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Procédé et dispositif pour le traitement de masses en fusion susceptibles de réactions.
La présente invention a pour objet un procédé et un dispositif pour, le refroidissement, le fractionnement, la division et le transport de masses liquides à haute température, susceptibles de réactions, dans des tambours rotatifs, et elle consiste en ce que des masses, en particulier des masses attaquables par l'eau et/ou par l'air, et plus spécialement des masses liquides à haute température et se solidifiant au-dessus de 1000 , par exemple des carbures alcaline-terreux à l'état fondu, coulent à l'intérieur da tambours relatifs dont la surface des parois, au moins en ce qui concerne la zone touchée en premier lieu par la matière en fusion, est arrosée extérieu-
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rement par de l'eau de refroidissement et est constitué par un matériau métallique dont le rapport a .
E est inférieur
L à o,15 à la température ordinaire, représentant le coeffi- cient de dilatation calorifique linéaire, E le module d'élas- ticité en'kilogrammes par centimètrâ carré et L le coefficient de transmission de chaleur du matériau en unités techniques usuelles (grandes calories par mètre carré, par heure et par de- gré centigrade de chute de température). Le procédé permet par exemple le traitement à la façon expliquée ci-dessus de car-bure de calcium à l'état fondu, et sortant du four électrique a une température de 2000 environ.
Le traitement subsequent immédiat de telles massnes s'est heurté jusqu' à présent a des difficultés, malgré diver- ses propositions, de sorte qu'on a préféré le plus souvent tans la technique refroidir ces masses, en les solidifiant, aans aes chaudières ou d'autres appareils analogues et les diviser en- suite par des broyeurs, des moulins, etc. Des propositions con- nues pour diviser ces masses par des souffleries n'nt pas eu non plus de succès dans la technique à grande échelle.
Il est exact qu'on a proposé déjà, pour réduire en morceaux du carbure de calcium liquide, d'utiliser des tuyaux inclinés ou aes tam- bours inclinés dans lesquels coule le carbure liquide. par la rotation des tambours combinée à l'action d'organes d'entraîne- ment montés à l'intérieur de ceux-ci, le carbure devait être écarté de la direction du jet et devait, à l'état solide et divisé, quitter le tambour, à son extrémité. Ces dispositifs n'ont pas eu de succès parce que le carbure encrasse les réci- pients de refroidissement et les détruit rapiaement. ces incon- vénients sont d'autant plus sensibles lorsqu'il s'agit au trai- tement du carbure provenant des fours d'une production relati- vement considérable.
On a constaté le fait surprenant qu'on peut cepen- dant utiliser des tambours rotatifs dans le sens visé plus haut @
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sans les inconvénients indiqués lorsque, au moins la zone des parois du tambour touchée en premier lieu par la masse en fu- sion est immédiatement arrosée extérieurement d'eau de refroi- dissement et qu'elle est constituée par un matériau métallique dont le rapport a . E est inférieur à 0,15 à la température
L ordinaire. Lorsque ces constantes des matériaux employés sont connues pour des températures relativement élevées, ce qui n'est pas toujours le cas, il est recommandable en général de choisir, entre deux matériaux ayant à la température ordinale des rapports a .
E égaux ou peu différents, celui dont ce
L rapport est le plus faible à la température élevée. cependant, on a constaté que, mené dans le cas de matériaux dont les cons- tantes à température¯ relativement élevée ne sont pas connues le maintien du quotient susvisé à la température ordinaire conduit à un traitement, d'un fonctionnement sur, des masses
A cet effet, en fusion, susceptibles de réactions./:conformément à l'inven- tion, le refroidissement extérieur direct du tambour-rotatif, ou au moins de lazone des parois touchée en premier lieu par la masse en fusion et l'utilisation de matériaux possèdant les propriétés spécifiées plus haut scat nécessaires.
Comme on l'a constaté d'autre part, il y a dans ce cas un avantage particulier à régler le rapport désiré, en se basant sur un coefficient de transmission de chaleur élevé.
Des matériaux métalliques du genre précité sont par exemple le cuivre pour lequel a = 17 x 10-6, E = 1 100 000 kg. par cm2 et L = 325. Le quotient a . E en question s'élève
L donc pour le cuivre à 0,058. Bien que le point de fusion du cuivre soit de plusieurs centaines de degrés inférieur à celui du carbure de calcium, ce métal convient d'une façon extraor- dinaire comme matériaux pour le tambour rotatif et, en parti- culier, pour la partie qui est touchée directement par le jet de carbure et qui est refroidie immédiatement par l'eau.
