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" Images pour la projection en lumière incidente et dispositif de projection pour images de ce genre ".
Dans les projections épiscopiques, c'est-à-dire quand on projette des images en lumière incidente, on éclaire fortement l'objet à reproduire, par exemple une photogra- phie, au moyen d'une source lumineuse disposée sur le côté, et on concentre en partie la lumière diffuse renvoyée par la surface de l'image, au moyen d'une optique disposée de- vant l'image, et on projette la reproduction sur l'écran destiné à la recevoir. Parmi les rayons lumineux renvoyés
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d'une façon diffuse en tous sens, sous la forme d'un hémis- phère, par la surface de l'image, une très faible partie seu- lement est utilisée à la reproduction de l'image, et plus spécialement la partie seulement qui est envoyée dans la di- rection de l'objectif et qui est encore recueillie par ce dernier.
La majeure partie de la lumière incidente est donc renvoyée dans l'espace sans profit. Malgré l'utilisation d' objectif extrêmement lumineux, et par conséquent très ooû- teux, la perte de lumière est si grande, dans ce système de projection, qu'on ne peut pas dépasser un agrandissement li- néaire de 20 à 30 fois les dimensions de l'image originale.
liais, les projections épisoopiques habituelles ont non seulement l'inconvénient de donner lieu à cette grande perte de lumière, mais de donner également lieu au phénomène qui consiste en ce que l'image projetée ne comporte plus de con- trastes suffisants, lorsque l'agrandissement est important et lorsqu'on utilise, comme cela est nécessaire dans ce cas, des sources de lumières puissantes, c'est-à-dire que l'image projetée ne présente pas les gradations de clarté de l'ori- ginal et est d'un aspect pâle et crayeux.
Ce phénomène est basé sur les faits suivants. La sur- face, d'une granulation régulière, de l'image éclairée, ren- voie en tous les points d'une façon diffuse la lumière inci- dente. Si certaines parties de la surface sont alors noircies, elles absorbent une partie plus ou moins grande de la lumiè- re, qui dépend de leur degré de noircissement. Il se produit par ce moyen des différences de brillance. Ce phénomène ne se produit toutefois, avec un noircissement donné, que jus- qu'à une densité d'éclairement déterminée. Si on dépasse cette densité, on dépasse également le pouvoir d'absorption du noircissement considéré, et en ces points on absorbe moins de lumière que ce qui correspond à la gradation de la brillance.
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La réflexion par la surface augmente, à partir de cet instant, d'une façon régulière, lorsque la densité d'éclairement aug- mente, en tous les points de l'image, qu'ils soient clairs ou sombres, mais au détriment de la gradation des différen- ces de brillance.
La présente invention supprime les inconvénients pré- cités, qui sont particuliers à la projection épiscopique, par une augmentation du pouvoir réfléchissant des parties les plus claires de l'image et des parties en demi-teinte, en fonction du degré de brillance de l'image. On obtient ce ré- sultat, d'après la présente invention, en donnant, aux par- ties les plus claires de l'image, une surface lisse et très brillante, de façon qu'elles renvoient donc la lumière dans l'objectif à la façon d'un miroir. Les ombres et les demi- teintes de l'image conservent en partie leur surface granu- leuse, et cette surface est en partie plus ou moins lisse et brillante et agit comme une surface qui réfléchit la moi- tié, le quart, eto.., de la lumière, en fonotion de la grada- tion de la brillance.
La confection des parties semblables à un miroir, donc des parties claires de l'image positive,peut s'effectuer des façons les plus différentes, suivant la matière dont est con- stitué le support et dont est constituée l'image. Les parties réfléchissantes peuvent être obtenues, par exemple, par la formation d'un précipité ou dépôt métallique à la surface d'une oouohe colloïdale disposée sur un support.
On peut procéder, par exemple,de la manière suivante :
La couche de gélatine, d'agar-agar, de caoutchouc, etc., rendue sensible à la lumière, par exemple au moyen de bichro- mate, est exposée en-dessous d'un négatif, puis on la traite - par une solution réductrice dont le solvant absorbe la couche de gélatine aux endroits qui n'ont pas été éclairés. Les
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endroits éclairés ou peu éclairés de la couche sont plus ou moins inaptes à l'absorption, et n'aspirent par conséquent aucune quantité ou aspirent simplement une faible quantité de l'agent réducteur.
