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Procédé de forgeage de coudes à 180 degrés.
On connaît le procédé de forgeage de coudes tubulaires à 180 degrés qui consiste à réunir deux tubes parallèles portés à la température de soudage en introduisant leurs extrémités dans une matrice appropriée et en y enfonçant un poinçon de forme convenable pour fendre les deux tubes selon leurs génératrices les plus voisines et rapprocher les unes des autres les lèvres des fentes des deux tubes en vue d'en effectuer le soudage par forgeage ou par compression; on obtient ainsi une culotte dont l'extrémité est ensuite fermée par tous moyens connus.
Dans certains cas, il peut y avoir avantage à renforcer à l'endroit de la jonction de la culotte les coudes ainsi formés.
La présente invention a pour objet un procédé qui permet de réaliser des coudes de ce genre dans lesquels le renforcement est lié de la façon la plus intime à la culotte.
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selon le procédé objet de la présente invention, on forme le renforcement au cours même du forgeage de la culotte, soit par refoulement d'une partie du métal des tubes, soit au moyen de métal additionnel ajouté à celui des tubes par un soudage préalable une opération de forgeage qui donnera à ce métal sa forme et, au besoin, sa place définitive.
Pour la mise en oeuvre de ce procédé, on utilise de préférence une matrice de forgeage pourvue, entre les empreintes des tubes et à l'endroit de la jonction de la culotte, de renfoncements de forme convenable; grâce à cette particularité, il se forme automatiquement à cet endroit, lors du forgeage, une accumulation de métal constituant le renforcement désiré de la jonction.
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé donné à titre d'exemple, fera mieux comprendre comment l'invention peut être réalisée, les caractéristiques qui ressortent tant du dessin que du texte faisant bien ententu partie de l'invention.
Fig. 1 du dessin représente en élévation un coude fabriqué conformément au procédé objet de l'invention.
Fig. 2 est une coupe par II-II de la Fig. 1.
Fig. 3 est une coupe par III-III de la Fig. 2.
Fig. 4 représente une moitié de la matrice de forgeage dans laquelle se trouvent introduits les deux tubes à assembler ainsi que le poingon de forgeage à fin de course.
Fig. 5 est une vue en perspective de la demi-matrice.
Figs. 6 à 9 se rapportent à. une variante de la réalisation de l'invention.
Fig. 6 est une section par VI-VI de la Fig. 8, c'est-à-dire suivant le plan de symétrie des deux moitiés de la matrice dans laquelle on voit les bouts de tubes à réunir et dans laquelle le poinçon est déjà. partiellement enfoncé.
Fig. 7 est une section par VII-VII de la Fig. 6.
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Fig. 8 est une vue en plan de la demi-matrice inférieure avec, dans celle-ci le poinçon partiellement enf oncé et, en coupe, les bouts de tubes à réunir.
Fig. 9 est une section correspondant à celle de la Fig. 6, mais avec le poinçon au bout de sa course à la fin de l'opération de forgeage,
Figs. 10 et 11 représentent en vue latérale et en coupe transversale une autre variante de la réalisation de l'invention.
Les demi-matrices 1 portent, de la façon habituelle, deux renfoncements ou empreintes semi-cylindriques 3 destinées à recevoir les tubes 4 à assembler et séparés, sur une pa,rtie de leur longueur, par une languette 2 ; au-delà de la languette 2, les empreintes 3 se rejoignent pour former une empreinte unique 5 correspondant à la culotte à obtenir par réunion des extrémités des tubes 4. A son extrémité voisine de l'empreinte 5, la languette 2 est entaillée en 6 selon un profil arqué de façon que, lorsque les deux demi-matrices sont juxtaposées, il existe en cet endroit un creux dans lequel se produira entre les tubes 4-, lors du forgeage, dans le cas du premier exemple de réalisation de l'invention, une accumulation du métal des tubes refoulé par le poinçon 7, accumulation constituant un renforcement 8 entre les jambes de la culotte.
Les exemples de réalisation représentés aux Figs. 6 à 11 sont particulièrement avantageux dans les cas où, pour une cause quelconque, par exemple à raison de l'écartement des jambes de la culotte, il ne se trouverait pas à l'endroit de la jonction assez de métal des tubes pour constituer le renforcement désiré.
Dans le mode de réalisation représenté aux Figs. 6 à 8, de petites plaquettes de tôle 13, en forme de coquille, ont été fixées aux jambes tubulaires 4 en des endroits qui se font face.
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Cette fixation peut se faire le plus simplement par un point de soudure car il suffit que ces plaquettes soient maintenues en place au cours de la manipulation des tubes, notamment lorsqu'on les assemble provisoirement en vue du forgeage, pendant qu'on les chauffe et lorsqu'on les introduit dans la matrice.
Lorsque le poinçon 7, s'enfonçant dans la matrice, dépasse la position représentée aux Figs. 6 et 8 où ses doigts 14 sont ar- rivés au contact des tubes, il fend ceux-ci en repoussant vers l'extérieur les lèvres de la fente, lesquelles se rapprochent de tube à tube pour se souder et former la culotte.. Avànt la fin de la course du poinçon, sa partie ensellée 15 située entre les doigts 14 rencontre le métal additionnel 13 et le comprime dans la cavité 12 contre la jonction 16 des jambes de la culotte,
Les plaquettes 13 ne doivent pas nécessairement être mises en forme ; peuvent aussi être planes.
Dans la variante représentée aux Fige. 10 et 11, on a fait usage d'une plaquette unique plus épaisse 17, fixée à l'un des tubes 4.
Le métal additionnel peut aussi être disposé de façon à dépasser l'emplacement de la jonction de la culotte et à se trouver tout au moins en partie dans la cavité 12 dès la fermeture de la matrice.
L'application de l'invention n'est pas limitée à l'assemblage de deux tubes seulement; elle s'étend également à l'exécution de l'assemblage d'un nombre quelconque de tubes dont les axes sont dans un même plan ou non.
Des modifications peuvent être apportées à la réalisation de l'invention sans que pour cela on sorte nécessairement du cadre de l'invention.