On ne
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pouvait pas prévoir que, malgrél'action rigoureuse de température, on pourrait traiter, par exemple, dans un tambour construit en- tièrement ou partiellement en cuivre, des quantités de carbure s'élevant jusqu'à un grand nombre de tonnes par heure. Tandis que, dans le cas de la fonte par exemple, il y a un grand danger d'en- crassement et que, lorsqu'on applique le refroidissement extérieur direct par l'eau,il se produit déjà après peu de temps des cre- vasses dangereuses qui entraînent le passage de l'eau venant en contact avec l'extérieur du tambour, un tambour en cuivre, arrosé extérieurement d'eau, peut être emlpolyé d'une façon sure, même en travail continu.
On eut la surprise de constater qu'il ne se manifeste aucun inconvénient, par exemple par surchauffe, abrasion, etc., du fait du point de fusion peu élevé et de la résistance mécanique amoindrie. On ne pouvait pas davantage prévoir que, compte tenu de la sensibilité particulière des surfaces contenant du cuivre à l'action de l'acétylène, le contact avec du carbure à l'état fondu pourrait avoir lieu sans aucun inconvénient.
Un autre matériau répondant à ce rapport est par exem- ple l'aluminium pour lequel a . E = 0,1. C'est ainsi qu'en peut
L couler directement dans un tambour en aluminium ou dans une par- tie de tambour en aluminium, arrosée extérieurement par de l'eau, une masse fondue de cyanamide calcique ou d'un mélange de cyana- mide calcique et de sel marin pour la production de cyanamide fon- due.
Les exemples qui viennent d'être indiqués mcntrent que le rapport, nécessaire conformément a l'invention, entre les constantes physiques en question des mé taux employés est réalisé particulièrement grâce à leur coefficient de transmission élevé de la chaleur. on a constaté qu'il y a auantage a ce que ce rap- port soit de a . E 0,15 et qu'en même temps le coefficient de
L transmission de la chaleur soit supérieur a 100 (unités techniques).
Ceci s'applique aux matériaux précités : l'aluminium et le cuivre dont le coefficient de transmission de la chaleur est respective-
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ment de 170 et de 325. outre ces matériaux métalliques, d'autres, satisfaisant à ces conditions, entrent encore en ligne de compte, par exemple l'argent avec 380 comme coefficient de transmission de chaleur, le magnésium avec 137 et/ou des alliages de métaux différents, bons conducteurs, de la chaleur, dont le coefficient de transmission de chaleur est supérieur à 100 grandes calories par mètre carré, par heure et par degré et qui ont un rapport a . E convenable. Parmi ces alliages, on peut citer le duralumin
L dont le quotient a .
E = 0,123 avec a = 24 x 10-6 x-10-6, E = 0,72
L x 106 et L = 140 environ, l'alliage "electron" dont le quotient a . E = 0,08 avec a = 25 x 10-6, E = 0,44 x 106 et L = 140 en-
L viron, et divers autres alliages. Les points de fusion de tous ces métaux, alliages, etc. sont en général inférieurs a 1000 et leur résistance mécanique est souvent inférieure à celle d'autres matériaux ; ils conviennent néanmoins comme matériaux pour' la construction des tambours rotatifs objets de l'invention, même en service continu, tandis que beaucoup d'autres matériaux, par exemple la fonte, à point de fusion élevé et résistance mécanique relativement importante, mais dont le quotient a . E est supérieur
L à 0,15, ne conviennent pas.
Un deuxième groupe-limite de matériaux métalliques convenables est constitué par des matériaux dont le module d'é- lasticité est le plus faible possible. Ce module d'élasticité du matériau métaLlique ne doit pas, en général, dépasser 1 000 000 kg. par crn2 et doit, en particulier, avoir une valeur plus faible, par exemple inférieure à 800.000 kg. par cm2. Parmi les matériaux de ce genre, on compte par exemple l'aluminium avec E = 700.000 , l'argent avec E = 600 000 à 800 000, le métal "électron" avec E = 450 000, le magnésium avec E = 400 000 et d'autres métaux ana- logues, ainsi que des alliages dont le module d'élasticité est in- férieur à 1 000 000.
