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Perfectionnements à la réparation de cargos et nouveau procédé de montage des cloisons internes
La prése nte invention a trait à la réparation de cargos et plus spécialement au remplacement ou au montage de cloisons transversales ou longitudinales de réservoirs à huile, dont l'enveloppe extérieure est du type en métal riveté et, plus spécialement deux servant au transport de l'essence qui se détériorent rapidement par suite d'une corrosion inévitable et dont les cloisonnements internes doivent être renouvelés après une période ralativement courte allant de 7 à 10 ans.
La réparation complète des cloisonnements anciens de
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même que leur remplacement par des neufs devant être rivetés à l'enveloppe extérieure d'une manière analogue à celle exécutée lors de leur construction d'origine, représentent un travail extrêmement laborieux et onéreux et, de plus, signifie la perte totale des rivets de la coque dans les parties voisines de celle où doit se faire le rivetage, et peutprovoquer de nombreuses fuites autour des rivets qui se sont ainsi desserrés à ces endroits, fuites qu'on ne peut étancher d'une manière satisfaisante même par des opérations compliquées de calfatage.
En conséquence, bien que les réservoirs que l'on emploie exclusivement au transport des huiles brutes aient une durée qui dépasse fréquemment une vingtaine d'années, ceux servant exclusivement au transport de l'essence n'ont souvent qu'une durée inférieure à dix ans. Si l'on considère que les gros réservoirs de pétrole coûtent souvent plus d'un million de dollars à construire, on peut apprécier l'importance du problème économique que pose le remplacement des cloisonnements, puisque lorsque ceux-ci peuvent être remplacés, la vie du réservoir remis à neuf n'est guère prolongée que d'une dizaine d'années.
Les recherches entreprises par la demanderesse l'ont amplement convaincue que les cloisons corrodées des vieux réservoirs peuvent être rapidement et économiquement remplacées de la manière décrite ci-après et que, par suite, la vie de ces réservoirs peut être considérablement prolongée, en fait pratiquement doublée, pour un prix global ne représentant qu'une faible partie de la valeur du réservoir réparé.
Dans les dessins annexés, on a représenté la manière de procéder au remplacement de ces cloisons conformément à cette invention et, dans ceux-ci : les fig. 1 et la sont des coupes horizontales partiel-
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...les avant et arrière du corps d'un réservoir à huile réparé conformément aux indications de cette invention, les parties longitudinales de cette construction n'ayant pas été représentées; la fige 2 est une coupe schématique transversale et ver- tioale suivant la ligne 2-2 de la fig. 1 sauf que les cornières de liaison et les rivets associés n'ont pas été représentés;
la fige 3 est une coupe horizontale partielle schématique à grande échelle représentant une ancienne cloison transversale et les cornières originales de liaison servant au rivetage de oelle-ci à l'enveloppe du réservoir ; la fig. 4 est une coupe identique à la fig. 3 mais représentant la nouvelle cloison transversale soudée à ces cor- nières et au tronçon de l'ancien cloisonnement remplacé; les fig. 5,6,7 et 8 sont des coupes schématiques verticales montrant diverses façons de remplacer les cloisonnements dans un réservoir, conformément à cette invention ; les fig. 9 et 10 sont des coupes partielles verticales schématiques de variantes dans lesquelles les cloisons de remplacement sont maintenues ensemble au moyen de couvre-joints; les fig. 11 et 12; les fig. 13 et 14 ;
lesfig. 15 et 16 et les fig. 17 et 18 sont des vues indentiques aux fig. 3 et 4, mais représentant plusieurs autres moyens de remplacer les vieux cloisonnements et de souder les nouveaux à ce qui reste des anciens ou aux cornières originales.
Si l'on se reporte aux dessins et aux diverses réalisations qu'ils représentent, la référence 1, désigne les côtés de l'enveloppe métallique ou corps d'un réservoir à réparer, 2, le fond, 3, le pont ou dessus de ce réservoir, 4,
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4' les cloisons étanches avant et arrière. Les références 5,6,7 et 8 désignent différentes formes de tronçons ou restes d'anciennes cloisons transversales et autres cloisons longitudinales laissées par un découpage spécial exécuté de la manière décrite plus loin. La référence 9 (voir fig. 2 qui est la seule figure reproduisant ces cloisons longitudinales) représente le cadre longitudinal sur lequel sont fixés les éléments séparés du corps de réservoir.
Les cornières usuelles 10, qui sont rivetées sur les parois, le fond et le pont de l'enveloppe servent à maintenir en place les cloisonnements intérieurs d'origine et les cloisons centrales sur lesquels ils sont rivetés.
