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Dispositif pour le soutirage des couches supérieures du moût et pour l'introduction par couches de la trempe de lavage.
La présente invention se rapporte à un dispositif dans des cuves de décantation, convenant en collaboration avec un dispositif central connu d'alimentation dans le fond de cuve aussi bien au soutirage du moût se trouvant au-dessus des drèches déposées qu'à l'introduction par couches de la trempe de lavage, destinée à laver les drèches. L'invention est caractérisée en ce que le bord du trop-plein pour l'écoulement du moût et l'alimentation de la trempe de lavage est monté et descendu au moyen d'un piston, disposé à l'intérieur d'un cylindre élévatoire de manière que le bord du trop-plein se maintienne constamment à une certaine distance voulue en-dessous du niveau du liquide dans la cuve.
En outre, elle est caractérisée en ce que le réglage en hauteur de la position du piston à l'intérieur du cylindre hydraulique et par conséquent le réglage obligatoire en hauteur du bord du trop-plein est obtenu au
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moyen d'un mécanisme de commande, disposé excentriquement dans la cuve à un emplacement à peine influencé. par le courant du liquide affluant ou écoulant. Enfin, la présente invention est caractérisée en ce que les niveaux du bord du trop-plein, du piston de cylindre et du mécanisme da commande sont absolument indépendants du mouvement ascendant et descendant de la piocheuse de drèches, quoique tout le dispositif soit fixé. à demeure sur la dite piocheuse montante et descendante. Le plus grand diamètre du tube télescopique se trouve dans ce cas en bas.
Le brevet autrichien 70. 941 décrit un dispositif utilisant pour le soutirage de la trempe liquide et du moût un tube télescopiqué, disposé au centre de la cuve et réglé à la main à la profondeur voulue d'immersion. Comme il est impossible au cuiseur de régler constamment la profondeur d'immersion au millimètre près, ce réglage doit être effectué à plusieurs reprises et chaque fois pour un assez grand écart. De cette manière naturellement, on n'est jamais certain de soutirer le moût seulement à la surface, où il est transparent, mais au contraire, il est inévitable que du moût trouble, provenant de couches plus profondes, s'y mélange. Si l'on voulait attendre jusqu'à ce que tout le moût au-dessus de la couche de drèches soit clarifié. par dépôt, l'avantage recherché. d'une économie de temps serait perdu par suite de cette attente.
Pour la même raison, le dit dispositif ne convient nullement à l'introduction par couches de la trempe de lavage sur les drèches. L'utilisation de ce dispositif n'est pas plus envisagée pour ce travail que pour le remplissage de moût de la cuve, ce qui ressort du dessin, de la description et des revendications. La description et le dessin démontrent que le dit dispositif doit être employé essentiellement comme dispositif de soutirage de la trempe liquide - c'est-à-dire pour la récupération de maltine - dans le brassin. Pour ces raisons, le dispositif a été prévu dans le brassin, tandis que la cuve de décantation, désignée par g sur le dessin, ne montre pas le dit dispositif.
Un inconvénient essentiel de ce dispositif réside dans
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le fait que le tube montant est d'un diamètre supérieur à celui du tube restant sur le fond de la cuve. Lors de 1'immersion du tube supérieur à plus grand diamètre, qui,à cause de l'étanchéité nécessaire au fonctionnement pratique, doit mêe être considérablement plus grand, ce tube à plus grand diamètre s'applique avec sa surface de joint sur la couche de drèches, qui est comprimée et offre une résistance telle que par suite de la force employée en vue de vaincre la dite résistance, les parties troubles sur la surface des drèches sont remuées, troublant ainsi le moût qui se trouve audessus de la surface supérieure des drèches et rend impossible la récupération d'un moût transparent.
Le dispositif suivant la présente invention supprime d'une manière certaine tous ces inconvénients. Il est disposé dans la cuve de décantation. Le bord de son trop-plein 9 est réglé automatiquement et constamment à une certaine profondeur d'immersion par rapport au niveau baissant du liquide ; de cette manière, on est certain qu'il ne soutire de la surface que du moût transparent et que pendant la montée du niveau montant du liquide lors du lavage des drèches, il introduit par couches la trempe de lavage. Le bord du trop-plein est exécuté très large, pour que la profondeur d'immersion puisse être très réduite.
Les diamètres des segments montants du tube télescopique diminuent vers l'intérieur, par conséquent dans ses déplacements verticaux, ce tube ne trouve pas de résistance sur la couche des drèches, empêchant ainsi le remuage des parties troubles.
Le brevet allemand 207.222 décrit un dispositif pour le soutirage de l'avant-moût, qui, au moyen d'un tube recourbé en U et supporté par un flotteur, soutire de l'avant-moût du niveau du liquide.
