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" Courroie de transmission "
Les courroies plates et les différents sortes de cour- roies spéciales telles que les courroies trapézoïdales, les courroies à section quadrangulaire, les courroies rondes, les courroies placées de champ ont été fabriquées jusqu'à présent en cuir, en caoutchouc avec des fils de cordes enro- bés et des bandes de garnissage en tissu, puis en tissus im- prégnés de caoutchouc et d'autres liants, en soie et d'autres matières semblables. Les différentes espèces de courroies de caoutchouc et de tissu sont donc hétérogènes et se composent de plusieurs substances qui se comportent différemment, au point de vue mécanique et chimique. La stabilité physique et chimique du caoutchouc n'est que relative. La résistance élastique subit de grandes variations déjà dans une gamme de températures relativement étroite.
Aux températures de 0 et au-dessous, le caoutchouc devient dur, mais il se ramollit en cas d'échauffement au-delà de 60 Comme le ramol issement se manifeste dès les températures modérées, il faut fixer d'é- troites limites à l'augmentation de température provoquée par la chaleur que dégage-le frottement.
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Le cuir également n'est pas stable entre dos limites de température étendues. Le cuir tanné deviant cassant à des températures dépassant environ 50 , le cuir chromé le devient, au-dessus de 90 environ. La résistance du cuir à la trac- tion varie dans de larges proportions au soin d'un seul et même morceau et aussi en fonction de sa provenance,
De nombreuses substances agressives modifient la nature chimique du caoutchouc, par exemple des huiles de compositions et de densités diverses.
Les courroies en textile ou en gar- nissage textile subissent également los influences chimiques, par exemple colles dos acides et des alcalis et sont altérées par la pénétration de l'humidité dans le garnissage, en par- ticulier aux endroits défectueux et aux points d'accrochage des joints de courroie.
Toutes los matières citées ont ceci de commun qu'elles ne se prêtent pas à une réunion intime de lsurs molécules, par exemple par soudure ou collage. En effet, pour autant qu'il s'agit de courroies de longueur déterminée, elles exi- gent une réunion d: leurs extrémités au moyen de mastic, de colle, par vulcanisation, couture. ou encore an moyen d'attache' courroies et d'agrafes ou fermoirs rigides ou articulés.
Dans chaque cas, l'endroit du joint dans lacourroie ne possède pas la même résistance que la matière pleine intacte. D'après des essais connus, la résistance du joint des extrémités D'atteint la plupart du temps, même pas la valeur moyenne de la résistance de la courroie pleine.
Conformenent è l'invention, on fabrique des courroies sans fin/de longueur finie, plates et spéciales, telles que des courroies trapézoïdales, de sections correspondant exacte- ment aux desiderata, à partir de produits de condensation K poly midés. Il faut domprendre sous cette désignation des pro- duits de condensation à poids moléculaire élevé, dont la com- position. est de la nature des polyrpoptides et qui SI apparentent.
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par suite, à la structure des matières albuminotfdes.
On les prépare d'une manière connue, par exemple par la condensation d'amines, en particulier de diamines telles que l'hexaméthy- lène diamine en présence d'acides polybasiques, notamment d'acides dicarboxyliques, par exemple l'acide adipique, ou aveo leurs sels, ou encore avec des acides aminocarboxyliques, ou des dérivés fonctionnels.
Il a été prouvé par des recherches, que les prodiits de condensation polyamides acquièrent dans la grande famille des matières artificielles une place particulière pour la fabrication des courroies, grâce à des propriétés qui ont une importance toute spéciale pour la commande par courroics de transmission.
Les produits de condensation précités sont physiquement et chimiquement stables à un haut degré et ils permettent d'établir des courroies susceptibles de satisfaire aux exi- gences les plus variées. Cette matière se distingue de tous les autres composés artificiels par sa grande dureté super- ficielle, sa ténacité.et sa résistance au déchirement, alliées à une grande élasticité, laquelle ne se perd pas même à une température de -70 et par une chaleur dépassant momentané- ment 200 , ni par des phénomènes de vieillissement, contrai- rement à ce qui se passe pour le caoutchouc, Les'produits de condensation pôlyamidés sont également stables'à des tempéra- tures élevées,
auxquelles le caoutchouc perd ses précieuses qualités et auxquelles d'autres matières artificielles sont déjà ramollies ou fondues. Ces produits de condensation ont un point de fusion supérieur à 150 et parfois voisin de 250 .
