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Procédé pour augmenter le rendement en hydrocarbures dans la cokéfaction à haute température des charbons fossiles.
Les- spécialistes du domaine de la cokéfaction des charbons fossiles ont des opinions opposées en ce qui concerne les proces- sus qui influencent le rendement en hydrocarbures liquides.
D'un côté on soutient qu'une grande partie des hydrocarbu- res, en particulier des hydrocarbures de benzol à faible point d'ébullition, se produit par un cracking des huiles de goudron à point d'ébullition élevé,, cracking qui est déterminé à l'en- droit des parois très chaudes de la cornue ou du four, ou encore au contact du coke chaud déjà formé.
D'autres spécialistes estiment que dans la distillation sè- che de la houille, il se forme à l'origine, dans le four chaud, une quantité- notablement plus élevée d'hydrocarbures que celle qu'on retrouve dans le gaz sortant. Une grande partie de ces hy- drocarbures est cependant détruite, dissociée par les hautes tem- pératures des parois du four et dans le canal de sortie de sorte
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que le rendement en produits de valeur se trouve notablement ré- duit,
Il est connu d'alimenter des gaz dans le four de cokéfaction, afin d'augmenter le rendement en hydrocarbures.
Il est également connu d'améliorer les gaz de hauts-four- neaux de fait que ces gaz sont conduits, avec les gaz chauds de fours à coke, dans les chambres de fours à coke.
Dans les deux cas, l'amenée des gaz se produit dans l'espace situé au-dessus de l'alimentation du four.
Il s'est cependant démontré que, de cette manière, le rende- ment en hydrocarbures de valeur ne peut être augmenté que faible- filent, dans la cokéfaction à haute température, par rapport au ren- dement susceptible d'être obtenu dans la cokéfaction usuelle, tandisque l'économie des procédés connus devient douteuse par suite d'un fort abaissement de la concentration en benzol, ce dé- faut est complètement écarté par la présente invention du fait que le gaz est amené pour commencer peu après l'alimentation du four et au, maximum jusqu'à ce que soit dépassée la valeur maximum du dégagement de gaz, cette amenée se faisant par des tuyaux qui pénètrent dans la charge, au voisinage de la sole du four, au travers de la porte du four.
Les gaz peuvent être de composition telle qu'ils ne réagis- sent pas chimiquement avec la charge du four.
De préférence, la quantité des gaz à amener comporte, suivant les conditions de cokéfaction, environ de 10 à 35 % de la quanti- té de gaz dégagée par le processus de cokéfaction. Les gaz peuvent être amenés froids ou légèrement chauds dans le four.
On connaît des dispositifs permettant l'amenée de matières gazeuses aux fours à coke. exemple. Dans un essai en grand, une chambre de four d'une batterie existante de fours à coke a été raccordée à un système de réfrigérants de manière que toute la quantité de gaz développée par la cokéfaction soit aspirée par une soufflerie, soit refroidie
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dans. ce système de réfrigérants et que l'on puisse mesurer les quantités de goudron et de condensat.
La quantité de gaz reçue a été mesurée par compteur à barra- ge. La teneur du gaz en benzol a été déterminée de la manière connue par du charbon actif. Le rendement total en benzol a été calculé de la quantité de gaz et de la teneur en benzol. Le char- bon traité a été.également pesé très exactement.
Deux essais furent faits, dans le four, avec le même type de houille. Le premier essai fut réalisé sans employer l'inven- tion et donne : 1,07 % de benzol et 3,35 % de goudron, calculé sur charbon sec.
Dans le deuxième essai, 25 % de gaz (calculés sur la quan- tité totale de gaz développée) à environ 25 C. furent soufflés jusqu'à obtention du maximum horaire de gaz développé. On obtint 1,23 % de benzol et 4,78 % de goudron.
Il s'en suit que l'excédent de rendement développé par l'in- vention comporte 15 % pour le benzol et 42 % pour le goudron.
REVENDICATIONS.
1. Procédé pour augmenter le rendement en hydrocarbures dans la cokéfaction à haute température des charbons fossiles, dans des fours à chambre, par amenée de gaz dans le four, carac- térisé en ce que ce gaz est alimenté, au début peu après le char- gernent du four et au plus jusqu'à ce que soit dépassée la valeur maximum de développement de gaz, cette alimentation se faisant par des tuyaux qui pénètrent dans la charge, au voisinage de la sole du four et passent au travers de la porte du four.