CH218338A - Procédé pour l'obtention de longues fibres végétales et machine pour la mise en oeuvre de ce procédé. - Google Patents

Procédé pour l'obtention de longues fibres végétales et machine pour la mise en oeuvre de ce procédé.

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CH218338A
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    • DTEXTILES; PAPER
    • D01NATURAL OR MAN-MADE THREADS OR FIBRES; SPINNING
    • D01BMECHANICAL TREATMENT OF NATURAL FIBROUS OR FILAMENTARY MATERIAL TO OBTAIN FIBRES OF FILAMENTS, e.g. FOR SPINNING
    • D01B1/00Mechanical separation of fibres from plant material, e.g. seeds, leaves, stalks
    • D01B1/10Separating vegetable fibres from stalks or leaves
    • D01B1/14Breaking or scutching, e.g. of flax; Decorticating
    • D01B1/30Details of machines
    • D01B1/40Arrangements for disposing of non-fibrous materials
    • D01B1/42Arrangements for disposing of non-fibrous materials employing liquids

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Description


  Procédé pour l'obtention de longues fibres végétales et machine pour la mise  en     #uvre    de ce procédé.    La présente invention comprend un pro  cédé pour l'obtention de longues fibres végé  tales à partir d'un élément de substance végé  tale contenant un certain nombre de ces  fibres liées et disposées à peu près parallèle  ment les unes aux autres dans ledit élément,  et permettant de débarrasser ces fibres, nu  moyen d'un     fluide,    des, matières pulpeuses ou  autres     matières        indésirables    qui y adhèrent et  qui fout partie de l'élément.  



  L'invention comprend aussi une machine  pour la mise en     #uvre    de ce procédé.  



  Bien que le procédé que comprend l'in  vention se soit révélé comme particulièrement  adapté à l'obtention des fibres du bananier  textile pour leur vente à l'état de chanvre de  Manille, il convient également pour le traite  ment de fibres analogues contenues dans  d'autres types de matières     végétales,    par  exemple le sisal, la ramie et le     maguey    et,  d'une façon générale, pour le traitement de  fibres de l'espèce de celles qu'on trouve dans  les feuilles ou tiges naturelles en filaments  sensiblement parallèles et qu'on désigne com-    munément sous l'appellation de faisceau  fibro-vasculaire,

   chacun de ces faisceaux  étant composé de     cellules    fibreuses dis  tinctes qui se recouvrent entre elles à leurs  bouts pour former par leur ensemble une  fibre de longueur considérable.  



  L'une des fibres bien connues de cette  espèce est le chanvre de Manille, qu'on tire  des tiges, de l'abaca, plante cultivée en parti  culier aux Philippines.. La tige de l'abaca  est     botaniquement    dénommée "fausse tige"  parce     qu'elle    se     compose,    dans la plante  adulte, d'un groupe de gaines en forme de  croissant chevauchant les. unes     sur    les autres  tout autour d'un noyau central.

   Dans chaque       feuille-gaine        les,    fibres sont orientées à peu  près parallèlement les     unes    aux autres le  long de .sa partie extérieure.     L    reste de la  gaine est constitué par des tissus sans fibres       ,et    d'autres fibres     fines    trop peu     résistantes    à  la traction pour     Ïsatisfaire,    aux exigences du  commerce, tous éléments     qu'il    est nécessaire  de séparer ou de débarrasser des fibres  utiles     en:    vue de préparer     celles-ci        pour    la      vente.

   Cette opération est connue sous le  terme d'opération de nettoyage, et c'est  ainsi qu'on l'appellera dans ce qui suit.  



  La qualité de la fibre et, par conséquent,  dans une large mesure, sa valeur commer  ciale, dépendant, de la perfection de l'opéra  tion de nettoyage, il est évident qu'un pro  cédé et un appareil qui assureraient un net  toyage uniforme et parfait seraient d'une va  leur inestimable pour 1a technique.

   Actuelle  ment, les     opérations    de nettoyage ne sont pas  complètement satisfaisantes, et la     proportion     de fibres de qualité     médiocre    existant dans le       commerce,    uniquement à cause de l'insuffi  sance de l'opération de nettoyage, est consi  dérée comme trop élevée par ceux qui s'inté  ressent à la prospérité de l'industrie considé  rée, et il s'ensuit que les prix des qualités  supérieures de fibres sont, eux aussi, trop  élevée.  



  Un procédé couramment employé pour  nettoyer la fibre de l'abaca implique une  opération de grattage     effectuée    sur la partie  extérieure de la feuille-gaine (dite     #tuxy").     L'appareil employé pour     cette    opération com  prend un bloc fixe     contre    lequel une lame  rigide est serrée par un ressort ou par un  poids. On glisse la partie extérieure de la  gaine     entre    le bloc et l'arête de la lame, ce  qui produit un effet de grattage.

   Cette opé  ration de     grattage    est     satisfaisante        pour    la  production d'une fibre de     #qualité    excellente"  à condition que le     #tuxy"    soit gratté unifor  mément, mais ce grattage uniforme dépend  d'un réglage constant de l'appareil, réglage  que l'on     n'obtient    qu'en sacrifiant la rapidité  et qui exige, de la part de     l'opérateur,    une       attention    de     toue    les     instants.    Comme l'opé  ration de grattage s'effectue généralement à  la campagne,

   cet appareil est extrêmement  sommaire et c'est une exception que les soins  nécessaires soient apportés à la conduite de  l'opération. De grandes quantités de fibres  qui seraient d'excellente qualité si elles  étaient bien nettoyées doivent, après traite  ment dans ce     type    d'appareil, être classées  dans des catégories inférieures. De plus, un    tel appareil exige la préparation préalable  d'un     #tuxy",    car il ne fonctionne pas correc  tement si l'on conserve à la gaine toute son       épaisseur.     



  Un autre     procédé    de nettoyage connu  comporte un battage de la feuille-gaine dans  un batteur     mécanique.    L'emploi de ce type  d'appareil     présente    de graves     inconvénients:     il tend à briser les     longues    fibres par suite  d'une trop forte     pression    et à laisser intactes  les fibres plus     courtes    et plus faibles en     lee     joignant aux fibres     fortes,    bien qu'elles  n'aient pas été convenablement nettoyées.

    L'inclusion de     fibres    faibles dans le produit,  en diminuant la.     résistance    moyenne de la  fibre, est indésirable, et lorsque, de surcroît,  le nettoyage de la fibre laisse à désirer, la  qualité du     produit    devient sensiblement infé  rieure.  



