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Emballage pour bouteilles ou autres objets fragiles et son procédé de fabrication.
Cette invention concerne les emballages ou empaque- tages pour bouteilles, flacons, et autres objets fragiles et se propose de fournir un nouvel emballage ainsi qu'un procédé de fabrication d'emballages capables de constituer des fourreaux isolants et/ou rembourrés pour envelopper ce genre d'objets.
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L'emballage perfectionné que prévoit l'invention pour envelopper les bouteilles ou objets analogues est constitué par un fourreau ou manchon de matière souple telle qu'une étoffe, un papier ou une bande de matière semblable apte à être conformée en un fourreau sur l'une ou les deux fa.ces duquel est fixée par adhérence une matière formant un rembourrage ou un capitonnage.
Suivant une réalisation pratique de l'invention, le rembourrage est constitué, de préférence, par du liège réparti selon une épaisseur sensiblement uniforme sur une feuille de papier fort enduite d'un côté d'une matière adhésive. Le fourreau peut être conformé à l'avance, de manière à s'emboîter par-dessus la bouteille ou objet analogue, ou encore chaque emballage fini peut être cons- titué pax une feuille de matière habillée de liège et ayant des dimensions telles qu'on puisse l'enrouler autour d'une bouteille ou d'un flacon de taille déterminée, après quoi ses bords peuvent être imbriqués et fixés par des bandelettes ou bordures d'attache appliquées à elle ou par des parties exposées et enduites d'une matière adhésive de la bande de matière.
A cet égard, on peut employer comme matière adhésive du caoutchouc non vulcanisé ou du latex de caoutchouc dissous dans un solvant convenable et appliqué aux surfa.ces qu'on veut faire adhérer mutuellement.
L'avantage de cette matière adhésive c'est qu'une certaine quantité de feuilles recouvertes de liège peuvent être empilées sans aucun risque que les surfaces adhérentes exposées se collent les unes aux autres.
Le procédé de fabrication de cette matière utili- sable comme emballage peut consister à puiser par tractio
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du papier assez fort ou une matière semblable à une bobine fournisseuse en le faisant passer par un poste encolleur puis par un poste d'étalement des granules de liège sur la surface enduite de colle, ensuite à tirer à travers des rouleaux la matière ainsi enduite jusqu'à une chambre de séchage puis à l'enrouler et finalement à la tronçonner suivant les longueurs désirées. Le cas échéant, la matière ainsi enduite peut être façonnée sous forme de tubes avant d'être tronçonnée.
Ceci peut être effectué commodément en faisant passer la matière sur un conformateur à peu près de la même façon que pour fabriquer les sacs en papier à la machine où, comme on le sait, la matière en feuille est repliée sous la forme tubulaire et pressée le long de ses bords imbriqués pour constituer une double jonction dans toute sa longueur. Au moment où la matière tubulaire sort du conformateur, elle passe entre des couteaux conjugués ou au-dessous d'un couteau sectionneur qui la tronçonne selon les longueurs prédéterminées.
La matière granuleuse peut être appliquée aux deux eûtes du papier ou intercalée entre deux couches de papier.
Suivant une autre réalisation, on peut placer une couche d'étoffe ou de papier mince par-dessus le liège et la maintenir en position en faisant adhérer une partie margi- nale de la matière contre un des bords du papier enduit de liège.
Pour la facilité de la compréhension et de la réalisation industrielle de l'invention, elle va être décrite en regard du dessin annexé qui en représente diverses réalisations.
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La figure 1 est une vue schématique montrant l'ensemble d'une installation pour la production de la matière d'empaquetage ou d'emballage.
La figure 2 est une vue en perspective avec un arrachement partiel montrant un fourreau d'emballage à l'état fini.
La figure 3 est une vue en perspective également avec un arrachement partiel montrant une autre réalisation dans l'hypothèse où une étoffe ou un papier mince est placé par-dessus une couche de liège.
La figure 4 est une vue en perspective de détail montrant une variante selon laquelle les parties margi- nales du papier ou matière semblable enduite sont recouver- tes d'une colle à base de caoutchouc ou d'une autre colle convenable pour assurer le chevauchement requis.
La figure 5 est une vue en élévation du bout d'un rouleau terminé constitué par une bande de matière telle que celle que montre la fig.4,.
Les figures 6 et 7 sont des vues en perspective de détail de variantes.
Comme représenté, dans l'appareillage ou installation que montre la fig.l, une bobine fournisseuse 1 débite le papier par-dessus un rouleau 2 ou entre une paire de rouleaux sur une plaque de guidage 3 placée presque au contact d'une lame étaleuse 4 disposée en travers de la base ouverte formant embouchure d'un bac 5 contenant une colle convenable. La bande de papier ou matière semblable la, une fois enduite de colle d'un coté, passe par-dessus un rouleau de guidage 6 pour gagner un plateau agitateur 7 auquel un mouvement vibratoire d'amplitude limitée est
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imprimé, par exemple par son engagement intermittent.avec des galets 8 montês sur un bras rotatif 9 tournant sur un axe 10.
Ces galets attaquent la base du plateau 7 qui est convenablement supportée de façon à pouvoir monter et descen- dre librement dans une très faible mesure et selon une périodicité élevée.
L'appareil servant à répandre les granules de liège ou substance équivalente sur la surface rendue adhérente de la bande de papier ou autre matière en feuille comprend ici une trémie 11 placée juste au-dessus de l'extrémité récep- trice du plateau 7 et pourvue d'un distributeur régulateur constitué par exemple par un rotor 12 à palettes monté dans un cylindre 13 attenant à la base de cette trémie 11, ce cylindre communiquant par son embouchure supérieure avec l'intérieur de la trémie et étant béant à son extrémité inférieure pour la sortie de la matière granuleuse.
