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" Perfectionnements à la distillation destructive de ma- tières carbonées ".
La présente invention concerne des perfectionnements relatifs à la distillation destructive de matières carbonées non et elle se rapporte particulièrement quoique @ exclusive- ment à la distillation de matière carbonées solides telles que le charbon.
Un des buts de l'invention est de modifier le procédé pour la distillation destructive de matières carbonées de manière à influencer la nature des produits de distillation volatils ou le résidu solide ou tous les deux, ou l'allure du processus de distillation.
Un autre but de l'invention est de fournir un procédé dans lequel les produits de carbonisation primaires sont enlevés rapidement de la cornue et dans lequel le rendement en essence est'augmenté par rapport à celui produit norma- lement. Un autre but encore est d'uniformiser dans le cas de charbons formant coke , la zone dans laquelle le charbon
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devient plastique.
Il a été proposé antérieurement de soumettre une ma- tière carbonée à la distillation destructive pendant qu'un gaz est envoyé à travers la charge pour balayer les produits de distillation volatils et pour fournir une chaleur inter- ne supplémentaire à la charge.
On a trouvé que l'allure de la distillation destructi- ve peut être affectée avantageusement par l'emploi, comme gaz qui est envoyé à travers la matière carbonée, d'un gaz d'hydrocarbure ou d'un gaz contenant de l'hydrogène libre et par l'introduction dans ce gaz de la vapeur ou du liquide finement divisé d'un composé organique, c'est-à-dire par le passage d'un gaz carburé à travers ou sur la matière car- bonée.
La présente invention consiste en conséquence en un procédé pour la distillation destructive de matières carbo- nées, qui comprend le chauffage de cette matière dans une cornue et l'envoi à travers ou sur la matière carbonée,pen- dant la distillation, d'un gaz d'hydrocarbure ou d'un gaz ré- ducteur contenant de l'hydrogène libre et/ou de l'oxyde de carbone, carburé au moyen d'un composé organique qui est liquide ou solide à la température normale et qui, à la tem- pérature de la cornue, est capable de réagir avec la matiè- re carbonée ou avec des produits dégagés de celle-ci par distillation destructive.
Le composé organique peut être présent dans le gaz sous la forme de vapeur ou de liquide finement divisé et l'action réciproque entre le composé organique et la matière carbonée ou le produit dégagé de celle-ci par distillation destructive peut comprendre une opération de la nature d'une dissolution.
Le composé organique peut être un composé ayant une action dissolvante sur un ou plusieurs des constituants de la matière carbonée ou sur un ou plusieurs des produits de la distillation destructive de celle-ci, et peut consister
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avantageusement en un liquide volatil et peut être un hydro- carbure aliphatique ou aromatique ou hydro-aromatique ou naphténique ou un dérivé chloré de ceux-ci, et le composé eramitique peut avoir un atome d'azote ou d'oxygène substi- tué dans la chaîne cyclique ou la chaîne latérale.
Parmi les composés organiques dont le gaz peut être chargé on peut mentionner :
Le benzol, la gazoline , la gazoline polymé- @ risée, l'iso-octane, le solvent napta, la benzine lourde, le créosote, le gaz oil , l'huile combustible légère,les anthracènes, l'huile d'anthracène, le naphtalène, l'huile de naphtalène, les phénols et les acides de goudron, les tétralines, les hydrophénols, la pyridine, la quinoléine, les huiles de pétrole, les huiles de charbon,les huiles de torbanite, les huiles de houille grasse ou à longue flamme (cannel coal oils), les alcools, les éthers, les cétones, les éthers dichlorés, les hydrocarbures chlorés, l'oxyde diphénylique, l'aniline, les aldéhydes, les esters, le furfural, le pentane,
ou les fractions légères de la colonne de barbotage d'une installation de cracking. Suivant une variante, on peut employer le résidu combustible lourd provenant des chambres de réaction de cracking.