Les cloisons de remplacement sont formées d'éléments séparés dont certains sont soudés aux cornières et/ou aux tronçons subsistants des cloisons originales conformément au montage représenté par les fig. 4, 12, 14, 16 et 18.
En vue du remplacement des cloisons, conformément à cette invention, on peut exécuter de diverses manières l'assemblage des éléments individuels mais il est préférable d'avoir recours à l'un quelconque des procédés indiqués ci-après :
Les éléments des anciennes cloisons, désignées par exemple par la référence W sont sectionnés suivant la ligne x-x de la fige 3 et un élément de la cloison de remplacement, par exemple l'élément latéral vertical 15 ( fig.
2) est alors soudé en bout du tronçon 5 de la cloison d'origine, ce qui s'accomplit de préférence à l'aide de soudure à l'arc pour former un bourrelet de soudure! qui sert) non seulement à réunir les bords internes des cornières 10, mais également à as- - sembler les bords du tronçon 5 à l'élément de cloison 18
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ou encore on peut exécuter une coupe en zig-zag suivant la ligne x - x de la fig.
11, de manière à sectionner une des cornières en un point comprenant le rivet r au niveau du tronçon 6 de la cloison sectionnée, puis en soudant l'é- lément vertical 15 de la manière représentée à la fige 12 avec le tronçon 6, puis par le bourrelet f à la cornière rac- courcie en recouvrant en même temps le haut de l'autre cor- nière d'origine* Le trou du rivet dans l'autre cornière est bouché par un point de soudure P- Si on préfère, on peut ef- fectuer une coupe suivant la ligne en zig-zag x - x, de la fige 13, enlever l'élément de l'ancienne cloison, puis insé- rer le nouvel élément, par exemple 15, entre la cornière raccour- cie et celle qui n'a pas été touchée et en le maintenant en place en le soudant à l'angle- de la cornière d'origine et, par , le bourrelet de soudure f, sur la cornière raccourcie.
Le trou du rivet est également bouché par un point de soudure f, comme dans la fig. 14. Ou encore, on peut effectuer une coupe rec- tiligne comme dans la fige x - x de la figé 15 et un nouvel élément, comme en 16,.est alors soudé en bout sur le tronçon
7 de l'ancienne cloison ainsi qu'aux bords des cornières raccourcies; ou bien exécuter encore une coupe rectiligne à travers l'ancienne cloison W de la fige 17 et souder l'élé- ment 15 sur le bord de l'une des cornières 10 et à l'ancien élément de cloison 8, par un joint soudé, comme l'indique en détail la figure 18.
Il est bien évident qu'au lieu de souder un élément vertical comme l'élément 15 représenté à la fige 2, aux bords des cornières et/ou aux tronçons des anciennes cloisons de la manière représentée par les fig. 4, 12, 14, 16 et 18, les é- léments hprizontaux des cloisons de remplacement peuvent . être soudés aux tronçons 5,6,7 et 8 des éléments des cloisons
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anciennes de la manière représentée aux fig. 4, 12, 14,16 et 18.
En ce qui concerne le remplacement des cloisons de bateaux du type de construction à rivets, comme précédemment mentionnée, il est de la plus haute importance d'empêcher, non seulement la chaleur excessive d'atteindre les endroits où se trouvent les anciens rivets, mais que la torsion produite par la soudure sur les nouveaux éléments de cloisons de remplacement et sur les rivets de la coque et qui s'étend généralement pendant l'opération de la soudure soit aussi réduite que possible et de fait, pratiquement éliminée.
Les recherches entreprises par la demanderesse l'ont convaincue que lors de la mise en place et du soudage des éléments de remplacement d'une cloison, il est indispensable que chacun des éléments individuels ne soit pas soudé complè- tement sur tout son pourtour à la surface adjacente à laquelle il doit être fixé jusqu'à ce qu'un nombre important d'éléments, et de préférence tous les éléments aient été soudés entre eux de manière à former un joint flexible pour que les efforts de torsion produits par les points de soudure puissent se répartir efficacement et éviter ainsi le gauchissement et les déformations des éléments que pourraient provoquer ces efforts.
Ce nouveau procédé d'assemblage et de soudure des éléments entre eux est de préférence exécuté comme suit:
Lorsqu'on doit monter un élément de cloison du type horizontal, comme dans la fig. 2, on met tout d'abord en place l'élément 15 que l'on soude le long du joint Jl aux parois 1, au fond 2 et au pont 3 de la coque, en conformité des procédés représentés aux fig. 4, 12, 14,16 ou 18. Ensuite on met en plaoe l'élément du fond 25, que l'on soude,
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d'après les procédés des fig. 4, 12, 14, 16 ou 18, le long du joint J2 soit directement à un nouveau cloisonnement central comme dans les fig. l et la' ou, lorsque la cloison centrale n'a pas à être changée, au tronçon 5, tout le long du joint J2 comme dans la fig. 2.
