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PROCEDA ET! APPAREIL- ;POUR LE NETTOYAGE DES: FIBRES.
La présente invention se rapporte à un procédé pour préparer pour le commerce de longues fibres végétales,.et plus particulièrement pour débarrasser les fibres recherchées des matières pulpeuseset autres.. incluses. dans les constituants naturels d'un corps de matière végétale brute contenant les fibres désirées, ainsi qu'à un appareil permettant d'effectuer cette opération de nettoyageo.
Bien que la présente invention se soit révélée comme particulièrement convenable dans la préparation; des fibres du. bananier textile pour leur vente à-l'état de chanvre de Manille, le procédé et l'appareil qui en font l'objet con- viennent également pour le traitement de fibres analogues présentes dans d'autres types de matières végétales, par exemple le sisal; la ramie et le maguey, et;
d'une façon géné-
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rale pour le traitement de fibres de l'espèce de celles qu'on trouve dans les feuilles ou, tiges naturelles en filaments sensi- blement parallèles et qu'on désigne communément sous l'appellation , de faisceau fibro-vasculaires, chacun étant composé de cellules fibreuses distinctes qui se recouvrent entre elles à leurs bouts pour former par leur ensemble une fibre de longueur considérable..
L'une des fibres bien connues de cette espèce est le chanvre de Manille, qu'on tire des tiges de l'abaca, plante qu'on cultive beaucoup aux Philippines.. La nature de l'abaca et la façon dont lesfibres y sont réparties sont bien connuesdes tech- niciens compétents, et l'on pourra se référer à la description qui en est faite dans le Bulletin N 1 du " Fibre Standardization Board of the Department of Agriculture and Naturel- Re source s of the Goverm- ment of the Philippine Islands, sous le titre " The Standard Grades of abaca ", par MM. Saleeby, Manille, Bureau- of Printing, 1930.
La tige est botaniquement dénommée " fausse tige " parce qu'elle se compose simplement, dans la plante adulte, d'un groupe de t. gaines en forme de croissant chevauchant les unes sur les autres tout autour d'un noyau central. Dans chaque feuille-gaine les fibres sont orientées à peu près parallèlement les unes aux autres le long de sa région ex- térieure. Le restant de la gaine est constitué par des tissus sans fibres et d'autres fibres fines trop peu résistantes à la traction pour satisfaire aux besoins du commerce, tous éléments qu'il est nécessaire de séparer ou de débarrasser desfibres désirées en vue de préparer celles-ci pour la vente.. On connaît cette opération sous le nom d'opération de nettoyage, et c'est ainsi qu'on l'appellera dans ce qui suit.
Comme la qualité de la fibre et par conséquent, dans une large mesure, sa valeur commerciale dépendent de la perfec-- tion de l'opération de nettoyage, il est évident qu'un procédé et un appareil qui assureraient un nettoyage uniforme et parfait @erait d'une valeur inestimable pour la technique.. A l'heure actuelle
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les opérations de nettoyage ne sont pas uniformément satisfai- santes, et la proportion de fibres de qualité médiocre existant uniquement en conséquence de la perfection insuffisante de l'opération de nettoyage est'considérée comme inutilement élevée par ceux qui s'intéressent à la prospérité de l'industrie considérée, et il s'ensuit que les cours clam qualités supérieures sont eux aussi inutilement élevés..
Un autre procédé couramment employé pour nettoyer la fibre de l'abaca implique une opération de grattage effectuée sur la partie extérieure de la feuille-gaine (, dite "tuxy"). L'appareil employé pour cette opération est un bloc fixe contre lequel une lame rigide est serrée par un ressort ou par un poids. On glisse la partie extérieure de la gaine sur le bloc entre ce dernier et l'arête de la lame, ce qui produit un effet de grattage.. Cette opération de grattage est satisfai- sante pour la production d'une fibre de Il qualité excellente "à condition que le " tuxy " soit gratté uniformément, mais l'obtention de ce résultat dépend d'un réglage constant de l'appareil auquel on ne parvient qu'en sacrifiant la rapidité et qui exige un soin vigilant de la part de l'opérateur..
Comme l'opération de grattage s'effectue généralement àla campagne, cet appareil est extrêmement rustique et le soin nécessaire est plutôt une exception que la règle. De grandes quantités de fibres qui seraient d'excellente qualité si elles étaient bien nettoyées doivent, après traitement dans ce type d'appareil, être classées dans des.catégories infé- rieures. De plus, un tel appareil exige la préparation d'un " tuxy car il ne fonctionne pas comme il faut si l'on conserve a,la j, gaine toute son épaisseur.