  Le     procédé    et 1'a machine que     comporte    1a       présente        invention    permettent d'éliminer tous  ces     inconvénients    et d'obtenir rapidement de  longues fibres     végétales        d'une    qualité par  faite à partir     d''éléments    de substance végé  tale     contenant    un     certain    nombre de     ces     fibres     liées    et     disposées    à peu     près    parallèle  ment les     unes    aux autres dans ledit 

  élément  et de les     débarrasser,    au moyen d'un     fluide,     des     matières        pulpeuses    ou autres qui y       adhèrent    et qui sont contenues dans<B>l'élé-</B>  ment.  



  Le     procédé    est caractérisé en ce que l'on  maintient une partie de l'élément pendant le  traitement, que l'on soumet     cet    élément. à  l'action d'un jet de fluide en forme de lame       mince    s'étendant     transversalement    par rap  port à l'élément et     possédant,    au point où il       rencontre    'l'élément, une     charge    cinétique  supérieure à     3'5    kg/cm',

   que l'on supporte       cet    élément aux     points    d'impact de la lame  de     fluide    pendant que l'on applique à cet  élément une action de     grattage    hydrau  lique en déplaçant la lame de fluide dans  une direction     longitudinale    par rapport à       l'élément    en s'éloignant du point où cet élé  ment est maintenu.  



  La machine que comprend     l'invention     pour 1a mise en     oeuvre    du     procédé    est carac-           térisée    par un bâti, par une chicane montée  sur ce bâti et destinée à supporter l'élément  de substance végétale, ce dernier étant dis  posé pour être maintenu par une de ses extré  mités dans un dispositif d'ancrage, par un  organe monté sur 1e bâti, de manière à pou  voir accomplir un mouvement cyclique     au-          dessus    de la surface de chicane,

   cet organe  présentant un orifice s'étendant transversale  ment par rapport à     l'élément    de     substance     végétale et auquel aboutit une     canalisation,     par un organe d'arrêt commandant l'écoule  ment d'un fluide amené à l'orifice par la  canalisation, et par des moyens permettant  d'ouvrir et fermer cet organe d'arrêt en syn  chronisme avec le mouvement cyclique au  dessus de la chicane de l'organe     monté    sur  le bâti, de façon qu'une lame mince de  fluide peut être projetée contre l'élément de  substance végétale et déplacée longitudinale  ment par rapport à cet élément.  



  En principe, le procédé que comprend  l'invention consiste donc à soumettre la sur  face d'un corps de matière végétale, renfer  mant les fibres, au choc d'un courant de  liquide assez     puissant    pour que     les    fibres  soient     complètement    nettoyées et même pour  que les fibres courtes, faibles et indésirables  soient complètement éliminées ou enlevées.

    La mise en     #uvre    du procédé ne nécessite  pas la préparation préalable des     #tuxies"     comme l'exige le procédé de nettoyage par  grattage, car la gaine peut être traitée en  une     seule    opération de nettoyage dans toute  son épaisseur naturelle et les fibres d'une  feuille-gaine tout entière peuvent être con  venablement nettoyées en une seule     opéra-          fion.    De même, le nettoyage effectué par le  procédé selon l'invention permet d'éviter  complètement les ruptures ou autres détério  rations des grandes fibres, comme c'est le  cas dans l'opération de battage mécanique,

    et un réglage convenable de la machine per  met d'éliminer des fibres désirées celles qui  sont faibles en même temps que la masse du  tissu non fibreux.  



  Le dessin ci-annexé illustre une mise en       #uvre    du procédé que comprend l'invention    et représente, à titre d'exemple, une forme  d'exécution de la machine que comprend l'in  vention pour la mise en oeuvre de ce procédé.  



  La fig. 1 représente une tige d'abaca;  La fig. 2 est une coupe suivant la ligne  2-2 de la fig. 1;  La fig. 3 est une vue perspective à  échelle agrandie d'un tronçon de la gaine  élémentaire représentée dans la fig. 2;  La fig. 4 montre schématiquement une  feuille-gaine traversant un laminoir;  La fig. 5 est une vue en plan de ladite  forme d'exécution de la machine, certaines  parties étant enlevées et d'autres représentées  schématiquement;  La fig. 6 est une élévation latérale de la  machine représentée à la fig. 5, une enve  loppe de cette machine étant en partie enle  vée;

    La fig. 7 est une vue perspective de la  partie principale de la machine, certaines  parties étant enlevées et d'autres représen  tées schématiquement et un     détail    de cette  machine occupant une position autre que  celle que montrent les fig. 5 et 6;  La fig. 8 est une élévation en bout de  1a machine représentée à la     fig.    5, certaines       parti=es    étant enlevées;  La     fig.    9 est une élévation en coupe par  tielle d'une partie de la machine;  La     fig.    10 est une vue en plan d'un dé  tail dans une position autre que celle repré  sentée     aux        fig.    5 et 7;

    La     fig.    11 -est une coupe à échelle agran  die d'un détail dans une autre position;  La     fig.    12 -est une vue en élévation sché  matique du détail     représenté        dans    la     fig.    10;  La     fig.    13 montre en coupe un autre dé  tail d'un .élément d'un mécanisme de la ma  chine.  



  Gomme on le voit aux     fig.    1 à 3, la. tige  de     1'abaca    comprend une série de gaines en  forme de croissant 2 imbriquées les: unes  dans les autres et dont une est     représentée          partiellement    et en, perspective à la     fig.    3.  Les gaines 2 sont disposées, dans la tige de  la plante adulte, autour d'un noyau central  3 comme 1e montre la     fig.    2. ,      La plante une fois coupée et la tige sec  tionnée à une longueur convenable prédéter  minée, on sépare les gaines les unes des  autres et du noyau 3 soit à la main comme  à l'ordinaire, soit par une opération méca  nique centrifuge qui n'est pas comprise dans  le procédé, objet de l'invention.  



  On aplatit ensuite chaque élément, de  préférence en lh faisant passer à travers un  train de laminoirs comme cela est représenté  schématiquement dans la fig. 4. Une pression  aux cylindres de l'ordre de 140 kg/cmê con  vient.  



