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" Procédé de fabrication d'objets métalliques, tels que des parures, des ustensiles de tables, et autres."
Il est connu de revêtir des objets métalliques de couches en métaux précieux, de telle façon que les métaux précieux sont appliqués sur le métal de base, par exemple par voie galvanique et que les objets sont ensuite soumis à un chauffage en milieu soit oxygénée soit exempt d'oxygène. Si l'opération de diffusion est exécutée en chauffant à des températures relativement élevées, températures auxquelles le métal du revêtement ou le métal de ba- se ou les deux montrent déjà un certain ramollissement, il y a un danger de déformation.
Si, d'autre part, on exécute l'opération de diffusion à des températures relativement peu élevées, un échauffement plus prolongé est nécessaire, ce qui a comme consé- quence que les particules de métal précieux pénétrant dans le mé-
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tal de base diffusent plus profondément à l'intérieur de ce dernier. Il en résulte que les couches minces usuelles en mé- tal précieux sont réduites en épaisseur de façon indésirable, ce qui, en dehors d'autres désavantages, peut avoir pour consé- quence des changements de teinte gênants de la couche de métal précieux. D'après le procédé faisant l'objet de la présente invention, toutes ces difficultés sont éliminées par le fait que le traitement de diffusion est exécuté à l'intérieur d'un bain de sel fondu.
On est ainsi à même d'exécuter l'échauffe- ment des pièces, revêtues de couches de métaux précieux, à des températures relativement élevées et de garantir en conséquence une pénétration rapide du métal précieux dans la couche super- ficielle du métal de base, sans que le revêtement risque de devenir trop mince, par suite d'une diffusion trop profonde du métal précieux.
On a constaté que dans cette façon de procéder l'opé- ration de diffusion peut être exécutée à des températures aux- quelles le métal précieux, ou le métal de base, ou les deux montrent déjà un ramollissement sensible, sans que des déforma- tions ou d'autres transformations indésirables aient lieu. Ce résultat surprenant est probablement dû au fait que, pendant l'opération d'échauffement, les objets flottent, pour ainsi dire, dans le sel fondu et sont ainsi soutenus ou portés de tous côtés de façon uniforme.
Le procédé suivant l'invention se prête non seulement à la fabrication de parures de toutes sortes, d'ustensiles de table, tels que des couverts et autres, d'objets d'art tels que des vases, des candélabres, d'objets pour le culte reli- gieux, d'objets chirurgicaux et autres mais également à d'au- tres usages tels que par exemple la fabrication de contacts électriques, de grains de contact, de réseaux catalyseurs, etc.
Comme métaux de revêtement on peut utiliser entre autres des métaux précieux, tels que l'argent, l'or, le platine, le palla
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dium, le rhodium, seuls ou combinés entre eux, sous forme d'al- liages avec des métaux moins précieux, tels que le cuivre, le nickel, le zinc et autres. Comme métaux de base peuvent être envisagés entre autres le cuivre, le nickel, le cadmium, le co- balt, l'étain etc. seuls ou combinés de façon quelconque, ou encore sous forme d'alliages, tels que le laiton, le bronze, le tombac, le maillechort, la nickeline, etc. On a reconnu comme particulièrement appropriés l'argent, par exemple l'argent fin, ainsi que tous ses alliages courants dans le commerce, par exemple les alliages de l'argent avec le cuivre.
L'argent ou l'alliage d'argent peut contenir de plus, de faibles quantités - de préférence moins de 5% - d'autres métaux, par exemple des substances ayant une influence durcissante, telles que l'alumi- nium, le zinc, le glucinium, le magnésium, le zirconium, le cérium, le tungstène, le thorium, le silicium et autres, ou en- core des adjonctions qui, telles que par exemple le nickel, don nent avec l'argent une résistance plus élevée à la corrosiun intercristalline. On peut se servir également comme métal de base d'alliages de métaux plus précieux que l'argent, en tout premier lieu d'alliages d'or.
