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Procédé de fabrication d'appareils de prothèse. Convention Internationale.- Demandes de brevets allemands H.158803 IX 1/30 b déposé le 28.2.
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X. 1 59 52 6 if Il Il Il 10.5. et Ho31.175 Il Il il Il 14.12,59.
Dans ces derniers temps,on a employé,au lieu du caout- chouc, des substances susceptibles de polymérisation, telles que les combinaisons viniliques et les combinaisons acryliques, pour la fabrication des appareils de prothèse. On emploie avec avantage comme matière première un mélange d'une substance
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solide polymérisée et d'une substance,liquide, susceptible néanmoins de polymérisation jusqu'à l'état solide, Dans ce more opératoire, on introduit le mélange plastique de matière solide et de matière liquide dans un moule en plâtre, et on le transforme en une pièce moulée désirée, par chauffage à des températures qui peuvent atteindre jusqu'à 150 .
Dans les conditions imposées par la pratique, on s'expose alors au danger que la pièce moulée en résine synthétique présente des endroits troubles ou de couleurs différentes, par suite de l'Accès de l'eau.
Pour écarter d'une manière certaine cette formation de bâches, on a proposé de revêtir de papier d'étain le moule, mais cette façon d'opérer entraînait d'autres inconvénients, surtout une dépense plus grande de temps et de matières.
On a trouvé maintenant un procé dé de fabrication de pièces moulées, de préférence d'appareils de prothèse et en particulier d'appareils de prothèse dentaire, en matière synthétique, grâce auquel on écarte par des moyens simples les inconvénients précités et on exclut sûrement tout changement de couleur de la pièce moulée. Ce procédé trouve son application en premier lieu dans le mode opératoire décrit, dans lequel un mélange plastique d'une substance solide polymérisée et d'une substance liquide susceptible de polymérisation ainsi que des substances auxiliaires usuelles à cet effet est transformé, par traitement thermique, en la pièce moulée désirée.
Conformément à l'invention, avant l'introduction de la matière plastique, on traite à cet effet le plâtre, ou une autre matière analogue qui constitue le moule, par des substances qui fixent l'eau ou par des substances qui, après leur application, forment une pellicule imperméable à l'eau ou la repoussant ; après introduction du mélange dans le moule, on exécute par chauffage la polymérisation qui donne la pièce moulée désirée.
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ans de nombreux cas, il suffit à cet effet de mettre pendant une demi-heure, dans de l'eau à la température de 90 à 100 , le moule en plâtre qui se trouve dans la cuvette. On évite ainsi sûrement une opacité ou turbidité, un changement de couleur ou la formation de taches dans les pièces moulées en résine synthétique.
Des liquides ou des solutions peuvent être employés avec avantage comme substances par lesquelles on -braite le moule en plâtre. On peut ensuite appliquer ces substances facilement au pinceau sur le moule en plâtre, ce qui garantit une répartition uniforme sur toute la surface du moule. On passe évi- demment le pinceau sur toutes les parties du moule, notamment sur toutes les parties qui viennent en contact avec la résine synthétique. Le cas échéant, on répète une ou plusieurs fois le passage au pinceau. Il convient parfois d'attendre un petit moment avant d'introduire la matière plastique, jusqu'à ce que le liquide appliqué au pinceau ait pénétré un peu dans le moule en plâtre ou qu'il ait formé une pellicule continue.
Comme substances qui fixent l'eau et qu'on applique sur le moule en plâtre, on a obtenu des résultats particulièrement'satisfaisants avec des sels capables de fixer l'eau; on badigeonne de préférence le moule d'une solution concentrée de ces sels dans l'eau, dans l'alcool ou un autre solvant analogue. On a obtenu de bons résultats par exemple avec le sulfate de sodium, le chlorure de calcium et l'alun. On a ici le choix, suivant la température appliquée pour la polyméri- sation, entre des sels ayant à un degré différent le pouvoir de fixer de l'eau.
