<Desc/Clms Page number 1>
Acier à coupe rapide.
Cette invention a pour objet une composition d'acier à coupe rapide, extrêmement apte à conserver son tranchant au cours d'un travail à température élevée et n'ayant aucune tendance à se décarburer pendant la fabrication et la prépa- ration au service, décarburation qui est un défaut commun à toutes les compositions de cette classe, notamment à celles contenant des pourcentages relativement élevés de l'élément molybdène. Jusqu'à présent on a proposé un grand nombre de compositions d'acier à coupe rapide, et le mérite de la pré- sente invention ne peut être .apprécié sans passer en revue ces propositionsantérieures.
L'étendue des efforts développés jusqu'à présent en vue de la production d'aciers à teneur en molybdène possédant
<Desc/Clms Page number 2>
de hautes qualités de coupe rapide est révélée par une re- cherche dans la littérature métallurgique depuis 1900. Bien que les rapports publiés soient loin de faire connaître les innombrables recherches privées qui ont pu être faites, en grand nombre de données s'y trouvent cependant con signées.
Un examen des diverses combinaisons connues de molybdène et de tungstène employées dans un effort en vue de créer un acier à outils satisfaisant est très instructif.
Lors des toutes premières investigations sur les compositions possédant de véritables caractéristiques de coupe rapide il fut constaté que le molybdène partage avec le tungstène la. propriété unique d'assurer la, dureté au rouge et qu'en outre les aciers utilisant des combinaisons de mo- . lybdène et de tungstène sont aussi satisfaisants que ceux élaborés avec un seulement de ces éléments, et il fut noté que le molybdène est sensiblement deux fois plus efficace que le tungstène pour conférer des caractéristiques de coupe rapide. Ceci veut dire que la présence de 5% de molybdène conféreraient, pour autant que cela concerne la conservation de la dureté au rouge, sensiblement les mêmes' caractéristiques que 10% de tungstène.
Comme le savent bien de nos jours les initiés en métallurgie, cela s'explique entièrement par le fait que l'acier contient un pourcentage atomique égal de molybdène quand la concentra.tion de molybdène en poids est moitié moindre que la concentration de tungstène.
Un des plus anciens travaux fut la description par Mathews, en 1901, d'un acier "auto-trempant" contenant 9,42% de tungstène, 1,10% de molybdène et 3,67% de chrome.
Une autre composition essayée à peu près à la même époque fut à l'actif de Kern et contenait 2,0 de tungstène et 0,50% de molybdène.
<Desc/Clms Page number 3>
L'intéressant travail, suivant, mentionné dans la littérature, est associé au nom de Taylor, inventeur du traitement thermique à température élevée qui confère à des aciers d'une composition appropriée ce qu'on appelle cou- ramment la dureté au rouge. Un acier à outils essayé par Taylor en 1907 contenait 4,53% de tungstène, 2,03% de molybdène et 2,03% de chrome.
Un autre acier à coupe rapide au molybdène-tungstè- ne vendu en 1907 sous le nom d'acier "Excelsior" contenait il,1$ de tungstène et 4% de molybdène.
Il y eut un sensible arrêt dans les rapports publiés sur le développement des aciers à coupe rapide au molybdène- tungstène de 1907 à 1913, lorsque Hess proposa de remplacer en- viron 2% du tungstène par 1% de molybdène dans l'acier standard à 18% de tungstène, 4% de chrome et 1% de vanadium. Il est significatif que c'est un des premiers aciers à outils où 1% de molybdène fut employé en remplacement de 2% de tungstène.
Présente aussi de l'intérêt le fait que c'est une des premières compositions décrites dans la littérature, dans lesquelles l' équivalent de 18% de tungstène est contenu aprèsremplace- ment de deux parties de tungstène par une partie de molybdène.
L'analyse complète de l'acier Hess donne 16% de tungstène, 0,80%.' de molybdène, 3,55%. de chrome, 4,25$ de cobalt et 0,67% de vanadium.
