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Perfectionnements aux constructions navales WILLIAM ISHERWOOD
La présente invention concerne les constructions nava- les et plus particulièrement la construction de cargos ( char- geurs), l'invention ayant pour but dé réaliser une construction moins coûteuse et plus efficace que celles proposées jusqu'à ce jour*
Dans la construction des navires, conformément à la présente invention, les cloisons étanches transversales ou longitudinales,.ou les deux, sont ondulées, les ondulations étant horizontales et s'étendant.d'un .bord à l'autre, tandis qu'une poutre.du type, en I, ayant des surfaces planes non
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perforées, est disposée à chaque point d'intersection des plans des cloisons étanches et supportant celles-ci,
seuls les bords des extrémités de ces cloisons étanches étant fixés bout à bout, de façon étanche, à ces surfaces des poutres.
L'invention est représentée aux dessins ci-joints, dans lesquels les mêmes numéros de référence désignent les mêmes pièces de toutes les figures.
Dans ces dessins : Fig. I est un plan schématique d'un navire comprenant les nouvelles cloisons étanches, transversales et longitudi- nales, objet de la présente invention.
Fig. 2 est une vue partielle en perspèotive représen- tant la liaison entre une cloison étanche longitudinale et une cloison étanche transversale.
Fig. 3, 4 et 5 sont des plans schématiques de navires construits suivant des variantes des dispositions des nouvel- les cloisons étanches, transversales et longitudinales, repré- sentées à la fig. I.
Fig. 6 est une coupe transversale de la moitié d'un navire auquel sont appliquées les nouvelles dispositions de cloisons étanches, transversales et longitudinales, cette coupe passant par 6--6 de fig. I, en regardant dans lo sens des flèches-
Fige 7 est une coupe horizontale passant par 7--7 de fig. 6, en regardant dans le sens des flèches*
Fig- 8 est une coupe verticale passant par 8-8 de fig. 7, en regardant dans le sens des flèches*
Fig. 9 est une coupe vert'icale passant par 9--9 de fig. 6, en regardant dans le sens des flèches.
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Fig. 10 est, à une plus grande échelle, une coupe verticale passant par 10--10 de fig. 6, en regardant dans le sens des flèches.
Fig. 11 est, à une plus grande échelle, une coupe horizontale passant par la ligne 11-11 de fige 6, en regar- dant dansle sens des flèches.
Fig. 12 est une coupe verticale passant par 12-12 de fig. I, en regardant dans le sens des flèches.
Fig. 13 est une vue partielle en perspective analogue à la fig. 2, mais représentant une variante de la construction de cloison étanche représentée par cette dernière figure.
Fige 14 est une coupe horizontale montrant la conti- nuité des couples longitudinaux dans le plan d'une cloison étanche transversale.
Fig. 15 est une coupe verticale passant par 15--15 de fige 14, en regardant dans le sens des flèches.
Fige 16 est une coupe verticale passant par 16--16 de fige 15, en regardant dans le sens des flèches.
Fig. 17 est une coupe horizontale semblable à la fig. 14, mais montrant une variante de la construction repré- sentée dans cette dernière figure.
Fig.18 est une coupe verticale passant par 18-18 de fige 17, en regardant dans le sens des flèches, et
Fig. 19 est une coupe verticale passant par 19-19 de fige 18, en regardant dans le sens des flèches.
La présente invention vise principalement la subdi- vision de la cale d'un navire, au''moyen de cloisons étanches, les unes transversales et les autres longitudinales, pour for- mer les réservoirs habituels lorsqu'il s'agit d'un navire destiné au transport de liquides, ou en soutes lorsqu'il
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s'agit d'un navire transportant un fret autre qu'un liquide, l'invention consistant non seulement en la construction des cloisons étanches individuelles, mais aussi en la construction utilisée dans la région de l'intersection entre une cloison étanche transversale et une cloison étanche longitudinale* En conséquence, la présente invention est applicable aux na- vires à plusieurs baux, et ayant des longueurs- et profondeurs différentes au-dessous des ponts.
L'invention vise aussi les raccords entre les cloisons étanches transversales et les couples longitudinaux du navire, ainsi que le raccord au moy- en de pièces de renforcement montées de distance en distance.
Eh outre, l'ensemble du navire peut être soudé, ou en partie soudé et en partie assemblé au moyen de dispositifs connus en pratique, par rivure par exemple.
