient qui se présente lorsqu'on utilise des tissus ou des feutres durs enduits' de solutions à base de celluloïd,consiste en ce que les bouts durs de ce genre ne se laissent biseauter que difficilement et que,dans les bouts durs de ce genre, la surface biseautée s'enroule vers le coté encore recouvert,de sorte que le bord biseauté est perceptible au travers de la tige et reconnaissable,et que par conséquent,on n'obtient pas de chaussure parfaite.
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Or, on a trouvé que les inconvénients précités peuvent être supprimés complètement en utilisant pour les pièces de raidissement des bouts durs un feutre,de préférence un feutre non foulé, et en imprégnant ce feutre d'une solution d'un mélange de nitrocellulose et d'une résine synthétique,pamme par exemple une résine de phénol-formaldéhyde.
Les pièces de raidissement de ce genre sont remarquables par un pouvoir collant élevé à l'égard du cuir,lorsqu'elles sont à l'état ramolli, et comme elles n'exigent pour se ramollir que des quantités de solvant relativement faibles,les inconvénients précités ne peuvent en aucune façon apparaître.
C'est ainsi que par des essais on a constaté que les pièces de raidissement des bouts durs connues jusqu'à présent absorbent pour pouvoir être travaillées une quantité de solvant égale environ à trois fois la quantité nécessaire avec les pièces de raidissement de la présente invention.Par suite de l'absorption moindre de solvant,les pièces de raidissement de la présente invention ne sont pas visqueuses lorsqu'on les travaille,mais seulement légèrement humides, de sorte qu'on évite que l'humidité passe au travers du cuir,que le cuir soit sali ainsi que tout glissement des pièces de raidissement lors du tirage sur la forme.
Comme les pièces de raidissement de la présente invention ne deviennent pas visqueuses lors du ramolissement,elles peuvent également être placées pas paquets ou par faisceaux dans le réaipient de vapeur sans qu'il y ait lieu de craindre que ces pièces collent les unes aux autres.Par différence avec cette caractéristique,les pièces de raidissement connues jusqu'à présent doivent être placées séparément dans des bâtis en grillage métallique,ce qui nécessite un travail supplémentaire sensible.
L'utilisation de feutres non foulés présente l'avantage qu'à l'état ramolli les pièces de raidissement épousent très facilement la surface--de la forme lors du tirage,de sorte que
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dans cette opération il ne se produit aucune formation nuisible de plis et qu'on supprime le battage usuel des plis.
Par suite du grand pouvoir adhésif des pièces de raidissement de la présente invention, leur traitement et le montage de la chaussure peuvent être assurés d'une manière plus sinple que jusqu'à présenta. Il en sera d'ailleurs question plus loin.
Pour la fabrication des pièces de raidiss.ement conformes à la présente invention,on peut utiliser avac avantage un feutre non foulé de poils ou de laine.On utilise avantageusement un feutre apprêté d'une manière connue et constitué de parties égales de fibres de coton et de laine de mouton.L'imprégnation du feutre précité peut être effectuée d'une manière usuelle en enduisant le feutre,
en le plongeant dans le produit d'imprégnation ou en projetant ce produit sur le feutre.Le produit d'imprégnation peut être constitué par un mélange d'environ 20 à 80 parties de nitrocellulose et 80 à 20 parties d'une résine synthé- tique.On utilise de préférence un mélange da 50 parties d'une résine synthétique et de 50 parties de nitrocellulose qu'on dissout dans un solvant tel que l'acétone ou l'acétate de méthyle et dans une quantité telle qu'on obtienne une solution faiblement visqueuse,par exemple une solution d'un pourcentage compris entre 30 et 60%.A ce mélange,on peut ajouter d'une manière --onnue des produits de ramollissement tels que le triphénylphosphate ou le tricrésylphosphate,par exemple dans la proportion d'environ 1% de la quantité de nitrocellulose ou de résine,
et également d'autres produits constituant des charges. Lorsqu'on le désire,le feutre peut également être imprégné successivement de solutions d'imprégnation différentes et composées,par exemple en utilisant pour la première imprégnation une solution relativement riche en résine et,pour la seconde, une solution moins riche en résine.