  On procède alors à l'opération de net  toyage, afin d'isoler et de débarrasser les di  verses fibres désirées, placées le long de la  partie naturellement extérieure de l'élément,  des tissus pulpeux et non fibreux contenus  dans la partie intérieure de l'élément naturel.  On effectue cette opération de nettoyage en  maintenant par l'un de ses bouts l'élément  aplati et en dirigeant ensuite un courant  transversal d'eau sous une pression supé  rieure à 35 kg/cmê contre l'une des surfaces  de l'élément, de préférence sa surface dure  extérieure naturelle, et en déplaçant le cou  rant progressivement et de préférence unifor  mément le long de cet élément et uniquement  en s'éloignant (le l'extrémité maintenue, la  partie de     l'élément    sur laquelle on agit  étant soutenue par une surface d'appui ou  chicane.  



  Pour que l'opération puisse s'effectuer  d'une manière continue, il est préférable de  faire avancer     les    éléments aplatis et rangés  côte à côte, perpendiculairement à la direc  tion générale des fibres, à la rencontre et  perpendiculairement au déplacement du point  d'impact d'un courant d'eau, ce point d'im  pact décrivant un mouvement relatif cyclique  en travers d'une chicane.  



  On comprendra mieux ce qui se     passe    en  se référant aux fig. 5 à 13 du dessin qui  montrent une machine pour la mise en     rouvre     du procédé, machine qui se compose en prin  cipe d'un mécanisme transporteur amenant  à la machine les gaines aplaties, d'un mé  canisme agissant sur la substance amenée,    d'un appareil amenant à ce mécanisme de  l'eau ou un autre fluide sous pression, en  fin d'un mécanisme transporteur pour éva  cuer les fibres nettoyées.  



  Le mécanisme d'alimentation comprend  un transporteur à bande sans fin horizontale,  indiqué en A, destiné à recevoir des élé  ments aplatis (le matière végétale, par exem  ple des bandes de gaine, disposés horizontale  ment et côte àr côte. Le transporteur A débite  la matière dans la direction de la flèche indi  quée dans la fig. 6, de façon telle que l'un  des bouts des éléments passe sur une bande  transporteuse     auxiliaire    C, tandis que l'autre  bout, dépassant le bord du transporteur A,  s'engage entre deux chaînes sans fin formant  un mécanisme d'alimentation à friction et  indiquées dans leur ensemble en B.

   Les       transporteurs    R et C acheminent la matière  dans la même direction et le mécanisme B  pince l'un des bouts des bandes de matière,  si bien que celles-ci sont transférées d'une  extrémité à l'autre de la machine jusqu'à ce  qu'elles soient     sectionnées    par l'action d'un  couteau transversal, à l'autre extrémité de  cette machine.

   La     substance        nettoyée        est    en  suite évacuée par un     transporteur    à bande  sans fin D, orienté     perpendiculairement    à la  machine et supportant les fibres nettoyées  par leur partie médiane     lorsqu'elles    sont     sec-          tionnées,    tandis que     les        bouts    par lesquels  elles étaient maintenues sont déchargés à  l'extrémité postérieure de la     machine.     



  Ces mécanismes d'alimentation seront dé  crits plus complètement par la suite, mais on  conçoit que 'les bouts des, bandes de matière  opposés à ceux que     pince    le mécanisme       d'acheminement        R    sont. en quelque sorte     traî-          né-Y    à     t:

  r-avers    1a     machine.        Lorsqu'ils    s'échap  pent (le 1a bande transporteuse auxiliaire C,  ils viennent     reposer    sur une surface     .semi-          cylindrique    10 formée dans le bâti 8 de la  machine et dont une partie joue     1e    rôle de  chi cane.  



  La     surface        semi-cylindrique    ou     ehicane     7 0 est coaxiale avec un arbre de commande  principal 125 pouvant tourner dans des pa  liers appropriés 13 et 14 du bâti 8. On con-      çoit que l'arbre 12 peut être accouplé par  l'extrémité coupée représentée dans la fig. 5,  à un moteur     quelconque,    non représenté.  



  Sur l'extrémité de l'arbre 12, intérieure  à<B>la</B> machine, est calée une roue E d'une  forme spéciale. En se référant aux fig. 7, 10  et 11, cette roue E comprend une tête creuse  21 dont la surface extérieure forme une  partie de la périphérie de la roue. Cette tête  creuse 21 présente un orifice d'entrée 23 et,  dans la face 22, un étroit orifice de sortie  24 orienté parallèlement à l'axe de l'arbre 12.  Les parois de la tête, qui forment un canal  étroit aboutissant à l'orifice 24, font un cer  tain angle avec un plan tangent à la     péri-          ph6rie    de la roue, comme cela est indiqué clé  façon plus détaillée dans la fig. 11.  



  La tête 21 est montée de façon amovible  sur la roue E, ce qui permet de la remplacer  par d'autres têtes à buses de largeurs diffé  rentes, ou dont les passages aboutissant à  l'orifice ont une obliquité légèrement supé  rieure ou inférieure, ou différant à la fois par  leur largeur et leur obliquité.  



  La roue E présente une partie périphé  rique en forme de surface cylindrique 30 qui  s'étend vers l'arrière de la tête creuse 21 sur  un angle d'environ 18P. Cette surface 30  est déportée comme cela est indiqué dans la  fig. 10, de façon qu'elle ait une forme héli  coïdale le long d'une surface cylindrique cen  trée sur l'axe de l'arbre 15.  



  Cette surface semi-cylindrique 30 est  soutenue par un rayon 33 et par une plaque  semi-circulaire 34 qui occupe les 180   res  tants de la roue, tous deux étant reliés au  moyeu de ladite roue.  



  Cette roue E est destinée à tourner au  voisinage et dans le sens transversal de la  chicane à surface cylindrique 10, de manière  à agir sur la substance acheminée, tandis que  celle-ci est entraînée au-dessous de la roue  E et entre celle-ci et la chicane 10 par le  mécanisme transporteur B. A cet effet, la  roue E est agencée en vue de tourner     sans     interruption dans le sens inverse des aiguilles  d'une montre en se référant à la fig. 7 et, par    conséquent, de s'éloigner du mécanisme d'ali  mentation B, tandis qu'elle balaye la ehicane  voisine 10.  



  L'intervalle entre l'orifice 24 et la chi  cane 10 est faible; c'est pourquoi il est indi  qué de munir la roue E d'un guide d'alimen  tation 35 qui forme non seulement une hé  lice, mais aussi une     spirale    s'étendant de  droite à gauche, en se référant à la f ig. 7,  sur un arc d'environ 360 . Ce guide d'ali  mentation est représenté schématiquement en  élévation de face dans la fig. 12. Il se ter  mine à son extrémité intérieure pur une tige  36 orientée dans la direction du transporteur  A et radialement jusqu'à une pointe 37 pla  cée dans l'axe de l'arbre 12 et légèrement  surélevée par rapport au plan de la banale  transporteuse A. La pointe 37 tourne donc  avec la roue E sans, décrire     cependant    de  mouvement périphérique. Cette tige 36 est  représentée coupée dans la fig. 10.