Aux fig-. I, 3, 4, et 5, les cloisons étanches longi- tudinales ont été désignées dans leur ensemble par le numéro de référence 2, les cloisons étanches transversales par 3, les couples longitudinaux par 4, et les membrures transversa- les usuelles par 5, le revêtement intérieur du navire étant indiqué en 6. Les membrures transversales peuvent être équi- distantes ou inégalement espacées, pour s'adapter à la- cons- truction désirée pour la charpente suivant les règles de l'art connues. Aux fig. I et 3 il y a plusieurs cloisons étanches longitudinales qui se trouvent sur les côtés opposés de l'axe du navire, tandis qu'aux fig.4 et 5 il y a une seule cloison étanche longitudinale qui se trouve dans le plan passant par l'axe du navire.
Aux endroits où les cloisons étanches, longitudinales et transversales, se coupent, est monté un pilier vertical désigné dans son ensemble par 7' et constitué, comme le montrent les figures, par une poutre
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en 1 dont les ailes supportent les extrémités des cloisons transversales longitudinales, tandis que leurs âmes servent d'appui aux extrémités des: cloisons étanches transversales.
En d'autres termes, une cloison étanche longitudinale est. montée entre les ailes, se faisant face, de deux piliers voisins et fixée à ces ailes, et une cloison étanche trans- versale est montée entre les âmes, se faisant face, de deux piliers voisins, les extrémités des cloisons étanches étant soudées sur les ailes et les âmes respectivement. Si on le juge utile, toutefois, la cloison étanche transversale peut être fixée aux ailes du pilier; dans ce cas la oloison étan- che longitudinale est fixée à l'âme du pilier.
Au lieu de la construction typique constituée par une poutre en I, les piliers peuvent être constituéspar d'autres profilés fa- briqués d'avance et/ou assemblés pour assurer un support unique relativement robuste pour les cloisons étanches, la caractéristique importante du pilier étant la présence de surfaces planes opposées, non perforées, sur lesquelles les extrémités des cloisons étanohes peuvent être appliquées et soudées pour former un joint étanche. Des membrures verti- oales sont indiquées en 8 dans le plan des membrures trans- versales 5, et des pièces verticales de renforcement sont représentées en 9 et se trouvent à mi-chemin' entre les' ex- trémités des cloisons étanches transversales.
La construction représentée à la fige 3 est sem- blable à celle de la fige I, la seule différence notable étant que des piliers tels que 10 ( semblables aux piliers 7 ) remplacent les pièces verticales de renforcement 9 de la fig.1. Il est bien entendu, par conséquent, que la aloi- son étanche transversale centrale est divisée par le pilier
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10 en deux parties II et 12, conformément à la construction de la fig. 3, tandis qu'il n'y a qu'une seule cloison étanche transversale centrale possédant une pièce verticale de renfor- cement 9 d'un coté, conformément à la construction représentée à la fig. I.
Les constructions des fig. 4 et 5 sont analogues, sauf que des piliersdésignéspar 13 ont été ajoutés aux piliers centraux 7 dans la construction représentée par la fig. 5, ce qui fait que toutes les cloisons étanches transversales ont intercostale- une disposition par ra-pport à ces piliers et au revêtement in- térieur du navire, tandis qu'à la fig. 4 il y a des pièces verticales de renforcement 9 d'un côté et sensiblement à mi- ohemin entre les extrémités de chaque cloison étanche trans- versale allant des piliers 7 au revêtement intérieur du navire
La fig.
2 montre en particulier la construction des cloisons étanches et leur liaison avec un pilier au point d'intersection de ces cloisons- D'après cette figure, la cloi- son étanche longitudinale est désignée dans son ensemble par 2, et la cloison étanche transversale est par 3, le bordé du pont étant indiqué par 15 et celui du fond par 16. Le pilier est
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.verticale aonstitué de préférenae par une verticale constitué de préférence par poutr e 'T'"31.; s oudê e à ses extrémités, supérieure et inférieure, au bordé du pont et au bordé du fond respectivement l'âme du pilier représenté se trouvant dans un plan longitudinal du navire, de sorte que les 'ailes se trouvent dans des plans transversaux de celui-ci..