Le composé organique peut être employé conjointement avec un solvant de celui-ci et l'on peut ajouter au gaz contenant de la vapeur de composé organique une proportion d'air, de gaz inerte ou une petite proportion de vapeur d'eau.
Le gaz peut être dérivé de la distillation destructi- ve de matières carbonées, par exemple après l'enlèvement de vapeurs condensables de celles-ci, ou bien il peut consis- ter en gaz à l'eau, gaz pauvre ou en n'importe quel gaz contenant une proportion importante d'hydrogène libre et/ou d'oxyde de carbone.
Le gaz peut être chauffé avant l'introduction dans la
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cornue et le composé organique peut être pulvérisé ou va- porisé dans celui-ci. Dans une forme de réalisation de l'invention, le chauffage du gaz peut être produit avant ou après l'introduction du composé organique dans celui-ci par le passage du gaz à travers le résidu carboné chaud provenant de la cornue et cette forme de l'opération possè- de l'avantage double de chauffer le gaz entrant et de re- froidir le résidu carboné .
Il doit être bien entendu que le gaz contenant le com- posé organique peut être maintenu au-dessus ou en dessous du point d'ébullition de ce composé organique . Il rentre donc dans le cadre de l'invention d'employer le gaz à la température atmosphérique ou à l'état chauffé.
La méthode pour introduire le composé organique dans le courant de gaz dépend de la nature et des propriétés du composé organique, de la vitesse avec laquelle il doit être envoyé dans la cornue et de la température du gaz.
Par conséquent, dans une variante de l'invention, le gaz peut être envoyé à travers la substance organique dans une forme quelconque d'évaporateur. Dans une autre variante un composé liquide organique peut être pulvérisé directement dans le courant de gaz immédiatement avant l'entrée dans la cornue.
Lorsque l'on désire que le composé organique soit craqué pendant le passage à travers la matière carbonée, la température peut être élevée, par exemple au-dessus de 400 C, la température précise dépendant du composé organi- que particulier employé et du résultat à obtenir.
La température de la matière carbonée dans la cornue peut varier en général entre 400 et 650 C dans le cas de la carbonisation à basse température, et peut être sapé- rieure à 1000 0. dans le cas d'un procédé de carbonisation à haute température .
L'invention peut être exécutée avantageusement dans une cornue verticale du type normal, modifiée si c'est néces-
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saire pour permettre l'introduction du gaz.
Lorsque l'invention est appliquée à une opération de carbonisation à basse température , le gaz est admis de pré- férence en un point situé juste en dessous. de. la zone où le charbon commence à s'ouvrir mais n'atteignant pas une tem- pérature. à laquelle les vapeurs se décomposent, soit envi- ron 325 C. Dans le cas d'une opération de carbonisation à haute température, le gaz est introduit en un point qui est à une température suffisamment élevée pour empêcher toute condensation d'huile sur le coke.
La présente invention peut être appliquée à des matiè- res carbonées solides sous la forme de morceaux ou de poudre et elle peut être effectuée dans n'importe quelle forme de cornue désirée, de préférence dans une cornue fixe. Dans une forme du procédé, la matière soit seule, soit mélangée à de l'huile, peut être envoyée à travers une cornueverti- cale ou inclinée et le gaz contenant le composé organique est envoyé en contre-courant par rapport à la matière.
On a trouvé que le présente procédé est 'particulière- ment avantageux dans le traitement de matières carbonées solides, telles que le charbon, au moyen d'un liquide orga- nique consistant en huile, par exemple de l'huile de pétro- le ou de l'huile de charbon sous forme de vapeur, l'effet de ce traitement étant semblable à celui obtenu lorsqu'on soumet un mélange du charbon et de l'huile à la dtilla- tion destructive mais sans les inconvénients inhérents à ces procédés.
En outre des matières carbonées mentionnées ci-dessus, le présent procédé peut être appliqué à la production de co- ke d'électrode à partir de brai, la température nécessaire pour la production du coke étant plus basse que celle qui est habituellement employée à présent. Il trouve également son application dans la récupération de résines et de pro- duits volatils à des températures relativement basses par
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la distillation de tourbe, de bois et de matières analo- gues.