Un autre groupe de matériaux est constitué par ceux dont le coefficient de diltation linéaire est aussi faible quepos-
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sible et, dans tous les cas, inférieur à 5 x 10-6, inférieur par exemple à 3 x 10-6, De ce fait également, le rapport a . E est in-
L fluencé, conformément à l'invention, dans le sens d'une valeur aussi faible que possible.
Suivant les conditions existantes de travail, le tambour rotatif-plusieurs tambours rotatifs pouvant être prévus - est exécuté entièrement ou en partie en un matériau conforme a l'invention. Un a constaté qu'ilétait nécessaire que le tambour ou la partie de tambour avec laquelle la matière liquéfiée par fusion vient en contact en premier lieu soient pourvus d'un re- froidissement par l'eau et d'y adapter en particulier une pièce pour l'entrée, ou avant-tambour. Dans ce cas, on peut '..imiter le refroidissement, dans certaines circonstances, a cette pièce d'en- trée ou avant-tambour.
Lorsqu'on traite les masses enf'usion qui entrent en question, on établit, conformément à l'invention, au mollis la zone de la paroi touchée en premier lieu par la masse en fusion, en un matériau inattaquable ou on la revêt, ou bien on la recouvre électrolytiquement d'un tel matériau, on appliquera particulière- ment ce mode de mise en oeuvre du nouveau procédé lorsque, pour éviter des réactions chimiques, on doit employer autant que possi- ble des métaux précieux ou coûteux, tels que l'argent.
AU lieu d'une pièce d'entrée coûteuse, exécutée en argent, on peut, dans ce cas, employer soit un tuyau de cuivre doublé ci'argent ou un tambour, ou un autre dispositif analogue, par exemple en cuivre, revêtu intérieurement d'argent, soit un tube en aluminium , revêtu, doublé ou recouvert électrolytiquement par du cuivre, soit encore un tuyau métallique revêtu de graphi te. on a constaté en outre qu'ilétait avantageux de rendre amovible ou remplaçable la pièce d'entrée au tambour ou de lui aon- ner la ferme d'un avant-tambour spécial. Un peut souvent augmenter sensiblement la durabilité en établissant la pièce d'entrée ou
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l'avant-tambour même en plusieurs ou un grand nombre de pièces individuelles.
De cette façon, on parvient non seulement à réduire le désavantage résultant des tensions qui se produisent, mais aussi, au besoin, à remplacer et à réparer facilement, sans grands travaux ni montages difficiles, la pièce d'entrée du tambour qui est soumise aux conditions thermiques les plus rigoureuses.
Pour augmenter la résistance de la pièce d'entrée aux variations de la température, on a constaté qu'il y avait un avantage particulier à subdiviser en plusieurs endroits, complètement ou partiellement, par exemple par des liaisons à brides, des évidements oudes rainures de profil convenable ménagés à l'intérieur ou à l'extérieur, des joints bout-à-bout etc. le virole constituant cette pièce d'entrée, en particulier de manière que les lignes de subdivision s'étendent touj ours dans un plan passant par- l'axe de cette pièce ou du tambour.
Les joints des pièces d'entrée divisées de part en part sont, avec avantage, recouverts, par soudure, déclisses extensibles,en particulier de manière que le refroidissement des joints bout à bout par le système de refroidissement à. l'eau prévu pour l'extérieur ne soit pas empêché.
Un autre mode d'exécution destiné à empêcher- des efforts dangereux dans le matériau consiste, par exemple, dans l'exécution de la pièce d'entrée suivant une spirale formée par une bande ou par une pièce profilée grâce à quoi le métal a la possibilité de se dilater et la résistance de la pièce d'entrée aux effets de la température est ainsi augmentée.
Dans ce cas, également, il est préférable de recouvrir par soudure les pièces avantageusement au moyen d'éclisses extensi- bles ou d'autres organes analogues, sans que cela s'oppose au refroidissement. des joints bout-à-bout.
Lorsqu'on emploie plusieurs tambours, ils peuvent avoir des diamètres égaux ou des diamètres différents. Pour les fours à carbure de faible production par exemple, on em-
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. ploie de petits tambours et, pour les fours a forte prouuction, par exeraple ceux des fours de 20 000 kw., on emploie ce grans tambours ayant par exemple 2 ou-3 m.de diamètre et une longeum totale de ¯5 à 50 m.