Une autre forme de nettoyage comporte un battage de la feuille-gaine dans un batteur mécanique. L'emploi de ce type d'appareil présente les inconvénients insurmontables que ce dernier
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tend à briser les longues fibres par suite d'une trop forte pression et de laisser intactesles fibres plus courteset plus faibles en les joignant aux fibres fortes désirées bien qu'elles n'aient pas été convenablement nettoyées 1'inclusion . ,, de fibres faibles dans le produit, en diminuant la résistance moyenne de la fibre, est en elle-même et par elle-même indési- rable, et lorsque de surcroît le nettoyage de la fibre laisse à désirer, la qualité du produit est sensiblement abaissée.
En conséquence, la présente invention a pour objet essentiel l'obtention d'un haut rendement en fibre de "qualité excellente" a partir de gaines aptes à en fournir, et cela par l'utilisation d'un appareil qui effectue l'opération de nettoyage d'une manière uniformément excellente.
L'invention vise également à réaliser un appa- reil s'accommodant automatiquement et sans interruption de l'épaisseur complète desgaines naturelles qu'on y introduit successivement..
D'une façon générale, la présente invention se rapporte à la préparation par nettoyage ou séparation de fibres végétales longues de l'espèce décrite, par une opération con- sistant à soumettre la t, surface d'un corps de matière végétale, renfermant les fibres, au choc d un courant de liquide assez puissant pour que les fibres soient complètement nettoyées et même, si l'on veut, pour que les fibres courtes, faibles et in- désirables soient complètement éliminées ou. arrachées.
Pour la mise en oeuvre de la présente invention et en utilisant une forme de choc de l'appareil il n'est plus nécessaire de préparer des " tuxies D" comme l'exige au préalable le procédé de nettoyage par grattage, car la gaine peut être traitée en une seule opération de nettoyage dans toute son épaisseur naturelle et les fibres d'une feuille-gaine tout entière peuvent si l'on veut être conve- nablement nettoyées en une seule opération.
De même, lorsque le
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nettoyage s'effectue suivant la présente invention, on évite complètement toute rupture ou autre détérioration des,grandes fibres comme cela se produit dans l'opération de battage mécanique , et un réglage convenable de l'appareil permet d'éliminer des. fibres désirées celles qui sont faibles en mêmetemps que la masse du. tissu non fibreux.
D'autres particularités et fins de la présente invention ressortiront de la description ci-après d'un appareil préféré pour la mise en oeuvre du présent procédé au cours de la- quelle an se réfèrera aux dessins ci-joints dans lesquels :
La fig.. 1 représente une tige d'abaca;-
La fig.. 2 en est une coupe suivant la ligne 2-2 de la fig.. 1;
La fig.. 3 est une vue perspective à échelle agrandie d'un tronçon de gaine élémentaire suivant la fig. 2;
La fig.. 4 montre schématiquement une feuille-gaine traversant un laminoir;
La fig.. 5 est une vue en plan de l'appareil suivant l'invention, certaines parties étant arrachées et d'autres représen- téesschématiquement;
La fig.. 6 est une élévation latérale de l'appareil représenté à la fig.. 5, l'enveloppe étant en partie arrachée;
La fig.7 est une vue perspective de la partie prin- cipale .de la machine, certaines parties étant arrachées et d'autres représentées schématiquement, la roue de travail principale'occupant une position autre que celle que montrent les figs,. 5 et 6;;
La fig.. 8 est une élévation en bout de l'appareil représenté à la fig.. 5, certaines parties étant ici encore arrachées;
La fig. 9 montre en élévation avec; coupes partielles une partie de l'appareil;
La fig.. 10 est une vue en.plan de la roue de travail- dans une position autre que celle représentée aux figs.. 5 ou.7
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La fig. 11 est une coupe d'un détail de la roue dans une autre position;
La fig. 12 est une vue en élévation sché- matique de la roue de travail ;
enfin,
La fig. 13 montre en coupe un détail de la construction d'un élément du mécanisme d'alimentation de l'appareil.
Comme on le voit aux figs.. 1 à 3, la tige de l'abaca comprend une série de gaines en croissant 2 imbriquées les unes dans les autres et dont une est représentée en coupe à la fig. 3.. Les gaines 2 sont disposées, dans la tige de la plante adulte, autour d'un noyau central comme le montre la fig.. 2.
