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Procédé pour fabriquer des boîtes à conserves résistant à la pression et boite à conserves fabriquée par ce procédé.
Un des problèmes les plus urgents et en même temps les plus difficiles que la. raréfaction des matières premières pose à l'industrie de la fabrication des boîtes à conserves consiste à produire une boite à conservés en tôle noire, qui soit résistante à la pression et qu'on puisse fabriquer éconorliquement.
A cette fin on a déjà essayé d'unir entre eux les bords des flans de tôle noire par brasure (soudure indirecte) et on a en effet remporté à ce point de vue des succès de principe. Toutefois ce procédéest trop peu économique pour pouvoir être introduit dans le domaine pratique. En outre,, il donne lieu à la consommation de notables quantités d'étain.
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On s'est mis ensuite à unir entre eux les bords des flans de tôle par soudure autogène. Toutefois ce procédé exige l'em- ploi d'appareils de soudage excessivement coûteux et présente en outre l'inconvénient que seulement des bords de tôle non métallisés et non vernis peuvent être soudés ainsi, de sorte que l'applica- tion d'une couche protectrice de vernis ou matière analogue sur le joint longitudinal, voire sur tout le flan de boite métallique, n'est possible qu'après achèvement de la virole de la boîte. Ceci donne lieu à des opérations assez compliquées et, partant, coû- teuses.
Ln outre, on a essayé de fabriquer aussi par agrafage un joint longitudinal de boîte métallique, qui résiste à la pression et à la cuisson A ce propos on a constaté qu'un joint à agrafage quadruple, produit de manière connue en coudant d'abord les bords longitudinaux en sens opposés sous un angle obtus pour les accro- cher ensuite l'un dans l'autre et les unir entre eux à coups de presse, ne peut jamais avoir l'étanchéité et la résistance re- quises Aussi a-t-on pris le parti de produire au lieu d'un joint à agrafage quadruple un joint à agrafage sextuple.
Toutefois, même ce joint à agrafage sextuple ne présen- tait guère les qualités requises. Il avait notamment une section transversale notablement plus grande que celle d'un joint à agra- fage quadruple, ce qui non seulement donnait lieu à une forme moins avantageuse de la section transversale et à un poids plus élevé, mais encore rendait plus difficile le travail de fabrication.
On obvie de manière surprenante à tous ces inconvénients par le procède conforme à la présente invention, qui est relatif à la fabrication d'une boîte à conserves à joint longitudinal à agrafage quadruple, résistante à la pression, dont les bords lon- gitudinaux, coudés préalablement au cintrage du flan, sont appli- ques l'un contre l'autre de manière que l'un d'eux, coudé deux fois, enjambe l'autre, coudé une seule fois, pour être ensuite recourbé autour de celui-ci et être serré conjointement avec lui
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contre la virole de la boîte metallique Suivant l'invention, on exécute ce procédé en faisant en sorte que le bord longitudinal à couder une seule fois n'ait environ que la moitié de la largeur de l'aile du bord longitudinal à couder deux fois, qui lui est paral- lèle,
tandis que l'un ou les deux bords longitudinaux portent une garniture d'étanchéité garnissant l'agrafage achevé.
Le bord longitudinal plus étroit, n'ayant que la moitié de la largeur de l'autre bord, assure une plus grande étanchéité, étant donné qu'au cours du façonnage à la presse le bord plus étroit s'enfonce plus fermement dans la garniture d'étanchéité comprise entre les deux bords et qu'il permet de rabattre plus net- tement l'autre bord longitudinal. Du fait qu'on coude les bords longitudinaux avant de cintrer le flan, ils ont tendance, dans l'agrafage fermé, à revenir élastiquement en direction de leur position précédente. Ceci a pour résultat d'augmenter notablement encore davantage l'étanchéité et la résistance du joint à agrafage.
Avec des bords de même largeur, il se produirait au contraire un relâchement de l'agrafage comprimé.
Il est avantageux de munir le joint à agrafage quadruple, fabriqué selon le nouveau procédé, d'une nervure longitudinale em- preinte en creux ou en relief, ce qui a pour résultat de conférer au joint un supplément d'étanchéité et notamment aussi de le rendre plus rigide. En outre, il est avantageux d'employer comme garni- ture d'étanchéité une bande de papier portant sur une face une couche de dissolution de caoutchouc qui adhère par cuisson sur la tôle.
Une telle bande d'étanchéité n'exige qu'une fraction de la quantité de caoutchouc requise pour les garnitures de caoutchouc usuelles des joints à agrafage en tôle et assure néanmoins une étanchéité excellente pour les fins envisagées. Au cours de l'a- grafage des deux bords de la boite métallique la couche de papier vient se placer mollement et souplement entre les surfaces de tôle appliquées l'une contre l'autre. Elle comble les irrégularités
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existant éventuellement entre celles-ci et compense les pores et autres cavités de la tôle ou de ses arêtes. Mais plus spécialement elle sert de support pour la couche de caoutchouc mince.
Celle-ci constitue la couche d'étanchéité imperméable proprement dite dans tous les replis de l'agrafage. elle y intervient en partie même sous double épaisseur et est protégée par son support relativement flexible, la couche de papier, contre l'effort élevé engendré par les bords d.e la tôle, serrés énergiquement l'un contre l'autre.