En particulier, dans le cas de grands fours, dépassant par exemple la puissance de 5000 oude 10 000 kw., le nouveau dispositif s'est montré très avantageux., et ce ne fut qu'après la découverte des considérations particulières en la présente invention, qu'il fut possible de refroidir et ae diviser, avec toutes garanties, à plus de 1000 , de grandes quantités de masses en fusion, et susceptibles de réactions, à l'intérieur de tambours rotatifs, Le nouveau dispositif peut néanmoins être employé également avec succès pour des fours de faible production.
Suivant les besoins, on n'emploie qu'un tambour ou on en emploie plusieurs, par exemple trois mis en série irumédiatement l' un derrière l'autre. Toutes les mesures particulières prises pour le nouveau dispositif dépendent des conditions locales ae travail. c'est ainsi par exemple qu'on peut commander les tambours avec le même sens de rotation et avec des vitesses angularires égales ou dans des sens de rotation différents et a des vitesses différentes. De plus, ils peuvent être à commande commune ou a comman- de individuelle, etc.
Un mode de travail particulièrement avantageux consiste en ce qu'on fait tourner la pièce d'entrée ou l'avant-tambour à des vitesses angulaires plus élevées. De cette façon, la masse liquéfiée par fusion qui se présente dans l'unité de temps peut se répartir sur une surface plus granae du tambour, ce qui favorise l'action réfrigérante et la subdivision. Il en résulte non seulement que le matériau dont sont constituées les parois souffre à un moindre degré de l'action de la chaleur, mais aussi que des encrassements ou des agglomérations ae la matièresont évités, de scrte que le produit se présente, suivent la vitesse de rotation, à l'état granuleux ou en fragments.
Un tambour de
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2m de diamètre pour la fabricaticn de carbure tourne généralement à raison de 5 à 30 tours par minute.
Un autre mode de construction de la pièce d'entrée ou de l'avant-cylindre, consistant à leur donner une pente plus forte que celle de ou des cylindres qui leur font suilt,agit dans le même sens. Ici également, la masse en fusion est répartie sur une surface aussi grande que possible et est retirée plus rapidement de l'endroit avec lequel elle vient en contact, de sorte qu'un encrassement des pièces a moins de possibilité de se produire.
En particulier, on a constaté qu'il était utile de don- ner à la pièce d'entrée, du côté de l'entrée, une forme conique telle ou de lui donner du côté de l'entrée une section réduite telle que cette pièce reçoive uhe pente plus foete que celle du reste du tambour. De cette façon, on réalise non seulement une évacuation plus rapide de la matière liquéfiée par fusion, à partir de 1' endroit où elle vient en contact avec cette pièce, en même temps qu'un refroidissement et une solidification efficaces de masses, mais aussi un balayage éventuel plus économique du tambour par un gaz protecteur. Le produit, susceptible de réactions et très attaquable par l'air et/ou par l'eau est ainsi amené à soli- dification complète à l'abri :de substances nuisibles et est re- froidi à des températures ne présentant pas de danger.
Par exem- ple, une pièce d'entrée conique en cuivre de 20 mm, d'épaisseur de parois refroidie par l'eau s'est bien conservée. On a constaté en outre que, pour la surface de la virole du tambour rotatif ou de la zone des parois qui est touchée en premier lieu. par la matiè- re en fusion ou de la pièce d'entrée, des épaisseurs de paroi re- lativement faibles sont avantageuses. Bien que les températures des deux c8tés de la paroi de la virole puissent différer de plusieurs centaines de degrés et même de plus de mille degrés, on constate avec surprise qu'une épaisseur de paroi relativement faible est souvent plus appropriée qu'une forte épaisseur.
Malgré le gradiant thermique plus prononcé dans le métal, les forces appliquées, dans @
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le cas des parois relativement minces sont visiblement moins considérables, grâce à quoi un travail plus sûr peut être réalisé. Pour ne pas mettre en danger dans certains cas la résistance mécanique et la durabilité de la pièce d' entrée notamment malgré une épaisseur de paroi relativement faible, on peut consolider extérieurement cette pièce d'entrée au moyen d'une espèce de charpente à laquelle se transmettent les forces mécaniques, tandis que la paroi de la pièce d'entrée est exécutée ellemême avec une faible épaisseur et comporte au besoin des endroits où elle peut se dilater.