   Le guide  hélico-spiroïdal 35 contribue à rabattre pro  gressivement la feuille-gaine contre la chi  cane 10 avant l'instant où elle atteint la zone  de déplacement de l'orifice 24, du fait qu'à  mesure que     les    éléments de matière avancent  sur le transporteur A, leur partie médiane  passe sous la pointe 37, et     comme    la roue E  tourne sans interruption,     les,    parties mé  dianes sont     graduellement        sollicitées    vers le       bas    en direction de la chicane 10 par la tige  36 et le guide     hélico-spiroïdal    3.5 à mesure  qu'elles approchent de la surface semi-circu  laire 30 de la roue E,

   puisque la     distance    ra  diale entre le guide 3,5 et un point déterminé       de    la chicane     10décroît    au fur et à mesure  que la roue E     tourne.    La pesanteur contri  bue évidemment à     cette    flexion des éléments  vers la chicane 10, et     Von    peut supprimer le  guide 3,5, mais il n'en est pas     moins    utile  pour empêcher     -les    bandes végétales d'être       emmêlées    par la roue E.  



  Comme le montrent     les        fig.    7, 10 et 11, le  guide 35 est fendu,     afin,de        permettre        le    pas  sage -d'un     couteau    40 monté à demeure sur la       tête    21. Ce couteau 40     .est    placé sensiblement  à l'une .des extrémités de     l'orifice    24, et i1  coopère avec la     chicane    10 pour tailler longi-      tudinalement dans la masse de matière végé  tale à chaque révolution de la roue E.  



  La tête 21 que porte la roue E présente  une série de dents 41 orientées     périphérique-          ment    et saillant radialement, placées immé  diatement à la suite de l'orifice 24 et indi  quées par les traits parallèles qu'on voit sur  la fig. 10. Ces dents sont destinées à agir à  la façon d'un peigne pour plaquer progres  sivement la partie nettoyée des fibres contre  la chicane 10 au passage de l'orifice à tra  vers la matière introduite. Comme on le voit  dans la fie. 11, la surface semi-cylindrique  30 s'étend à partir d'un point situé immé  diatement en arrière des dents 41.  



  Afin d'empêcher la matière de s'enrouler  sur l'arbre 12 après avoir quitté la zone d'ac  tion de la surface semi-cylindrique 30, on a  prévu une série de chevilles 42 plantées dans  la plaque semi-circulaire 34 et orientées     axia-          lement,    chevilles qui sont destinées à main  tenir les fibres à l'écart de la roue E jus  qu'à ce qu'elles se trouvent largement en  dehors de la zone qu'elle balaye.  



  Pour amener l'eau à l'orifice 24, il est  prévu un réseau de conduites qui comprend  l'arbre 12, évidé à cet effet comme le montre  en 50 la fie. 10. L'extrémité de l'arbre creux  12 est reliée au raccord d'arrivée 23 de la  tête 21 par une conduite 51 (fie. 5 et 7) qui  tourne avec la roue E.  



  L'eau est admise dans l'arbre creux 12  par un carter 52 (fie. 10) comportant des  joints d'étanchéité convenables 53, 53, à tra  vers des trous radiaux 54, 54     aboutissant    à  la cavité axiale de l'arbre 12.  



  L'eau est envoyée sous pression au carter  52, par l'intermédiaire d'une conduite 55  (fie. 5 et 7), par une     pompe    à débit constant  56 représentée schématiquement à la fie. 5.  



  Afin d'interrompre l'arrivée de l'eau à  l'orifice 24 à des     intervalles    déterminés par  chaque révolution de l'orifice, on a interposé  entre la pompe 56 et le carter 52 une sou  pape logée dans une culasse 57. Une telle  soupape peut être d'un type convenable quel  conque, par exemple du type à ressort. Lors  qu'on utilise une pompe à débit constant    telle que 56, il est nécessaire de prévoir un  artifice pour     absorber    le débit de la     pompe     pendant les périodes où la soupape 57 est  fermée.

   Bien qu'ils soit possible de résoudre  la question en déviant le flux vers une con  duite montée en by-pass sur la pompe ou se  déversant au déhors, on a trouvé convenable,  pour des raisons d'économie, d'interposer un  accumulateur entre la pompe 56 et la sou  pape 57. Cet accumulateur a été représenté  sur le dessin sous forme d'une paire de  chambres à air 58 communiquant convenable  ment à leur sommet, comme le montre la  fie. 5, avec un réseau d'air comprimé (non  figuré) par     l'intermédiaire    d'une conduite  59 et d'une vanne 60.  



  La soupape 57 est construite de façon  qu'elle s'ouvre et se ferme automatiquement.  Si l'on se reporte à la fie. 9, cette soupape  est actionnée par une tige 61 qui monte et       descend    sous .l'action d'une     came    62 montée  sur un arbre 63 et agissant sur un galet 64  monté sur la tige 61.  



  L'arbre 63 est monté sur le bâti 8 de la  machine par     l'intermédiaire    d'un palier 66       (fig.    5), étant     ent'en@du    que lorsque 'la came  62 se trouve     dans    -la     position    que représente  la fie.

   9     la.    soupape 5-7 est     fermée.    Le méca  nisme de la     came    commandant 1.a soupape  est étudié de     façon    qu'il produise l'ouverture  de cette dernière pendant la     fraction    de cha  que révolution de la roue E     durant    laquelle  l'orifice 24 balaye     @la        chicane    10 en s'éloi  gnant du mécanisme d'amenée B.  



  Afin de recueillir l'eau qui     s'échappe    de  l'orifice 24 contre la chicane 10, en face de  la     none    E est montée une     enveloppe    68 des  tinée     it    diriger l'eau vers     une    conduite       d'échappement    pendant     qu'e'l'le    remonte le       long    de la chicane 10.  



       L < ,        transporteur    d'amenée A est du type  connu à bande sans fin et     comprend    deux ou  plusieurs bandes passant autour d'un     rouleau     70 calé sur un arbre 71 monté dans des     eous-          ,sincts    logés dans un support 72 solidaire  du     bâti    8 et dans ce dernier lui-même.  