Chaque cloison étanche est constituée par une tôle ondulée ou paroi, composée de plusieurs sections non représentées, mais faciles à imaginer, ces seotions étant établies pour plus de facilité et d'économie dans la fabrication, et étant convena- blement assemblé'es, de préférence par soudure, pour constituer
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l'ensemble de la cloison étanohe, ces sections ayant la'ion- gueur voulue pour aller d'un pilier à l'autre, ou d'un pilier au bordé du navire* Les ondulations sont horizontales et allies peuvent avoir différentes seotions transversales ou différents, contours, bien que l'on ait représenté une forme angulaire sur , les dessins, parce que cette forme se préte admirablement aux applications partiques dans la construction navale, les angles étant obtus,
ce qui facilite le drainage de la charge liquide.
De préférence; les ondulations des cloisons étanohes ne sont pasuniformes sur toute leur longueur de haut en bas; au contraires elles varient graduellement en largeur ou pro- fondeur entre un minimum (près du pont) et un maximum (près du fond du navire, de la manière indiquée, et les distances entre les ondulations, d'un centre à l'autre dans la direction allant du pont au fond, peuvent être.égales ou non, suivant qu'on le juge utile ou nécesaire, En conséquence, les ondu- lations les plus profondes se trouvant près du fond du navire, un supplément de rigidité est donné à la cloison étanche à l'endroit où la pression de la charge liquide est la plus grande.
Les ondulations sont continues sur toute la longueur de la partie principale du corps de la cloison étanche, mais ces ondulations s'arrêtent près du pont et du fond du navire, une partie verticale plane en tôle 17 étant réservée près, du pont, et une partie en tôle sembleble 18 étant réservée près du fond du navire.
ces parties 17 art. 18 se trouvant sensiblement dans le même plan, qui est sensiblement bisecteur par rapport aux ondulations de la' partieprincipale du corps de la cloison étanahe Il peut toutefois .être jugé avantageux, au point de vue pratique et simplicité, de donner une profondeur uniforme aux ondulations, mais cela augmenterait le poids' mort du
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navire en ajoutant un tonnage d'acier qui peut atteindre 40 tonnes-
Les cloisons étanches sont de préférence fabriquées d'avance, pour pouvoir les mettre en place en les laissant descendre, et les fixer aux piliers et au revêtement intêrie.: du navire.
Cette fabrication est telle que les bords ou flancs; verticaux des cloisons étanches viennent buter contre les surfaces respectives des piliers et du revêtement intérieur du navire; et qu'ils sdient fixés à ces surfaces par exemple par uns soudure continue, assurant un joint étanche aux liquj des, Au fond des cloisons étanches longitudinales les ondula.. tions ont une largeur ou profondeur presque, mais non exacteir égaleà la largeur de l'ailedu pilier auquelde fond est fi pour réserver de la place à la soudure, et au fond des cliis sons étanohes transversales les ondulations sont légèrement inférieures à la dimension de l'âme des piliers,
laissant tor juste assez de place entre elles pour que la cloison étanche transversale puisse être soudée sur cette âme. Toutes les cloisons étanches sont soudées sur le pont et sur le revête- ment intérieur du navire, y compris la plaque de fond
Aux fig. 6, 7 et 8, le revêtement intérieur du navi re est désigné par 6; 15 est le pont, 16 le fond du navi 7 est un pilier vertical du type profilé en I; 19 est une cloison étanche transversale, disposée entre ce pilier et le revêtement intérieur; 20 est une cloison étanche transversale analogue allant de ce pilier à un pilier semblable (non re- présenté en raison du manque de place air la figure) et se trouvant sur le côté opposé de l'axe 21 du navire;
2 et 22 sont des cloisons étanches longitudinales, montées en ligne et soudées au pilier 7, mais séparées par celui-ci'. Une
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plaque verticale 30, qui sera décrite d'une façon détaillée plus loin, est représentée disposée dans l'axe 21 du navire, d'un côté de la cloison étanohe transversale 20, à laquelle elle est reliée, le bord libre de cette plaque étant renforcé par une aile 31 et entretoisé par des. supports tels que 32 et 33 par rapport à cette cloison étanche.
Des couples trans- versaux, disposés en ligne, tels que 34 et 35 sont supportés par le pont et le revêtement intérieur du navire, et ils peu- vent se terminer un peu en avant des cloisons étanches trans- versales, comme indiqué, pour laisser un espace tel que36 entre l'extrémité d'un couple longitudinal et la cloison étanche, les extrémités de deux couples longitudinaux en ligne étant assemblées par une plaque 37, passant de façon continue à travers une ouverture telle que 58, pratiquée à- cet effet dans la cloison étanche transversale. Il est évi- dent que les couples longitudinaux peuvent se prolonger jusqu'à la cloison étanche et être fixés à celle-ci en ré- servant ou non, un espace ou une ouverture près de cette cloison étanche.
