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" Alliages destinés à des usages dentaires ".
En odontologie on utilise aujourd'hui, pour des parties très exposées, des alliages d'or contenant un mi- nimum de 75% d'or ou des alliages à baside platine et d'or. Même dans ces derniers on a considéré jusqu'à pré- sent une teneur élevée en métal précieux comme, nécessaire pour réaliser une bonne tenue dans la bouche. On a élevé dans ces alliages la teneur en platine jusqu'à 20% et plus, pour obtenir les grandes résistance,,dureté et solidité exigées. Outre l'or et les métaux à base de platine, ces alliages contenaient de l'argent, du cuivre, et dans certains cas du zinc, du nickel, de l'étain et d'autres métaux non précieux.
Ces métaux sont le plus souvent blancs,
A ces alliages appartiennent par exemple ceux propo- sés pour les articles à usage dentaire avec 65 à 83% d'or.
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0,5 à 15% d'argent, 0,2 à 20% de platine, 0,5 à 12% de palladium, 0,5 à leµ1 de cuivre et 0,5 % de zinc, obtenus par fusion en commun d'alliages préliminaires de métaux à point de fusionplus bas et d'alliages de métaux à point @ de fusion plus élevé. Il est à supposer que ces alliages renferment pratiquement les métaux à base de platine en @ quantités voisines des valeurs limites supérieures, car on observe dans ces alliages la couleur bien connue du platine.
On a préparé comme alliages de remplacement ayant les mêmes propriétés, meilleur marché et économisant des devises, des alliages de palladium et d'argent, avec de faibles additions d'or et de platine, mélangés à des allia- ges jaune pâle du type de l'or de remplacement contenant environ 50% d'or et un certain pourcentage de palladium.
Ces substances ont une résistance suffisante, mais ne sont pas assez dures ni durables, ou sont difficiles à travail- ler.
On a constaté que des alliages constitués par 50 à 60% d'or, 5 à 15% d'un ou de plusieurs métaux à base de platine, jusqu'à 15 % de cuivre, 0,1 à 5;: de zinc et le reste en argent, ce qui porte leur teneur globale en or et en métal à base de platine à 60 à 75%, sont particuliè- rement indiqués pour des buts dentaires, en raison de leur résistance, de leur dureté,de leur durabilité et de leur bonne tenue dans la bouche. Les alliages conformes à l'in- vention se distinguent des alliages à pourcentage d'or élevé, connus et décrits ci-dessus, ayant la couleur du platine, par le fait qu'ils ont , malgré leur faible teneur en or, un aspect allant du jaune pale au doré. Ils ont, de plus, sur les alliages connus, l'avantage d'une plus grande dureté Brinell et d'une meilleure aptitude au pliage.
Parmi les alliages à employer conformément à l'inven- tion il en est qui vont de l'état mou à l'état mi-dur avec
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des propriétés mécaniques diverses et d'autres présen- tant une très grande résistance. Si l'on part d'alliages contenant comme métal à base de platine le platine lui- même, et constitués, par exemple, par 50 à 60% d'or, 5 à 10% de platine, jusqu' à 9% de cuivre, 0,1 à 1% de zinc et le reste en argent, on pourra en faire des ob- jets pressés en forme de plaques, des couronnes, des anneaux et des pièces élastiques, car ces alliages va- rient de l'état mou à l'état mi-dur et possèdent des propriétés méoaniques variées.
Pour cette raison, on peut aussi couler ces alliages et les utiliser à d'autres usages dentaires pour lesquels ces propriétés sont pré- pondérantes,
Dans ces alliages, on peut remplacer une partie du platine par du palladium. La teneur en palladium ne doit cependant pas dépasser 2%. Comme exemples d'allia- ges de ce genre on peut mentionner les suivants:
EMI3.1
<tb> Teneur <SEP> en <SEP> %
<tb>
<tb> Numéro <SEP> de <SEP> l'alliage <SEP> Au <SEP> Pt <SEP> Pd <SEP> Cu <SEP> Zn <SEP> Ag
<tb>
<tb> 1 <SEP> 55 <SEP> 5 <SEP> 2 <SEP> 0,6 <SEP> 0,4 <SEP> 37
<tb>
<tb> 2 <SEP> 55 <SEP> 6 <SEP> 2 <SEP> 4,6 <SEP> 0,4 <SEP> 32
<tb>
EMI3.2
3 55 6 2 'T, 6 0,4 29
EMI3.3
<tb> 4 <SEP> 55 <SEP> 8 <SEP> 0 <SEP> 0,6 <SEP> ' <SEP> 0,4 <SEP> 36
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 5 <SEP> 55 <SEP> 9 <SEP> 0 <SEP> 3,6 <SEP> 0,4 <SEP> 32
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 6 <SEP> 55 <SEP> 9 <SEP> 0 <SEP> 8,6 <SEP> 0,4 <SEP> 27
<tb>
Les alliages 1, 2, 4 et 5 sont jaune clair, les alliages 3 et 6 sont jaunes.
Tous les allages ont la couleur de la racine des dents ; leur point de fusion et leurs propriétés de dureté selon les diverses conditions de leurs mélanges et suivant les divers traitements thermiques subis ressortent du tableau suivant:
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EMI4.1
<tb> Dureté <SEP> Brinell
<tb> 250-750/10 <SEP> / <SEP> 30.