Il peut en outre être appliqué aux installationsnor- males pour la production de coke et de gaz par des procédés à température élevée ou basse et dans ce dernier procédé,la température de carbonisation est abaissée et un dégagement uniforme de la matière volatile de la charge est provoqué avec un minimum de décomposition secondaire et une qualité améliorée du coke.
Le gaz peut être refoulé à travers ou sur la matière carbonee sous une pression suffisante pour obtenir la vitesse d'écoulement nécessaire ou peut être aspiré à travers celle-ci par succion.
Les produits liquides volatils obtenus par la distil- lation destructive de matières carbonées à basse température et à température moyenne dans les conditions exposées ci- dessus forment une excellente matière première pour le crac- king à partir de laquelle on peut obtenir un pourcentage éle- vé d'essence pour moteur et d'huiles légères, et cette ma- tière première de cracking en mélange intime avec les gaz peut être envoyée directement à l'installation de cracking ou fractionnement sans nécessiter une condensation préala- ble et une revaporisation.
Le passage des gaz à travers la matière carbonée oeut être combiné avec le passage de vapeur d'eau ou substitué au passage de vapeur d'eau dans les opérations de carbonisation dans lesquelles le vapeur est normalement employée,par exem- ple pour enrichir et carburer du gaz de ville.
Le distillat obtenu par la présente invention est relati- vement exempt de carbone en suspension et possède un facteur de cokéfaction peu élevé. L'invention facilite en outre le chauffage uniforme d'une cornue dans toute sa section trans- versale et réduit la proportion d'encroûtement de la cornue.
Les composés fixes du soufre contenus dans la matièrecarbonée ou dans lescomposés organiques sont transformés complète-
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ment ou partiellement en composés libres du soufre.
La proportion de composé organique introduite dans la cornue peut varier entre 200 et 2000 livres anglaises par tonne de charbon carbonisé, mais elle est de préférence inférieure à 400 livres par tonne . La quantité de gaz peut s'élever à 15. 000 pieds cubes anglais par tonne de charbon.
Les vapeur quittant la cornue peuvent être fraction- nées (craquées) avant de passer aux condensâtes et dans le cas d'une opération de carbonisation à haute température , on peut prendre des mesures pour polymériser toutes les oléfines éventuellement présentes dans les gaz.
La matière carbonée peut être traitée sous la forme de briquettes, et dans ce cas le résidu consiste en des briquettes de coke ou de combustible sans fumée.
Lorsque le fractionnement ou cracking du liquide orga- nique doit être réduit à un minimum, il est désirable d'uti- liser seulement les liquides qui sont relativement stables aux températures auxquelles ils seront soumis dans la cor- nue, par exemple des liquides organiques résultant du trai- tement à température élevée de charbons, de schistes, de pétrole, de torbanites ou de houilles à longue flamme, spé- cialement les constituants aromatiques de ces liquides.
Les gaz dans lesquels les liquides organiques doivent être vaporisés consisteront de préférence en une grande pro- portion de gaz permanents qui sont stables à la température à laquelle ils sont soumis pendant leur passage à travers la cornue. Il peut toutefois être désiré d'employer un gaz qui se décompose dans les conditions régnant dans la cornue .
L'appareil dans lequel le procédé est réalisé peut con- sister en un surchauffeur dans lequel le composé organique peut être pompé à une pression telle qu'on maintient le com- posé dans la phase liquide. Immédiatement à la sortie du sur- chauffeur, on peut obliger le composé organique à se vapori-
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ser en présence de gaz d'hydrocarbure ou de gaz réducteur contenant de l'hydrogène libre et/ou de l'oxyde de carbone et dérivé de la distillation de la matière carbonée, et le mélange de gaz et des vapeurs de composé organique peut être injecté dans une cornue au moyen d'une tubulure d'admission à branches multiples qui peut être reliées n'importe quel nombre désiré de cornues.