La plante une fois coupée et la tige sec- tionnée à une longueur convenable prédéterminée, on sépare les gaines les unes des autres et du noyau 3 soit à la main comme à l'ordinaire, soit par une opération mécanique cen- trifuge qui fait l'objet d'une demande de la même demande-
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reste, n 3 10 ' 2 , o.. , 'je 0 e,rl-U i ci -10 -
On aplatit ensuite chaque élément, de pré- férence en le faisant passer a travers un train de laminaire
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ainsi qu'il est représenté schérùatil1uer..1ent a la fig.. 4,. Une pression aux cylindres de l'ordre de 14,0 kg/cm2 convient.
On procède alors à l'opération de nettoyage, afin d'isoler et de débarrasser les @iverser fibres désirées, qui courent le long de la partie naturellement extérieure de l'élément, des tissus pulpeux et non fibreux contenus dans la région intérieure de l'élément naturel..
On effectue cette opé- ration de nettoyage de préférence en fixant par l'Un de ses bouts l'élément aplati et dirigeant ensuite un courant trans- versal d'eau sous une pression supérieure à 35 kg/cm2 contre une surface exposée de l'élément, de préférence sa surface dure extérieure naturelle, et en déplaçant le courant progres- sivement et de préférence uniformément le long de cet élément
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et uniquement en s'éloignant de l'extrémité immobilisée, la partie de l'élément sur laquelle on.agit étant soutenue par une surface '. d'appui ou. chicane.
Pour que l'opération puisse s'effectuer d'une manière continue il est préférable de faire avancer les élé- ments aplatis et rangés cote à côte, perpendiculairement à. la direction générale des fibres, à la rencontre et perpen- diculairement au déplacement du point d'impact d'un-courant d'eau, ce point d'impact décrivant un: mouvement relatif cy- clique en travers d une chicane.
On comprendra mieux ce qui se passe en se ré- férant aux figs. 5 à 13 des. dessins ci-annexés.-,montrant un appareil pour la mise en oeuvre du procédé, appareil qui se compose essentiellement d'un mécanisme transporteur amenant à la machine les gaines aplaties, un mécanisme agissant sur la substance amenée, un appareil amenant à ce mécanisme de l'eau au autre fluide sous pression, enfin un mécanisme trans- porteur pour évacuer les fibres nettoyées..
Le mécanisme d'alimentation comprend de pré- férence un transporteur à bande sans fin horizontale,, indiqué en A, destiné à recevoir des éléments..aplatis de matière vé- gétale, comme des. bandes de gaine, disposés horizontalement et. si l'on veut cote à cote. Le transporteur A débite la matière dans la direction de la flèche marquée sur la fig. 6 de façon telle que l'un des bouts des éléments-passe sur ume bande trans- porteuse auxiliaire C tandis que l'autre bout, dépassant le bord du transporteur A, s'avance entre deux chaînes sans fin formant mécanisme d'alimentation à friction-et indiquées dans leur ensemble en B.
Les transporteurs B et C acheminent la ma- tière dans la même direction et le mécanisme B pince L'un des bouts des bandes de matière, si bien que celles---ci sont trans- féréesd'une extrémité à l'autre de la machine jusqu'à ce qu'elles soient sectionnéespar l'action d'un couteau trans- versai à l'autre extrémité de la machine,. La substance nettoyée
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est ensuite évacuée par un transporteur à bande sans fin D, orienté perpendiculairement à l'appareil et supportant les fibres nettoyées par leur partie médiane lorsqu'elles sont sectionnées, tandis que les bouts par lesquels elles étaient retenues sont déchargés à l'extrémité postérieure de la machine.
Ces mécanismes d'alimentation seront décrits plus complètement dans ce qui suit, mais on conçoit que les bouts des bandes de matière opposés à ceux que pince le mécanisme d'acheminement B sont plus ou moins traînés à travers la machine., Lorsqu'ils s'échappent de la bande transporteuse auxiliaire C , ils viennent reposer sur une surface semi-cylindrique 10 formée dans le bâti 8 de la machine et dont une partie joue le rôle de chicane.
.-La surface semi-cylindrique ou chicane 10-est coaxiale à un arbre de commande principal 12: monté en vue de tourner dans des paliers appropriés 13 et 14 du bâti 8. On conçoit que l'arbre 12-peut être attelé, à l'extrémité qu'on voit arra- chée à la fig.. 5, à une source quelconque, non figurée, de force motrice.