<tb>
<tb>
<tb>
Limites <SEP> Coulée <SEP> Chauffé <SEP> Aptitude
<tb> Alliage <SEP> de <SEP> tem- <SEP> Coulée <SEP> 40% <SEP> au <SEP> rouge <SEP> Amélioré <SEP> 15' <SEP> à <SEP> au
<tb> N <SEP> pérature <SEP> laminée <SEP> 30' <SEP> dans <SEP> 3500 <SEP> 400 <SEP> 450
<tb> en <SEP> C <SEP> le <SEP> fer <SEP> 5' <SEP> laminage
<tb> recuit
<tb>
<tb> 1 <SEP> 1090-1000 <SEP> 52 <SEP> 118 <SEP> 55 <SEP> - <SEP> - <SEP> très <SEP> bonne
<tb>
<tb> 2 <SEP> 1030- <SEP> 940 <SEP> 111+ <SEP> 172 <SEP> 92 <SEP> 135 <SEP> 162 <SEP> 177 <SEP> " <SEP> "
<tb>
<tb> 3 <SEP> 980- <SEP> 910 <SEP> 164+ <SEP> 218 <SEP> l66 <SEP> 211 <SEP> 206 <SEP> 214 <SEP> bonne
<tb>
<tb> 4 <SEP> 1090-1010 <SEP> 61 <SEP> 128 <SEP> 60- <SEP> - <SEP> - <SEP> très <SEP> bonne
<tb>
<tb> 5 <SEP> 1045- <SEP> 970 <SEP> 107+ <SEP> 178 <SEP> 92 <SEP> 107 <SEP> 129 <SEP> 147 <SEP> " <SEP> "
<tb>
<tb> 6 <SEP> 980- <SEP>
900 <SEP> 214+ <SEP> 253 <SEP> 160 <SEP> 216 <SEP> 256 <SEP> 225 <SEP> bonne
<tb>
<tb> + <SEP> Ces <SEP> alliages <SEP> ont <SEP> été <SEP> chauffés <SEP> et <SEP> trempés <SEP> avant <SEP> le <SEP> laminage.
<tb>
Si l'on a besoin, au contraire, d'alliages pour des articles dentaires très élastiques et constamment exposés, pour des crochets, des appareils de correction, pointes de racine, redresseurs, crampons, etc., on choisit, dans les limites générales indiquées, des alliages contenant au moins deux métaux différents à base de platine et 9 à 15% de cuivre. Comme métaux à base de platine on utilise d'une façon appropriée le platine et la palladium et, dans ce cas, d'après une forme préférée d'exécution de l'invention, la teneur de l'alliage en platine peut être supérieure à la teneur en palladium. Mais, comme le palla- dium doit être considéré comme le support des propriétés particulières de résistance de l'alliage, sa teneur ne doit pas être inférieure à 1 %
Les alliages de ce genre se distinguent par une résistance particulièrement élevée.
Malgré cette grande dureté, ils se prêtent bien au laminage et à l'étirage en fils. Leur point de fusion a une valeur avantageuse et permet de les couler facilement. Ce qui est particu- lièrement à remarquer c'est leur grande dureté et leur résistance au changement de forme, même à l'état chauffé
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au rouge, puis refroidi lentement; ces propriétés ont précisément une grande importance pour l'usage dentaire.
La composition donnée à titre d'exemple et les propriétés de quelques-uns de ces alliages particulièrement résis- tants ressortent du tableau suivant:
EMI5.1
<tb> Alliage <SEP> % <SEP> Au <SEP> Pt <SEP> Pd <SEP> Ag <SEP> Cu <SEP> Zn <SEP> Dureté <SEP> Nombre <SEP> de <SEP>
<tb> ' <SEP> mou <SEP> fil <SEP> de <SEP> 1 <SEP> mm
<tb> mou
<tb>
<tb>
<tb> 1 <SEP> 55 <SEP> 2 <SEP> 6 <SEP> 25 <SEP> 11,5 <SEP> 0,5 <SEP> 137 <SEP> 18
<tb>
<tb> 2 <SEP> 55 <SEP> 5 <SEP> 2 <SEP> 26 <SEP> 11,5 <SEP> 0,5 <SEP> 166 <SEP> 18
<tb>
<tb> 3 <SEP> 55 <SEP> 9 <SEP> 2 <SEP> 22 <SEP> 11,5 <SEP> 0,5 <SEP> 198 <SEP> 23
<tb>
<tb> 4 <SEP> ' <SEP> 60 <SEP> 5 <SEP> 5 <SEP> 15 <SEP> 14 <SEP> 1 <SEP> 169 <SEP> 18
<tb>
Finalement, tous les alliages préconisés par l'inven- tion, c'est-à-dire aussi bien les alliages compris entre les mous et les mi-durs, que ceux d'une grande dureté,
se sont montrés parfaitement résistants au frottement et à l'attaque des agents corrosifs comme il en existe en géné- ral dans la bouche.
Le contrôle de la résistance au frottement, effectué par diverses méthodes, montre que les substances pauvres en palladium-et oelles entièrement dépourvues de palladium sont remarquablement résistantes, et ne sont en rien infé- rieures, à ce point de vue, aux variétés d'or de remplace- ment déjà connues renfermant une assez grande quantité complémentaire de palladium.
De même, la résistance à la corrosion de parties de métal embouti et coulé mis au contact d'une solution d'a- cide lactique avec du sel de cuisine qui est aussi impor- tante pour la bonne tenue des substances pendant leur présence dans la bouche, que la résistance au frottement, indique une si faible diminution en poids après un long examen à 37 , que l'on peut prétendre avec certitude que les alliages conformes à l'invention sont parfaitement,
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résistants dans la bouche. Toutes les pièces examinées ne présentent pas la moindre altération. Elles sont, d'après l'examen, aptes au pliage. Il n'y a pas eu non plus de corrosion aux endroits emboutis.