De 1914 à 1919 des rapports touchant les aciers à coupe rapide au molybdène-tungstène sont très fréquents dans la littérature. On a dressé la. liste des compositions suivantes pour illustrer les limites et tendances marquées par les compositions d'alliage au molybdène-tungstène essayées durant cette période.
<Desc/Clms Page number 4>
EMI4.1
<tb>
4. <SEP> -
<tb>
<tb> Année <SEP> Développé <SEP> Carbone <SEP> Chrome <SEP> Cobalt <SEP> Tungstène <SEP> Mo <SEP> Vanadium
<tb>
EMI4.2
¯-122;1;:¯- ¯¯gg.JL ¯¯enL en . ¯¯ ¯¯ en ¯±¯ en ± 1914 Lantsberry 0,45-0,85 2, 5--F, 5 5, 0 8 - 18 2, 0 z5
EMI4.3
<tb> 1914 <SEP> Becker <SEP> 0,70 <SEP> 5,0 <SEP> 4,0 <SEP> 18,0 <SEP> 0,75 <SEP> 1,0
<tb>
EMI4.4
1914 Lantsberry 0,63 14,76 4;
2'ï 1,0 1,22
EMI4.5
<tb> 1915 <SEP> Hibbard <SEP> 0,55 <SEP> 4,46 <SEP> 4,72 <SEP> 16,05 <SEP> 0,72 <SEP> 0,80
<tb> 1916 <SEP> Horton <SEP> 4 <SEP> - <SEP> 5,5 <SEP> 16-18 <SEP> 0,25-1,5
<tb> 1916 <SEP> Brevet <SEP> al-
<tb> -lemand
<tb> N 300.765 <SEP> 0,652 <SEP> 5,0-2,0 <SEP> 3,0-7,0 <SEP> 2,0-6,0
<tb>
Il est significatif que la gamme de pourcentages admissibles de tungstène indiquée dans le brevet allemand déposé en 1916 est de 6,0 à 7,0% de tungstène pour 2 à 6% de molybdène.
Durant la guerre mondiale la rareté du tungstène eut pour effet une notable élévation du prix de cet élément, ce qui encouragea la substitution du molybdène au tungstène dans les aciers à coupe rapide produits tant en Amérique qu'en Europe. A partir de cette époque il y eut dans la littérature de fréquents rapports touchant les aciers à coupe rapide au molybdène-tungstè. ne.
Certaines des compositions d'alliage les plus significatives essayées durant cette période sont citées ci-après :
EMI4.6
<tb> Aimée <SEP> Développé <SEP> Carbone <SEP> Chrome <SEP> Cobalt <SEP> Tungstène <SEP> Mo <SEP> Vanadium
<tb>
EMI4.7
---1).f!--- ¯n - ¯en en en %- en .- %#
EMI4.8
<tb> 1919 <SEP> Arnold <SEP> &
<tb> Ibbotson <SEP> 0,76 <SEP> 2,82 <SEP> 12,12 <SEP> 2,06 <SEP> 1,28
<tb> 1919 <SEP> Poliakoff <SEP> 0,51 <SEP> 4,99 <SEP> 18,18 <SEP> 1,15
<tb> 1921 <SEP> C.M.Johnson <SEP> 0,20-0,75 <SEP> 3,0-5,0 <SEP> 12,0-18,0 <SEP> 0,25-1,0 <SEP> 1,1-1,5
<tb> 1922 <SEP> French <SEP> &
<tb> Strauss <SEP> 0,69 <SEP> 3,52 <SEP> 12,88 <SEP> 0,71 <SEP> 1,97
<tb> 1922 <SEP> French <SEP> &
<tb> Strauss <SEP> (? <SEP> ) <SEP> 0,65 <SEP> 4,25 <SEP> 4,88 <SEP> 17,70 <SEP> 1,07 <SEP> 1,00
<tb>
<tb>
<tb> 1922 <SEP> Oertel <SEP> 0,6-0,7 <SEP> 3,0 <SEP> 12,0 <SEP> 2,