Sur l'extrémité intérieure de l'arbre 12 est calée une roue E d'une configuration originale. Considérant les figs. 7, 10 et 11, cette roue comprend une tête creuse 21 dont la surface extérieure forme une partie de la périphérie de la roue. Cette tête creuse 21 présente un orifice d'entrée 23 et, dans la face 22, un étroit orifice de sortie 24 orienté paral-- lèlement à l'axe de l'arbre 12. Lesparois de la tête, qui forme un étroit passage aboutissant à l'orifice 24 forment un certain angle avec un plan tangentiel à la périphérie de la roue, comme on le voit de façon plus détaillée sur la fig.ll.
La tête 21 est montée de façon amovible sur la roue E, ce qui permet de la remplacer par d'autres têtes à- buses de largeurs différentes, ou dont les passages aboutissant
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à l'orifice ont une obliquité légèrement supérieure ou inférieure, ou différant à la fois par leur largeuret leur obliquités
Da roue E présente une partie périphérique en:. forme de surface cylindrique 30 qui s'étend vers l'arrière de la tête creuse 21 sur une distance angulaire d'environ 180 . Cette surface 30 est déportée comme on le voit sur lafig.10 de façon qw!elle ait une forme hélicoïdale sur une surface cylindrique parallèle à l'axe de l'arbre 12..
Cette surface semi-cylindrique 30- est étançonnée par un rais 33 et par une plaque semi-circulaire qui occupe les 180 restants de la roue, tous deux étant reliés au moyeu de la- dite roue.
Cette roue E est destinée à tourner au voisinage et dans le sens transversal d'une chicane cylindrique 10,,de manière à.. agir sur la substance acheminée tandis que celle-ci est entraînée au-dessous de la roue E et entre celle-ci et la chicane 10 par le mécanisme transporteur B.. A. cet effet, la roue E est agencée en vue de tourner sans interruption de droite à gauche considérant la fig. 7 et par conséquent de s'éloigner du mécanisme d'alimentation B tandis qu'elle balaye la chicane voisine 10.
L'intervalle entre l'orifice 2 et la chicane 1o est faible, et c'est pourquoi il est préférable de munir la roue E':d'un guide d'alimentation 35 qui forme non seulement une hélice mais aussi une spirale s'étendant de droite à gauche, sansidérant la fig. 7, sur un arc d'environ.360 . Ce guide d'alimentation est re- présenté schématiquement en élévation de face à la fig. 12, Il.se termine à son extrémité intérieure par une tige 36 orientée dans la direction du transporteur A et radialement jusqu'à ume pointe 37 concentrique à l'axe de l'arbre 12 légèrement surélevée par rapport au plan de la bande transporteuse A. La pointe .37 tourne donc avec la roue E sans décrire cependant de mouvement périphérique..
Il va sans dire que cette tige 30 est représentée brisée sur la fig. 10.
Ce guide hélico-spiroïdal 35 contribue à rabattre progressivement
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la feuille-gaine contre la chicane 10. avant l'instant où elle atteint la zone de déplacement de l'orifice 24, du fait qu'à mesure que leséléments de matière avancent sur le transporteur A leur partie centrale passe sous la pointe 37, et comme la roue E est destinée à tourner ,sans interruption, lesparties centrales sont graduellement sollicitées vers le bas en direction de la chicane 10 par la tige 36 et.le guide hélico-spiroïdal 35 à mesure qu'elles approchent de la surface semi-circulaire 30 de la roue E, puisque la distance radiale entre le guide 35 et un point, déterminé de la chicane 10 décroît au fur et à mesure que la roue E tourne La pesanteur contribue, certes, à cette déflexion des éléments vers la chicane 10,
et l'on peut supprimer le guide 35, mais il n'en est pas moins utile pour empêcher les bandes végé- talesd'être emmêléespar la roue E.
Comme le montrent les fig.. 7,10 et 11, le guide 35 est fendu afin de permettre le passage d'un couteau 40, monté à demeure sur la tête 21 Ce couteau 40. est placé sensiblement à l'une des extrémités de l'orifice 24, et il coopère avec la chi- cane 10 pour tailler longitudinalement dans la masse de matière végétale à chaque révolution de la roue e.
La tête 21 que porte la roue E présente une série de dents 41 orientées périphériquement et saillant radialement pla- cées immédiatement à la suite de l'orifice 24 et indiquées par les traits parallèles qu'on voit sur la fig.10. Ces detts sont destinées à agir à la façon d'un peigne pour plaquer progressi- vement la partie nettoyée des fibres contre la chicane d10 au passage de l'orifice à travers la matière introduite.