On a constaté en outre que, parmi les substances appropriées pour la mise en oeuvre du présent procédé, les sels
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alcalins ou ammoniacaux d'acides du soufre occupent une place nettement privilégiée, Les solutions de ces sels empêchent d'une façon remarquable un changement de couleur de la résine synthétique. Une seule application de sels alcalins ou ammoniacaux d'acides du soufre exclut déjà. tout changement de couleur de la pièce moulée. De plus, il n'est pas nécessaire d'employer à cet effet des solutions particulièrement concen0 trées; il y a au contraire une marge pour la quantité de sel contenue dans la solution, femme solvants, on emploie par exemple l'eau ou des alcools, de préférence la glycérine.
'En principe, le procédé peut également être mis en oeuvre à l'aide de sels de métaux lourds et d'acides inorganiques du soufre. On peut obtenir ainsi, par l'emploi du sulfate de fer ou du sulfate de cuivre des appareils de prothése en résine' synthétique n'ayant subi aucun changement de couleur. Toutefois les sels colorés des métaux lourds, sels tels que le sulfate de fer et le sulfate de cuivre présentent l'inconvénient qu'on doit se donner relativement beaucoup de peine pour enlever par polissage, après la polymérisation, la couche de séparation, colorée par le sel, qui se trouve entre le plâtre et la résine synthétique.
D'autres sels de mé taux lourds et d'acides inorganiques du soufre présentent, au regard des sels alcalins ou ammoniacaux, l'inconvénient qu'ils sont beaucoup moins solubles et que leurs solutions, par suite de la concentration plus faible, forment une couche moins efficace sur le moule en plâtre.
Les appareils de prothèse en résine synthétique peuvent facilement être retirés du moule en plâtre après l'achèvement du phénomène de polymérisation.
Les impuretés du plâtre qui res tent adhérer à la surface
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des appareils de prothèse peuvent être enlevées par polissage.
Cn a trouvé qu'il y avait un avantage particulier à appliquer encore au pinceau une couche de verre soluble sur le moule en plâtre aprèsqu'on a achevé de le préparer, après l'application des solutions salines. A cet effet, on emploie de préférence une solution de verre soluble particuliè- rement alcaline telle que celle qu'on obtient par exemple à partir d'une solution de 100 parties en poids de silicate de sodium à 32 Bé, 8 parties en poids de potasse caustique et
20 parties en poids d'eau. Cet enduit de verre soluble sèche rapidement et forme alors une couche superficielle lisse sur le moule en plâtre; cette couche facilite beaucoup le travail de polissage de l'appareil de prothèse démoulé et garantit une production particulièrement exacte et fidèle au modèle.
Au lieu de substances fixant l'eau, on peut appliquer aussi au pinceau sur le moule en plâtre des substances qui, après l'application, formant une pellicule imperméable à l'eau ou repoussant l'eau. Ce sont surtout des substances organiques qui entrent en ligne de compte ici, substances telles que celles qu'on emploie comme matières premières dans la technique des enduits et laques, par exemple des graisses et des huiles sapqnifiables telles que l'huile de lin et l'huile d'os, des émulsionneurs des genres les plus divers, des hydrocarbures à point d'ébullition élevé, des éthers et des esters à poids moléculaire élevé, des résines naturelles et des résines arti- ficielles.
Dans l'emploi des moyens cités en dernier lieu, on a obte- nu de bons résultats en appliquant en premier lieu dans le moule en plâtre un liquide qui, tout au moins, a une miscibi- lité limitée avec l'eau et en n'appliquant qu'ensuite la sub- tance qui pratiquement n'est pas miscible à l'eau et qui forme
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une pellicule imperméable à l'eau ou repoussant l'eau. Il est recommandable de prendre des liquides dont le point d'ébullition est plus élevé que celui de l'eau ou des liquides qui, dissous dans l'eau, provoquent une élévation du point d'ébullition. On a obtenu de bons résultats en badigeonnant d'abord le moule en plâtre avec de la glycérine et puis avec des huiles telles que l'huile de lin ou de l'huile d'os.
Le cas échéant, on applique alors encore au pinceau sur le moule, entre ces opérations, une matière liquide susceptible de,se transformer par polymérisation en une substance solide, par exemple un ester de l'acide acrylique. Lorsqu'on emploie le,3 sels absorbant l'eau, une combinaison avec des liquides miscibles à l'eau, par exemple la glycérine, convient également dans certaines circonstances.