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EJ#Icr'LE D'EJ#CUTION.- On imprègne une plaque de feutre,apprêtée et non foulée,
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constituée par exemple de quantités égales de coton et de laine de mouton,d'une épaisseur de 1,5 m/m par exemple,en la plongeant dans le produit d'imprégnation ou en projetant ce produit sur le feutre ou en enduisant le feutre de ce produit, d'une solution de 250 parties de résine synthétiaue et de 250 parties de nitrocellulose dans 1.000 parties d'acétone,à laquelle on peut, le cas échéant,ajouter encore 50 gr. d'un émollient tel que le triphénylphosphate, et des matières de charge,puis on sèche la plaque de feutre.
Les pièces de raidissement découpées à l'emporte pièce dans une plaque de feutre ainsi imprégnée peuvent être travaillé de la manière suivante.
Tout d'abord,on ramollit à nouveau, les pièces de raidissement,après les avoir biseautées,en les exposant d'une manière connue dans un récipient fermé aux vapeurs d'un solvant tel que l'acétone.La pièce de raidissement ramollie,qui est simplement humide au contact et ne devient pas visqueuse,grâce à l'addition de résine,est ensuite placée dans la tige, entre le cuir et la doublure,puis on introduit la tige,avec la pièce de raidissement logée à l'intérieur,dans une presse dans laquelle elle est comprimée avec le cuir et la doublure en quelques instants.
Par suite du grand pouvoir adhésif de la pièce de raidissement, en particulier lors de la compression,elle adhère immédiatement au cuir et à la doublure,de sorte que la tige peut presque immédiatement être soumise aux opérations suivantes et être tirée sur la forme,sans qu'il y ait lieu de craindre un déplacement ou glissement de la pièce de raidissement.Dans cette opération,et par suite de l'utilisation du feutre non foulé,la pièce de raidissement ramollie épouse facilement les contours de la forme utilisée sans qu'il se produise aucun pli,de sorte que tout travail de frappe est supprimé et comme il suffit à la pièce de raidis- sement,d'absorber une faible quantité de solvant pour ramollir,
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aucune quantité de ce solvant ne traverse le cuir.
L'opération suivante,la couture,est effectuée de la maniè- re suivante;lorsqu'on utilise la pièce de raidissement connue jusqu'à présent,on introduit la chaussure tirée sur forme dans une machine à piquer dans laquelle le bord du cuir qui dépasse la forme est foulé au moyen de ciseaux de couture par dessus la forme et est ensuite cloué, dans le procédé McKay,au moyen de semences sur la première et collé au moyen d'un produit adhésif.
Les clous ont pour but dans ce cas de maintenir le bout sur la première jusqu'à ce que ce bout ait séché et que la colle ou le produit adhésif se soit solidifié,ce qui exige ordinairement une heure ou encore davantage.Après ce temps de séchage,il faut de nouveau enlever tous les clous,puis ensuite seulement on peut couper le cuir en excès tiré sur la forme en vue de la suite du montage de la chaussure.
Dans les produits dits à trépointe (Goodyear),le bout dur tiré sur la forme est fixé sur la première,après foulage sur la forme,non pas par les plous précités,mais par un fil métallique tiré à travers le bord de la tige le long de la lèvre @ de la première jusqu'à ce que le bout dur refoulé ait séché,puis on enlève également ce fil avant la couture du bord de la première, du bord de la tige et de la trépointe.four obtenir dans ce cas un séchage plus rapide des bouts durs et le cas échéant des parties collées précitées,les chaussures peuvent également être envoyées à travers des fours de séchage,ce qui augmente toutefois les frais de fabrication.
Si on utilise une pièce de raidissement conforme à la présente invention,les fixations précitées du bout, refoulé à l'intérieur et collé sur la première,au moyen de chevilles ou de fils métalliques qui doivent empêcher le bout encore mouillé de se détacher de la première,peuvent être complètement supprimées.