Gomme on , le voit sur la fig..ll, la surface semi-cylindrique 3Q s'étend à partir d'un point situé immédiatement en arrière des dents 1,
Afin d'empêcher la matière de se lover sur l'arbre 12 après avoir quitté la zone d'action de la surface semi-cylindri- que 30 on a prévu une série de chevilles 42 plantées dans la plaque semi-circulaire 34 et orientées axialement, chevilles qui sont
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destinées à maintenir les fibres à.l'écart de la roue E jusqu'à ce qu'elles se trouvent largement en dehors de la zone qu'elle balaye..
Pour amener l'eau à-l'orifice 24 on a prévue comme le montre le dessin un réseau de conduites.qui comprend comme élément l'arbre 12, évidé à cet effet comme le montre em 50 la fige. 10. L'extrémité de l'arbre creux 12 est reliée au. raccord d'arrivée 23 de la tête 21 par une conduite 51 ( figs.
5 et 7 ) qui tourne avec la roue E.
L'eau est admise,.dans l'arbre creux 12 par une monture 52 ( fig, 10, ) comportant des bojtes d'étanchéité con- venables 53,53 à travers..des trous radiaux 54, 54 aboutissant à la cavité axiale de L'arbre;12.
L'eau est amenée sous pression à la monture 52 par la conduite 55 ( fig. 5 et 7 ) par des organes appropriés tel que la pompe à débit constant 56, représentée schématiquement à la fig. 5..
Afin d'interrompre 1.'arrivée de l'eau à l'orifice 24 à des intervalles déterminés à chaque révolutiom de l'orifice on a interposé entre la pompe 56 et,,la monture 52 une soupape logée dans une chapelle 57. Une telle soupape peut être d'un type convenable quelconque, par exemple du: type à ressort de compression,. Comme on a indiqué qui'on peut utiliser une 'pompe à débit constant telle que 56, il est nécessaire de prévoir un artifice pour absorber le débit de la pompe pendant les périodes où la soupape 57 est fermée.
Bien qu'on puisse résoudre la ques- tion en déviant le flux vers une conduite montée en, by-pass sur la pompe ou se déversant au dehors, on a trouvé convenable, pour des considérations d'économie, d'interposer un accumulateur entre la pompe 56 et la soupape 57., Cet accumulateur a été re- présenté sur les dessins sous xxx forme d'une paire de chambres à air 58 communiquant convenablement à leur sommet, comme le montre la fig.. 5, avec un réseau d'air comprimé ( non figuré ) par l'intermédiaire d'une conduite il 59,et de la vanne 60.
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La soupape 57 est construite de façon qu'elle s'ouvre et se ferme automatiquement.. Si l'on se rapporte à la fig. 9, cette soupape est actionnée par une tige 61 qui monte et descend sous l'action d'une came 6.2 monté sur un arbre 63 et agissant sur un galet de came 64 monté sur la tige 61.
L'arbre 63 est monté sur le bâti 8 de la machine dans un palier convenable 66 ( fig. 5 ), étant entendu que lorsque la came 62 se trouve dans la position que représente la fig. 9 la sou- pape 57 est fermée. Comme un va l'exposer dans ce qui suit, le mé- canisme de la carie commanant la soupape est étudié de façon qu'il produise l' ouverture de cette dernière pendant la fraction de cha- que révolution de la roue E durant laquelle l'orifice 24 balaye la chicane 10 en s'éloignant du mécanisme d'amenée B.
Afin de cuntenir l'eau qui s'échappe de l'orifice 24 contre la chicane 10 on peut monter, en face de la roue E, une enveloppe convenable 68 destiné à diriger l'eau vers une conduite de déver- semenmt tandis qu'elle remunte le long de la chicane 10.
Revenant aux mécanismes transporteurs, le transporteur d'amenée A est du type classique à bande sans fin et comprend deux ou plusieurs telles bandes passant autour d'un rouleau 70 calé sur un arbre 71 monté dans des coussinets logés dans un support 72 solidaire du bâti 8 et dans ce dernier lui-même.
Les bandes sans fin du transporteur A sont représentées au nombre de deux et sont a distance l'une de l'autre afin de per- mettre le passage de la bande transporteuse auxiliaire G autour du rouleau 70. Comme on le voit sur la fig. 5, la bande/transporteuse 0. traverse l'enveloppe 68 et le bâti de la machine pour aboutir à la poulie de renvoi 73 montée sur le bâti 8.
Le mécanisme d'alimentation B comprend deux dispositifs articulés sans fin montés respectivement sur les poulies 84,
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85 et 86,. 87Comme on le voit sur la fig. 13, chaque maillon de la chaîne supérieure présente une partie saillante à section en V, et chaque maillon de la chaîne inférieure présente une dé-- pression en V correspondante.. Les-maillons de chaque chaîne sont assemblés par des axes 88.