0-6,0
<tb> 1923 <SEP> Woodward <SEP> 0,60 <SEP> 4,0 <SEP> 17-18 <SEP> 0,50 <SEP> 0,75-0,85
<tb> 1924 <SEP> Oertel <SEP> &
<tb> Polzguter <SEP> 0,70 <SEP> 4,5 <SEP> 20,3 <SEP> 0,50 <SEP> 1,4
<tb> 1925 <SEP> French <SEP> &
<tb>
EMI4.9
Digges 0,55 3,4 11,95 5,41. in,04
EMI4.10
<tb> 1925 <SEP> Guillet <SEP> 0,68 <SEP> 4,72 <SEP> 5,01 <SEP> 18,11 <SEP> 0,75 <SEP> 1,27
<tb> 1925 <SEP> Hohage <SEP> &
<tb>
EMI4.11
Grutzner 0,79 3,18 12,40 5,98 052
EMI4.12
<tb> 1925 <SEP> Sasagawa <SEP> 0,58 <SEP> 5,0 <SEP> 5,0 <SEP> 10,0 <SEP> 0,80 <SEP> 1,0
<tb>
<Desc/Clms Page number 5>
L'examen des chiffres ci-dessus permet d'observer plusieurs tendances : (1) la quantité de molybdène employé pour remplacer le tungstène est notablement augmentée, atteignant
EMI5.1
un maximum de ,98.;
(2) En. admettant que deux parties de tungstène équivalent à une partie de molybdène., l'équivalent de tungstène de la plupart des compositions est égale à environ 18% de tungstène.
Aucun développement important ultérieur n'est rapporté entre 1927 et 1930. En majeure partie, de faibles quantités de molybdène furent ajoutées aux compositions
EMI5.2
standard de i8% de tungstène, 4e de chrome et 1%. de vanadium et, occasionnellement, une partie de tungstène fut remplacée par la grande quantité de 3,41% de molybdène.
EMI5.3
<tb>
Année <SEP> Développé <SEP> Carbone <SEP> Chrome <SEP> Cobalt <SEP> Tungstène <SEP> Mo <SEP> Vanadium
<tb>
<tb> par <SEP> en <SEP> %, <SEP> en <SEP> % <SEP> en <SEP> . <SEP> en <SEP> en <SEP>
<tb>
EMI5.4
1927 Lantsberry 0,50 5,0 1.8,0 ' 1,6 0,L5
EMI5.5
<tb> 1927 <SEP> Lantsberry <SEP> 0,64 <SEP> 4,3 <SEP> 5,19 <SEP> 16,0 <SEP> 0,7 <SEP> 1,12
<tb>
EMI5.6
1927 Lantsberry 0,80 3,8 5>43 19,0 0,7 0,60 1927 Lantsberry 0, 68 4,0 16,2 1,1 i, :
5
EMI5.7
<tb> 1927 <SEP> Okochi <SEP> & <SEP>
<tb>
EMI5.8
Okoshi 0,57 3,07 18,0 0,91 bzz.0 1928 Niederhoff 0,70 4,0 i.8,0 0,75 1,4 1928 Rapatz 0,65 5,2 8,29 24,72 i.,97 1,0 1928 Rapatz 0,62 4,àsk .93 237 2,2
EMI5.9
<tb> 1929 <SEP> French <SEP> &
<tb>
<tb> Digges <SEP> 0,69 <SEP> 4,23 <SEP> 7,8 <SEP> 18,52 <SEP> 0,96 <SEP> 1,53
<tb>
<tb> 1929 <SEP> French <SEP> &
<tb>
EMI5.10
Digges 0,53 .5,40 env. ..9b ze4l 1,04
EMI5.11
<tb> 1929 <SEP> Goerens <SEP> 0,65-0,80 <SEP> 0,50 <SEP> env. <SEP> 16-18 <SEP> 0,50 <SEP> 0,3
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 1929 <SEP> Goerens <SEP> 0,80 <SEP> 0,5 <SEP> 13-15 <SEP> 1,0 <SEP> env.