Comme en effet ainsi au'il a été indiqué ci-dessus,les pièces de raidissement conformes à la présente invention n'absorbent
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lorsqu'elles ramollissent au'une faible quantité de solvant, cette quantité réduite de solvant peut être enlevée lorsqu'on refoule la tige sur la première, par exemple en introduisant de l'air chaud, de sorte que le bout colinpeut être séché tres rapidement et qu'il conserve donc la forme qui lui a été donnée sans qu'il y ait lieu de craindre que les bouts col- lés sur la semelle s'en détachent.
La couture peut par conséquent être effectuée de la manière suivante lorsqu'on utilise une pièce de raidissement conforme à la présente invention . Tout d'abord, le bout est refoulésur la machine à coudre et de la manière habituelle par dessus la forme ou la. première préalablement enduite sur son bord d'un produit de liage comme le produit d'imprégna- tion précité, puis séchée à nouveau. Comme dans ce refoule- ment le produit d'imprégnation de la pièce de raidissement passe un peu au travers de la doublure, le produit précité de liage de la première est de nouveau ramolli, de sorte qu'on obtient le collage désiré de la première et de la tige.
Mais au lieu de fixer alors le bout humide et foulé sur la première jusqu'au séchage par des chevilles ou par un fil métallique, on dirige, selon la présente invention, pendant à une mimute un court instant, par exemple pendant une demi minute, un cou- rant d'air chaud sur le bout, de manière que le bout et en particulier l'endroit où il est collé sèche immédiatement de sorte que ce bout reste relié à la première en conservant sa forme et que la chaussure peut immédiatement après la couture être soumise aux opérations ultérieures.
Il se présente alors encore un autre avantage très impor- tant de la pièce de raidissement de la présente invention.Com- me selon ce qui a déjà été dit ci-dessus, lors du refoulement de la tige sur la forme ou sur la première qui repose sur cette forme, le produit d'imprégnation ramolli de la pièce de raidissement passe légèrement à travers la doublure de la
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chaussure et comme le produit d'imprégnation utiliséselon la présente invention a un pouvoir collant élevé, on peut garan- tir également lors du refoulement la liaison exigée entre la tige et la première au moyen du seul produit d'imprégnation qui a traversé, sans qu'un produit de liaison soit étendu sur la première .
Lorsqu'on utilise la pièce de raidissement conforme à la présente invention, on peut donc obtenir dans une seule opération , c'est-à-dire par le refoulement, ne liaison intime et solide de la tige et de la premiere sans qu'il soit nécessaire d'utiliser d'autres produits de liai- son ou despointes ou desfils d'agrafage.
Au lieu de diriger sur le point collé'un courant d'air chaud on peut aussi chauffer les fers ou ciseaux de couturée exemple en dirigeant un courant d'air chaud sur ces ciseaux!ou en les chauffant électriquement,ce qui permet d'obtenir le même résultat. Toutefois, ce mode opératoire n'est possible qu'avec les pièces de raidissement conformes à la présente invention, car ces pièces possèdent un pouvoir collant très élevé grâce à l'utilisation simultanée de la résine synthéti- que, et parce que ces pièces n'absorbent grâce à leur imprégnation spéciale et lorsqu'elles ramollissent qu'une quantité de solvant si faible qu'elle peut être enlevée lors du refou- lement et qu'elle devient rapidement dure et indéformable par le séchage de faible durée.
Au lieu d'utiliser le tissu décrit de raidissement pour le bout dur avant, on peut .naturellement l'utiliser également pour raidir la partie de la chaude qui correspond au talon, sans qu'il soit nécessaire d'utiliser d'autres produits col- lants quelconques tels que la colle de Tienne.
Or, lors du refoulement ou tiragrécité de la tige par dessus la forme ou la première appliquée sur cette forme,il se produit très souvent l'inconvénient suivant : lorsque le tirage est effectué de la manière usuelle jusqu'à présent, qu'on utilise les pièces de raidissement connues ou celles e
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la présente invention. Cet inconvénient consiste en ce que sur le bord de la tige refoulé à l'intérieur et appliqué sur la première, il se forme des plis qu'il est très difficile ou même complètement impossible de supprimer ensuite, quoiqu'il faille remarquer que lorsqu'on utilise les pièces de raidissement de la présente invention,ces plis sont beaucoup moins importants que quand on utilise les pièces de raidissement connues jusqu'à présent.