On remarquera que l'on a représenté en traits interrompus!, à. la figé 7,, une poutre 10, en I, pour indiquer la variante de construction décrite plus haut et représentée à la fig. 3. On utilise de préférence une sou- dure pour fixer chacun des éléments de la construction du navire aux autres éléments,,
A la fig. 9'on voit la cloison étanche transver- sale 20 de préférence ondulée, cette cloison étant continue entre le pont 15 et le bordé 16 du fond, auquel elle est soudée. La pièce verticale de renforcement a un bord découpé pour s'adapter aux ondulations de.la cloison étanche, et son bord opposé porte une aile, ou une autre pièce de constructi
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31.
Cette plaque do ronforcoment peut sa prolonger jusqu'au pont et jusqu'au fond, mais sur cette figure elle est repré- sentée de façon que son bord supérieur 40 se termine un peu en avant du pont, ce bord étant fixé à recouvrement sur une poutre longitudinale de pont 41 portant les plaques trans- versales de renforcement 42 ; le bord inférieur de l'âme 30 se termine et est de préférence fixé sur la plaque 43, d'une plaque longitudinale 44 d'une poutre de fond, à laquelle les plaques transversales de renforcement sont fixées.
Les sup- ports pour l'âme 30 sont représentées en 33 et des supports semblables 46 et 47 sont figurés dans une position telle qu'ils entourent la poutre longitudinale 44, et on voit des supports d'angle 48 et 49 respectivement près des extrémités, supérieure et inférieure, de l'âme 30, mais du coté opposé de la cloison étanche 20.
La forme ondulée des cloisons étanches, telle qu'el- le est représentée et décrite plus haut, est particulière- ment avantageuse en ce qu'elle assure une rigidité supplé- mentaire inhérente à la construction du navire, rendant ainsi inutile l'utilisation de pièces horizontales supplé- mentaires de renforcement entraînant une augmentation du poids mort et du tonnage du navire, la gradation de la pro- fondeur des ondulations, gradation qui est telle que les ondulations les plus profondes se trouvent au fond du navire, assurant une plus grande résistance, en particulier aux pres- sions exercées par une charge liquide.
A la fig. 10 les couples longitudinaux, tels que 35, sont représentés espacés et fixés au revêtement intérieur 6 du navire, et on voit la cloison étanche transversale 20 avec les couples longitudinaux s'arrêtant un peu en avant
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de cotte oloison, mais reliés entre eux par les pièces en forme de plaques telles que 37, avec une soudure continue autour du point d'intersection de chaque plaque avec cette cloison étanohe;
les couples longitudinaux s'engageant dans les ondulations de la cloison étanohe, on remarquera que le revêtement intérieur du navire est renforcé par des couples longitudinaux voisine, c'est-à-dire que les couples longitu- dinaux de rang pair ou impair dépassent les extrémités des couples longitudinaux intermédiaires et renforcent ainsi le revêtement intérieur du navire vis-à-vis des efforts qu'il sup- porte, d'une façon qu'il n'est pas possible d'obtenir aveo les constructions antérieures connues, où les extrémités de tous les couples longitudinaux se trouvent dans un plan transver- sal commun du navire.
Fig. 11 est une coupe horizontale, à une plus grande échelle, montrant la liaison entre un pilier 7, constitué par une poutre en I et les cloisons étanches qui se terminent oontre ce pilier, les cloisons étanches longitudinales 2 et 22 étant soudées sur les surfaces extérieures des ailes de ce pilier, et les extrémités des cloisons étanches transversales étant soudées sur l'âme de ce pilier.
Fig. 12 est une vue analogue à la fig.6, mais: prise en travers du navire à mi-chemin entre deux cloisons étanches transversales voisines, ceci ayant pour but de montrer la oharpente transversale d'un réservoir. Cette coupe passe par 12-12 de fig. 1 et, sur cette figure, 8,8' représentent les âmes verticales qui se trouvent sur les cotés opposés du ré- servoir 80, et sur l'âme 8 sont fixés, par soudure, des cou- ples longitudinaux 35, se prolongeant de façon continue à tra- vers cette âme, qui est entaillée, par exemple en 50, pour
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laisser passer ces couples.