A titre d'exemples, on peut indiquer les modes suivants de mise en oeuvre de l'invention,pour le traitement àes moules en plâtre,
1. Badigeonnage avec une solution obtenue par addition de 20 parties en poids de soude caustique à 60 parties eh poids de glycérine;
2. Badigeonnage avec une solution aqueuse saturée de chlorure ferrique ou de sulfate de fer;
3. :Badigeonnage avec une solution de 10 parties en poids de carbonate de potassium dans 60 parties en poids de glycérine avec addition de quelques parties en poids d'eau pour augmen- ter la solubilité;
4. Badigeonnage avec une solution aqueuse concentrée de chlorure de calcium;
5. Badigeonnage avec une solution aqueuse concentrée d'alun ;
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6.
Badigeonnage avec une laque commerciale de phtalate de glycérine, diluée éventuellement avec de l'essence pour faciliter l'étirage;
7. Badigennage avec des alcools, par exemple avec l'alcool amylique;
8. a) Badigeonnage avec de la glycérine, b) badigeonnage avec un ester acrylique monomère, c) badigeonnage avec de l'huile d'os ;
9. Badigeonnage avec une solution de 50 parties en poids de persulfate d'ammonium dans 50 parties en poids d'eau et 60 parties en poids de glycérine;
10. Badigeonnage avec une solution aqueuse concentrée de sulfate de sodium;
11. Badigeonnage avec une solution de 12 parties en poids de thiosulfate de sodium dans 90 parties en poids de glycérine et 10 parties en poids d'eau ;
12.
Badigeonnage avec une solution de 5 parties en poids de sulfate de sodium et 10 parties en poids de potasse caustique dans 60 parties en poids d'eau.
On transforme ensuite par chauffage, par exemple à 100 , en une pièce moulée désirée le mélange plastique d'un produit solide de polymérisation et d'une substance liquide susceptible de polymérisation qu'on a introduit dans le moule en plâtre.
On a constaté en outre qu'il y a un avantage particulier à réaliser le traitement du plâtre par des substances fixant l'eau en ajoutant, lors du délayage ou même avant celui-ci, des substances fixant l'eau soit au plâtre ou à une substance analogue, soit à l'eau qu'on doit y mélanger, en introduisant ensuite dans le moule de plâtre ainsi obtenu le mélange plas-
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tique du produit de polymérisation et de la substance liquide susceptible de polymérisation et en transformant ce mélange, par chauffage, en une pièce moulée désirée.
Dans ce précédé on mélange au plâtre, ou à l'échu avec laquelle on le délaie, des substances inorganiques et (ou) organiques fixant l'eau, par exemple le chlorure de calcium, le chlorure de baryum, le sulfate de sodium, ou le sulfate decuivre et, en outre, des alcools, du glycol, de la glycérine et d'autres substances qui sont, miscibles à l'eau et qui abaissent la tension de vapeur de la solution.
Les quantités de ces substances additionnelles sont choisies entre 1 et 30% et de préférence entre 3 et 10 % On emploie par exemple dans le cas de substances telles que le chlorure de calcium une solution aqueuse de 6 à 8% dans laquelle on délaie le plâtre en poudre, tandis que pour des substances telles que le glycol et la glycérine on choisit avec avantage une addition moins forte, de 3 à 5% environ.
Ce mode d'exécution sera expliqué également dans ce qui suit par quelques exemples:
13. On délaie pour former une bouillie, du plâtre en poudre avec une solution à 8% de chlorure de calcium ou une solution à 8% de chlorure de zinc, et on forme le moule néces- saire en deux pièces. On bourre ce moule d'une pâte épaisse obtenue par le mélange de l'aster méthyle-méthacrylique poly- mérisé, qui est solide, et l'ester méthyle-méthacrylique monomère, qui est liquide; en presse l'une sur l'autre les deux moitiés du moule et on polymérise ensuite à la façon connue, par chauffage, pour produire le produit moulé dur.
Celui-ci présente la couleur naturelle de la résine synthétique, sans changement de couleur ni fonction de taches.
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14. On mélange à sec du chlorure de 'baryum pulvérisé aussi fixement que possible avec du plâtre et on délaie le mélange pour en faire une bouillie dont on forme le moule.
On exécute dans ce moule la polymérisation de la résine syn- thétique comme à l'exemple 13.