Or, on a trouvé d'autre part que cet inconvénient peut également être supprimé lorsque le refoulement vers l'intérieur est effectué de la manière suivante.
Le refoulement à l'intérieur est également effectué,conformément à la présente invention, de la manière connue jusqu'à présent. Toutefois, avant que les lames de refoulement ramenées contre la tige soient passées par dessus le bard de la forme , on rabat le bord du cuir de dessus qui dépasse la fore par dessus les lames de refoulement,puis ce bord est maintenu dans cette position sur les lames de refoulement, par une pièce de pression spéciale.
Lorsqu'on serre les lames de refoulement,la pièce de pression précitée est alors légèrement soulevée suivant l'avancement des lames de refoulement, de sorte que le bord du cuir de dessus qui dépasse la forme et qui repose sur les lames de refoulement n'est dégagé que progressivement et progressivement rabattu par dessus la première. Comme, dans ce mode opératoire, il ne se trouve pendant le refoulement.aucun cuir en excès devant les lames de refoulement, mais seylement la partie du cuir de dessus qui est justement appuyée et re- passée d'une manière continue sur la première par les lames de refoulement, il ne peut pas non plus se former de plis.
Sur le dessin joint est représentée, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif qui peut être utilisé pour la mise en oeuvre du procédé de la présente invention. la f ig. 1 est une vue en plan d'une machine de refoule-
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ment ou à coùdre avec la pièce de pression conforme à la pré- sente invention.
La fig. Z représente la pièce de pression à plus grande échelle.
La fig. 3 est une coupe à plus grande échelle, suivant la ligne A-B de la fig. 1 et montre le refoulement du bord de la tige dans le procédé Goodyear
La fig. 3a montre la façon dont le bord de la tige par- vient à s'appliquer sans plis conformément à la présente invention sure bord et la lèvre de la première.
La fig. 4 représente la même coupe lorsqu'on utilise le procédé McKay.
La fig. 5 représente la même coupe quand on utilise le procédé pour la fabrication des chaussures dites flexibles.
Pour la mise en oeuvre du procédé précité, on peut uti- liser n'importe quelle machine de refoulement ou à coudre.
Selon la présente invention, on munit toutefois une telle machine M au-dessus des lames de refoulement ou de couture 1, et sur leur plaque-guide 2 d'une pièce de pression 3 qu'on peut faire pivoter. Cette pièce de pression se compose d'un normts levier coudé 6 qui peut pivoter autour de l'un des pivots 4 et 5 et à l'extrémité arrière duquel sont disposés des organes de support 7 et 8 qui portent deux fers 11 et 12 qui peuvent
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lames de refoulement ou de couture (fig. 3 et 4) le bord 16 du cuir de dessus 17 qui dépasse la forme et on le maintient dans cette position par la pièce de pression 3 précitée, en appuyant les fers précités 11 et 12 sur le bord retourné du cuir de dessus.
Ensuite, on ferme davantage comme d'ordinaire leslames de couture ou de refoulement et en même temps on soulève progressivement la pièce de pression en fonction de l'avancement des lames de façon que le bord du cuir de dessus qui repose sur ces lames soit retourné et pressé progressivement et sans former de plis sur la première 18.
Conformément à la présente invention, on fixe en outre sur la machine M et en dessus des lages 1 une buse 19 à travers laquelle on peut diriger sur les lames de refoulement un courant d'air.chaud provenant au moyen d'un tuyau 20 d'une source quelconque. Ce courant d'air chaud échauffe les lames de refoulement de telle sorte qu'après le refoulement le solvant a été volatilisé par leur chaleur au point de jonction de la tige et de la première ou pendant l'opération de re- foulement le produit d'imprégnation de la pièce de raidissement a passé jusque sur la première, et par conséquent on obtient la liaison désirée du bord de la tige avec la pre- mière par collage\sans qu'il soit nécessaire d'utiliser d'au- tres dispositifs de fixation tels que des chevilles.