Leschaînes sont montéessur les poulies. 84, 85, 86 et 87 en vue de passer autour, dans des rainures circonférencielles de cespoulies, des dépressions étant prévues dans les- brides la-- térales de ces poulies pour recevoir les.. axes 88. La chaîne supé- rieure est supportée à son brin de retour par des rouleaux de sou- tien 89..
Afin que les maillons des deux chaînes soient mainte- nus en engrènement solide pendant leur déplacement dans le sens de l'avancement de la matière le bâti de la machine est muni d'une série de rouleaux fixes 76 dont l'un est visible dans la par- tie arrachée du bâti qu'on peut voir sur la fig.. 6,. Ces rouleaux 70 sont fous et placés immédiatement au-dessous du brin supérieur de la chaîne inférieure.. Chacun des. rouleaux 76 coopère avec; un rouleau 77 monté au-dessus de lui en vue de coulisser verticale- ment sur une broche 78, et un ressort 79; le sollicite vers le bas.
Le rouleau 77 est placé de manière qu'il presse sans interruption la chaîne supérieure du mécanisme d'alimentation B contrairement à la réaction du rouleau 76 situé en dessous.. Les rangées de rouleaux 77 et 76 dont échelonnées à de faibles intervalles tout au long des parties où les deux chaînes agissent conjointement dans leur trajet..
Le mécanisme transporteur D est un simple transpor- teur à câblé orienté dans le sens transversal de la machine.. On l'a représenté schématiquement aux figs.. 5 et 6 comme passant au- tour de six poulies convenablement montées à des emplacements ap- propriés. Quatre de ces poulies sont représentées en 90, 91, 92 et 93 à la fig.. 5, et une cinquième poulie est indiquée en 94 sur la
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fig. 6.. Quant à la sixième poulie, elle se trouve cachée au- dessous de la poulie 90 sur la fig. 5.
Pour entrainer les transporteurs A, B et C, la roue E, et actionner la soupape 57, le tout en liaison ciné- matique, des mécanismes sont tous commandes par l'arbre prin- cipal 12. A cet effet, ce dernier est pourvu d'une roue dentée 100. ($pignon ( fige.. 5 et 8 ) reliée, par un train réducteur approprié comprenant le 101 et des vis sans fin enfermées dans le carter 102, à l'arbre 103 dur lequel la poulie 87 est montée, de manière à entraîner ainsi la chaîne sans fin inférieure du mécanisme d'alimentation B.
La chaîne supérieure du mécanisme alimenteur B est entraînée par un arbre 104 sur lequel est montée la poulie 85, l'arbre 104 étant relié à l'arbre 103 par l'intermédiaire de pignons convenables 105 et 106.
Les transporteurs A et C sont entraînés à partir du mécanisme d'alimentation B, ainsi qu'on l'a représenté aux figs. 5 et 6, par l'arbre 71 sur lequel est monté le rouleau 70.
L'arbre 71 est en liaison de commande avecun arbre 107, sur lequel est montée la poulie 86 par l'intermédiaire des pignons 108, 109 et 110..
L'arbre 63 du mécanisme de la soupape 57 est ac- tionné par l'arbre 12 par l'intermédiaire d'un pignon 111 qui engrène avec la roue dentée 100- calée sur l'arbre 12.
Quant au mécanisme transporteur D, on peut égale- ment l'actionner à partir de l'arbre 12 par une courroie 112 agissant sur une poulie 113, calée sur un arbre 114 qui porte également la poulie 91 actionnant le transporteur à câble.
La construction représentée aux dessins a été employée pour fonctionner en combinaison avec une pompe à débit constant 56 apte àamener de l'eau par le système de ca- nalisations jusqu'à l'orifice 24 sous une pression de 175 kg/, cm2. Les accumulateurs sont préalablement chargés d'air sous
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une pression d'environ 35 kg/cm2 et sont proportionnés de manière que, pendant le demi-.cycle du.-fonctionnement de la ma- chine durant lequel la soupape 57 est fermée, la pompe re- foule de l'eau dans les chambres sous une pression d'environ 175 kg/cm2.
Il. est possible de nett.oyer de façon parfaite les gaines élémentaires aplaties de l'abaca en un seul pas- sage dans la machine qui vient d'être'décrite à condition que l'eau arrive à l'orifice 24 sous'une charge de 175 kg/cm2.