<SEP> 2,0
<tb>
En 1930,une très importante série d'essais exécutés à Watertown -Arsenal pour élaborer un acier à coupe rapide exi- geant moins de tungstène qu'il n'en avait été employé jusque- là, apportèrent plusieurs changements significatifs aux compo- sitions d'acier pour outils de coupe au molybdène-tungstène.
(l) Exception faite seulement pour la composition décrite dans le brevet allemand Oertel de 1916 et pour l'acier
EMI5.12
"xcelsior", la teneur en molybdène publiée dans la littérature dépassa pour la première fois 4%.
<Desc/Clms Page number 6>
a. 1 tungstène pour 2 molybdène b. 1 tungstène pour 1 molybdène c. 2 tungstène pour 1 molybdène.
(3) La règle selon laquelle l'équivalent de 18% de tungstène doit être contenu dans l'acier à outils fut ob- servée dans trois sur six compositions employées pour ces essais
Ces points ressortent clairement du tableau suivant:
EMI6.1
<tb> Année <SEP> Développé <SEP> Carbone <SEP> Chrome <SEP> Cobalt <SEP> Tungstène <SEP> Mo <SEP> Vanadium
<tb>
<tb> par <SEP> en <SEP> % <SEP> en <SEP> % <SEP> en <SEP> % <SEP> en <SEP> % <SEP> en <SEP> % <SEP> en <SEP> % <SEP>
<tb>
EMI6.2
1930 % iatertouna Arsenal 0,74 4,19 4,44 7,06 1,26 1930 WatertO\Vl1 Arsenal 0,68 4,01 9,87 4,42 1,47 1930 Vdatertown Arsenal 0,68 4,01 12,09 3,38 1,23
EMI6.3
<tb> 1930 <SEP> Watertown <SEP> Arsenal <SEP> 0,73 <SEP> 4,90 <SEP> 12,23 <SEP> 2,04 <SEP> 1,24
<tb>
<tb> 1930 <SEP> Watertown <SEP> Arsenal <SEP> 0,68 <SEP> 3,70 <SEP> 9,68 <SEP> 4,58 <SEP> 3,84 <SEP> 1,
26
<tb>
<tb> 1930 <SEP> Watertown <SEP> Arsenal <SEP> 0,73 <SEP> 4,64 <SEP> 5,32 <SEP> 9,17 <SEP> 8,86 <SEP> 1,89
<tb>
Durant la période de 1931 à 1955, les aciers à coupe rapide Emmons, dans lesquels le tungstène est largement remplacé par du molybdène, éclipsèrent complètement tous les autres.
L'analyse des aciers Emmons et autres rendus publics durant cette période est la suivante:
EMI6.4
<tb> Année <SEP> Développé <SEP> Carbone <SEP> Chrome <SEP> Cobalt <SEP> Tungstène <SEP> Mo <SEP> Vana- <SEP> Tantale
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> par <SEP> en% <SEP> en <SEP> % <SEP> en <SEP> % <SEP> en <SEP> % <SEP> en% <SEP> dium <SEP> en <SEP> % <SEP>
<tb>
EMI6.5
¯ ¯¯¯¯¯¯ ¯¯¯¯¯ ¯¯¯¯ ¯¯¯¯ ¯¯¯¯¯¯ - en % ¯¯¯¯¯
EMI6.6
<tb> 1931 <SEP> Parmiter <SEP> 0,75-0,90 <SEP> 4,5-6,0 <SEP> 8-15 <SEP> 17-22 <SEP> 0,75-1,5 <SEP> 1,0-2,5
<tb>
<tb>
<tb> 1932 <SEP> Emmons <SEP> 0,73 <SEP> 3,73 <SEP> 13 <SEP> 87 <SEP> 4,18 <SEP> 1,68
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 1933 <SEP> Emmons <SEP> 0,5-1,3 <SEP> 0,2-10,0 <SEP> 5 <SEP> à <SEP> 40%