En même temps, le bout lui-même et en particulier le bord refoulé est solidifié suffisamment dans cette opération, de sorte que la chaussure reculée conformément à la présente inven- tion peut immédiatement être soumise aux opérations suivan- tes. Lorsqu'on le désire, on peut naturellement utiliser également des premières dont le bord est enduit d'un liant, lorsqu'on veut obtenir une liaison plus solide de la tige et de la première.
On obtient en particulier dans ce cas que dans le procédé Goodyaer le bord de la tige refoulas l'in- térieur se place à angle parfaitement vif et sans plis dans restée formé par le bord dela première et la lèvre de la
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première (fig. 3a) , ce qui constitue un très grand avantage jans l'opération suivante à laquelle est soumise la chaussu- re c'est-à-dire la couture du la lèvre de la première avec le ---- bord de la tige et la trépointe.
Pour éviter dans le refoulement vers l'intérieur du cuir de dessus que la première soit détachée de la forme par les lames de refoulement ou de couture, on peut encore prévoir un dispositif maintenant la première, et ce dernier peut être disposé par exemple sur les supports 7 et 8 de la pièce de pression 3 ou encore sur une autre pièce de la machine. Ce dispositif de fixation de la première peut être constitué par une plaque métallique 22 (fig. 3:et 4) sur laquelle est fixée une tige 3. Cette tige passe par un trou 24 d'une tra- verse 5 maintenue par deux brides 6 sur les pièces 7 et 8.
.Entre la traverse 25 et la plaque métallique 22 est en outre prévu un ressort à boudin 27.
Si on appuie la pièce àe pression, comme il eot dit cidessus, sur le bord de la tige, la plaque 22 chargée par un ressort et qui avance légèrement vers le bas par rapport aux fers 11 et 12 tombe sur la première et appuie celle-si fortement sur la forme. Si, d'autre part, :La pièce de pression est soulevée progressivement suivant le mouvement d'avancement des lames de couture, la plaque 22 mobile dans le trou 24 reste néanmoins appliquée sur la pointe de la première jusqu'à ce que les lames soient fermées et que la pièce de pression 3; puissé alors être rabattue complètement vers l'arrière.
Si on modifie l'intervalle''qui sépare les pièces de support 7 et 8 afin de l'adapter à la grandeur des formes utilisées, on dévisse également les vis 6 et ensuite, après le réglage désiré des pièces de support, on serre de nouveau ces viségalement.
Au lieu d'utiliser une plaque 22 d'une seule pièce,on peut également utiliser une plaque constituée de deux pièces ou davantage qui peut être ramassée sur elle-même par le mouvement des lames de refoulement, de façon à échapper à ces
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lames.
Le dispositif ci-dessus décrit de la présente invention peut être utilisé dans la fabrication de tous les géniesde chaussures et en particulier aussi bien pour le refoulement des bouts durs avant que des pièces arrière, et en outre dans la fabrication des chaussures par les procédés MrKay et Goodyear et dans la fabrication des chaussures flexibles. Dans ce dernier cas, les lames de refoulement sont appliquées sur le cuir de dessus, un peu en dessous du bord supérieur de la forme, et ensuite le bord de la tige est rabattu sur les lames de refoulement et lesfers 11 et 12 sont appliqués avec pression sur le borde la tige.
Ensuite, on soulève less lames de refoulement, en les faisant glisser le long de la tige, les fers ne libérant ici également que la quantité de cuir qui correspond à la course ascendante des lames de refoulement, Après que ces lames ont attent le bord supérieur de la. forme (fig. 5) on soulève les fers, et ensuite on applique la première ou la semelle 28, enduite sur son bord d'un liant, sur le bord 29 de la tige qui repose sur les lames de refoulement 1 et on applique à nouveau et sous pression les ferh 11 et 12 sur la semelle, ce qui permet d'obtenir la liaison désirée entre le bord de la tige et la semelle. Par cette façon d'opérer, toute utilisation de coutures ou de fils métalliques et de chevillesou semencesou pointespour l'assemblage du bord de la tige et de la semelle devient inutile.
Enfin, il faut encore faire observer que le dispositif décrit est également très avantageux pour le refoulement vers l'intérieur des tiges qui ont été renforcées en utilisant les pièces de raidissement des bouts connues jusqu'à présent.
REVENDICATIONS.
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