  Dans la forme     d'exécution    représentée, les  bandes sans fin du transporteur A sont au      nombre de deux et sont à     distance    l'une de  l'autre pour permettre à la bande transpor  teuse auxiliaire C de passer autour du rou  leau 70. Comme il est indiqué dans la fig. 5,  la bande transporteuse C traverse l'enveloppe  68 et le bâti de la machine pour aboutir à  une poulie de renvoi 73 montée sur le bâti 8.  



  Le mécanisme d'alimentation B comprend       deux    chaînes articulées sans fin montées res  pectivement sur des poulies 84, 85 et 86, 87.  Comme il est indiqué dans la fig. 13, chaque  maillon de la chaîne supérieure présente une  partie saillante à section en V, et chaque  maillon de la chaîne inférieure présente une  rainure en V correspondante. Les maillons de  chaque chaîne sont assemblés par des axes 88.  



  Les chaînes passent sur les poulies 84,  85, 86 et 87 dans des rainures     circonféren-          tielles    de ces poulies, des encoches étant pré  vues dans les brides latérales de ces     poulies-          pour    recevoir les axes 88. Le brin détendu de  la chaîne supérieure est supporté par des rou  leaux 89.    Pour maintenir les maillons des deux  chaînes à l'engrènement pendant leur dépla  cement dans le sens de l'avancement de la  matière, le bâti de la machine est muni d'une  série de rouleaux fixes 76 dont l'un est vi  sible dans la partie en coupe du bâti repré  sentée dans la fi g. 6. Ces rouleaux 76 sont  fous et placés immédiatement au-dessous du  brin supérieur de la chaîne inférieure.

   A cha  cun des rouleaux 76 correspond un rouleau  77 monté au-dessus de lui et disposé pour  pouvoir coulisser verticalement sur une tige  78; ce rouleau est soumis à l'action d'un res  sort 79 qui tend constamment à le pousser  vers le bas. Le rouleau 77 est glacé de ma  nière     qu'il    presse     constamment    le brin infé  rieur de la chaîne supérieure du mécanisme  d'alimentation B à l'encontre de la réaction  du rouleau 76 placé au-dessous. Les paires  de rouleaux 77 et 76 sont placées ù de faibles  intervalles, tout au long du trajet où les deux  chaînes agissent conjointement.  



  Le mécanisme transporteur D est un  simple transporteur à câble disposé dans le    sens transversal de la machine. On l'a repré  senté schématiquement dans les fig. 5 et 6  passant autour de six poulies, convenablement  montées à des emplacements appropriés.  Quatre de ces poulies sont représentées en  90, 91, 92 et 93 dans la fig. 5, et une cin  quième poulie est indiquée en 94 sur la fig. 6.  Quant à la sixième poulie, elle est cachée     au-          dessous    de la poulie 90 dans la fig. 5.  



  Pour entraîner les transporteurs A, B et  C, la roue E et actionner la soupape 57, le  tout en liaison cinématique, des mécanismes  sont tous commandés par l'arbre principal  12.A cet effet, ce dernier est pourvu d'une  roue dentée 10 (fig. 5 et 8) reliée, par un  train réducteur approprié comprenant un  pignon 101 et des vis sans fin enfermées  dans un carter 102,à un arbre 103 sur le  quel la poulie 87 est montée, de manière à  entraîner ainsi la chaîne sans fin inférieure  du mécanisme d'alimentation B.  



  La     chaîne        supérieure    du mécanisme  d'alimentation B     .est    entraînée par un arbre  10,4 sur lequel est montée la poulie 85,  l'arbre 104 étant relié à l'arbre 103 par 'l'in  termédiaire de pignons convenables 1.05  et 106.  



  Les transporteurs A et C sont entraînés  par le mécanisme     :d'alimentation    B, ainsi que  cela est représenté dans les     fig.    5 et 6, par       l'intermédiaire    -de     l'arbre    71 sur lequel     est     monté<B>l</B>e     rouleau    70. L'arbre 71 est com  mandé par un arbre 107 sur     ,lequel    est mon  tée la poulie 86, par l'intermédiaire de pi  gnons 108,     109,    et     110.     



  L'arbre 63 du     mécanisme    de la     soupape     57 est actionné par     l'arbre    12 par l'intermé  diaire d'un pignon 111 qui engrène avec la  roue dentée 100 calée sur l'arbre     12,.     



  Quant au     mécanisme    transporteur D, il  est également actionné à partir de l'arbre 12  par une courroie 112 agissant sur une pou  lie 113 calée sur un arbre 114 qui porte  également la     poulie    91     actionnant    le trans  porteur à     câble,.     



  La machine représentée au dessin prévoit  l'emploi     ,d'une    pompe à ,débit constant 5:6 ca-      pable d'amener de l'eau jusqu'à l'orifice 24  sous une pression de 175 kg/cmê. Les     aceu-          mulateurs    sont préalablement chargés d'air  sous une pression d'environ 35 kg/cnê et sont  proportionnés de manière que, pendant le,  demi-cycle du fonctionnement de la machine  durant lequel la soupape 57 est fermée, la  pompe refouie de l'eau dans les elanbres  sous une pression d'environ 175 lig/calê.  



  Il est possible de nettoyer de façon par  faite les gaines élémentaires aplaties de  l'abaca en un seul     passage    dans la     machine     qui vient d'être décrite, à condition que l'eau  arrive à l'orifice 24 sous une pression de  175 kg/cmê. Pour une roue E comportant  un orifice qui décrit une trajectoire d'environ  1,10 m, cet orifice a une longueur axiale de  15 cm et une largeur d'environ 0,25 mm.  L'orifice 24 est à environ 0,8 mm de la chi  cane 10, et la surface semi-cylindrique 30  à environ 12 mm de cette même chicane.  Comme les fibres ont en général un diamètre  compris entre 0,I)5 et 0,25 min, on voit  qu'elles ne     subissent    aucun effet de grattage  de la part de l'orifice.  



  La chicane forme un arc d'environ 1,5 m  de développement, de sorte que la. longueur  de matière nettoyée en une seule révolution  est d'environ 1,5 m. Le pas de cette chicane  est d'environ 7 6 mm sur 180  , et le méca  nisme d'alimentation a, avec l'arbre 12, un  rapport de transmission tel que ledit méca  nisme avance d'environ 15 cm à chaque tour  de l'arbre 12. Il s'ensuit que, dans les cy  cles successifs du fonctionnement de la ma  chine, chaque cycle représentant une révolu  tion de l'arbre 12, la chaîne progresse d'une  distance égale à la longueur axiale de l'ori  fice 24.