La température du surchauffeur et des appareils associés est maintenue en dessous de celle à laquelle le cracking du composé organique a lieu.
L'admission dans les cornuesè partir de la tubulure d'admission est de préférence établie de façon que le mé- lange de gaz et' de vapeurs entre dans la section du cote carbonisé chaud et avant d'atteindre la section de cokéfac- t ion.
Il doit être bien entendu que les conduits d'entrée doivent avoir une forme et une disposition empêchant l'en- trée de coke dans la tubulure d'admission tout en permettant le passage de la matière carbonée en face de l'orifice d'entrée.
Dans une variante de l'appareil,le gaz et le composé organique sont pompés avant le mélange travers des sur- chauffeurs indépendants qui peuvent avantageusement être chauffés dans un seul foyer. La vitesse d'écoulement du celle gaz et /du composé organique peuvent, si on le désire, être réglées indépendamment pour que le mélange puisse contenir les proportions relatives correctes des constituants.
La vaporisation du composé organique (par exemple une huile d'hydrocarbure) peut être provoquée par l'introduc- tion de l'huile à une vitesse réglée dans une chambre re- vêtue intérieurement par exemple de briques ou de métal et maintenue à une température telle qu'on provoque la va- porisation sensiblement instantanée de l'huile, un courant du gaz réducteur étant envoyé entretemps à travers la cham- bre. La température est maintenue de préférence en dessous
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du point auquel le cracking de l'huile a lieu lorsque le mélangè de vapeur et de gaz doit être appliqué à la distil- lation à basse température d'une matière carbonée .
Dans ce cas, la température de vaporisation peut être de l'ordre de 400'00. Lorsqu'au contraire l'opération doit être appli- quée à un procédé de carbonisation à haute température,la température de vaporisation peut être supérieure à la.tem- pérature de cracking.
L'huile peut être pulvérisée dans une chambre chauffée moyennant l'emploi d'un gaz (qui peut être chaufféou non) comme agent d'atomisation. La tuyère de pulvérisation peut comprendre un tube'intérieur. pour le gaz, entouré d'un tube pour l'huile, et l'écoulement du gaz et de l'huile peut être réglé et, si chest nécessaire, mesuré. Si on le désire l'huile peut recevoir un mouvement de rotation par le fait que l'extérieur du tuyau intérieur est en forme de vis. Le gaz et l'huile peuvent tous deux être envoyés à la tuyère de pulvérisation à une pression d'environ 35 livres par pouce carré (mesures anglaises). Dans certains cas, du gaz supplémentaire peut être introduit au sommet de la chambre chauffée dans laquelle l'huile est pulvérisée.
Si on le désire, l'huile peut être soumise à une dis- tillation fractionnée par enlèvement de brai à la partie inférieure dela chambre de carburation, et cette méthode est particulièrement avantageuse lorsque le composé organi- que consiste en une huile lourde.
Dans une variante de l'invention,l'huile (ou une autre matière organique) peut être chauffée dans un appareil dis- tillatoire tubulaire et de là envoyée dans une chambre dans laquelle une vaporisation sensiblement instantanée est pro- voquée, l'huile éventuellement non vaporisée étant renvoyée à l'appareil de distillation tubulaire et les vapeurs d'hui- le avec le gaz étant envoyées dans le surchauffeur et les chambres de mélange et de là vers la cornue . Lorsque la
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température du gaz est suffisamment élevée il peut être inutile de le faire passer dans le surchauffeur avant son mélange avec la vapeur d'huile.
L'appareil peut également comprendre une chambre de mélange spéciale dans laquelle les gaz et les vapeurs d'huile sont maintenues dans un état de turbulence, par exemple par le fait qu'on oblige deux courants circulaires à tourner en sens opposés.