Quand le séchage a été effectué, l'a- gent réducteur adhère fortement à la surface des parties non éclairées de la couche de gélatine, et,lors de l'immersion dans un bain réductible d'un sel métallique,il se dépose en, ces points sur la couche en métal qui adhère fortement.
Quand on choisit d'une façon correspondante la solution ré- ductrice et le bain réductible d'un sel métallique, on ob- tient, sur la surface de la couche, des images réfléchissant la lumière à la façon d'un miroir et comportant des parties d'image claires, métalliques et très brillantes. Les ombres et les demi-teintes de ces images sont représentées par les parties de couche qui ne sont métallisées que partiellement ou qui ne sont pas métallisées du tout. Ces parties de la oouche peuvent être noircies par un colorant,afin d'accroî- tre les contrastes de l'image.
Dans cette forme d'exécution, la couche constituée,par exemple,par de la gélatine, de l'agar-agar, de la caséine ou par une matière analogue, est appliquée avec avantage sur un support opaque, métallique par exemple. Pour la confection des parties très réfléchissantes de l'image formant miroir argenté, on peut utiliser les solutions réductrices habitu- elles avec du sucre de raisin et des bains de sel métallique sous la forme de la solution ammoniacale oonnue de nitrate d'argent. Quand on utilise de la quinone comme sensibilisa- teur, il faut traiter la couche, après l'exposition, par des chromates.
Les parties de l'image semblables à des miroirs peuvent aussi être obtenues à la surface de la couche par une préci- pitation de métaux ou de combinaisons de sels métalliques sur
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l'argent réduit des images photographiques habituelles à 1' argent, ou bien on obtient les parties de l'image qui sont semblables à des miroirs en transformant l'argent réduit des images habituelles à l'argent en l'un de ses composés chimi- ques dans la couche. En continuant le traitement dans l'une des solutions habituelles destinées à fournir un miroir, on produit ensuite, aux endroits correspondants de l'image, un miroir argenté d'un pouvoir réfléchissant élevé.
On peut,enfin,obtenir également la transformation de la surface selon la présente invention en un miroir sans se servir d'une couche, et directement sur la surface réfléchis- sante d'un support métallique. On peut obtenir un tel effet, par exemple, par l'utilisation d'une bande métallique, dont la surface a été laminée de façon à être très brillante, par exemple d'une bande d'aluminium, comme support de l'image po- sitive. Comme négatif, on utilise un film qui comporte des photographies tannées suivant l'un des procédés connus. Ce négatif est immergé, par exemple, dans une solution mixte de ohlorure antimonieux et de chlorure de platine dans de l'a- cide chlorhydrique, on enlève par soufflage le liquide qui est en excès à la surface, et on met le négatif au contact, sous une légère pression, avec la surface très brillante de l'aluminium.
Les endroits non tannés du négatif, qui ont ab- sorbé la solution, colorant en un noir profond les endroits correspondants de la surface très brillante de l'aluminium.
Le présent procédé peut aussi être utilisé avec un avantage particulier à la préparation de films cinématogra- phiques dont la présentation doit se faire par un procédé épisoopique. Un dispositif de projection des images qui con- vient spécialement pour la présentation des images ou des films conformes à la présente invention est représenté par un exemple sur les figures 1 et 2. Dans les dispositifs de
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projection de ce genre pour les images, il faut en particu- lier surmonter les difficultés ci-dessus indiquées qui se pro- duisent par le fait que le flux lumineux incident n'est uti- lisé pour la projection que partiellement.
Il faut par consé- quent, dans le système d'éclairage, créer les conditions pré- alables qui sont les plus favorables à la projection de l'i- mage, en donnant une valeur judicieuse à l'angle d'incidence des rayons d'éclairage, en donnant une forme judicieuse au cône de lumière d'éclairage, la position voulue au foyer et la valeur voulue à la distance focale.
