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Perfectionnements à l'assemblage des ressorts ala te
Cette invention concerne les ensembles de ressorts destinés à former des intérieurs de sommiers ou coussins, ainsi que les fils métalliques de liaison destinés à relier les uns aux autres les ressorts d'ameublement pour en faire des ensembles unitaires, et elle a pour principal but de fournir une ferrure de liaison permettant de solidariser rapidement et aisément un certain nombre de ressorts d'ameublement de façon très efficace pour les empêcher de
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se séparer d'eux-mêmes. Un autre but de l'invention est de perfectionner le mode d'assemblage des ressorts d'ameublement pour en former des intérieurs de sommiers, coussins, etc...
Un autre but encore de l'invention est de fournir un ensemble de ressorts perfectionné capable de constituer des intérieurs particulièrement ava.ntageux pour sommiers, coussins, banquettes, fauteuils, etc..
Selon l'invention, la ferrure de liaison et d'assemblage de ressorts juxtaposés est constituée par un morceau de fil métallique pourvu de saillies latérales dont chacune est étudiée et conformée de manière à accoupler une paire d'extrémités de ressorts grâce à son engagement selon un trajet sinueux par-dessus et par-dessous leurs spires terminales respectives.
Suivant la réalisation de l'invention à adopter de préférence, des ressorts à boudin travaillant à la compression sont solidarisés mutuellement pour former un ensemble élastique grâce à l'application de ferrures de liaison constituées par des morceaux de fil métallique dont chacun possède plusieurs saillies en U recourbées d'un seul coté de distance en distance par rapport à lui, chaque saillie étant profilée en S, chaque fil étant ainsi muni de plusieurs crochets à double coude.
Ces crochets à profil en S sont enchevêtrés dans les spires terminales légèrement chevauchantes des ressorts appartenant aux files juxtaposées, le coude interne de chaque crochet en S (c'est-à-dire celui qui est le plus voisin de l'axe rectiligne du fil de liaison) étant engagé par-dessus celle des spires terminales chevauchantes qui se trouve à l'extérieur du ressort appartenant à une des files, tandis que le coude prévu à l'extrémité libre
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du crochet en S est engagé au-dessous et au-dessus de la spire sous-jacente spire terminale du ressort correspondant de l'autre file.
Pour l'assemblage de ressorts destinés à former l'intérieur d'un sommier ou coussin, des moyens sont prévus pour effectuer la succession d'opérations suivantes : 1 Supporter des ressorts à boudin non liés ou libres selon une disposition prédéterminée; 2 effectuer une opération de liaison de ces ressorts au moyen de fils d'attache, de manière à les accoupler les une aux autres; 3 déplacer les ressorts ainsi liés par rapport au support des ressorts non liés; et 4 assembler une autre série de ressorts libres, puis les réunir aux ressorts précédemment liés à l'aide d'autres fils métalliques de liaison, ces diverses opérations étant répétées jusqu'à obtention de l'assemblage de ressorts complet qu'on désire.
Les crochets en forme d'S sont étroitement pincés sur les extrémités des ressorts qui se chevauchent au moyen d'un outil actionné par un fluide sous pression, le pincement étant effectué par une paire de matrices à faces opposées de forme spécialement choisie pour les enserrer et former des attaches doubles.
Pour la facilité de la compréhension et de la réalisation industrielle de l'invention, elle va être décrite en regard des dessins annexés, dans lesquels t-
La figure 1 est une vue en plan de la partie de coin ou d'angle d'un assemblage de ressorts.
La figure 2 est une vue en coupe de détail à plus grande échelle par la ligne x - x de la fig.l.
La figure 3 est une vue en perspective d'une portion d'un fil métallique de liaison ou d'attache.
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Les figures 4, 5 et 6 sont des vues en perspectives mettant en évidence les stades successifs du façonnage des saillies en forme d'S sur le fil métallique.
Les figures 7, 8 et 9 sont des vues schématiques montrant les opérations successives qu'on effectue au cours du façonnage d'une saillie en forme d'S sur le fil métallique.
La figure 10 est une vue assez schématisée montrant un appareil convenable pour assembler une série de ressorts d'ameublement.
La figure 11 est une vue de coté d'un outil actionné par un fluide sous pression utilisable pour rapprocher par pincement les crochets à l'endroit où ils enclavent les ressorts.
Les figures 12, 13 et 14 sont respectivement une vue de côté, une vue de face et une vue en plan d'une des matrices de l'outil.
Les figures 15, 16 et 17 sont des vues semblables de l'autre matrice de l'outil.