Dans une roue E. comportant un orifice qui. décrit une trajeo-. t-oire d'environ 1,10, m.. on a donné à cet orifice une longueur axiale de 15 cm et une largeur d'environ 0,25mm. L'orifice 24 est à environ 0,8 mm de la chicane 10,, et la surface semi- cylindrique à environ 12mm. de cette même chicane.Gomme les fibres ont en général un. diamètre compris entre 0,,05 et 0,25 mm.. on voit qu'elles ne subissent aucun effet de grattage de la part de l'orifice..
La chicane forme un arc d'environ 1,5 m. de dévelop- pement, de sorte que la longueur de matière nettoyée en.une seule révolution est d'environ 1,5 m.. Le pas de cette chicane est d'environ 76 mm en 180 , et le mécanisme alimenteur a'-avec l'ar- bre 12 un rapport de transmission tel que ledit mécanisme avance d'environ 15 cm.. à chaque tour de l'arbre, 12. Il s'ensuit que dans les cycles successifs du fonctionnement de la machine, cha- que cycle représentant une révolution de l'arbre 12, la chaîne progresse d'une distance égale à la longueur de l'orifice 24.
A. condition que les éléments de retenue du mécanisme slimen- teur B serrent sans interruption les bouts des bandes végétales, le couteau.40- et l'orifice 24 opèrent successivement et sans interruption sur des largeurs de bandes:végétales larges. de 15 cm. chacune de ces largeurs de 15 cm. occupant air- commencement de chaque cycle la même position suivant le sens de la longueur de la machine.
La forme semi-circulaire de la surface semi-cylin- drique 30. a pour effet de maintenir appliquée contre la chicane
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la partie de telle on telle largeur de matière végétale qui subit le traitement malgré sa progression ininterrompue sous l'action du mécanisme alimenteur B pendant le mouvement de l'orifice 24, d'une amplitude de 180 , en travers de la chicane 10 à partir du mécanisme alimenteur B.
On a obtenu un fonctionnement satisfaisant de l'ap- pareil décrit en faisant tourner l'arbre 12 à une vitesse uniforme , de 48 tours par minute,. Il s'ensuit que les chaînes du mécanisme alimenteur B, se déplacent à raison de b m.- par minute, et la com- mande des mécanismes transporteurs A et C est réglée en vue d'ob- tenir devitesses d'avance sensiblement égales.
arbre b3 qui actionne la soupape 57 tourne en synchronisme avec l'arbre 12 et, par conséquent, ouvre et ferme cette soupape 57 une fois à chaque révolution de la roue E. La came 62 est calée sur l'arbre 63 de façon telle que la soupape s'ouvre lorsque l'orifice 24 se trouve au point de son parcours le plus proche du mécanisme alimenteur B, et elle permet au res- sort 65 de fermer la soupape 57 sensiblement un demi-cycle après que la roue E, a balayé un secteur de 180 , alors que l'orifice 24 se trouve au point de sa révolution le plus éloigné du mécanisme d'alimentation B..
Considérant la construction de l'orifice 24 tel qu'il est représenté à la fig. 11, les parois de cet orifice ont une obliquité telle que l'eau se trouve dirigée sur la chicane 10 à l'opposé du mécanisme d'alimentation B.. Cette obliquité, que par'abréviation on appellera l'incidence du jet d'eau sur la chi- cane, est approximativement de 20 , c'est-à-dire que les parois de l'orifice 24 font un angle d'environ 20 avec un plan tangentiel , à la surface de la chicane..
Considérant qu'avec une pression de 175 kg/cm2 et un orifice ayant les dimensions précédemment indiquées le courant d'eau s'échappe de l'orifice 24 à une vitesse d'environ 180m/sec-,
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on imagine aisément que ce courant d'eau.agit en quelque sorte comme une lame transversale rigide qui traverserait la languette de matière végétale.. Cependant, cette lame liquide n'étant pas effectivement rigide, son.plan d'impact varie suivant la configuration particulière de la surface de la ma- tière sur laquelle elle agit, et par conséquent elle ne rompt pas les fibres relativement volumineuses.
La charge statique et cinétique étant d'environ 175 kg/cm2 et l'angle dit d'in- cidence étant de 200', l'effet de choc est de 350 kg/cm2 et là composante normale de cette force de choc sur la substance en languettesest d'environ 85 kg/cm2. On doit considérer que cette composante normale de la force de choc est parfaitement suffisante pour nettoyer complètement les gaines d'abaca en un seul passage à travers l'appareil.