Etant donné que ces produits de condensation sont thermo- plastiques, on peut réunir les extrémités de courroie d'une façon intime par la chaleur, par exemple par une soudure de fusion ou bien par des éléments de liaison préparés à une dureté appropriée et constitués de la meme matière que la
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courroie, on peut en conséquence supprimer un,,) liaison d'ex- trémité en une matière étrangère à celle de la courroie.
Des courroies sans fin peuvent être fabriquées, de façon plus ou moins simple, partir des matière 3 crémières connues, par exemple par injection ou coulée centrifuge de matière en un seul bloc dans des moules de longueur normalisée. Des cour- roies déchirées peuvent redevenir utilisables simplement à condition d'y incorporer dos morceaux de courroie saine.
Le fait que les nouvelles courroies, au moins dans toutes leurs parties essentielles, se composent, solon l'invention, de produits de condensation polyamides, permet de supprimer les inconvénients qui résultent des propriétés de résistance différentes provenant d'une composition hétérogène,propriétés qui, pour le cuir, varient déjà dans la masse d'un seul et môme morceau suivant l'épaisseur de la peau et (d'autres fac- teurs.
La faible densité de la courroie qui fait l'objet de l'in. vontion a pour résultat que la force centrifuge produite en service peut être maintenue au minimum possible et que l'angle d'enroulement autour de la poulie peut être déterminée avan- tageusement.
Dans la mise en oeuvre de 1'invention, on dispose d'une plus grande tolérance en ce qui concerne le réglage des pro- priétés physiques telles que la résistance à la traction, la flexibilité, l'élasticité, que pour la fabrication de cour- roics en matières combinées, par exemple en caoutchouc avec incorporation de tissu. D'autre, part, les nombreuses matières premières appropriées à la préparation de produits de conden- cation polyamidés offrent une quantité de variantes possibles dans la combinaison des éléments et, par suite, aussi dans le comportement physique des proc!uits finis.
On peut travailler les produits de condensation par les moyens usuels de la technique des matières artificielles, par
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exemple le matriçage, le travail à la presse avec injection, le moulage centrifuge, les déformations mécaniques à chaud et à froid.
La fabrication de courroies, par exemple d'après le pro- cédé combiné de l'injection et du moulage centrifuge, est in- comparablement plus simple et prend moins de temps que la préparation de courroies de cuir en plusieurs couches, l'im- prégnation de tissus par des solutions de caoutchouc ou d'autres liants.
Quand on exige une élasticité particulièrement poussée, on peut tisser les courroies en produits de condensation polyamides. Il est possible, de cette manière, de remplacer avec un meilleur résultat, en particulier les courroies en bandes de soie employées jusqu'à présent pour les machines- outils de précision, par des courroies en produits de conden- sation polyamides, à savoir soit par des courroies sans fin tissées, en fils tendus de produits de condensation polyamides, soit par des courroies sans fin obtenues par injection dans le procédé de moulage centrifuge, puis soumises ultérieurement à une tension.
Suivant une forme. de réalisation particulière de l'in- vention, des courroies de transmission peuvent être fabriquées sous la forme de corps creux. Ce genre de courroie se carac- térise par une bonne faculté d'aération et par un faible poids. L'économie de matière permise par les courroies creu- ses est considérable ; il faut remarquer à ce propos qu'elles ont les mêmes propriétés mécaniques avantageuses, par exemple la résistance à la traction, que les courroies pleines de même type.
Il est facile de donner aux produits de condensation des formes constructives entièrement nouvelles pour des courroies trapézoïdales qui n'étaient pas réalisables par l'emploi des matières en usage jusqu'à présent. En particulier, grâce aux
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facultés de pouvoir être injectés, moulés et de se prêter aux efforts de traction, quo possèdent les produits de con- densation, il est possible d'établir également des courroies trapézoïdales présentant tous les évidements imaginables, notamment dans la zone d'écrasement,
ce (lui implique aussi une grande économie de matière. Certains de ces; évidements sont, à vrai dire, connus exclusivement pour des courroies constituées par du caoutchouc et une autre matière, Mais on peut en même temps satisfaire à une multitude d'exigences de construction, sans difficultés et d'une matière imprévue, par l'utilisation dos produits de condensation polyamidés.