   Si les éléments de retenue du méca  nisme d'alimentation B serrent sans interrup  tion les     bouts    des bandes végétales, le cou  teau 40 et l'orifice 24 opèrent successivement  et     sans    interruption sur des largeurs de  bandes végétales larges de 15 cm, chacune de  ces largeurs de 15 cm occupant au commence  ment de chaque cycle la même position sui  vant le sens de la longueur de la machine.

    La forme de la surface semi-cylindrique 30    a pour effet de maintenir appliquée contre  la chicane la partie de la largeur de ma  tière     végétale    qui subit le traitement, malgré  sa propression ininterrompue sous l'action  du mécanisme d'alimentation B, pendant le  mouvement de l'orifice 24 d'une amplitude  de 180', transversalement par rapport à la  chicane 10, à partir du mécanisme     d'àlimen-          tation    B.  



  Le     fonctionnement    de la machine décrite  est satisfaisant en faisant tourner l'arbre 12  à une vitesse uniforme de 40 tours par mi  nute. Il s'ensuit que les chaînes du méca  nisme d'alimentation B se déplacent à raison  de 6 m par minute, et la commande des     né-          canismes    transporteurs A et C est réglée en  vue d'obtenir des vitesses     d'avance    sensible  ment     égale.     



  L'arbre 63 qui actionne la soupape 5 7  tourne en     synchronisme    avec l'arbre 12 et,  par conséquent, ouvre et ferme cette soupape  57 une     fois    à chaque révolution de la roue  E.     La    came 62 est calée sur l'arbre 63, de  façon     telle    que la soupape s'ouvre lorsque  l'orifice     24        se    trouve au point de son par  cours le plus     voisin    du     mécanisme    d'alimen  tation B, et elle permet au     ressort,    65 de fer  mer la soupape 57     après    que la roue E a  balayé un     secteur    de<B>180',

  </B> au moment où       l'orifice   <B>M</B> se trouve au point de sa révolu  tion le plus éloigné du mécanisme d'alimen  tation B.  



  Ainsi qu'il est     représenté    dans .la     fig.    11,       les        parois    de     l'orifice    24 ont une obliquité  telle que l'eau est dirigée     sur        'la    chicane 10  dans une direction     opposée    au     mécanisme     d'alimentation B.

       Cette        obliquité,    que par  abréviation on appellera l'incidence du jet  d'eau sur la     chicane,    est approximativement  de 20  , c'est-à-dire que les parois de l'orifice  24 font un     angle    d'environ     2,0'    avec un  plan tangent à la surface de la chicane.  



  Considérant     qu'avec    une pression de  175     kg/.cm'    et un     orifice    ayant les dimen  sions précédemment     indiquées,    le courant  d'eau s'échappe de l'orifice 24 à une vitesse  d'environ 180     m/sec,    on imagine     aisément    que  ce courant d'eau agit en quelque sorte comme      une lame transversale rigide qui traverserait  la languette de matière végétale.

   Cependant,  cette lame liquide     n'étant    pas effectivement  rigide, son plan d'impact varie suivant la       configuration    particulière de la surface de la  matière sur laquelle elle agit et, par consé  quent, elle ne rompt pas les fibres relative  ment volumineuses. La charge statique et  cinétique étant d'environ 175 kg/cmê et  l'angle d'incidence étant de 20  , l'effet de  choc est de 350 kg/cmê et la composante nor  male de     cette        force        de    choc sur la     substance     en languettes est d'environ 85 kg/emê.

   La  pratique a montré que cette composante nor  male de la force de choc est parfaitement  suffisante pour nettoyer complètement les  gaines d'abaca en un seul passage à travers  la machine.  



  Comme la pression de charge statique, les  dimensions de l'orifice 24 et l'angle d'inci  dence du courant sont des valeurs qu'on peut  modifier, les, pressions et dimensions indi  quées ne le sont qu'à titre d'exemple. Toute  fois, afin d'obtenir un nettoyage convenable,  la pratique a démontré qu'il faut que la com  posante normale de la force de choc sur la  matière traitée soit supérieure à 70 kg/cmê;  d'après ce qui précède, il est évident que pour  obtenir cette force de choc, une charge ciné  tique de 35 kg/cmê seulement sera nécessaire,  à condition que le jet de liquide ait une di  rection perpendiculaire à la surface de 1a ma  tière à nettoyer: la vitesse du liquide, lors  qu'il quitte l'orifice, correspondant à cette  charge cinétique, sera de 75 m/sec.

   Les va  leurs de la charge cinétique peuvent varier,  les limites convenables étant de 105 à  210 kg/cmê; par conséquent, les valeurs cor  respondantes de la composante normale de  la force de choc sont de 70 à 140 kg/cm'.  Suivant 1a pression utilisée, les fibres rela  tivement peu résistantes se trouveront plus  ou moins brisées par le choc et entraînées  par l'eau en même temps que la substance  pulpeuse restante.  



  Le fonctionnement de la machine repré  sentée est le suivant: Après qu'on a coupé  les tiges     d'abaca    et enlevé les     feuilles    et les    branches,     on    sectionne de     préférence    la tige  à une longueur déterminée et l'on sépare en  suite les gaines élémentaires les unes des  autres ainsi que du noyau de la tige s'il  s'agit d'une plante adulte. On fait ensuite  passer les gaines élémentaires à travers un  laminoir à l'effet d'aplatir chaque élément.  



  On couche ensuite les éléments transver  salement côte à côte sur le transporteur A,  l'un de leurs bouts dépassant le bord du trans  porteur de manière à passer entre les maillons  convergents du transporteur B. Il est préfé  rable que la surface dure normalement située  à l'extérieur de ces éléments se trouve tour  née vers le haut, afin qu'elle se présente au  courant d'eau jaillissant de l'orifice 24. On  peut disposer les éléments côte à côte à la  suite les uns des autres et les introduire  sans interruption dans la machine.  



  A l'instant où chaque élément passe au  tour du rouleau 70, son     extrémité    est pincée  par le mécanisme d'alimentation B. Sa partie       centràle    tombe     alors    du transporteur A et  l'extrémité libre de     l'éMment        continue    à être  acheminée par le transporteur     auxiliaire    C.  