Dans une autre méthode encore pour préparer un mélange de vapeur d'huile et de gaz, du coke saturé de l'huile à carburer est introduit dans une cornue chauffée du type vertical continu, et du gaz chaud est envoyé à travers le lit de coke. Le gaz et les vapeurs d'huile mélangés peuvent être conduits vers des surchauffeurs (si ceux-ci sont em- ployés) et de là à une conduite d'admission à branches multi- ples. La cornue peut être disposée de telle façon que l'ame- née de coke saturé d'huile et l'évacuation du résidu de carbone soient continues.
On peut faire barboter le gaz, éventuellement chauffé au préalable à n'importe quelle température désirée, à tra- vers le composé organique, par exemplede l'huile maintenue à une température inférieure à sa gamme maximum de points d'ébullition et le gaz et les vapeurs d'huile peuvent être envoyés à une cornue avec ou sans chauffage préalable. Cette méthode de carburation est particulièrement précieuse lors- qu'on l'applique à des huiles qui donnent de grands rende- ments en coke lors de la distillation et qui sont normale- ment difficiles à volatiliser sans décomposition apprécia- ble.
Dans une forme simplifiée du procédé, l'huile, préala- blement chauffée si on le désire, peut être volatilisée et mélangée à du gaz réducteur dans une chambre chaude et en- voyée avec ou sans sur chauffage dans la cornue .
Si on le désire, le mélange de vapeurs d'huile et de gaz résultant du cracking en phase liquide ou en phase va-
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peur peut être envoyé directement à la cornue et peut si . c'est nécessaire être soumis à un sur chauffage immédiatement avant l'entrée dans la cornue.
Une forme appropriée de l'appareil pour appliquer le procédé consiste en un foyer contenant des faisceaux de tubes surchauffeurs divisés en deux séries, dont une est employée pour surchauffer le gaz de réduction et l'autre pour chauffer le composé organique, par exemple l'huile ou la vapeur formée à partir de celle-ci.
Les tubes surchauffeurs peuvent être reliés à une cham- bre de vaporisation spontanée ou à une tubulure de distribu- tion à branches multiples aboutissant aux cornues. Des moyens peuvent être prévus pour commander ou régler la vi- tesse d'écoulement du gaz et du composé organique à travers leurs tubes respectifs.
Une méthode avantageuse pour préparer le mélange de gaz réducteurs et de composé organique tel que l'huile con- siste à dissoudre dans l'huile,sous pression, la quantité requise de gaz d'hydrocarbure et à introduire le mélan- ge dans un réchauffeur en sorte que le liquide est vaporisé et qu'un mélange de gaz et de vapeur est produit.
Lorsqu'il est nécessaire de chauffer les vapeurs d'huile et le gaz mélangés à une température élevée,on peut employer des tubes à chaleur perdue ou des chaudières chauf- fées au moyen de gaz de combustion récupérés provenant des maçonneries des cornues, pour chauffer le mélange dais son trajet vers les cornues.
La chaleur récupérée des maçonneries peut être appli- quée pour chauffer une cornue à gaz ou une chambre faisant partie de la maçonnerie, cornue ou chambre à travers laquel- le le gaz à carburer peut être envoyé de façon qu'il sorte de la maçonnerie à une température plus élevée que celle nécessaire pour vaporiser complètement la matière organique (par exemple de l'huile) à laquelle il doit être mélangé.
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Le gaz-,chauffé est alors détourné dans une conduite de dis- tribution à branches multiples dans laquelle on introduit la quantité désirée de matière organique (par exemple d'huile) pour la carburation. La matière organique peut être réchauffée ou non suivant les désirs et les vapeurs mélangées sont alors envoyées directement dans la cornue.
Le gaz chauffé peut ainsi sortir dans la conduite de distri- bution à des températures de l'ordre de 600 C de sorte que les vapeurs mélangées entrent dans la cornue à environ 400 c.