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> de <SEP> Mo <SEP> 6,0-15
<tb>
EMI6.7
1933 A.Kropf o,8 4,o ls-&& o,5-1,0 1-1,5 50 1933 A.
Kropf 0, 8 4, 0 13-22 05-10 L-1, 5 jusqu 1933 L.Kluger 0,90-1,25 3,5-19,0 16,-5=22,5 0,1-1,1 0,5-1,75 Q1-,I5
EMI6.8
<tb> 1935 <SEP> Emmons <SEP> 0,15-1,6 <SEP> 3,25-6,0 <SEP> jusque <SEP> 8-20 <SEP> 12,5-28 <SEP> jusque
<tb> 16 <SEP> de <SEP> W <SEP> 6,0
<tb>
<tb> 1935 <SEP> Emmons <SEP> 0,15-1,6 <SEP> jusque <SEP> jusque <SEP> 2 <SEP> à <SEP> 4,5 <SEP> 6-15 <SEP> jusque
<tb> 10 <SEP> 16 <SEP> de <SEP> Mo <SEP> 5,0
<tb>
<tb> 1935 <SEP> Scherer <SEP> 0,70 <SEP> 4,10 <SEP> 19,16 <SEP> 0,56 <SEP> 0,96
<tb> 1935 <SEP> Pohl,Pollack
<tb> &Scherer <SEP> 0,78 <SEP> 5,41 <SEP> 2,07 <SEP> 6,80 <SEP> 1,04
<tb> 1935 <SEP> Pohl,Pollack
<tb> &Scherer <SEP> 0,80 <SEP> 4,05 <SEP> 1,87 <SEP> 8,01 <SEP> 1,32
<tb>
<Desc/Clms Page number 7>
Les tendances qui se manifestent depuis 1935 sont orientés, en majeure partie,
dans Le sens d'un accroissement de la teneur en molybdène aux dépens du tungstène. Dans un certain nombre d'analyses, la teneur en tungstène fut réduite, dans certains cas, à moins de 1%, tandis que la teneur en molybdène variait du faible pourcentage de 0,6à 8,39$. Le tableau suivant dressé dans l'ordre ascendant des teneurs en molybdène rend claire cette constatation:
EMI7.1
<tb> Année <SEP> Développé <SEP> Chrome <SEP> Cobalt <SEP> Tungstène <SEP> Mo <SEP> Vanadium
<tb>
EMI7.2
-..lls;r,:-- ¯en ¯en a en,,.,¯ en¯ ¯¯en o¯V 1938 H. Treppschuh 4,0 4,8 14 0,6 1,6-2,1 1937 R. Scherer 4, 37 4,87 13, 88 0, 61. l, 59
EMI7.3
<tb> 1937 <SEP> R. <SEP> Scherer <SEP> 4,39 <SEP> 12,45 <SEP> 0,78 <SEP> 2,60
<tb>
<tb> 1938 <SEP> Rapatz,Pollack <SEP> & <SEP> Holzberger <SEP> 5,0 <SEP> la,5 <SEP> 0,80 <SEP> 1,0 <SEP>