La bande de papier 1b, enduite comme il vient d'être dit, passe ensuite par-dessus un rouleau de guidage conve- nable 14 puis à travers une chambre de séchage 15 et, une fois qu'elle est sèche ou presque sèche, elle est compacifiée ou légèrement comprimée entre une ou plusieurs paires de rouleaux 16 puis transférée à un rouleau conformateur 18 qui imprime à la matière enduite un pli central longitudinal, après quoi la matière est amenée à prendre la forme tubulaire sur un plateau conformateur 19. Les parties marginales imbriquées de la matière peuvent être assujetties en amenant sur elles une étroite bandelette de papier ou autre matière 20 enduite d'un côté d'une colle fournie par un réservoir 21.
L'application de la bandelette de fixation 20 peut être effectuée par un rouleau presseur 22 portant de haut en bas
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contre le plateau conformateur 19. Au moment où la matière qui a maintenant une forme tubulaire sort de ce conforma- teur, elle peut être tronçonnée de longueur par un mécanisme découpeur convenable désigné schématiquement par le chiffre 23.
Au lieu de, ou en plus de granules de liège, on peut utiliser n'importe quelle autre matière convenable à l'état granuleux ou fibreux non serré capable de former un matelas compact flexible. De même, l'épaisseur et la qualité de la fondation en papier peuvent varier suivant la résistance prédéterminée que doit posséder l'emballage fini. S'il s'agit de certains emballages, la feuille formant fondation peut être une feuille de matière molle tandis que, pour d'autres emballages, ce peut être une matière épaisse et assez raide.
Au lieu de produire la matière sous la forme d'un tube ou fourreau, on peut la produire en toute longueur désirée sous la forme de feuilles planes, puis la plier ou la rouler en vue de sa manutention. On peut aussi la découper en tronçons courts prêts à être façonnés en fourreaux.
Une réalisation de l'invention selon laquelle la matière est toute prête à être transformée en un fourreau est représentée dans la fig.3. Ici, le côté non enduit de la matière est revêtu le long d'un de ses bords d'une étroite bandelette de papier ou matière analogue qui est enduite, sur une face, d'une colle convenable telle qu'une colle à base de caoutchouc et qui fait saillie au delà de ce bord de la matière pour constituer une lèvre 24 qu'on peut faire aisément adhérer à la face opposée de la face
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non enduite de la matière, de façon à abouter les bords longitudinaux de la matière enduite.
Grâce à ce moyen, quand on veut envelopper une bouteille, un flacon ou un obj,et analogue, on peut appliquer la bande de matière coupée à la longueur requise en plaçant simplement sur elle la bouteille puis en y enroulant cette dernière, enfin en humectant la lèvre ou patte adhérente 24, de façon qu'elle se colle contre la partie appropriée de la matière.
Au lieu de constituer la lèvre 24 au moyen d'une bandelette appliquée séparément, la matière peut être pourvue sur sa face enduite d'une bordure ou partie margi- nale 25 (voir la fig.4) qui ne reçoit pas de granules de liège ou substance semblable mais qui est enduite d'une colle à base de caoutchouc ou d'une colle similaire. De même, la face non enduite de la matière peut comporter une partie marginale 26 revêtue d'une semblable colle à base de caout- chouc ou autre, de façon à ménager deux parties marginales, chacune enduite de colle et capables d'adhérer aisément l'une à l'autre quand on les fait se chevaucher.
Au lieu d'appliquer les granules de liège à une seule couche de papier ou matière analogue, le liège peut être intercalé entre deux épaisseurs de papier, comme le met en évidence la fig. 6 qui montre qu'une couche de papier 27 porte un lit de granules de liège ou substance semblable 28 lui-même revêtu d'une couche de papier 29 collée contre lui. Une des couches de papier 27 ou 29 peut être plus large que l'autre pour constituer une bande marginale exposée destinée à adhérer à l'autre couche de papier lorsqu'on façonne le fourreau d'emballage.
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Comme autre variante, les deux faces d'une bande de papier ou matière analogue coupée de longueur peuvent être enduites d'une colle et peuvent toutes deux porter des couches de liège comme le montre la fig.7 qui représente une feuille de papier 30 intercalée entre deux épaisseurs ou couches de liège granulé 31 et 32.
Si besoin est, on peut faire passer la matière à travers des rouleaux ou autres organes convenables aptes à y façonner des ondulations, nervures, cannelures ou à y produire un gaufrage, de manière à la raidir, les rouleaux servant à faire ce travail étant, de préférence, chauffés.
REVENDICATIONS.
1.- Emballage pour bouteilles, flacons ou objets analogues constitué par un fourreau d'une matière souple telle que du papier, de l'étoffe ou une substance semblable ou par une bande d'une pareille matière apte à être conformée en un fourreau sur l'une ou les deux faces duquel est collée une couche d'une matière à l'état granuleux formant rembourrage.
2.- Emballage pour bouteilles, flacons ou objets analogues constitué par une bande de longueur convenable de papier fort ou autre matière souple foliiforme convenable contre une des faces de laquelle est collée une couche de granules de liège, une lèvre marginale étant prévue le long d'un des côtés de cette bande de papier et enduite sur une face d'une colle destinée à maintenir la matière enduite sous la forme tubulaire.