Comme les produits de condensation peuvent être réunis intimement sous l'effet de la chaleur, par exemple par sou- dure, sans que la matière en soit affectée, les .éléments de jonction, sujets à des difficultés, servant à réunis les extrémités de courroies trapézoïdales on caoutchouc avec garnitures de traction, sont supprimés..En mettant à profit l'effet directionnel dans la zone de traction et en utilisant un matériau sans orientation moléculaire dans la zone d'écra- sement, on obtient dos sections de configuration avantageuse par suite de la fac@lué que les couches composantes ont de se souder intimement.
Des courroies déchirées peuvent redevenir utilisables sans autre précaution, si l'on y insère des morceaux de courroie.
Dans le but d'économiser de la matière etdu poids et d'obtenir une grande flexibilité, principalement dans les régions sollicitées à la contraction, il y a intérêt à ména- ger, dans los courroies trapézoïdales faisant l'objet de l'invention, des cavités telles que des indentations connues ou des perforations, à la fois transversalement et parallèle- :lent à l'axe longitudinal. il est aussi possible de donner à la courroie des formas tubulaires connues, par injection ou
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par moulage, et ce faisant, de réaliser une Grande aptitude des flancs à l'adaptation en donnant à la face étroite ou petite base de la section trapézoïdale une forme en angle.
Les indentations de la courroie peuvent être obliques par rapport à la zone de traction, avec inclinaison vers l'avant dans le sens du déplacement, afin que l'air de refroidisse- ment soit entraîné. D'après un autre mode de réalisation,la forme tubulaire peut présenter, sur la petite base du prisme trapézoïdal, des solutions de continuité 'ou bien une bande transversale qui sert, d'une part, à entretoiser les flancs et qui joue, d'autre part, le rôle de bande de traction, les zones supérieure et inférieure de la courroie présentant des échancrures transversales équidistahtes, dans le but d'augmen- ter la flexibilité.
Ces nouvelles formes constructives, sus- ceptibles d'être adaptées aux conditions de travail, mettent en évidence le progrès réalisé grace au choix des matières constitutives auquel se rapporte l'invention.
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant'du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de celle-ci.
La fig, i représente une courroie plate.
La fig. 2a représente une courroie à section circulaire pleine.
La fig. 2b concerne une courroie ronde, creuse.
La fig. 2c montre une variante d'une courroie ronde, creuse à section ouverte.
La fig. 3a montro une courroie rectangulaire pleine.
La fig. 3b représente une courroie rectangulaire creuse.
La fig. 3c montre une variante d'une courroie rectangu- laire à section creuse ouverte.
Les fig, 4a, 4b, 4c représentant une courroie rectangu-
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lairc placée de champ, à section pleine., creuse et ouverte..
La fig. 5 est une vue en perspective d'unecourroie
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trapézoïdale pleine, exempte (ie: car.j1::1urcG, telle qu'elle pourrait être fabriquée également, le cas échéant, en cuir ou'en une substance analogue pour de petits efforts de trac-
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ticrL. a n5ne r0[1o.1"lU') s'appliqua aux courroies des fis. 6 et 7.
La fig. 6 représente une forme de réalisation avec in- dentations.
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La fig. 7 montre un jeu de courroi1s trop6zo!dales élé- mentaires recouverues d'une sorte Ce courroie plate.
Les fig. 8 et pa représentant une nouvelle forme d'une courroie trapézoïdale qui est constituée par un corps creux, sans indentations ni perforations. La petite bas,e du trapèze est ici en forme do ligne brisée.
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La ".'1--, S est 11.11.; coupe do côté, d'un T1 ,.IV:ctil genre de courroie creuse ?IlCi'Iivtl0'L1S, Los fil. 10, 10j3 et 1(ib montrent une iOw'¯: nouvelle de courroie tubulaire avec des perforations 8 clan:' la petite base de la section trapézoïdale.
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D'après la fis. 11) les ("G1J-GS <x la courroie sont incli- nées par rapport (;1 la zone de traction, et C; ; fi.JG : vers l'avant dans le sens du déplacement.
Les fig. 12 et l2a¯ concernant ll.i1"¯: courroie trapézoïdale de structure tabulaire qui présente une bande transversale b servant à entretoiser les flancs et jouant le rôle de bande de traction; dans le but d'augmenter laflexibilité, les
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zones 8up'ri J1J.2:'0 et inférieure de la courroie présentant tra:J.8V)rs::Ü,.u:j:'lt par rapport a 1.'aice longitudinal de la cour- e rois des :;c11::,::lc1'ur::,: é11Ü<1.i c-:tdn<!.3 .± (lui n'ont été réalisa- bles dans leur cnscnblc que par le choix do la matière cons- titutive.