<tb>
EMI7.4
1937 R.
Scherer 2,68 8e32 o, 81 1,o 2
EMI7.5
<tb> 1937 <SEP> R.Scherer <SEP> 4,30 <SEP> 8,85 <SEP> 0,89 <SEP> 1,09
<tb>
<tb>
<tb> 1938 <SEP> H. <SEP> Treppschuh <SEP> 4,0 <SEP> 9,0 <SEP> 0,9 <SEP> 1,0
<tb>
<tb>
<tb> 1938 <SEP> H. <SEP> Treppschuh <SEP> 4,0 <SEP> 5,6 <SEP> 1,0 <SEP> 2,4
<tb>
<tb>
<tb> 1937 <SEP> R. <SEP> Scherer <SEP> 4,08 <SEP> 5,6 <SEP> 1,05 <SEP> 2,37
<tb>
EMI7.6
1938 Rapatz,Pollack & Holzberger 4,,1 2,9 12,2 1,7 1,8 1958 Rapatz,Po11ack & Holzberger jusque 5,0 13,0 à 2,0 1,7-5,0 1938 Rapatz,Pollack & Holzberger bzz 8,ë 3, 5 0,80 1938 Ra.patz,Pol.ack & Holzberger 6,0 4,0 2,5
EMI7.7
<tb> 1937 <SEP> R. <SEP> Scherer <SEP> 4,43 <SEP> 5,71 <SEP> 4,06 <SEP> 2,15
<tb>
EMI7.8
1938 Rapatz,Pollack & Eolzberger 6,0 4,5 S,7 1938 Rapat,Po.7.aek & Holzberger 4,2 2,15 6,95 1,14 19à58 Rapatz,Polack & Holzberger 4,5 2,0 7,0 1,la 1937 R.
Scherer z 35 2, .2 7,84 1,17 1958 RapatzePollack & Holzberger 2,0 8,0 1,0 1936 Brief (Metals & ,1ùJ.oys) 3,78 2, 09 8, 28 1,10 1958 Rapatz,Pollaek & Holzberger 6 82 6,5 2, 62 8, 39 1,84
Plus récemment, des durées de vie comparatives des outils ont été déterminées pour quelques alliages contenant des quantités relativement grandes de tungstène, de molybdène et de vanadium; ce travail est rapporté dans la publication périodique "métal progress" de mai 1939., pages 492 et 493.
<Desc/Clms Page number 8>
C'est ainsi que des aciers
EMI8.1
<tb> W. <SEP> Mo <SEP> V
<tb>
<tb> 3,0 <SEP> % <SEP> 3,5 <SEP> % <SEP> 3,0 <SEP> % <SEP>
<tb>
<tb> 6,0 <SEP> % <SEP> 4,5 <SEP> % <SEP> 2,7 <SEP> %
<tb>
s'avérèrent comparables, quant à l'efficacité de coupe, à de vieux aciers contenant respectivement
EMI8.2
<tb> W. <SEP> V.
<tb>
<tb> 18 <SEP> % <SEP> 1,2 <SEP> %
<tb>
<tb> 18 <SEP> % <SEP> 1,8 <SEP> %
<tb>
et d'autres aciers à outils eurent les durées de vie suivan- tes :
EMI8.3
<tb> C. <SEP> W. <SEP> V. <SEP> Mo. <SEP> Durée <SEP> de <SEP> vie <SEP> de <SEP> l'outil
<tb> (en <SEP> minutes)
<tb>
<tb> 1,43 <SEP> 5,89 <SEP> 4,52 <SEP> --- <SEP> 17,5
<tb>
<tb> 0,81 <SEP> 5,60 <SEP> 2,37 <SEP> 1,05 <SEP> 35,0
<tb>
<tb> 1,10 <SEP> 0,0 <SEP> 3,18 <SEP> 3,42 <SEP> 19,0
<tb>
Scherer rapporte aussi ("Stahl und Eisen", 57, pp.1355-59 (1937) que la durée des outils est prolongée avec un acier contenant C. 0,79 % Cr. 4,43 % %ET. 5,71 % V. 2,5 % et Mo 4,06 %.
