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Matières à surfaces' fluorescentes.
On a trouvé que les azines des o-oxyaldéhydes et o-oxy- cétones aromatiques conviennent éminemment bien pour la fabrication de matières devenant fluorescentes à la lumière de faible longueur d'onde.
Les aldazines et cétazines de la nature spécifiée sont pour une part des composés connus, mais leur propriété de devenir fluorescentes à la lumière de faible longueur d'onde n'a pas été. reconnue et utilisée jusqu'à présent. Les composés susdits possé- dent une luminosité étonnamment grande et une solidité élevée à la lumière et l'emportent de loin, à ce point de vue, sur la plupart des corps fluorescents organiques connus jusqu'ici. Ils sont ou bien incolores, ou bien faiblement colorés, ou encore ce sont des composés intensément colorés et d'un grand pouvoir couvrant. Leur
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couleur de fluorescence correspond en général à leur couleur pro- pre, mais dans beaucoup de cas, notamment avec les aldazines ou les cétazines substituées, la couleur de fluorescence diffère de la couleur propre.
Pour fabriquer des matières à surfaces fluorescentes on peut procéder par exemple en incorporant les corps fluorescents à des matières de fond déterminées convenant à cette fin. Ceci peut être fait de la manière employée habituellement pour conférer une couleur à ces matières de fond, par exemple par mélange ou pétris- sage avec des matières au moyen desquelles on fabrique les articles à colorer ou par traitement des articles achevés au moyen de solu- tions ou de suspensions des corps fluorescents. Aux matières syn- thétiques on peut incorporer ces corps déjà durant le processus de fabrication, par exemple lors de la polymérisation ou de la conden- sation depuis des composés de faible poids moléculaire jusqu'à des matières synthétiques de poids moléculaire élevé .
Quant aux articles auxquels on ne peut pas incorporer les corps fluorescents, par exemple aux articles en fer, pierre ou bois, on peut les garnir d'un revêtement fermement adhérent contenant les corps fluorescents, par exemple les garnir d'agents utilisés couram- ment dans la technique de la peinture ou de l'impression. On peut par exemple mélanger les corps fluorescents à un vernis ou à une dispersion formant pellicule, et étaler ou appliquer par projection ces mélanges sur les articles faits des matériaux précités. Pour créer des effets de fluorescence spéciaux on peut en même temps employer concurremment encore d'autres corps fluorescents.
En outre, on peut ajouter au vernis ou aux dispersions formant pellicule, en- core d'autres pigments, eux aussi colorés, ou on peut appliquer le revêtement sur des enduits pigmentés ou non-pigmentés, déjà pré- sents. Les nouveaux coros fluorescents peuvent aussi être employés pour teindre des fibres textiles. à cet effet on procède soit en dissolvant ou en dispersant finement les colorants dans les solu-
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tions de filage pour la soie viscose, la soie au cuivre ou la soie à l'acétate et en filant ensuite les solutions ou les suspensions, soit en teignant les fibres avec des o-oxyaldéhydes ou des o-oxy- cétones aromatiques et en produisant ensuite les corps fluorescents sur la fibre par un traitement ultérieur au moyen de solutions d'hydrazine.
Les colorants fluorescents spécifiés sont très généreux, c'est-à-dire que déjà en très petites quantités ils développent un pouvoir lumineux étonnamment grand quand on les expose à la lu- mière de faible longueur d'onde. Comme les matières fluorescentes spécifiées ne subliment point et ont des températures de fusion élevées, elles ne s'altèrent guère même quand on les soumet à l'action de températures élevées. Leur stabilité à la vulcanisa- tion est remarquable. En outre, elles sont complètement insolubles dans l'eau et sont difficilement solubles ou insolubles dans les solvants organiques usuels, si bien qu'elles conviennent aussi pour rendre fluorescents des articles venant en contact avec l'eau ou des solvants organiques.
Les articles et matériaux garnis d'un revêtement fluores- cent, peuvent trouver un emploi étendu, notamment pour les ameuble- ments,les décors, au théâtre et pour la publicité.
EXEMPLE 1. -
On humecte 1 partie de 2,2'-dioxybenzaldazine avec 1,5 partie d'une solution aqueuse à 10% du produit de réaction de :20 molécules-grammes d'oxyde d'éthylène sur 1 molécule-gramme d'alcool cétylique, on ajoute 10 parties de blanc fixe et on disperse le tout dans une émulsion aqueuse du polymérisat mixte de l'ester méthylique d'acide acrylique, de l'éther vinylisobutylique et du styrol (rap- port 66:22:12). A l'aide de cette peinture on peut produire sur le bois, le crépi ou le ciment des revêtements à grand pouvoir cou- vrant, faiblement colorés en jaune et solides à la lumière, qui à la lumière de faible longueur d'onde s'illuminent d'une couleur jaune-orangé.
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On obtient des revêtements d'une couleur de fluorescence légèrement teintée de verten employant les aldazines dérivées de la 2,4-dioxybenzaldéhyde ou de la 4,6-dioxy-3-méthylbenzaldéhyde.
EXEMPLE 2.-
On humecte 1 partie de 5,5'-dibromo-2,2'-dioxybenzaldazine avec 1,5 partie d'une solution aqueuse à 10% du produit de la ré- action de 20 molécules-grammes d'oxyde d'éthylène sur 1 molécule- gramme d'alcool cétylique, on les mélange à 10 parties d'une dis- persion aqueuse du produit de polymérisation de l'éther vinyliso- butylique, de l'ester butylique d'acide acrylique et du nitrile d'acide polyacrylique et on les broie, conjointement avec 10 par- ties de carbonate de magnésium et 5 parties de lithopone, dans un broyeur à entonnoir.
Les revêtements produits à l'aide de cette peinture sont faiblement colorés en jaune à la lumière du jour, mais brillent, à la lumière de faible longueur d'onde, d'une couleur jaune-or d'une excellente solidité à la lumière.
En employant au lieu de la 5,5'-dibromo-2,2'-dioxy- benzaldazine la 5,5'-dichloro-2,2'-dioxybenzaldazine, on obtient une peinture dont la couleur de fluorescence à la lumière ultra- violette vire davantage au rouge.
EXEMPLE 3. -
Au moyen de 1 partie de 5,5'-dibromo-2,2'-dioxybenzal- dazine, 10 parties de craie, 2 parties d'eau et 10 parties de verre soluble (28 Bé) on obtient un enduit avec lequel on réalise des revêtements presque incolores qui, exposés à l'action de la lumière de faible longueur d'onde, deviennent fluorescents d'une couleur jaune-or.
Au lieu de la 5,5'-dibromo-2,2'-dioxybenzaldazine, on peut aussi employer les aldazines provenant de la 3,5-dibromo- ou de la 3,5-dichloro-2-oxybenzaldéhyde, de la 2,4-dioxybenzaldéhyde,
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de la 4,6-dioxy-.3-méthylbenzaldêhyde, de la 2,6-dioxy-3.5-diméthyl- enzaldéhyde, de la 3-chloro-2-oxybenzalddhyde ou de la 2,4-6-tri-