La façon dont a lieu l'entrée de 1& ruasse fondue dans le tambour rotatif lors de la cculée est indifférente, La masse fondue peut frspper directement la paroi intérieure au tambour ou bien elle peut subir un traitement préalable par des organes de fractionnement intercalés entre la eigole de coulée et tambour rotatif. 11 y a un avantage particulier a procéder de manière que le carbure scrtant au trou de coulée :-.'écoule, dans la pièce d'entrée par une rigole, refroidie par l'eau, qui n'est pas concave dans le sens de l'écoulement, mais par exemple plane ou convexe, en colimaçon ou en colimaçon et convexe, et/ou tombe librement dans la pièce centrée.
Dans des conditions d'encombrement convenables, le jet qui coule dans cette pièce peut, par exemple subir aussi une déviation, de préférence à peu près perpendiculairement au sens d'écoulement, par exemple par une division ou un façonnage convenable de la rigcle de coulée, on a trouvé avantageux également , dans le cas du travail de grandes quantités de masses liquides à température élevée, de diviser lejet en fusion qui s'écoule,psr exemple en donnant une forme de faîtière à la rigole de coulée, de manière qu'une partie de la matière s'écoule à droite et une partie à gauche ou à des distances différentes de l'entrée dans le tambour rotatif.
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un obtient ainsi un grain plus fin, le tambour ou la pièce d'entrée se conservent mieux et des tambours de refroidissement plus petits sont suffisants.
Pour éviter que la matière solidifiée s'attache autour de la pièce d'entrée, on a trouvé qu'ilétait utile de prévoir des racloirs par exemple à la rigole ou à cette pièce d'entrée, ces racloirs pouvant en outre également être pourvus d'un système de réfrigération par l' eau. La pièce d'entrée ou le tambour ou les tambours qui s'y raccordent sont de préférence balayés par un gaz protecteur, par exemple, dans le cas de la transformation du carbure en cyanamide calcique, par de l'azote ou par de l'azote résiduaire des moulins à carbure, etc.
Suivant un autre développement de l'invention, on effectue au moins partiellement le refroidissement par l'eau du tambour rotatif et/ou de la pièce d'entrée par l'utilisation d'eau bouillante, avec production de vapeur d'eau, on réalise ainsi non seulement une forte transmission de la chaleur, mais aussi la production de vapeur utilisable.
un autre mode d'exécution particulier de l'invention consiste en ce que des masses liquides à haute tanpéè rature à l'état fondu sont de préférence pendant qu'on les fractionne dans la pièce d'entrée du tambour rotatif, qui est refroidie par de l'eau, accumulées dans le tambour après qu'elles pnt descendu au-dessous de leur point de solidification soit soumises à un traitement ultérieur, àd l'état granuleux, à température plus élevée sans apport particulier de chaleur et qu'en particulier, des masses contenant par exemple du carbure de calcium sont amenées à absorber partiellement ou totalement de l'azote.
Dans le premier cas, on réalise une fixation d'azote partielle, avantageuse, sur le carbure qui ensuite, par- exemple après refroidissement, est brisé ou moulu'et fixe de l'azcte, sans autre addition particulière de cyanamide calcique, sous une forme quelconque.
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En poussant suffisamment loin l'accumulation et en reglant d'une façon correspondante la température, on peut attein dre aussi une absorption complète d'azote tout en obtenant pr fixation d'azote de la cyanamiae calcique granulée.
On peut appliquer également la présente invention, par exemple en combinaison avec un appareil de gazéification du carbure, en montant les tambours de fractionnement et de refroidissement; objets de l'invention, immédiatement devant un système d'appareils pour la gazéification continue a bec ducarbure, système dont on soutire continuellement de l'hydrate sec qu'on cu.duit à un tambour de granulation ou de séchage d'où sortent de nouvean des pièces moulées d'hydrate qui peuvent être ramenées directement au four à carbure ou au four a chaux monté devant celui-ci.
on obtient de cette façon un système avantageux d'appareils de gazéification avec rentrée de la chaux sèche dans le four à carbure et la récupération de carbure en fusion, de sorte quun mode opératoire continu ou un cycle fermé est réalisé.