Le joint J3 est alors soudé conformément à l'un des procédés des fig. 4, 12, 14, 16 ou 18. On soude ensuite successivement les éléments intermédiaires 25a 25b, 25 ce et 25d après les avoir mis en place tout au long des joints J4 à Jll inclus. On met alors en place l'élément 25e que l'on soude à la suite, dans l'ordre indiqué, le long des joints J12, J13 et J14. Lorsque tous les éléments 25, 25a, 25b, 25c, 25d, et 25e ont été soudés ensemble, comme indiqué plus haut, on soude alors le joint de recouvrement commun Y. On procède alors d'une manière identique à la mise en plaoe et à la soudure des éléments du coté opposé de la cloison centrale .
Dans le procédé de soudure représenté à la fige 5, l'élément vertical 15 est tout d'abord mis en place et soudé le long du joint Jl, à la coque seulement conformément à l'un des procédés des figures 4, 12, 14, 16 et 18 et l'autre élément vertical 15' est ensuite soudé le long du joint J2 soit direotement à une nouvelle cloison centrale ou aux tronçons de la vieille cloison transversale à remplacer d'après l'un des procédés des fig. 4, 12,14, 16 et 18, après quoi on soude l'élément de fond 30, au fond 2, de la coque le long du joint J3 de la même façon que pour la soudure de l'élément: 25 (fig. 2) au fond 2. On met ensuite en place les éléments horizontaux 30a, 30b, 30c, et 30d que l'on soude successivement ensemble, dans l'ordre, aux éléments d'en dessous, le long des joints J3, J4, J5, J6 et J7.
L'élément 30e est ensuite
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soudé à l'élément 30d, puis au pont 3 et au joint de recouvrement Y qui s'étend entièrement le long des bords verticaux de tous les éléments 30, 30a, 30b, 30c, 30d, 30e que l'on ferme alors en soudant d'abord tous ces éléments horizontaux le long de leurs bords verticaux à l'un des éléments verticaux 15 et 15', puis à l'autre élément vertical.
Dans le procédé représenté par la fig. 6, on met d'abord en place l'élément 15' que l'on soude à la cloison centrale le long du joint Jl suivant l'un des procédés précédemment indiqués pour l'assemblage des éléments verticaux de la fig.5 à la cloison centrale,puis les éléments 35,35a,35b,35c,35d et 35e sont alors soudés à la paroi 1 et les uns aux autres dans l'ordre le long des joints J2 à J13 inclus. L'élément 35e est alors soudé le long du joint J14 au pont 3. Après quoi, on soude le joint de recouvrement Y entre l'élément vertical 15' et l'élément horizontal.
Dans le procédé représenté à la fig. 7, les éléments verticaux 15 et 15' sont successivement mis en place et soudés dans l'ordre,le long des joints Jl et J2 à la paroi 1 et à la cloison centrale. Puis les éléments 40 et 40c sont soudés le long des joints J5 et J4 au fond 2 et au pont 3 et les éléments 40a, 40b, 40c, et 40d sont mis en place et soudés dans l'ordre l'un à l'autre par les joints J5, J6, J7 et J8, puis les,joints de recouvrement Y, entre les éléments verticaux et horizontaux et entre les éléments 40d et 40e, sont fermés par soudure dans l'ordre, en commençant par un joint de recouvrement puis par l'autre.
Dans le procédé de la fig. 8 ou on utilise des éléments intermédiaires verticaux 45,45a,45b,45c, et 45e, la soudure se poursuit progressivement le long des joints Jl à Jll inclus, puis les joints de recouvrement Y sont
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fermés ensuite par soudure.
Dans le procédé de la fig. 9 où on utilise un couvrejoint, les éléments 50 à 50k inclus, sont successivement mis en place et soudés dans l'ordre le long des joints J1 à J26 inclus puis le couvre-joint 51 est soudé aux extrémités des deux séries d'éléments, les unes après les autres et dans l'ordre, le long des joints J27, J28, J29, J30 et J31, De même que dans le procédé de la fig.
10 où les extrémités des deux séries d'éléments verticaux 60 à 60k sont utilisés pour le remplaoement d'une cloison transversale et comportent un couvre-joint pour servir de recouvrement aux éléments, ceux-ci sont successivement mis en plce et soudés dans l'ordre le long des joints J1 à J25 puis les extré- mités des deux séries d'éléments 60 à 60e, et 60f à 60k, respectivement sont reliées au moyen d'un couvre-joint horizontal 61, celui-ci ayant été d'abord mis en place, puis soudé le long des joints J26, J27,J28,J29 et J30 respectivement.