Les âmes opposées 8, 8' sont convenablement reliées par les entretoises 51, 52 et 53, et sur la partie arrondie de la construction se trouve un sup- port 54 reliant l'âme, le long du flanc du navire, à l'âme transversale de fond 5. Ces âmes peuvent être convenablement renforoées, par exemple par les bords à ailes, tels que 55.
Les extrémités, supérieure et inférieure, de l'âme verticale, fixée à la cloison étanche longitudinale 2, comme le montre la fig. 9,.se terminent un peu en avant du pont et du fond, mais elles recouvrent ou rejoignent bout à bout les âmes transversales, supérieure et inférieure, 61 et 5, les ouver- tures de drainage et de ventilation, telles que 56 étant pratiquées dans les coins de ces dernières âmes, entre la cloison étanche longitudinale et le pont ou le fond du navi- re, ou les deux. Pour augmenter la rigidité, un support supérieur d'angle 57 et un support de fond semblable 58 peuvent être disposés dans les plans transversaux des âmes d'aile, mais du côté opposé de la cloison étanche longitu- dinale 2.
Des couples longitudinaux 59, de rigidité renfor- cée, peuvent être montés au fond du navire, et des couples longitudinaux 60, de rigidité relativement moindre, sont montés sur le pont. Lorsqu'il n'y a qu'une cloison étanohe centrale (comme à la fige 4) l'âme d'aile sera analogue à l'âme 30 de la fig. 9, sauf qu'elle se prolongera jusqu'aux couples longitudinaux du pont et du fond, comme dans la pratique usuelle.
La construction représentée à la fige 13 est quel- que peu semblable à celle de la fig. 2, la principale dif- férence étant qu'il n'y a pas de cloison étanche longitudi- nale, de sorte que cette vue peut représenter la construction
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d'un pilier intermédiaire 10, comme celui de la fig. 3, ou une construction semblable, dans laquelle la cloison étanche longitudinale ondulée n'est pas nécessaire. Des cloisons étanches de subdivision pourraient être avantageusement dis- posées transversalement ou longitudinalement dans le navire et avec une étendue telle qu'elles constituent sûrement un pilier de support intermédiaire; dans ce cas la construction représentée à la fig. 13 serait particulièrement utile, soit pour un fret liquide, soit pour un paquebot, ou un chargeur de messageries.
Bien que pour les messageries la cloison étanohe ondulée puisse former des espaces morts, la perte de place ne serait cependant pas plus grande que oelle détermi- née par le renforcement habituel nécessaire. On a représenté également un fond intérieur 65, espacé du bordage 16 du navire par la poutre longitudinale 66 et la paroi de subdivision transversale 67, le pilier 10 allant seulement du pont au fond intérieur.
L'espace compris entre les fonds contient des couples longitudinaux, l'un supérieur et l'autre inférieur, 68 et 69 respectivement, ces couples pouvant toutefois être individuellement moins rigides que les oouples longitudinaux 59, représentés à la fig. 12, et s'arrêtant un peu en avant de la paroi de subdivision transversale 67, mais étant reliés entre eux par des plaques qui traversent cette paroi de façon continue et y sont soudées, comme indiqué. D'autre part, les deux couples longitudinaux 68 et 69 peuvent être reliés entre eux par une seule plaque, au lieu de deux comme représenté, cette plaque unique passant toutefois également, de façon continue, à travers la pa.roi, à laquelle elle est soudée.
Alors que le pilier, constitué par une poutre en I, représenté à la fig. 2 va jusqu'au bordé du fond du navire,
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à la fig. 13 ce pilier s'arrête sur un fond intérieur. En outre, dans la construction de la fig. 2, il y a deux aloi. sons étanches, l'une longitudinale et l'autre transversale, qui se ooupent ou se renoontrent sur un pilier de ce genre, tandis qu'à la fig. 13 aucune cloison étanche longitudinale n'est représentée sur un pilier de ce genre. La suppression d'une cloison étanche longitudinale est utile pour les navi- res destinés à transporter des charges autres que des liqui- des.
Il est dono évident que des navires peuvent être cons- truits pour des chargements combinés de fret solide et de liquide; dans ce cas les cloisons étanches longitudinales peuvent n'être nécessaires que dans certaines parties du navire, tandis qu'il n'y en a pas dans les autres parties*
En utilisant les ensembles de piliers décrits ci-dessus en combinaison avec les cloisons étanches ondulées, longitudinales et transversales, il est possible de réaliser une éoonomie considérable sur le poids de l'acier entrant dans la construction du navire. En d'autres termes, dans un navire dont le poids mort est de 15.000 tonnes, on estime que l'on pourrait économiser environ 300 tonnes de métal.