Tous les dispositifs soutirant de l'avant-moût présentent l'inconvénient d'un rendement trop faible et leur construction encombrante gêne la piocheuse de drèches, travaillant sur toute la surface de la cuve de décantation. Les tuyaux aspirants doivent
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être remplis d'eau avant de fonctionner, ce qui est très difficile pour des tuyaux- de grand diamètre, une. partie de l'avant-moût étant ainsi étendue et diluée d'une manière indésirable.
Le dispositif connu ne sert pas à la récupération.d'avantmoût au-dessus de la couche supérieure des drèches. Ainsi qu'il ressort du dessin, cet appareil sert à décanter à travers la couche de drèches et l'entassement de celles-ci est empêché du fait que le moût ayant traversé la couche de drèches est endigué dans un tube recourbé. en U à sommet baissé, jusqu'au niveau du liquide dans la cuve.. Le frein hydraulique, empêchant un renversement trop rapide du tube en U, ne peut être comparé ni du point de vue constructif, ni par ses effets, au cylindre élévatoire hydraulique de la présente invention.
La construction suivant l'invention présente le progrès technique qu'elle supprime les inconvénients des dispositifs connus jusqu'à présent, qui faisaient porter le trop-plein pour l'introduction de la trempe de lavage et pour le soutirage du moût par un flotteur reposant sur le niveau du liquide et disposé dans le plus fort courant. Ces flotteurs n'étaient pas capables de porter un tube télescopique assez lourd, mais ils permettaient l'écoulement à travers. un tuyau flexible, assez léger, pour être supporté par le flotteur avec le trop-plein. Des dispositifs de centrage, devant empêcher le déplacement du dispositif en dehors du centre de la cuve, ainsi que la saisie du dispositif par la piocheuse de drèche en rotation, chargent le flotteur encore davantage.
La pression latérale du liquide agissant sur le tuyau flexible chargeait le flotteur d'une. manière telle qu'il soit souvent immergé, ne pouvant ainsi atteindre son but. Pour ces raisons, les dimensions des flotteurs devaient être si importantes qu'il était à peine possible de les loger dans le centre de la cuve. De cette manière, la circonférence du bord du trop-plein était complètement insuffisante ou les trop-pleins devaient être situés beaucoup trop bas, s'ils étaient disposés en dessous du flotteur.
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Le dispositif suivant la présente invention, au lieu de tuyaux flexibles, est muni d'un tube télescopique fixe, nullement influencé par la pression latérale du liquide. Mais il est aussi possible de le munir d'un tuyau flexible, le poids et la pression du liquide n'étant dans ce cas d'aucune influence quelconque. La circonférence du trop-plein est telle qu'elle utilise tout l'emplacement disponible entre les couteaux intérieurs de la piocheuse de drèches.
Pour ces raisons, sa profondeur d'immersion en-dessous du niveau du liquide peut être très réduite. Le tube télescopique à l'état complètement fermé faisant descendre le bord du trop-plein jusqu'endessous du niveau des drèches, il est possible de soutirer tout l'avant-moût se trouvant sur les drèches. Le tuyau flexible des dispositifs connus jusqu'à présent ne permettait pas d'agir de cette manière, il restait toujours une quantité de 10 cm. de liquides au-dessus des drèches, parce que le tuyau flexible se retroussait et le flotteur se déposait sur le tuyau. Ces quantités de liquides devaient être soutirées à travers les drèches.
Le déplacement vertical du bord du trop-plein dans la présente invention est obtenu d'une manière absolument saure; la résistance éventuelle étant vaincue vigoureusement par le piston de presse, contrairement au travail sensible et imprécis d'un flotteur monté sur le tuyau flexible et chargé d'une manière variable et très différente.
Les figures I, II, III et IV des dessins annexés représentent schématiquement la construction du nouveau dispositif et expliquent en même temps son fonctionnement.
Dans la figure 1, le fond de la cuve est représenté par 1, le fond descendant par 2 et la bague du tube central d'alimentation par 3. L'assiette de fermeture 4 est guidée sur le montant de guidage 5 et ferme l'orifice annulaire de 3 par rapport à l'intérieur de la cuve. Si l'assiette de fermeture 4 repose sur le bord de 3, des orifices 6 dans l'assiette sont ouverts, permettant l'écoulement du moût et l'alimentation en trempe de lavage, par contre ces orifices sont obturés par des couvercles 7 fixés sur le montant 5,
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si pendant l'alimentation de la cuve, l'assiette de fermeture 4 est soulevée en glissant sur le montant 5.
Sur la circonférence de l'assiette de fermeture, un tube télescopique 8 est fixé à demeure et parfaitement étanche, son segment intérieur porte le bord du trop-plein 9, situé légèrement sous le niveau 10 du liquide. L'ar- bre 11 de la piocheuse de drèche porte le bras porte-couteaux 12 de la piocheuse. Sur le moyeu 13 de ces bras, le cylindre hydrau- lique 14 est fixé, à demeure, à l'intérieur duquel le piston 15 porte par l'intermédiaire de la tige de piston 16 la bride ou la traverse 17 qui, lors de la montée ou de la descente du piston 15, fait monter ou descendre le bord du trop-plein 9 par l'intermédiai- re de plusieurs timoneries 18, fixées au segment intérieur du tube télescopique 8 et à la traverse 17.