15. On délaie du plâtre avec une solution de 5 parties en poids de glycérine pour 95 parties en poids d'eau pour en faire une bouillie avec laquelle on coule le moule. On y exécute la polymérisation de la résine artificielle comme à 1'exemple 13.
Le procédé décrit en dernier lieu entraîne des progrès particuliers dans l'exécution des réparations. Il permet même de supprimer sans difficulté des changements de couleur qui se sont produits dans des pièces moulées mal exécutées. A -cet effet, on encastre l'appareil de prothèse, qui a changé de couleur, à l'intérieur d'une cuvette dans une bouillie de plâtre exécutée, conformément à l'invention, avec addition d'une substance fixant l'eau, et on chauffe, après que le plâtre a fait prise et a durci, par un séjour d'une demiheure dans l'eau bouillante. Apres refroidissement et démoulage, 1'appareil de prothèse ne présente plus de changement de couleur. En outre il ne se produit pas de changements de couleur aprèscoup.
Ce mode d'exécution de l'invention est particulièrement avantageuse également pour la réparation de fêlures et de cassures. On répare à. la façon connue les appareils de prothèse présentant des fêlures ou des cassures en encastrant les parties brisées dans un moule en plâtre et en remplissant de résine synthétique l'endroit brisé proprement dit. Par un traitement thermique, on polymérise la résine synthétique et
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les parties de l'appareil de prothèse s'unissent intimement.
Le plus souvent, on fait subir aux endroits brisés une certaine préparation pour la liaison, par exemple en y pratiquant des entailles en queue d'aronde ou en les rendant rugueux.
Il était nécessaire jusqu'à présent à cet effet de revêtir les parties brisées de l'appareil de prothèse de papier d'étain et d'encastrer l'appareil de prothèse de façon que seul l'endroit brisé, collé à l'aide de cire, était exempt de plâtre.
Mais, si l'on veut travailler sans papier d'étain, on peut, suivant le nouveau procédé, protéger l'appareil de prothèse, contre l'attaque par l'eau au cours de la polymérisation subséquente, attaque qui provoque les changements de couleur, en badigeonnant sur toute sa surface le moule en plâtre achevé d'une solution de chlorure de calcium. Toutefois il faut alors préparer un moule en plâtre en plusieurs pièces pour permettre d'appliquer la solution de chlorure de calcium avec le pinceau. Le mode de mise en oeuvre de l'invention décrit en dernier lieu permet maintenant une autre simplification dans cette direction.
On encastre simplement l'appareil de prothèse brisé à l'intérieur d'une cuvette dans uns bouillie de plâtre renfermant des substances fixant l'eau, telles que le chlorure de calcium et on le chauffe après que le plâtre a fait prise et a durci.
On peut appliquer aussi avec avantage le procédé objet de l'invention en employant,comme matière première pour les pièces moulées, au lieu d'un mélange à'un produit soliae de polymérisation et d'une substance liquide susceptible de polymérisation, uniquement une substance liquide susceptible de polymérisation, par exemple une substance monomère susceptible de polymérisation. @
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Il est évident qu'on choisit parmi les substances à ajouter précitées celles qui, pour l'usage envisagé, sont inoffensives du point de vue physiologique.
On évite sûrement, avec les moyens cités l'opacité ou la turbidité, le changement de couleur ou la formation de taches dans les pièces en résine synthétique. L'emploi de ces moyens ne réclame ni dépense de temps ni habilité particulières. En outre, on peut choisir parmi les moyens précités ceux pour lesquels il ne peut pas être question de frais notables dans la pratique.
REVENDICATIONS.
1. Procédé de fabrication d'appareils de prothèse, en particulier d'appareils de prothèse dentaire, dans lequel on transforme, par traitement thermique, un mélange plastique d'un produit solide de polymérisation avec une substance liquide susceptible de polymérisation en une pièce moulée dé- sirée, caractérisé en ce qu'on traite le plâtre ou une matière analogue constituant le moule par des substances qui fixent l'eau ou par des substances qui, après leur application, forment une pellicule imperméable à l'eau ou repoussant l'eau, et qu'on remplit ensuite le moule avec le mélange plastique, qui est, transformé par chauffage en la pièce moulée qu'on désire.