La figure 18 est une vue en perspective schématisée montrant une variante de l'appareil permettant d'assembler un certain nombre de séries de ressorts dans des zones étroitement rapprochées.
Comme représenté, chaque ferrure d'attache ou de liaison est constituée par un morceau de fil métallique 1 conformé de manière à présenter à des intervalles réguliers des replis en U dirigés d'un seul coté et dont chacun affecte une forme en S. Ces replis à deux branches à profil en S sont désignés par le chiffre de référence 2 ; ils peuvent être conformés en amenant le fil provenant d'une bobine fournisseuse entre une paire de matrices 3 et 4 (Fig.7) pour
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@ y produire une boucle 5 en forme d'U (Fig. 4) qui est ensuite rabattue ou coudée par une paire de matrices 6 et 7 (Fig.8) de façon que les parties terminales internes Sa de cette boucle (Fig.5) restent perpendiculaires au fil 1, et que la partie 5b en U soit rabattue à peu près perpendiculairement aux parties 5a.
L'opération de façonnage suivante qui est représentée par la fig.9 consiste à donner aux parties 5a et 5b de la boucle une configuration en S pour obtenir la boucle définitive 2 que montre la fig.3.
Chaque ensemble de ressorts peut comprendre un certain nombre de files de ressorts 9 (Fig.l) réunis par des crochets 2 en S enchevêtrés dans les spires terminales légèrement chevauchantes des files juxtaposées de ressorts, le coude interne 2a de chaque crochet en S (c'est-à-dire celui qui est le plus voisin de l'axe rectiligne de la ferrure d'attache) étant engagé par-dessus la spire externe supérieure 10 (Fig.2) du ressort appartenant à l'une des files, tandis que le coude 2b qui se trouve à l'extrémité libre du crochet en S est engagé au-dessous et au-dessus de la spire sous- acente c'est-à-dire de la spire terminale du ressort mitoyen de l'autre file.
Une ferrure d'attache ou de liaison ayant cette forme a l'avantage que l'opérateur peut enchevêtrer les crochets à la hauteur d'une double file de ressorts en quelques secondes, surtout quand - ce qui constitue une des originalités de l'invention - une file de ressorts libres est montée à l'écartement requis dans un support placé immé- diatement au-dessous de la file de ressorts préalablement assemblés.
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L'appareil utilisable pour mettre en oeuvre cette dernière partie de l'invention peut comprendre sous sa forme la plus simple un établi ou chevalet 11 pourvu d'une auge 12 s'étendant dans le sens de sa longueur et dont la profondeur est un peu supérieure au rayon maximum des dimensions prédéterminées des ressorts d'ameublement ayant la forme générale d'un sablier. La largeur de cette auge 12 n'est que très légèrement inférieure ou même exactement égale aux dimensions axiales du genre de ressorts choisi quand il n'est pas comprimé. Dans la pratique, l'opérateur place une série ou file de ressorts dans l'auge 12 à des intervalles correspondant à l'écartement prédéterminé à donner aux ressorts pour que leur ensemble ait la largeur ou la longueur requise.
La file de ressorts se trouvant alors partiellement exposée au-dessus de l'auge 12, on fixe aux ressorts le fil d'attache désiré. S'il s'agit d'une première file de ressorts, ce fil d'attache peut Atre du type spiral comme indiqué en 9a dans la fig.l, surtout si l'on veut donner des bords lisses ou arrondis au périmètre de l'ensemble. Mais on peut aussi, bien entendu, utiliser un fil d'attache ayant n'importe quelle autre forme. La première file de ressorts, libres ou ainsi réunis à l'aide d'un fil d'attache , est assemblée pour former une enfilade dans une auge retournée 13 placée parallèlement à l'auge 12 et juste au-dessus d'elle. Cette auge retournée 13 est supportée à ses extrémités par un dispositif permettant de la faire monter petit à petit par saccades.
Ainsi, par exemple, cette auge retournée 13 peut s'étendre en travers d'une ou de deux paires (comme représenté) de colonnettes verticales 14 descendant jusqu'au sol. Le cas échéant, des consoles de guidages 15 peuvent empêcher cette
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auge retournée 13 de s'incliner par rapport aux colonnettes 14. Toutefois, cette auge retournée 18 peut être laissée libre de basculer vers l'extérieur par rapport aux colonnettes; elle peut être soulevée au moyen de câbles, de chaînes ou de cordes 16 fixées à ses extrémités et passant sur des poulies 17 installées sur des chapiteaux entretoisant les colonnettes 14 puis allant s'attacher en des endroits qui soient facilement accessibles pour l'opérateur. Le mouvement imprimé à l'auge retournée 13 à chaque impulsion est presque égal au diamètre maximum d'un ressort.