Sur la paroi extérieure du cy- lindre 14 glisse. une bague 19, fixée aux timoneries 18 par un nom- bre de bras 20 égal à celui des timoneries, suivant par conséquent tout déplacement du piston. Sur la bague 19, il est encore fixé un bras support 21, portant lé mécanisme de commande 22 et plongeant dans la cuve en un endroit situé excentriquement à la dite cuve, où le courant surfacique du ou vers le centre de la cuve ne produit plus-de perturbation. Dans la figure 11, le mécanisme de commande est représenté schématiquement. A l'intérieur du corps 23, un pis- ton double 24 ferme les canaux 25 et 26, reliés au moyen de tuyaux flexibles 27 et 28 au cylindre 14 d'une manière telle que le canal 25 aboutisse en-dessous du piston 15 et le canal 26 au-dessus du dit piston.
Un canal 29, conduisant dans un creux du piston double 24, amène de 'l'eau sous pression ou un autre moyen convenable dans le mécanisme de commande, ceci au moyen de la conduite 30, consti- tuée en l'espèce par un tuyau flexible suspendu dans une articula- tion pivotant au centre de la cuve. La tige du piston double 24 est vissée dans la tige 31, portant le petit flotteur 32 très léger.
Le corps du mécanisme de commande est fixé au bras-support 21 par un collier 33.
Si par suite du soutirage du moût, le niveau 10 du liquide
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baisse, le flotteur fait descendre le double piston 24 et amène de l'eau sous pression par le canal 25 à l'aide du tuyau flexible 28 au-dessus du piston 15. Celui-ci descend et fait descendre de manière voulue le bord 9 du trop-plein, entraînant à l'aide des éléments 18 et 19 le mécanisme de commande, c'est-à-dire que le corps 23 descend avec tout le dispositif et le double piston 24, commandé par le niveau du liquide, ferme à nouveau les canaux 25 et 26. Lors de la descente du piston 24, l'eau que le piston descendant 15 avait chassée du cylindre 14, s'était écoulée par le tuyau flexible 27 et le canal 25, ainsi qu'à travers le creux du corps au-dessus du piston, qui est muni d'un orifice d'écoulement.
Pour l'introduction de la trempe de lavage, le procédé est exactement l'inverse. Le flotteur monte, les canaux 25 et 26 amènent cette fois l'eau sous pression sous le piston 15 et font monter tout le mécanisme, pour que la trempe de lavage soit introduite par couches.
Si la piocheuse de drèches monte ou descend, le mécanisme exécute logiquement la même fonction, de sorte que le bord du trop-plein reste toujours à une hauteur constante en-dessous du niveau du liquide, quelle que soit la position de la piocheuse de drèches, supportant tout le mécanisme. Des variantes dans la construction du dispositif sont toujours possibles ; ainsi par exemple la fonction du mécanisme de commande pourrait être exécutée à la main, l'eau sous pression étant amenée suivant les besoins sur ou sous le piston 15 à l'aide de robinets ou de soupapes à deux voies. De même, le mécanisme de commande peut être rendu plus sensible par des transmissions à levier, intercalées entre la tige 31 du flotteur et la tige du piston double 24. Ces variantes n'influencent en rien l'objet de la présente invention.
La figure III représente le mécanisme de commande, vu d'en haut. La figure IV en est une vue partielle de face. On y voit un levier à came 34, dont deux pièces sont fixées dans la même position sur le boulon 35. Sur le même boulon est fixé un basculeur 36 avec un contrepoids 37. Le boulon 35 est pivotable dans deux oeillets 38,
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fixés au collier 33. Si le basculeur est écarté du corps 23, les leviers à came 34 soulèvent le boulon 39, traversant la tige 31 du flotteur. De cette manière, tout le dispositif est amené dans sa position supérieure de la manière décrite ci-dessus. Cette position est nécessaire au remplissage de la cuve, au vidage des drèches et au nettoyage de la cuve.
REVENDICATIONS.
1. Dispositif pour le soutirage des couches supérieures du moût et pour l'introduction par couches de la trempe de lavage en collaboration avec un dispositif central connu pour l'alimentation de la cuve, caractérisé en ce qu'il est prévu sur l'assiette de fermeture du dit dispositif central d'alimentation, un tube télescopique à plusieurs segments, portant le trop-plein pour le soutirage de 1'avant-moût et l'introduction de la trempe de lavage, le bord du trop-plein du tube télescopique pouvant être disposé également à l'extrémité supérieure d'un tuyau flexible, étant supporté par un dispositif élévatoire et de descente et maintenu dans une profondeur réglable d'immersion.