Dans certains cas, une proportion de gaz résiduels pro- venant de la combustion dans la maçonnerie des/cornues peut être introduite dans le courant de gaz qui doit être mélan- gé au composé organique vaporisé. Ces gaz de combustion doi- vent être aussi exempts que possible d'oxygène et si la température de la matière carbonée dans la cornue est suffi- @ samment élevée, une action/peut se produire entre le carbone et l'acide carbonique dans une certaine mesure,avec forma- tion d'oxyde de carbone in situ. En pareil cas le gaz réduc- teur peut être remplacé entièrement par du gaz résiduel pro- venant de la combustion dans les maçonneries des cornues, du gaz réducteur étant formé in situ dans la cornue .
On trouvera ci-dessous à titre d'exemple et avec réfé- rence aux dessins schématiques annexés,une description de modes de réalisation de l'invention.
Les trois figures du dessin montrent trois dispositions d'appareils pour la mise en pratique de l'invention.
Sur la fig. 1 du dessin, une cornue verticale 11 est disposée dans une maçonnerie 12 de construction normale et est chauffée par des brûleurs 13. Une matière carbonée 14 est introduite par une porte de chargement 15 et le coke est enlevé au moyen d'un extracteur 16.
Le gaz dérivé de l'opération de carbonisation est divi- sé en deux parties,une partie passant par une vanne 17 et
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un compteur 18 pour le chauffage ou d'autres applications, comme on l'a représenté en 19, l'autre partie passant par une vanne 20 et un compteur 21 vers un évaporateur 22 chauf- fé au moyen d'un brûleur 23 et alimenté en huile provenant d'une cuve 24, cette huile passant par une vanne 25 et un dispositif d'alimentation à regard 26. Le mélange de gaz et d'huile vaporisée passe par une tuyauterie 27 vers un ré- chauffeur 28 où la température est élevée au moyen d'un brûleur 29 et le gaz chaud est alors envoyé dans la cornue 11 au moyen de tuyaux 30 et 31. La température dans la cor- nue est mesurée au moyen d'un pyromètre 32.
Les gaz et les vapeurs quittant la cornue par un tuyau 33 se rendent dans un condenseur 34 et de là dans des la- veurs 35, 36, 37 et 38, les laveurs 36, 37 et 38 étant rem- garnissage plis de matière de /et alimentés en huile venant de cuves d'alimentation 39, 40 et 41. Le gaz est refoulé à tra- vers les laveurs au moyen,de l'exhausteur ou aspirateur 42.
Dans le cas de la fige 2 du dessin,un composé organique liquide est mis en circulation par une pompe 43 à travers d' un serpentin 44 dans un appareil distillatoire tubulaire 45 et à travers une colonne de distillation 46, du composé organique supplémentaire étant introduit dans la colonne de distillation au moyen d'une pompe 47. La vapeur du composé organique passe par un tuyau 48 dans une chambre 49 où elle est mélangée à des gaz chauds introduits au moyen d'un tuyau 50. Le mélange gazeux s'écoule par un tuyau 51 vers laubulu- re d'admission à branches multiples 52 reliée à une série de cornues.
Dans l'exemple de la fig. 3 la maçonnerie 53 d'une cornue verticale 54 contient un tube de chauffage 55 relié par son extrémité inférieure à la base de la cornue 54 au moyen d'un tuyau 56. Le gaz est introduit dans l'extrémité supérieure du tube de chauffage 55 par un tuyau 57 et un composé organique est introduit par un tuyau 58. Les pro-
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duits gazeux de distillation sont extraitsde la cornue par un tuyau 59.
Exemple l.
Dans une installation suivant la fig. 1 du dessin,du charbon est introduit dans l'extrémité supérieure de la cor- nue verticale 11 par la porte de chargement 15 et le gaz provenant de la distillation d'une charge antérieure de charbon et sursaturé dans l'évaporateur 22 au moyen de va- peurs de solvent naphto provenant des produits de la carboni- sation du charbon, passe, après chauffage préalable dans le réchauffeur 28, dans la cornue dans une direction descendan- te.