  La partie     centrale    de la languette végé  tale s'infléchit vers. la chicane     cylindrique    10  et, tandis que le     mécanisme        d'alimentation     B continue à     avancer,    la     languette    végétale  est graduellement traînée hors du transpor  teur Cet amenée dans la zone balayée dans  sa rotation par l'a, roue E, pour se rapprocher  .de plus en plus de la chicane 10 et prendre  une forme semi-circulaire sous l'action du  guide 35.  



  Dès qu'une partie de la languette végé  tale atteint -la trajectoire :décrite par 1e cou  teau 40 dans sa rotation, ledit couteau, en  combinaison avec la chicane 10, découpe .dans  la     languette    une tranche     longitudinale    sur  laquelle le jet d'eau provenant de l'orifice  24 agit en même temps que se produit le dé  coupage de la tranche de matière et que dure       le        demi-cyele    au     -cours    duquel la     partie    de la  roue E qui porte d'orifice parcourt 1a moitié  inférieure de sa révolution et traverse la chi  cane 10 en s'éloignant du     mécanisme    d'ali  mentation B.

   A     l'instant        où        l'orifice    a. achevé      sa rotation de 180', la soupape 57 se ferme,       interrompant    l'arrivée d'eau, et la roue E  continue à tourner de manière à ramener le  couteau 40 et l'orifice 24, en parcourant la  moitié supérieure de sa rotation, à son point  le plus proche du mécanisme d'alimentation  B. A ce moment, ce dernier a progressé d'en  viron 15 cm, si bien qu'une nouvelle tranche  de 15 cm de largeur est découpée par le cou  teau 40 et que l'orifice 24 agit de la même  manière sur cette seconde tranche de matière.  



  La première tranche continue à être en  traînée hors de la trajectoire décrite par la  roue E jusqu'à ce que le bout par lequel elle  est pincée atteigne le couteau 120, représenté  schématiquement dans la fig. 5, et qui peut  être un couteau     tournant,    une cisaille ou tout  autre dispositif approprié, commandé séparé  ment ou relié à l'arbre de     commande    princi  pal 12. Cet outil tranchant agit de manière  à séparer du bout pincé par le     mécanisme     d'alimentation B la partie de la languette  végétale qui a été nettoyée.

   Comme le bout  libre de cette languette a été traîné par le  mécanisme transporteur B, la languette net  toyée, à l'instant où elle atteint le couteau  120, se trouve orientée plus ou moins en tra  vers de la machine, sa partie centrale se dra  pant autour du transporteur à câble D. Dès  que le gros bout pincé et non nettoyé a été  séparé des fibres traitées, celles-ci se trou  vent libérées, de sorte que le transporteur  à câble D les entraîne par frottement vers  l'arrière de la machine.  