Dans le système de projection, c'est principalement dans l'objectif que se produit la perte de lumière. Elle est due à ce que les faisceaux de lumière réfléchis d'une maniè- re orientée par le champ de l'image sont inclinés par rapport à l'axe de l'objectif suivant l'angle d'incidence des rayons d'éclairage, et que par conséquent ils sont déjà déviés par le premier élément de cet objectif dans une mesure telle qu' ils tombent en majeure partie sur la monture de l'objectif et ne parviennent donc pas sur l'écran d'image. Des essais poussés ont démontré que lorsqu'on utilise des objectifs de projection ayant les longueurs usuelles, on ne peut, dans le cas le plus favorable, utiliser les ouvertures simplement qu'à moitié.
Un autre inconvénient de l'éclairage oblique de l'ob- jectif consiste en ce que ce sont en majeure partie les rayons marginaux qu'on utilise pour la formation de l'image, ce qui' a pour effet que dans l'image projetée tous les contours por- tent des bords irisés larges, exerçant un effet désagréable.
La présente invention supprime également ces inconvé- nients et permet, de plus, la solution du problème qui con- siste à réaliser un dispositif de projection des images pour images réfléchissant à la façon de miroirs, ce dispositif
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étant équivalent, au point de vue de l'intensité lumineuse, au système de projection des images par transparence, tout en fournissant, par l'utilisation de moyens auxiliaires sim- ples et peu coûteux, une image dépourvue de distorsions et d'une netteté à l'emporte-pièce.
Sur le dessin joint, on a représenté le cas idéal d'un éclairage, c'est-à-dire que le foyer du système d'éclairage se trouve sur le champ d'image.
Sur la figure 1 du dessin, a désigne le cône de lumiè- re d'éclairage, dont l'axe médian x - y est incliné sous un angle [alpha] par rapport à la normale m - n passant par le centre du champ de l'image, et dont le foyer z se trouve sur la sur- face de l'image, afin d'obtenir une surface lumineuse aussi forte que possible. Cela est également possible, quand on utilise des lampes à arc de très grande puissance, sans qu'il soit nécessaire de faire usage de dispositifs spéciaux de refroidissement pour le film, quand ce dernier.est métalli- que, comme cela est possible selon la présente invention, auquel cas ce film est incombustible et en outre il retrans- met la chaleur immédiatement aux pièces métalliques de l'ap- pareillage.
L'angle d'incidence oC du système d'éclairage a doit, autant que possible, être petit et ne pas dépasser 12 , ain- si que des essais l'ont démontré. Le cône de lumière f est renvoyé, en fonction de la valeur de l'angle d'incidence [alpha], sous l'angle ss de la surface d'image b vers le miroir oon- cave c qui projette, en combinaison avec une ou plusieurs lentilles de correction, une image réelle. Le miroir concave c et les lentilles sont parallèles au plan de l'image. Sur le trajet e des rayons de reproduction de l'image renvoyés par le miroir c, on a inséré le miroir de renvoi d ( miroir plan ) qui dirige les rayons lumineux vers l'écran.
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Sur la figure 2 du dessin, on a utilisé la moitié d'un système lenticulaire symétrique, de telle sorte que,dans 1' axe de symétrie du système,il y ait un miroir plan 1 qui pro- voque le renvoi des rayons lumineux à travers le système des- tiné à fournir une image de reproduction.
Les miroirs c, d et ! doivent être munis de leur sur- face réfléchissante sur le dessus, afin d'éviter l'apparition de contours doubles dans l'image projetée.
Sur le dessin joint, on a représenté la fenêtre d'image d'une tête d'appareil de construction usuelle. Avec la dispo- sition adoptée pour la projection de l'image, on obtient l' avantage que l'image projetée obliquement vers le bas, comme cela est d'usage dans la cinématographie, ne soit pas distor- due, ce qui n'est pas le cas dans la projection cinématogra- phique actuellement utilisée. Le chemin suivi par les rayons dans le système de reproduction peut, lorsqu'on inverse le dispositif, êtreorienté de la même façon vers le haut. En disposant de façon mobile le miroir d de renvoi, on peut choisir arbitrairement la direction dans laquelle on projette l'image, mais il se produit alors, il est vrai, la déforma- tion habituelle de l'image projetée.
Les schémas représentés pour les rayons sont tous si- tués dans le même plan.