La température au point d'entrée du gaz est maintenue dans le voisinage de 425 C, la température étant mesurée à l'aide du pyromètre 32.
Les huiles volatiles formées dans la cornue sont enle- vées des vapeurs sortantes au moyen du condenseur 34, du la- veur 35 et des laveurs à huile 36, 37 et 38 et le gaz est renvoyé à l'évaporateur 22 en vue de la saturation avec une nouvelle quantité de solvent naphta.
Une opération de distillation à haute température peut gtre exécutée par un appareil semblable à celui représenté à la fig.l du dessin, la température de la cornue étant maintenue entre 750 C et 12000C suivant les matières parti- culièrestraiter et les produits à obtenir. Le gaz, saturé desvapeurs d'huile, est introduit dans la cornue dans une direction ascendante . Le gaz permanent (ou une partie de celui-ci) est remis en circulation à travers la cornue avec une nouvelle quantité de vapeurs d'huile, comme on l'a dé- crit ci-dessus.
Exemple II.
Du charbon est chargé dans l'extrémité supérieure d'une cornue cylindrique rotative légèrement inclinée, chauffée extérieurement, Les produits volatils de la distillation sont
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enlevés à l'extrémité supérieure de la cornue et le résidù carboné à l'extrémité inférieure. On fait passer sur le charbon pendant la distillation un gaz consistant en un mé- lange de gaz à l'eau et de gaz permanent résultant de la distillation d'une charge antérieure de charbon, le gaz mix- te étant saturé de vapeurs d'huiles dérivées du traitement de charbons ookéfiants, d'huiles asphaltiques ou de résines.
La distillation est effectuée seulement à une tempéra- ture de l'ordre de 500 C, les produits liquides volatils de distillation sont condensés et le gaz permanent (ou une partie de celui-ci) est remis en oirculation à travers la oornue avec une nouvelle quantité de vapeurs d'huile.
Exemple III.
Dans l'installation de la fig. 2, du goudron ou un produit de distillation de celui-ci est envoyé au moyen de la pompe 47 dans la colonne de distillation 46 et les frac- tions qui ne se vaporisent pas à la température de la colon- ne sont mises en circulation au moyen de la pompe 43 à tra- vers l'appareil distillatoire,,45, Les vapeurs quittant la colonne de distillation entrent dans la chambre 49 où elles sont mélangées intimement à des gaz chauds consistant en un gaz d'hydrocarbure ou en un gaz réducteur contenant de l'hydrogène libre et/ou de l'oxyde de carbone. Ces gaz pénè- trent par le tuyau 50. Le mélange gazeux quitte la chambre de mélange par le tuyau 51 et entre, de là dans la tubulure d'admission 52 reliée aux cornues dans lesquelles la distil- lation destructive doit s'effectuer.
Exemple IV.
Dans une variante du procédé, de l'huile de créosote vaporisée est mélangée à du gaz de houille et introduite dans une charge de matière carbonée subissant la distilla- tion destructive dans une cornue verticale. La cornue 54 (fig. 3) et l'évaporateur 55 sont logés dans la maçonnerie de cornue 53. Le gaz de houille et l'huile de créosote sont
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introduits par les tuyaux 57 et 58 à l'extrémité supérieure de l'évaporateur et le mélange gazeux pénètre dans la cor- nue vers son extrémité inférieure par le tuyau 56.
REVENDICATIONS.
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1. Un procédé pour la distillation destructive d'une matière carbonée, qui comprend le chauffage de cette matière dans une cornue et l'envoi à travers ou sur la matière carbonée, pendant la distillation,d'un gaz d'hydrocarbure ou d'un gaz réducteur contenant de l'hydrogène libre et/ou de l'oxyde de carbone, carburé au moyen d'un composé organi- que qui est liquide ou solide à la température normale et qui, à la température de la cornue, est capable de réagir avec la matière carbonée ou avec des produits dégagés de celle-ci par distillation destructive.