L'ensemble des appareils est constitué, dans ce cas, par exemple par un certain nombre de tambours, reliés au four a carbure, dont le premier sert au fractionnement et au refroidisse nent le second a la gazéificartion a sec et les outres, successivement, à la granulation et au séchage ou a la cuisson des pièces moulées d'hydrate. au besoin, les tambours de gazéification peuvent aussi être chargés de cyanamide calcique brute qui a été produite par exemple à l'état granuleux, dans un tambour monté devant le four à carbure ;
dans ce cas, on obtient en une seule opération de la cyanamide calcique pulvérulente sèche et hydratée. on a constaté que, parfois, une accumulation de matière dès la pièce d'entrée est utile en ce sens que la ma tière accumulée se charge, en partie, de la protection de la paroi de cette pièce contre les masses 1-iquiaes à haute température. On peut ainsi augmenter la durabilité de la pièce d'entrée.
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La nouvelle invention ne se rapporte pas seulement aux modes d'exécution précités, mais a tous les procédés suivant lesquels des masses liquides à haute température, qui se soli- difient déjà a u-dess us de 1000 , coulent de telle façon, dans des tambours rotatifsrefroidis au- moins partiellement par- l'eau que la zone du tambour rotatif touchée en premier lieu par la masse liquide à haute température ou par le jet de liquide soit constituée par un matériau métallique présentant un rapport a . E inférieur a 0,15 et soit refroidie extérieurement direc-
L tement par l'eau de refroidissement.
EXEMPLE¯ ..
La figure 1 représente une pièce d'entrée d'un tambour qui est subdivisée,suivant les lignes A-A et B-B, perpendiculairement à l'axe du tambour, et dont les éléments sont reliés par des assemblages a brides. Au lieu de n'être subdivisé qu'en deux éléments, le tambour peut évidemment l'être en un nombre d'éléments plus grand.
La figure 2 représente une pièce d'entrée dans laquelle, outre les subdivisions A-A, B-B, etc., sont prévues encore , parallèlement à l'axe du tambour ou dans la même direction que cet axe des surfaces de coupe , qui sont représentées par- les lignes a-a, b-b, c-c, d-d, e-e, etc. La pièce d'entrée du tam- vour peut aussi n'être subdivisée que dans la direction longitudinale, par conséquent suivant les lignes a-a, b-b, c'est à dire sans les coupes A-A, B-B, disposées perpendiculairement à l'axe.,du tambour. Au lieu de coupes qui passent de part en part, on peut aussi prévoir seulement des rainures, des entailles ou d'autres effets d'usinage analogues dans une des directions indiquées ou bien encore dans toute autre direction désirée, par exemple une rainure en spirale ou d'une autre forme analogue.
La figure 3 montre la subdivision longitudinale en coupe perpendiculaire à l'axe du tambour.
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La figure 4 représente encore une. autre forme d'exécution suivant laquelle les coupes, les rainures, les entailles a la fraise ou d'autres effets analogues d'usinage ne s'étendent pas de part en part, mais ne rèdgnent que sur une partie déterminée de la pièce d'entrée. Grâce a cette dispe- sitior. également, le métal a la possibilité de se dilater.
Les pièces d'entrée divisées de part en part et présentant des joints sont de préférence, reliées par soudure, conformément a la figure 5,au moyen d'éclisses qui les recouvrent et qui peuvent se dilater, ces éclisses extensibles étant, en particulier, appliquées de manière que le refroidis- se,.lent des joints bout a bout par l'arrosage d'eau prévu a l'extérieur ne soit pas empêché. Sur la figure 5, l'éclisse extensible recouvre une coupe partiqueée, ae préférence; obliquement a travers la paroi du tambour.
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C .r. l' 1 ç I 1.- Tambour rot&tif refroidi, pour le refroiaissernent et le fractionnement de masses liquides a haute température, en par- ticulier de masses attaquables par l'eau et/ou l'air, se soli- difient au-dessus de 1000 c et provenant, par coulée, de fours de fusion, par exemple des carbures alcaline-terreux a l'état fondu, caractérisé en ce que le tambour rotatif est constitué par un matériau métallique dont le rapport a. E est inférieur
L à 0,15 à la température ordinaire, à représentant le coefficient de dilatation calorifique linéaire, E le moule d'élasticité et L le coefficient de transmission de chaleur de ce matériau, et en ce qu'au moins la partie touchée en premier lieu par la matière en fusion est refroidie extérieurement par de l'eau de refr oidiss ement.