       Les    bouts     emprisonnés    et non traités  sont abandonnés par le mécanisme d'alimen  tation B à l'instant oi les deux chaînes se  séparent l'une de l'autre, à l'extrémité de la  machine.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Procédé pour l'obtention de longues fibres végétales à partir d'un élément de sub- stance végétale contenant un certain nombre de ces fibres liées et disposées à peu près pa rallèlement les unes aux autres dans ledit élé ment, et permettant de débarrasser ces fibres, au moyen d'un fluide, des matières pulpeuses ou autres matières indésirables qui y adhèrent et qui font partie de l'élément, ca ractérisé en ce que l'on maintient une partie de l'élément pendant le traitement,
    que l'on soumet cet élément à l'action d'un jet de fluide en forme de lame mince s'étendant transversalement par rapport à l'élément et possédant, au point où il rencontre l'élément, une charge cinétique supérieure à 35 kg/cm', que l'on supporte cet élément aux points d'impact de la lame de fluide pendant que l'on applique à cet élément une action de grattage hydraulique en déplaçant la lame de fluide dams une direction longitudinale par rapport à l'élément en s'éloignant du point où cet élément est maintenu. II.
    Machine pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication I, caractérisée par un bâti (8), par une chicane (10) montée sur ce bâti et destinée à supporter l'élément de substance végétale, ce dernier étant dis posé pour être maintenu par une de ses- ex trémités dans un dispositif d'ancrage (B), par un organe (21) monté sur le bâti (8) de manière à pouvoir accomplir un mouvement cyclique au-dessue de la surface de chicane (10), cet organe présentant un orifice (24)
    s'étendant transversalement par rapport à l'élément de substance végétale et auquel aboutit une canalisation, par un organe d'arrêt commandant l'écoulement d'un fluide amené à Vorifice par la canalisation, et par des moyens permettant d'ouvrir et fermer cet organe d'arrêt en synchronisme avec le mou vement cyclique, au-dessus de 1a chicane (10), de l'organe (21) monté sur le bâti,
    de façon qu'une lame mince de fluide peut être projetée contre l'é'l'ément de substance végé tale et déplacée longitudinalement par rap port à cet élément. <B>SOUS-REVENDICATIONS:</B> 1. Procédé Selon la revendication I, ca ractérisé en ce que l'on maintient l'une des extrémités de l'élément de matière végétale susmentionnée. 2. Procédé selon la revendication I, ca ractérisé en ce que, pendant que l'on nettoie l'élément, on maintient la. partie non net- toyée contre une surface -d'appui sensible ment continue. 3.
    Procédé selon la oous-revendication 2, caractérisé en ce que l'on expose à l'action du jet de fluide la surface de l'élément qui est naturellement à l'extérieur. 4. Procédé selon la sous-revendication 2, caractérisé en ce que l'on maintient les par ties des fibres à nettoyer et les parties déjà nettoyées de ces fibres dans leur position sen siblement parallèle naturelle durant l'action du jet de fluide. 5. Procédé selon la revendication I, ca ractérisé en ce que la composante normale de la force de choc du courant du fluide a une valeur supérieure à 70 kg/cmê. 6. Procédé selon la revendication I, ca ractérisé en ce que la composante normale de la force de choc du courant de fluide est de l'ordre de 70 à 140 kg/cmê. 7.
    Procédé selon la revendication I, ca ractérisé en ce que la force cinétique du cou rant de fluide au point d'impact avec l'élé ment est de l'ordre de 105 à 210 kg/cmê. 8. Procédé selon la revendication I, ca ractérisé en ce que la vitesse du courant de fluide au point d'impact dépasse 75 m/sec. 9. Procédé selon la sous-revendication 1, caractérisé en ce que l'on déplace, continuel lement et transversalement par rapport aux fibres, l'extrémité de l'élément qui est main tenue pendant que celui-ci subit l'action du courant de fluide. 10. Procédé selon la revendication I, ca ractérisé en ce que, pendant l'action du cou rant de fluide, on supporte l'élément aux points d'impact du fluide au moyen d'une surface sensiblement continue. 11.
    Procédé selon la sous-revendication 10, caractérisé en ce qu'on supporte l'élément au moyen d'une surface courbe. 12. Procédé selon la revendication I, ca ractérisé en ce que, après avoir séparé l'élé ment à traiter de la plante, on l'aplatit avant de le soumettre à l'action du courant de fluide. 13. Procédé selon la sous-revendication 12, caractérisé en ce que, dans une série d'éléments que l'on fait progresser côte à côte, on découpe successivement dans le sens des fibres des tranches que l'on soumet à l'action du courant de fluide. 14.
    Machine selon la revendication II, caractérisée en ce que le dispositif d'ancrage (B) de l'élément végétal est monté sur le bâti de manière à pouvoir se déplacer trans versalement par rapport au déplacement de l'organe (21) monté sur le bâti susmentionné et est disposé de manière à pouvoir pincer l'élément végétal et le faire progresser entre la chicane et la zone balayée par ledit or gane. 15.
    Machine selon la revendication II, ca ractérisée en ce que l'organe (21) monté sur le bâti est monté sur un arbre monté rotative- ment dans le bâti et en ce que la chicane est constituée par une surface cylindrique co axiale à l'arbre, ledit organe étaut disposé pour pouvoir tourner autour de l'axe de l'arbre de manière à se déplacer .dans le voi sinage de la surface cylindrique de la chi cane. 16.
    Machine selon la revendication II, ca- ractérisée en te que les moyens actionnant ledit .organe d'arrêt sont disposés de manière à maintenir celui-ci ouvert pendant au moins la presque totalité de la partie du mouvement de l'organe (21) monté sur le bâti durant la quelle cet. organe est voisin de la surface de 1a ohicane et à maintenir cet organe d'arrêt fermé pendant 'le reste du mouvement cy clique. 17.
    Machine selon la sous-revendication 15, caractérisée en. ce que le dispositif d'an crage (B) comprend des organes sans fin montés de manière à. pouvoir se déplacer parallèlement à l'arbre supportant -'organe (2i1) monté sur le bâti. 18. Machine selon la revendication II, ca ractérisée en ce que le dispositif d'ancrage (B) est disposé de manière à poursuivre son mouvement au delà de la zone balayée par ledit organe (21) monté sur le bâti. 19.
    Machine selon 1.a revendication II, ca ractérisée par des moyens de commande mé canique, ces moyens étant disposés pour pou- voir déplacer le dispositif d'ancrage (B) à des moments prédéterminés par rapport à la rotation d'un arbre supportant l'organe (21) monté sur le bâti. 20. Machine selon la sous-revendication 19, caractérisée en ce que les moyens de commande mécanique déplacent le dispositif d'ancrage (B) d'une distance égale à la lar geur dudit orifice (24), mesurée axialement, à chaque tour de l'arbre sur lequel est monté l'organe (21) monté sur le bâti. 21.
    Machine selon la sous- revendication 19, caractérisée en ce que l'organe (21) monté sur le bâti et présentant l'orifice est. disposé pour déplacer ce dernier, dans le voisinage de la surface de la chicane, dans une direc tion opposée au dispositif d'ancrage. 22. Machine selon la, revendication 11, dans laquelle la surface de la chicane est cylindrique, caractérisée en ce que l'organe (21) monté sur le bâti et présentant l'orifice est monté sur un arbre et placé à l'extrémité amont d'une surface périphérique sensible ment cylindrique s'étendant sur un arc dé terminé et disposé de manière à pouvoir tour ner au voisinage de la surface cylindrique de la chicane. 23.
    Machine selon la sous-revendication 22, caractérisée en ce que ladite surface péri phérique est en forme d'hélice axée sur l'arbre portant l'organe (21) monté sur le bâti. 24. Machine selon la revendication II, caractérisée par un couteau qui est monté sur l'organe à orifice et qui décrit, dans le voisinage de la chicane, un mouvement cy clique, de manière à découper l'élément de matière végétale en tranches de largeur pré déterminée avant de l'exposer à l'action du jet de fluide. 25. Machine selon la sous-revendication 24, dans lequel l'orifice est en forme de fente, caractérisée en ce que le couteau est fixé prés de l'une des extrémités de la fente. 26.
    Machine selon la sous-revendication 22, caractérisée en ce que l'arbre susmen tionné porte, en outre, un guide présentant une surface périphérique en forme de spirale s'infléchissant verse l'intérieur. 27. Machine selon la sous -revendication 26, caractérisée en ce que la surface périphé rique du guide susmentionné forme une hélice partant dudit orifice. 28. Machine selon la sous-revendication 26, caractérisée en ce que le guide susmen tionné porte, à son extrémité intérieure, une tige s'étendant suivant l'axe de l'arbre. 29.
    Machine selon la sous-revendication 26, caractérisée en ce que la surface périphé rique sensiblement cylindrique susmentionnée et la surface périphérique du guide susmen tionné s'étendant circonférentiellement toutes deux à partir de l'organe à orifice, l'une dans un sens, l'autre -dans l'autre sens. 30. Machine selon la revendication II, caractérisée par un outil tranchant disposé pour pouvoir sectionner transversalement la matière en bandes dans le voisinage du dis positif d'ancrage (B) après que cette matière a passé dans 1a zone balayée par l'orifice. 31.
    Machine selon la revendication II, ca- ractérisée par une pompe à débit constant. alimentant la canalisation en fluide sous pression et par un accumulateur disposé entre ladite pompe et l'organe d'arrêt susmen tionné. 32.
    Machine selon 1a revendication II, ca- ractérisée en ce que l'organe (2a1) à orifice, monté sur .le bâti, est creux et en ce que les parois conduisant à l'orifice forment un angle aigu avec le plan tangent à la surface de la chicane au point. d'impact du jet de fluide avec cette surface. 33.
    Machine selon la revendication 1I, caractérisée par des dents saillant radiale- ment à la périphérie de l'organe (21) à ori fice, monté sur le bâti, et disposées dans le voisinage de cet orifice. 34. Machine selon la sous-revendication 33, caractérisée en ce que ces dents sont dis posées entre l'orifice et la surface périphé rique ,sensiblement cylindrique.
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