Dans les cas où les éléments des nouvelles cloisons sont fixés aux anciennes cornières conformément au procédé des fige 4 et 18, il faut que les rivets qui fixent les anciennes cornières les unes aux autres et à ces tronçons soient fortement soudés tout autour de leur tête de manière à éviter toute possibilité de fuite à cet endroit et de préférence il faut également souder le pourtour intérieur des autres rivets qui maintiennent les cornières à la coque.
On comprend donc aisément que les dessins annexés autres que les coupes, ne puissent être que des schémas explicatifs puisqu'on n'a pas essayé de représenter les jambes de force transversales généralement utilisées en construction navale, ni les éléments individuels des enveloppes ou parties de coque 1, 2 et 3 qui composent la
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coque métallique.
La ligne x des fig. 1 et la correspond généralement à la ligne x - x de la coupe détaillée de la fig. 3. De plus, il y a lieu de noter que dans les fig. 2 àt 5 à 10 inclus, on n'a pas représenté de cornières* C'est paroe que ces figures sont purement schématiques et il faut noter que si l'on suit les procédés indiqués par ces figures pour la réparation de vieux cargos comportant des cloisons fixées à la coque métallique au moyen de cornières rivées à ces cloisons et à la coque respectivement, il est évident que les bords des éléments des nouvelles cloisons qui se trouvent contigus à la coque devront être soudés à celle-ci de la manière représentée à l'une des fig. 4. 12, 14, 16 ou 18.
On peut également suivre les indications précédanment données pour l'assemblage et la soudure des éléments de cloisons pour la construction de nouveaux bateaux dont la coque comporte des, ou consiste en, éléments soudés ensemble et auxquels on peut vouloir souder les extrémités des cloisons transversales,, puisque cette façon de faire éviterait les efforts de traction qui ne manqueraient pas de se produire, comme on l'a vu plus haut.
Evidemment, il y a lieu de noter que, bien qu'on ait indiqué différents procédés d'assemblage et de soudure des éléments aux cloisons neuves, ceux-ci peuvent être soudés et assemblés dans un ordre différent de celui indiqué pourvu que le caractère essentiel de cette invention, à savoir la réalisation d'un ou plusieurs joints communs, de préférence des joints de recouvrements réunissant les bords ou les arêtes successifs des divers éléments, soit respectée
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et que ces joints absorbant les efforts de torsion ne soient pas fermés avant que les divers éléments aient été complètement mis en place et soudés entre eux, ce qui constitue une des caractéristiques essentielles de cette invention,
spé- cialement en ce qui concerne l'élimination de l'effort de traction provoqué par la soudure et qui ne manquerait pas de se produire si chacun des éléments était entièrement soudé sur ses quatre bords avant que le suivant ait été mis en place* Ces efforts de traction seraient particulièrement importants si on employait des éléments suffisamment longs pour joindre directement la coque à la ligne médiane du bateau en les soudant individuellement* De tels efforts, à moins de les avoir évités comme on vient de le décrire, ont tendance à exercer une traction des parois latérales vers le centre du bateau de même qu'à gauohir et déformer les rivets, les joints de oes parois, et souvent aussi les éléments euxmêmes, ce qui a pour conséquence de provoquer des fuites sérieuses.
De plus,, on pourrait critiquer fortement une construction de ce genre, précisément en raison de la distorsion en résultant, même s'il. ne se produisait pas de fuite.
Bien que le cisaillement des cornières ait été de préférenoe exécuté dans les exemples mentionnés en laissant un tronçon de plusieurs centimètres suivant la ligne x-x, par exemple à environ 10 centimètres de l'intérieur de la coque, il est particulièrement important que cette distance soit supérieure à 3,8 centimètres-, sans quoi on ne pourrait enpêcher que l'opération de soudure n'affecte les rivets dans la co- que..
On peut évidemment apporter diverses modifications aux détails de la construction et aux procédés précédemment dé. orits, sans pour/oela sortir ni de l'esprit ni du cadre de
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cette invention.
REVENDICATIONS --------------
1 )- Frocédé pour l'aménagement de cloisons formées d'éléments à l'intérieur d'un bateau dont le corps comporte une enveloppe métallique, au moyen de la mise en place et du soudage successifs de ces éléments entre eux en vue de la formation de la cloison désirée caractérisé en ce que chacun des éléments intermédiaires est complètement soudé par quelques-uns mais non par tous ses bords à une pluralité d'autres éléments adjacents servant de support et portés par le oorpà du bateau et s'étendant transversalement par rapport à oeluici; lorsque pratiquement tous les éléments constituant la cloison de remplacement ont été ainsi mis en plaoe et partiellement soudés, on termine l'assemblage par soudure effectuée le long des bords non soudés de tous les éléments.