Une étude des chiffres ci-dessus indique que la plupart des combinaisons concevables de molybdène et de tungstène pour aciers à coupe rapide ont été essayées et rapportées durant les quelques dernières années.
En pleine connaissance de ce qui a été fait précé- demment et ayant reconnu que jusqu'ici on n'a pas réussi à indiquer une composition pratique, les Demandeurs ont entre- pris depuis 1934 des recherches continues sur le sujet. Au cours de ces recherches, beaucoup de facteurs fondamentaux concernant l'effet du molybdène sur les aciers à coupe rapide furent observés. Parmi ces facteurs les suivants importent :
<Desc/Clms Page number 9>
(1) L'effet du molybdène sur la décarburation, ainsi que les teneurs en molybdène pour lesquelles ce phénomène crée des problèmes de traitement thermique et de forge d'un intérêt pratique.
(2) L'empêchement de la décarburation par une adjonction d'autres éléments comme le silicium, le cuivre (brevet américain No.2.109.746), le titane, le bore, etc.
(3) Le développement de la dureté au rouge dans des aciers à teneurs en molybdène différentes, avec et sans la pré- sence de tungstène.
Comme résultat de ce long travail, on sait que la littérature n'a guère décrit jusqu'à présent beaucoup de com- positions pratiques au point de vue métallurgique et qu'aucune des compositions publiées ne remplit toutes les conditions auxquelles satisfait une composition conforme à l'invention, savoir : (1) une faculté d'adaptation totale à la pratique actuelle de fusion et de forgeage; (2) l'absence de décarburation durant la fabrication et le traitement thermique; (3) une plus grande dureté au rouge que pour toute autre composition d'un coût -équivalente (4) de meilleures qualités de coupe que celles de toute autre composition d'un coût équivalent.
Suivant la présente invention, on emploie une te- neur en molybdène minimum suffisante pour assurer à l'alliage une grande dureté au rouge, et la teneur maximum est le pour- centage le plus élevé qui puisse être employé sans créer un problème de décarburation d'une importance pratique à moins d'introduire des éléments comme le silicium, le cuivre, le bore, le titane, etc. Cela étant, on détermine la teneur en tungstène de manière à porter l'équivalent de tungstène à 18 %
<Desc/Clms Page number 10>
sur la base du rapport selon lequel 1 partie de molybdène est équivalente à 2 parties de tungstène.
Spécifiquement, une composition d'acier à coupe ra- pide conforme à l'invention contient 5 à 7 % de molybdène et, 4 à 8 % de tungstène, dosés de manière qu'en admettant qu'une partie de molybdène équivaut à deux parties de tungsène, la teneur totale soit de 18 %, et 0,50 à 1,0 % de carbone, 3 à 5 % de chrome et 0,5 à 3 % de vanadium. Dans certains cas, les teneurs en molybdène et en tungstène peuvent être diminuées de manière que la valeur équivalente soit comprise entre 14 et 18 % et la différence entre cette teneur et 18 % peut être comblée par une proportion de vanadium.
Un alliage qui confère aux outils une durée de vie avantageuse peut contenir 6 % de molybdène, 6 % de tungstène, 0,50 à 1,0 % de carbone, 3,0-à 5,0 % de chrome et 1,0 à 2,0 % de vanadium.
REVENDICATIONS ---------------------------
1.- Composition d'acier à coupe rapide contenant du molybdène dans les proportions de 5 à 7 % et du tungstène dans les proportions de 4 à 8 % de manière que l'équivalent de tungstène soit de 18 %, et 0,50 à 1,0 % de carbone, 3 à 5 % de chrome et 0,5 à 3,0 % de vanadium.
2.- Composition d'acier à coupe rapide contenant du molybdène dans la proportion de 6 % et du tungstène dans la proportion de 6 %, de manière que l'équivalent de tungstène soit de 18 %, et 0,50 à 1,0 % de carbone, 3 à 5 % de chrome et 1 à 2 % de vanadium.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.