Cette éoonomie est due à ce que le poids total des cloisons étanches ondulées est inférieur au poids brut de la charpen- te du type dont il s'agit .
Les fig. 14 à 19 -,:font des vues de variantes de l'as- semblage, au moyen de plaques, des extrémités des deux cou- pies longitudinaux disposés en ligne; 6 désigne le revête- ment intérieur du navire, et 3 la cloison étanohe transver- sale. Aux fig. 14 à 16 les couples longitudinaux disposés en ligne, constitués par des profilés en U ou autres, sont indiquées en 75 et 76, leurs extrémités étant prolongées
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jusqu'à la cloison étanche et soudées sur celle-ci, les coins de ces couples longitudinaux voisins du revêtement intérieur étant coupés pour donner naissance à des ouvertures de drai- nage ou de ventilation.
La cloison étanche comporte une ou- verture permettant juste le passage de la pièce 78, appliquée contre les couples longitudinaux, et soudée à l'endroit où elle traverse de manière continue la cloison étanche sans interruption. La plaque 78 a une forme généralement triangulai- re, son grand coté 79 se trouvant sensiblement dans le prolon- gement, mais étant, ( en vue de la soudure ), légèrement espacé du bord libre tel que 80 des couples longitudinaux, la largeur de cette plaque étant telle qu'elle se prolonge sensiblement jusqu'aux ouvertures 77.
La construction représentée aux fig. 17 à 19 est analogue, sauf que les extrémités des couples longitudinaux 85 et 86 s'arrêtent un peu en avant de la cloison étanche 3, les coins extérieurs de ces couples étant coupés de la façon indiquée en 87, et la piéce 88 en forme de plaque ayant la forme d'un losange, une diagonale de cette plaque se trouvant , sensiblement dans leplan des bords libres 89 des couples longitudinaux disposés en ligne, tandis que l'autre diago- nale se trouve dans le plan de la cloison étanche.
En d'autres termes, la plaque 78 représentée à la fig. 14 est sensible- ment égale, quant à sa forme et à ses dimensions, à la moitié de la plaque 88, celle-ci traversant la cloison étanche 3 sans interruption, en s'y adaptant étroitement, et étant soudée sur cette cloison ppliqués contre la surface des couples longitudinaux 85 et 86, près des pans coupés de 87, mais à recouvrement par rapport à ceux-eie En se terminant un peu en avant de la cloison étanche, ces couples longitudinaux
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forment des ouvertures telles que 90
Ces plaques constituent un perfectionnement marqué par rapport à la construction à barre postérieure du brevet cette barre postérieure étant fixée à la fois au couple lon- gitudinal et au revêtement intérieur du navire.
Conformément à la présente invention on peut obtenir sensiblement le même effet qu'avec la construction précitée sans perte de rigidité, en montant la plaque en question à une petite distance du revêtement intérieur. Cette plaque, dont la largeur au centre est sensiblement la même que la profondeur des couples longi- tudinaux, peut être appliquée à .plat sur les couples longitu- dinaux et maintenue entre les limites de leurs bords, comme le montre la fig. 14, ou bien elle peut être fixée de champ sur le bord intérieur des couples longitudinaux, de façon à se trouver en dehors des limites de ces couples, comme le montrent les fig.
2, 7,9 et 13, .ou bjen ellepeut être appliquée à plat sur les couples longitudinaux, certaines de ses parties se trouvant toutefois à la fois à l'untérieur et à l'extérieur des limites des couples longitudinaux, comme le montre la fig. 17.
De toute façon, la plaque en question passe d'une seule pièce, ou sans interruption, à travers une ouverture pratiquée à cet effet dans la cloison étanche, mais elle est soudée sur cette cloison tout autour de cette ouverture, dans le. région d'inter- section, cette cloison étanche se prolongeant, sans être cou- pée, à partir de l'ouverture de la plaque (38 à la fig. 6) jusqu'au revêtement intérieur, et la liaque étant soudée ou fixée rigidement, de toute autre façon, aux couples longitudi- naux.
Il en résulte une construct on assurant une rigidité adéquate au navire pour lui permettre de résister aux mouve.
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mente de cintrage et/ou d'affaissement au centre, cette rigi- qui est dite n'étant pas inférieure à celle obtenue avec la construe- tion à barre postérieure du brevet ci-dessus.