N'importe quel dispositif convenable peut être utilisé pour mesurer chacun de ces mouvements. Ce dispositif peut être par exemple une barre Fendue ou ajourée associée à chaque paire de colonnettes 14 et des pitons ou taquets fixés sur les câbles, chaînes ou cordes 16 et aptes à s'engager dans les fentes ou amours.
Ou encore les colonnettes peuvent être munies de marques vis- à-vis desquelles on peut amener d'alignement soit des aiguilles ou autres repères, soit même les consoles de guidage 15 qui sont solidaires des extrémités de l'auge retournée 13.
La file de ressorts peut être montée dans l'auge retournée 13 en engageant simplement grâce à leur flexibilité les extrémités de chaque ressort sur de courts taquets 18 solidaires des joues opposées de cette auge. Ou encore des broches amovibles peuvent Atre passées dans des trous opposés de ces joues. Une autre façon de procéder consiste à articuler une des joues ou à la monter de manière qu'elle puisse être enlevée aisément et puisse supporter plusieurs broches engageables dans la file supérieure des ressorts.
On conçoit, d'après ce qui précède, qu'un ensemble de ressorts complet (par exemple l'ensemble des ressorts
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devant constituer l'intérieur d'un sommier ou d'un coussin) peut être monté entre les deux colonnettes, l'opérateur travaillant devant son établi à un niveau confortable pour chaque file de ressorts. Dès qu'un fil d'attache a été fixé d'un côté d'une file de ressorts, l'opérateur peut, en les pinçant, abaisser les crochets du fil d'attache pendant que le fil d'attache approprié à l'autre côté de la file de ressorts est en cours d'assujettissement. Cette opération de pincement est effectuée, de préférence, à l'aide de l'outil à air comprimé 19 qui est représenté dans la fig.ll.
Cet outil comprend une paire de mâchoires 20 et 21 montées à l'extrémité antérieure d'un bélier pneumatique portatif 22, ces mâchoires étant pourvues de matrices opposées qui pdncent entre elles les crochets du fil d'attache. La matrice supérieure (Figs.12, 13 et 14) est constituée par un disque métallique 23 creusé d'une cavité 24 en forme de T dont la branche transversale 24a intersectionne l'axe du disque et dont l'autre branche rejoint la branche transversale et la partie intérieure de la périphérie du disque.
Cette matrice supérieure comporte une embase convexe 25 partiellement cylindrique; la branche transversale 24a de sa cavité se place à la hauteur de la crête de cette embase. La matrice inférieure est constituée, elle aussi, par un disque métallique 26 dont la face de travail c'est-à-dire la face supérieure 27 est inclinée vers le haut et vers l'arrière.
Deux gorges parallèles 28 et 29 s'étendent dans le sens antéro-postérieur en travers de cette matrice. La crête intermédiaire 30 est interrompue un peu en arrière de l'axe de la matrice par un cran semi-circulaire 31, de sorte que la cavité de la matrice inférieure a une forme en U mais est ouverte toutefois aux deux bouts.
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Au lieu de prévoir une auge fixe telle que 12 et des colonnettes montées sur un établi fixe, on peut aussi utiliser un certain nombre de cadres ou chevalets rectangulaires 32 (Fig. 18) rayonnant à partir d'une colonne verticale 19, de manière à pouvoir pivoter par rapport à elle. Ou encore, en vue de permettre à l'opérateur de se déplacer aisément d'un cadre à l'autre, chaque cadre 32 peut lui-même former l'équivalent d'un établi lla avec colonnettes 14a, une auge inférieure 12a et une auge supérieure retournée 13a étant disposée à l'intérieur de chaque cadre ainsi que les organes permettant de soulever et d'abaisser l'auge retournée.
De même, si désiré, chacun de ces cadres peut pivoter par rapport à un axe vertical en le montant entre des bras horizontaux supérieur et inférieur rayonnant autour de cette colonne, de façon que chaque cadre soit réglable angulairement par rapport à un axe vertical et autour de cette colonne.
REVENDICATIONS.
1.- Ferrure d'attache utilisable pour relier les extrémités de ressorts d'ameublement en vue de former un ensemble de ressorts, et constituée par une certaine longueur de fil métallique pourvue de saillies latérales dont chacune est recourbée selon un profil sinueux, de manière à passer au-dessus et au-dessous des extrémités de deux ressorts juxtaposés.
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