Le dessin annexé représente l'invention à titre d'exemple.
Com;ae le montre la fig. l, on appliquesur le bord longi- tudinal d'un flan de boîte métallique a une bande d'étanchéité b, relativement large, en papier, caoutchouc ou matière analogue. On entoure l'autre bord longitudinal d'une bande d'étanchéité ± relati- vement étroite, de section transversale en U. Puis, comme le montre la fig. 2, on plie perpendiculairement deux fois suivant la lar- geur de la bande d'étanchéité b le bord longitudinal portant cette bande, de telle sorte que ce bord ait une section transversale en Z et porte la garniture d'étanchéité b dans son angle rentrant tourné vers l'extérieur. On plie perpendiculairement dans la même di- rection, mais une seule fois, suivant la largeur de la garniture d'étanchéité c, l'autre bord longitudinal, qui porte cette ga.rni- ture.
Puis seulement on cintre le fla.n a de manière que, comme le montre la fig. 3 ses deux bords longitudinaux s'orientent radiale- ment et que leurs garnitures b,c portent l'une contre l'autre. La bride du bord longitudinal plus large, qui précédemment était dis- posée parallèlement au flan de boîte métallique a, se place ainsi au-dessus du bord longitudinal plus étroit, perpendiculairement à celui-ci, et on peut désormais la plier autour du bord longitudinal plus étroit, comme le montre la fig. 4, après quoi l'agrafage en- tier peut être plié encore une fois dans le même sens et serré fermement contre la virole a de la boîte métallique, ainsi que c'est représenté sur la fig. 5.
Pendant cette opération il est avantageux de conserver à la ligne de pli e sa netteté, par exemple en la te- -IL-
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nant serrée de haut en bas.
Avantageusement, on conforme le joint à agrafage de ma- nière que la paroi intérieure de la virole de boîte métallique demeure parfaitement cylindrique et ne comporte point d'arêtes vives. On préserve ainsi de la destruction et d'un déchiquetage les fruits qu'on doit conserver dans la boite métallique et en diminue en outre dans la mesure du possible l'influence que leurs acides fructuaires ou gras exercent sur le métal.
Comme le montrent à plus grande échelle les figs. 6 et 7, l'agrafage quadruple fabriqué de cette manière peut être renforcé par une nervure d empreinte en creux ou relief, disposée suivant sa longueur, ce qui a en même temps pour résultat d'augmenter son étanchéité.
Lorsqu'on emploie une matière d'étanchéité de haute qualité, une des deux bandes d'étanchéité peut être omise le cas échéant.
Avantageusement, on dégrafe les bords longitudinaux à leurs extrémités,de manière connue, de telle sorte que le joint à agrafage n'ait en ces endroits qu'une double épaisseur de tôle et qu'on puisse ainsi sertir sans difficulté le couvercle et le fond.
Aux excellentes qualités de résistance et d'étanchéité du nouveau joint à agrafage contribue essentiellement la ligne de pli formée dans la tôle en coudant le bord longitudinal plus long du flan a, ligne qui sur la virole achevée paraît empreinte dans celle- ci et limite le joint longitudinal d'un côté. Cette ligne de pli, qui est désignée par la référence e sur les figures, produit l'ef- fet d'un axe de pivotement fixe depuis lequel lebord longitudinal plus large du flan a est recourbé élastiquement autour du bord longitudinal plus étroit.
La fig. 9 montre en coupe transversale une autre forme d'exécution d'une boite à conserves achevée, munie d'une garniture d'étanchéité conforme à l'invention. Dans cette forme d'exécution, une nervure h, portant étroitement contre l'agrafage longitudinal, L--
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est eiapreinte dans la surface intérieure du bord longitudinal in- terne du flan. En outre, l'agrafage a une section transversale en gradins correspondant à sa triple et quadruple épaisseur de tôle.
Enfin, sur la fig. 8, une garniture d'étanchéité conve- nant pour exécuter le nouveau procédé est représentée sur un flan dans la position conforme à l'invention. La garniture d'étanchéité est fixée par cuisson sur un bord longitudinal sous forme d'une bande relativement large b et, sur l'autre bord longitudinal, sous forme d'une bande étroite c embrassant celui-ci suivant le profil d'un U. Les deux bords portent une couche de dissolution de caout- chouc f, relativement mince, qui repose directement sur la tôle, et une couche de papier ± qui elle aussi peut être relativement mince.
La couche de caoutchouc peut par exemple être composée de la matière connue sous le nom commercial de "caoutchoucoid"
REVENDICATIONS
1.- Procédé pour fabriquer une boîte à conserves à joint longitudinal à agrafage quadruple, résistante à la pression, dont les bords longitudinaux, coudés préalablement au centrage du flan, sont appliqués l'un contre l'autre de manière que l'un d'eux, coudé deux fois, enjambe l'autre, coudé une seule fois, pour être ensuite recourbé autour de celui-ci et être serré conjointement avec lui contre la virole de la boite métallique, ce procédé étant caracté- risé en ce qu'on donne au bord longitudinal à couder une seule fois une largeur qui n'est que d'environ la moitié de la largeur de l'aile du bord longitudinal à couder deux fois, qui lui est pa- rallèle,
tandis que l'un ou les deux bords longitudinaux portent une garniture d'étanchéité garnissant l'agrafage achevé.