Pour des parures on peut par exemple utiliser avantageusement comme métaux de base des allia ges d'or à bas titre, par exemple à 8 carats, 6 carats ou même moins, Finalement on peut également utiliser comme métaux de base, des objets en poudre métallique agglomérée. On peut cite. comme appropriées, des combinaisons de l'argent avec du nickel, du fer, du chrome, du graphite seuls ou combinés, ou encore des combinaisons de cuivre avec du chrome. Les combinaisons de ce genre peuvent éventuellement contenir en quantités plus élevée: les métaux additionnels, tels Que le nickel, le fer, le chrome; etc. Les combinaisons obtenues par agglomération de métaux pul vérulents peuvent être éventuellement perfectionnées par cer- taines opérations, par exemple par gorgeage, ou martelage.
L'application du revêtement en métal précieux sur le
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métal de base peut avoir lieu d'après des méthodes usuelles, par exemple par plaquage galvanique, d'après le principe de la dorure au feu ou encore en appliquant des feuilles métalliques minces, aptes à former du doublé. On peut par exemple également améliorer des objets finis en doublé en les traitant dans un bain de sel fondu de telle façon que la couche de doublé en mé- tal précieux ne s'effeuille ou ne s'écaille plus.
Par suite de la diffusion de métal précieux, par exemple d'or, dans le métal de base les objets en doublé traités d'après le procédé suivant l'invention possèdent encore l'avantage que même après l'élimi- nation de la couche de doublé par frottement, ils gardent un bel aspect et une bonne résistance à la corrosion et au ternis- sement. Les bains fondus peuvent par exemple être composés d'ha logénures, carbonates, phosphates, borates des métaux alcalins ou alcalinoterreux. On se servira avantageusement de mélanges de plusieurs sels. On pourra aussi obtenir des bains fondant à des températures relativement basses et assez fluides aux tem- pératures de traitement. Il était impossible de prévoir l'uti- lité pratique de bains de sel fondu, pour l'exécution du pro- cessus de diffusion.
Cn aurait plutôt pu craindre que les re- couvrements, en métal précieux, soient attaqués ou éventuelle- ment même partiellement dissous par le sel fondu chaud. On a néanmoins constaté que des inconvénients de ce genre n'existent pas.
Cn a même trouvé qu'on peut utiliser des bains de sels contenant du cyanure et obtenir de cette façon des avantages spéciaux, par exemple que les particules de sel adhérant aux objets métalliques, après que ceux-ci ont été retirés du bain, peuvent très facilement être éliminées par un simple lavage.
L'utilité pratique de bains contenant des cyanures est surpre- nante dans ce sens, qu'il était à craindre qu'au contraire des fontes contenant des cyanures attaqueraient ou dissoudraient les recouvrements en métal précieux, ce qui toutefois, comme on
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l'a constaté, n'est pas le cas.
Suivant un mode de mise en oeuvre du procédé objet de l'invention, on peut combiner l'application du revêtement de métal précieux avec la diffusion par exemple de telle façon que le bain de sel fondu est maintenu à la température d'opération par du courant alternatif au moyen d'électrodes plongeant dans le bain et que simultanément au courant alternatif on fait passer du courant continu en quantité dosée, les objets consti- tués en métal de base étant branchés en cathode et le métal précieux qui devra être appliqué ou diffusé étant branché en anode sous forme de tôles.
L'invention est surtout appropriée à la fabrication de pièces délicates, telles que des parures et d'objets analogues, ne devant subir sous aucune condition des déformations pendant l'opération de diffusion. Si on chauffe par exemple de façon connue jusqu'à ce jour, dans un moufle, des parures finement ciselées et ayant des contours délicats jusqu'à une température à laquelle un ramollissement du métal se produit, des déforma- tions et d'autres lésions des pièces sont inévitables. Par con- tre, on peut chauffer au bain de sel des pièces sensibles de ce genre, à des températures aussi élevées ou éventuellement même plus élevées sans qu'il se produise une lésion quelconque.
En conséquence, le travail au bain de sel permet l'exécution du processus de diffusion dans un temps très réduit en évitant l'indésirable pénétration profonde du métal précieux dans le métal de base. On est par suite à même d'obtenir des couches de recouvrement parfaites, ne présentant aucun changement de tein- te et ancrées solidement dans le métal de base, même en utili- sant des revêtements très minces en métal précieux.