Comme la pression de charge statique, les dimen- sions de l'orifice 24 et l'angle d'incidence du courant sont des variables qu'on peut modifier, les pressions et dimensions in- diquées ici ne le sont qu.'à titre d'exemple. Toutefois, afin d'obtenir un nettoyage convenable, il faut que,la composante normale de force de choc sur la matière traitée soit quelque peu supérieure à 70 kg.. On peut indiquer comme limites, con- venables de la charge cinétique 108 et 210.' kg/cm2, et de la composante normale de la force de choc sur la gaine élémentaire 70 et 140 kg/cm2.. Suivant la pression particulière utilisée les fibres relativement peu résistantes se trouveront plus ou moins brisées par le choc et entraînées par l'eau en même temps que la substance pulpeuse restante.
Comme il a été exposé précédemment, après qu'on a.coupé les tiges d'abaca et enlevé les feuilles et les branches, on sectionne de préférence la tige à une longueur déterminée et l'on sépare ensuite les gaines élémentaires les unes des autres ainsi que du noyau de la tige s'il s'agit d'une plante adulte. Comme on l'a également dit, on'fait'ensuite passer les. gaines élémentaires à travers un laminoir à l'effet d'aplatir chaque élément..
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On couche ensuite leséléments transversalement cote à cote sur le transporteur A, l'un de leurs bouts dépassant le bord du transporteur de manière à passer entre les maillons con-- vergents du transporteur B. Il est préférable que la surface dure normalement située à l'extérieur de ces éléments se trouve tournée vers le haut afin qu'elle se présente au courant d'eau jaillissant de l'orifice 24. On peut disposer les éléments cote à cote à la suiteles uns des autres et lesintroduire sans in- terruption dans la machine.
A l'instant où chaque élément passe autour du rouleau 70 son extrémité est pincée par le mécanisme alimenteur à coince- ment B. Sa partie centrale tombe alors du transporteur A et l'ex- trémité libre de l'élément continue à être acheminée par le trans- porteur auxiliaire C.-
La partie centrale de la languette végétale s'infléchit vers la chicane cylindrique 10 ou jusqu'à son contact et, tandis que le mécanise alimenteur B continue à avancer, la languette est graduellement traînée hors du transporteur d et amenée dans la zone balayée dans sa rotation par la roue E,, pour se rapprocher de plus en plus de la chicane 10 et prendre une forme semi-cir- culaire sous 1'action du guide 35.
Dès qu'une partie de la languette végétale atteint la trajectoire décrite par le couteau 40 dans sa rotation ledit couteau, en combinaison avec la chicane 10, découpe dans la lan- guette une tranche longitudinale sur laquelle le jet provenant de l'orifice 24 agit dans le même temps que le découpage de la tranche de matière se produit et que dure le demi-cycle au cours duquel la partie de la roue E qui porte la buse parcourt la moitié infé- rieure de sa révolution et traverse la chicane 10 en s'éloignant lu mécanisme alimenteur B.
A l'instant où l'orifice a achevé sa rotation de 1800 la suupape 57 se ferme, interrompant l'arrivée d'eau, et la roue E continue e tourner de manière à ramener le couteau.40 et l'orifice 24, dans la moitié supérieure de sa rota-- tion, à son point le plus proche du mécanisme alimenteur B. A ce
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moment ce dernier a progressé d'environ 15 cm, si bien qu'une nouvelle tranche de 15 cm. de largeur est découpée par le couteau 40, et que l'orifice 24 agit de la même ma- nière sur cette seconde tranche de matière.
La première tranche continue à être entraînée hors de la trajectoire décrite par la roue E jusqu'à ce que le bout par lequel elle est pincée atteigne le couteau 120, re- présenté schématiquement à la fige. 5 et qui peut être un cou-- teau tournant, une cisaille ou tout autre dispositif appro- prié ou bien commandé séparément ou bien relié à l'arbre de commande principal 12.. Cet outil tranchant agit de manière 'à séparer du bout pincé par le mécanisme d'alimentation B la partie de l'élément végétal qui a été nettoyée..
Comme le bout libre de cet élément a été trainé par le mécanisme transpor- teur B, l'élément nettoyé, à l'instant où il atteint le cou- teau. 120., se trouve orienté plus ou moins en travers de la ma- chine, sa partie/centrale se drapant autour du transporteur à câble D- Dès que le gros bout pincé et non nettoyé a été séparé desfibres traitées celles-ci se trouvent 'libérée s, de. sorte que le transporteur à câble les entraine par frottement vers le coté arrière de l'appàreil..
Les bouts emprisonnés et non traités sont déver- sés par le mécanisme transporteur B à l'instant où les deux chaines se séparent l'une de l'autre à l'extrémité de la ma- chine